21 juillet 2008
Wapan-expo.
Article surement très mal tapé parce que je l'ai fait en one-shot sans me relire. Parce que je l'avais déja fait avant en fait, mais ça a foiré. Après j'en ai fait un sur l'E3 qu'a foiré aussi. Donc ras-le-cul, donc voilà quoi.
Alors que je m'apprête à taper cet article tant attendu sur la Japan-expo, je me réjouis d'une chose. C'est que le lectorat de ce blog soit déjà suffisemment geek pour savoir ce que c'est que la Japan-expo. Ce qui m'évite donc d'avoir à en expliquer le concept.
Croyez-moi, j'ai du le faire, ce n'était pas facile.
En rentrant chez moi le dimanche, j'étais accompagné d'une bonne platrée de gothiques et autres kawai kikou avec oreilles de chat. Après m'être assis en respectant la distance sanitaire minimale, j'ai remarqué que mon voisin lancait des coups d'oeil étonnés vers l'attroupement japoniaisant au possible.
Ayant remarqué que je venais du même endroit qu'eux, il s'est mis à me poser des questions sur le pourquoi du comment de ces êtres. Je vous met au défie d'expliquer à quelqu'un qui, d'après ses dires, n'a quasiment jamais touché de mangas de sa vie, le concept du cosplay. Ça a été assez long, douloureux, et ça requiérait une concentration assez important de ma part pour que j'évite de placer par mégarde les mots "culture japonaise" à la suite. Imaginez que le gars soit influent, ou quelque chose du style. Il y aurait de quoi ruiner la réputation d'un pays avec ça. Pour faire un peu de démagogie, je sais qu'il y a des cosplayeurs qui font des costumes sympas et originaux (ou même juste awesome, comme ce grand renoi avec un sombrero et un masque de luchador qui jouait comme un possédé à Samba de Amigo), et qu'il y a même des filles qui s'habillent en "elegant gothic lolita" qui parviennent à avoir effectivemment une certaine élégance et une silhouette qui ne les tient pas trop éloignées de la lolita, à l'inverse de la majorité des autres qui correspondraient plutôt à des "obese goth-emo diplodocus".

Etant trop déficient mental pour savoir comment faire passer les photos de mon portable sur le pc, vous n'aurez que des trucs que j'ai trouvé sur 4chan.
Ces questions ne s'arrêtaient pas aux costumes en général, mais à l'ensemble de la convention. Là encore j'ai eu un peu de mal à trouver mes mots. Je suis allé à la Japan-expo pour des raisons assez éparses : une grande présence de gens que je connaissais qui prenaient la peine d'y faire le déplacement pour le premier jour, un tournoi Smash Bros et une place gratuite, grâce en soit rendue au puissant prélat de Singapour Falcam pour celle-ci.
En bref, ce n'était pas vraiment par pur intérêt pour la convention que j'y allais. Parce qu'en gros, qu'est ce qu'il y a à la Japan-expo ?
Il y a les grands distributeurs de dvd/manga qui viennent faire leur promo, en amenant, si possible, des possibles auteurs pour faire des dédicaces. C'était ce qui m'avait motivé il y a 2 ans à y aller. Aki Shimizu et le délicieux Hideki Owada. Même si j'ai raté dame Shimizu, j'ai toujours des paroles japonaises indécodées qui tronent fièrement sur la première page de mon Heaven Eleven par monseigneur Owada.
Cette année il n'y avait pas grand-monde qui m'intéressait, à l'exception peut-être du staff de No-life (fan d'une chaine que je ne reçois pas). Mais je n'ai découvert que le jour même où j'y suis allé qu'ils passaient, et ça me soulait de noter les horaires.
Ordoncques, quoi d'autre sur le stand ? Quelques jeux vidéo, bien sympa, qui m'ont permis de tester Soul Calibur 4. Des fanzines, avec du bon, mais engloutis sous pas mal de mauvais. Des magasins de fringues où je devais me tirer sur les pieds pour pas rire. Des activités avec trop de gens. Et au final pas grand-chose d'autre que de la sous-culture du Japon. Ce qui n'empêche pas la convention de prendre plus de place chaque année, à l'instar des gothiques dans les allées.

Une des bonnes choses du salon, c'est ça qui sortait en DVD chez nous. Un petit pas pour les films uber-ug en France, un grand pas en arrière pour les élitistes prétentieux comme moi.
C'est à ce moment-là que les fans hardcore de Geektature (à savoir Mysterious_man et ma mère) se demandent où est la rage. Où est la haine anti-weeaboo. Comment ça se fait que si cet article soit autant en retard, c'est majoritairement plus la faute à la flemme et à Internet Explorer qu'à un séjour en garde à vue. Pourquoi cette article n'est pas simplement une longue suite de F d'un bout à l'autre.
La rage va venir, je vous rassure.
J'ai parlé plus haut du tournoi Smash Bros. C'était un tournoi Smash Bros Brawl, qui se faisait sur l'après-midi avec diverses sessions, et à la clé, une DS lite collector à gagner.
Moi ça me tentait bien cette DS lite, surtout qu'elle était gratuite. La participation bien sur, mais dans mon cas, c'était comme si la DS l'était aussi. Il était clair que je gagnerais de toute façon, étant donné que je suis complètement imbattable à Smash Bros. Et puis il y aurait aussi le plaisir d'exulter devant une foule en délire. Bref, rien à perdre, tout à gagner.
Après m'être ramené avec mon compère d'infortune embrigadé pour l'occasion à l'heure des inscriptions une première fois et s'être retrouvé face à une foule monstrueuse, nous sommes revenus pour le tournoi d'après, cette-fois ci bien avant, histoire d'être surs d'être là à la bonne heure.
Je sens déjà la haine pure monter en moi.
Nous étions bien sur le devant de la ligne d'inscription lorsque ça a commencé. Reproduisant à merveille un contingent du 3ème Reich, nous levions tous le bras fièrement pour être sélectionné.
Le problème c'est qu'on était BEAUCOUP. Et de ce fait, la fille qui se chargeait de choisir les candidats a du modifier sa méthode de sélection.
Je commence à faire pas mal de fautes là. J'ai le caps lock qui me chatouille, même.
En gros, je la vois former des groupes de 4, dire à tout le monde de se pencher, poser une question, en garder un et dégager les 3 autres. Je commence un peu à baliser. J'attends, j'attends. Mon pote est pris mais est rejetté manu militari. Bah, ça laissera quelqu'un prendre des photos de ma victoire que je pourrais facilement récupérer, je me dis.
La fille me désigne, et je vois mes 3 premiers adversaires. Un type que j'ai déjà massacré tout à l'heure, 2 geeks. Bah, pas trop de problèmes normalement.
La fille se penche, et on se prépare tous pour la question. Pas le droit d'hurler, c'est le premier qui lève la main qui a le droit de parler. On est tous super concentrés, on fixe le sol, et on essaie de se concentrer sur le son de sa voix.
La question part vite, mais pas autant que les mains après. "Donnez 3 couleurs de pikmin d'Olimar". Ma main est déjà levée à la fin d'Olimar, mais un type m'a distancé de peu. Un autre me suit de quelques centièmes de seconde, et le quatrième est largué. Le type qui m'a battu de vitesse répond alors : "bleu, vert et jaune".
Est-ce que vous savez à quoi pourrait ressembler une éjaculation mentale ? Probablement à un truc dégueulasse qui suinte sur le cervelet, ou un truc comme ça, j'imagine. En tout cas c'est probablement ce que j'ai ressenti à ce moment-là. Je résume : je suis le deuxième à avoir levé la main. Le gars qui l'a levé juste avant moi vient d'annoncer au monde qu'il existait des Pikmins verts, ce qui n'a jamais été le cas, ni dans Smash Bros, ni dans aucun des vrais jeux Pikmin. J'exulte littéralement, je sens déjà la
"Ok c'est bon, t'es pris, désolé les autres".
Mon monde s'effondre. Je regarde la fille sans comprendre. Apparemment, elle se foutait pas mal de la réponse, elle aurait aussi bien pu poser comme question "Dites 3 couleurs au hasard". Je dis avec une voix un peu tremblante qu'il n'y a pas de Pikmin vert. Elle dit que si. Je continue à protester. Les deux autres loosers pensent qu'il y en a aussi. La fille regarde déjà dans la foule lesquels seront les 4 prochains à s'entre-tuer pour une question qui n'a pas de sens.
ET LA BON SANG JE SUIS INCROYABLEMENT FURIEUX, JE DIT A MON POTE QUE JE VAIS DEPENSER CE QUI ME RESTE DE FRIC DANS LE YAKITATE ET ME CASSER. JE DIS AU REVOIR A TOUT LE MONDE SANS MANQUER DE BITCHER A PROPOS DE CE QUI M'EST ARRIVE. JE PARS LE POING SERRE ET AVEC LA FURIEUSE ENVIE DE CONTACTER NINTENDO ET DE LEUR DEMANDER DE RETROUVER LA TRACE DE CETTE PETASSE.
JE L'ATTACHERAIS, JE LUI DECHIRERAIS SES BOYAUX, J'EN FERAIS DES PIKMINS QUE JE PASSERAIS AU SPRAY VERT ET JE LES LUI FERAIS PUTAIN DE BOUFFER. TOUS. UN PAR UN. ET J'HURLERAIS.
ET TOUT CES GROS OTAKUS DE MERDE QUI M'ONT COLLE PENDANT TOUTE LA JOURNEE, PUTAIN.
14 juillet 2008
Complètement à la pointe de l'actualité.
J'aurais du taper un article sur la Japan-expo, mais il a été effacé à cause d'une erreur de Caps Lock.
Je le ré-écrirais plus tard.
En attendant, histoire d'être le premier blog français à le dire : FFXIII annoncé sur X-box 360.
Tzing !

Je suis aussi excité que la première fois que j'ai vu Darkness.
04 juillet 2008
J'urine où je veux, et c'est souvent partout.
Jusqu'ici, vous me prenez sûrement tous pour un petit geek inoffensif, pas vrai, hein ? Un grand maigrichon blanchâtre de classe moyenne, qui porte systématiquement des chemises et parfois des lunettes ? Le gars dont les efforts physiques se limitent à jouer à beatmania, à samba de amigo, et à se masturber, c'est ça ?
Bah çe me fait rire que vous me connaissiez aussi mal. Car laissez-moi vous dire que vous vous trompez. Lourdement. Croyez-moi ou pas, ça ne changera rien. Je suis hardcore au max. Je suis PUTAINEMENT MANLY. On m'a prescrit des oestrogènes juste pour éviter que je sois définitivement trop viril. Vous savez pourquoi il n'existe pas de Geektateur facts ? Parce qu'aucun alphabet existant n'est capable de me faire suffisamment honneur.
Je suis l'Homme. Dans sa forme la plus brut. La plus puissante. Les scientifiques m'ont proposé plusieurs fois de construire un émetteur au bout de mon penis pour faire progresser le programme SETI. En fait, je suis tellement manly que le jour où je mourrais, toutes les personnes dans un rayon de 20 kilomètres se feront asperger de ma manliness, et se retrouveront instantément avec une voix incroyablement grave, et tous complètement recouverts de poils. Et de couilles. De couilles poilues, même. Avec des toutes petites testicules au bout de ces poils.
Pour faire simple, quand un mec comme moi se pose devant son PC, il vaut mieux ne pas me faire perdre mon temps. Je suis pas un rigolo. Si un truc m'emmerde, je baille tellement fort que mon voisinage devient sourd pour la prochaine semaine.
Il existe quelques rares personnes qui me donnent foi en la capacité de l'être humain à être encore utterly awesome. L'une d'elle étant un japonais qui tue des taureaux à mains nues, je me suis dit que ce pays aurait surement beaucoup à m'offrir sur le plan du divertissement. C'est comme ça que je me suis retrouvé à lire des mangas, à regarder des animes et à jouer à des jeux vidéo.
Tu parle d'une déception. Rien, queudalle qui soit vraiment capable de m'impressioner. Je finissais par être vraiment désespéré. Pourtant je ne perdais pas foi. Je savais que toute la merde que je me prenais ne servirait qu'à réveler avec encore plus de netteté l'ultimage visage de l'awesome. Quelque chose qui arriverait à me tenir tête sur la manly attitude. Quelque chose qui parviendrait à surpasser Akagi, peut-être.
Puis je l'ai trouvé.
Je ne peux pas franchement dire que l'anime en question soit particulièrement safe. On est tout le temps mis sur le cul par l'effroyable culot du protagoniste principal. Un tel je-m'en-foutisme, et une telle puissance en même temps, qui permet de l'assumer. Je pense que j'avais pas vu ça.
Vous êtes prêts ?
. . .
Je veux dire, ne cliquez pas si vous ne vous en sentez pas les couilles. Y a pas de mal à ça.
. . .
Sur ? Je veux dire, à côté de cet anime, Vinland Saga c'est de la rigolade.
. . .
Bon, alors allons-y.
. . .
Avez-vous déja vu un héros pareil ? Une telle puissance frénétique ? Un charisme aussi effarant ? Evidemment, je ne vous présente qu'une image. Mais la véritable puissance du personnage s'exprime une fois qu'on regarde avec l'attention l'anime.
Le héros, Chi (certains arguent que c'est une femelle, mais ça ne le/la rend que plus manly) perd sa mère au bout de quelques secondes du premier épisode, et n'en a très franchement quasiment rien à foutre passé les premiers moment. Quelques minutes plus tard, il a déja trouvé un plan parfait pour se faire héberger et nourrir avec zéro problèmes. Enorme.
Et vous vous croyez malin parce que vous réussissez à vous amuser vaguement avec vos pauvres consoles ? Avec vos pauvres dvds ? Avec vos pauvres drogues ? Chi n'a pas besoin de tout ces artifices, gros débile accroc à votre réalité virtuelle qui ne sert qu'à vous faire oublier votre quotidient morne et sans aventure. Chi se suffit tellement à lui-même qu'il peut passer sa vie à éjaculer de joie dans du simple putain de PAPIER JOURNAL.
Mais c'est pas tout, évidemment. Chi PISSE PARTOUT sans que ça ne lui pose pas le moindre problème. Plusieurs fois de suite. Chi fonce dans un sac plastique et joue dedans plusieurs minutes sans s'étouffer, alors qu'il n'a que 3 mois. Chi griffe comme le poing de l'Etoile du Nord. Et il se paie même le luxe d'être incroyablement mignon.
En plus de ça, les épisodes ne durent que 3 minutes. 3 minutes, c'est le temps maximum qu'un homme puisse accorder à une oeuvre de fiction en ces temps troublés. 3 minutes c'est le maximum que je puisse déployer pour ma capacité d'attention.
En clair, Chi est parfait.
30 juin 2008
Ha ha, oh, WOW.
Messieurs-dame, je l'ai fait, rien que pour vous. Je suis allé là où un nombre incommensurable de personnes sont allées, et ont perdu toute vie sociale, toute hygiène et tout respect de leurs pairs. Ne possèdant pas les attributs cités précedemment en grande quantité, que risquais-je de toute façon ?
Messieurs, mesdames, j'ai joué à World of Warcraft.
Vous êtes en droit de vous poser des questions. Le Geektateur, geek de la haute parmi les geeks de la haute, pourquoi irait-il laisser trainer ses pieds sur le MMORPG du bas-peuple, du casual, du Kevin ?
Rassurez-vous, j'ai préparé une pléthore d'argument afin de justifier cette journée passée à tuer des cochons et des crabes :
- Dimanche après-midi. DIMANCHE APRES-MIDI.
- Plus de 10 millions d'abonnés. C'est en gros la population de Séoul. C'est 10 fois la population du Swaziland. Et 10 millions de fois la population du Sealand. Ca intrigue, quand même.
- C'était, évidemment, la version d'essai gratuite.
- DPS ROGUE INSTANCE MOLTEN CORE. 10 millions de visiteurs potentiels supplémentaires pour Geektature ! Wouhou !
- Mon fantasme se réalise enfin : être un troll.

J'étais tellement pressé de jouer que je n'ai pas fait attention au fait que mon troll était très moche.
Et donc, après une journée bien remplie à jouer, à faire la navette entre les villes, à tuer des sangliers, voilà mon constat :
Mon dieu, pourquoi est-ce que vous êtes autant à y jouer ?
Il y a des aspects de World of warcraft que je veux bien essayer de comprendre, sérieusement. L'univers, déja. J'aimais bien l'univers de Warcraft 3, même si je trouvais que le défilé de losers et de laissés pour compte qui servaient de grands méchants dans The Frozen Throne (l'expansion) faisait un peu tâche.
Mais heu, bon, voilà quoi. Warcraft 3 avait ses grands moments, grands moments qui, évidemment, sont exclusifs à des jeux avec un scénario. Pas facile pour Wow de marcher sur les traces de son géniteur.
Je passe sur les morts-vivants, copain comme cochons avec les Orcs et autres Taurens, probablement grace à une pirouette scénaristique qui n'intéresse personne. Il doit probablement y avoir d'autres abberations (la dernière fois que j'ai vu un draenei dans Warcraft 3, c'était un truc moche et hirsute, pas un protoss extraterrestre à la peau bleue et à la technologie avancée) mais le problème n'est pas trop là.
A chaque fois qu'on me donne des quêtes, j'avais la nette impression qu'on se foutait de ma gueule, mais d'une façon différente selon les cas. Dans le premier cas, à cause de l'habituel "lol va tuer des trucs pour que je fasse un gateau" (sic) qui pollue les mmopgs depuis des éons. Dans le deuxième cas, il y a le syndrome "La Horde dépend entièrement de toi, Tchako, alors va tuer tel méchant boss" . Mais on est dans un MMORPG, bon sang. Le méchant boss, je le bute, je fais une fois le tour de l'île, et quand je reviens il est là à nouveau. Ca me donne vaguement envie de pleurer.

A 2 minutes de nage (c'est long, en fait) du village le plus proche, j'attend que le coffre contenant les "outils gnomes" réapparaisse. En attendant, je tue des crustacés géants. World of Warcraft in a nutshell.
C'est amusant, parce que je me souviens que même si Silkroad était générique au possible et so "MMORPG coréen", je lui avais quand même trouvé quelques bonnes idées (l'histoire des levels différents, des interactions entre classe par exemple).
Mais j'en trouve pas pour Wow. La mauvaise foi, diront certains. Reste que le jeu est chiant à mourir. A part tuer des porcs, on ne fait pas grand-chose. Oh, on peut s'amuser à miner ou à faire des armures, certes. Sauf que comme j'ai pas trouvé le moindre tutorial à ce sujet dans le jeu, j'ai préféré faire mon hypocrite et dire qu'il n'existe que le grind dans World of Warcraft. Grind, grind, grind.
9 levels plus tard, je ne vois toujours guère plus de raison de jouer à Wow. Il n'y a rien dans World of Warcraft qu'on ne pourrait pas trouver dans, disons Diablo 2. On grind, on fait des party de temps à autres (sur les 3 personnes avec qui j'ai discuté durant mes 5 - 6 heures de jeu, aucune n'était capable de taper correctement ET vite au clavier ; de braves personnes néanmoins) et à chaque niveau que l'on passe, ce sont des centaines de kilomètre carré qui perdent tout leur intérêt.
Oh, me dira-t-on, les trucs pour haut levels sont des gigantesques combats contre des boss surpuissants et qui ont un côté hautement épique. Moi je veux bien, MAIS QUI EST ASSEZ INCONSCIENT POUR VOULOIR MONTER SON PERSONNAGE JUSQUE LA ?
Finalement, je pensais que je comprendrais un peu mieux le syndrome Wow en y jouant, mais cela a eu l'effet inverse. Etrange. Maintenant j'ai envie de réinstaller Diablo 2.

Communiqué à titre informatif.
22 juin 2008
Comics de situation.
(Après cette petite pause bien méritée, et pour fêter les 60 ans de ma mère, Geektature reprend du service !)
Vous avez déja remarqué le gigantesque fossé manga - comics qui existe sur l'Internet ?
Le phénomène est fascinant. Je veux dire, prenez à peu près n'importe quel geek de l'Internet. Il y a environ, allez, soyons gentils, 105% de chances qu'il ait déja touché à un manga. Ou qu'il ait eu, disons, un contact avec le monde fantastique de la sous-culture picturale asiatique, fut ce contact un qui l'eut refroidit.
Mais les comics alors ? Apparemment, il n'existe que 2 types de personnes qui ont une connaissance comics dans le monde de l'Internet.
Ceux qui n'y connaissent rien. Demandez leur de citer tout les noms de super-héros qu'ils ne connaissent, vous aurez grosso modo tout ce dont ils se souviennent comme films parus ces dernières années. Ou comme personnage dans Marvel vs Capcom 2, à la rigueur. Ils ont peut-être, à un moment de leur existence, tenu un Strange dans les mains, même si ils n'ont rien compris à ce qu'il y avait dedans (ça, en revanche, on peut difficilement leur en vouloir).
Et il y a ceux, qui, tout simplement, s'y connaissent. Et ils en savent énormément, vu qu'en général c'est quelque chose qu'ils suivent depuis leur naissance (ET LA NAISSANCE COMMENCE A LA CONCEPTION), ou alors ils se sont arrangés pour en savoir beaucoup et très vite. L'ampleur que je donne à leur connaissance est peut-être accentuée à cause de cette continuité dans les comics, absentes des mangas, qui poussent donc les lecteurs un minimum désireux d'avoir la moindre idée de ce qui se passe de devoir se replonger dans des bouquins antérieurs (ou des sites obscurs qui font référence en l'absence d'existence matérielle) . Ils engrangent donc une connaissance encyclopédique et vaguement nécessaire pour saisir toutes les subtilités de chaque nouveau bouquin qui sort.
Difficile de s'y retrouver entre les deux. Mais comme toujours, le centriste que je suis au fond de mon âme ne peut s'empêcher de couper la poire en deux et de recommander des comics qui en valent le coup sans nécessairement avoir besoin de s'embourbrer dans une continuité de plus de 40 ans.
(oui je sais, l'univers Ultimate, tout ça, je suis de mauvaise foi etc. mais je m'en fiche autant que du type qui affirmait que Earthworm Jim était une exclu super nintendo)
En fait un moyen un peu "alternatif" de s'introduire dans le monde des comics est de passer par le label Vertigo. Vertigo c'est des comics orientés "jeunes adultes", qui n'ont donc que faire de la censure et de la morale qui pourraient déplaire à des éditeurs plus orientés "ado" .
Jusqu'ici, mes quelques expériences avec le label m'ont hautement plu, ce qui pourrait paraitre étonnant pour une filiale de DC. Comme je me suis souvenu dire à un moment que je considérais ce blog comme d'utilité publique ou une connerie comme ça, il est de bon ton que je donne mes sages conseils.
Je comprend maintenant que notre ami Coyote se soit senti inspiré par le Transmetropolitan pour son énième dédoublement de personnalité. Pour faire simple, un journaliste qui a passé les 5 dernières années de sa vie en ermite au plus profond des montagnes se voit rappelé par un de ses éditeurs avec lequel il a un contrat, contrat qui implique 2 livres qui n'ont jamais été écrits. Contraint par ce contrat (oh wow) Spider Jerusalem, le journaliste au nom le plus improbable du monde, se voit obligé de retourner à l'endroit qu'il déteste le plus : la ville. Bien obligé de trouver un moyen de vivre, il reprend son ancien boulot, journaliste, et c'est à travers ses pérégrinations qu'on découvre l'univers de la ville.
Je me suis acheté le tome 1 et le tome 0, pensant naïvement que le 1 suivait le 0, ce qui évidemment aurait été bien trop logique pour que l'univers puisse le supporter. Le tome 0 est en fait un recueil de mini-articles qu'aurait/a pu pondre Spider Jerusalem, et se contente majoritairement de spoiler l'intégralité de la série. Dieu merci sur le coup je n'ai rien compris et j'ai tout oublié après. Passons.
Le tome 1 présente le retour de Jerusalem en ville, et il faut avouer que c'est ignoblement glauque. La ville est présentée comme une sorte de Babylone moderne, avec ce que ça implique de prostituées, de drogue et autres démonstrations de violence gratuite. SJ enquête dans le tome 1 sur un mouvement séparatiste qui évidemment, n'a rien pour bien se terminer. Ca ne nous occupe que quelques pages (alors que le tome 2 semble déja plus mastoc) mais ça donne un bon aperçu de l'univers du Transmetropolitan. C'est "witty" au possible, mais dans le bon sens du terme. Bien mis en scène, bien écrit (l'article qu'écrit Spider sur la fin est un moment excellent) , ça n'a pas ce côté un peu "emo trasher" que j'avais ressenti en lisant le tome 0 (qui est vraiment qu'un tome bonus) . Le contexte tellement décalé évite le cynisme moralisateur. Bref c'est mordant, drôle et, je pense, déja indispensable.
Changeons un peu de registre, shall we ? Un autre gros titre de Vertigo est Sandman. Si je devais résumer son auteur, Neil Gaiman, je dirais qu'il s'agit d'un type qui a des idées brillantes qu'il faut absolument adapter en quelque chose avant qu'il ne se décide à les mettre par écrit. Ou peut-être que c'était la traduction d'American Gods qui était mauvaise, je sais pas. Mais entre "Good Omens" écrit avec Pratchett, Mirrormask qui parait-il est achtement bien, ou encore le comics dont il est question, on peut pas dire que le monsieur manque de talent.
Sandman parle tout simplement des pérégrinations et des malheurs qui surviennent dans le monde des rêves, et en particulier à Morpheus, le seigneur de ce monde. Je dois dire que le début du premier tome est assez particulier et qu'on a un peu de mal à s'accrocher, mais ça devient tout simplement horriblement addictif des que c'est lancé. Ce n'est pas que le héros ou ses aventures qui scotchent au comics, c'est l'univers. Neil Gaiman semble faire de la mythologie appliquée au monde contemporain la base de la plupart de ses idées, ce qui donne un résultat toujours surprenant mais que je n'ai jamais trouvé décevant depuis que je le connais.
C'est un véritable défi que de vouloir résumer Sandman correctement, un défi d'autant plus difficile à relever lorsqu'il est 3 heures du matin (au moment où j'écris cet article) et que les 4 sbires de Golbez me crient dans les oreilles . Tout ce que je peux conseiller c'est de prendre le tome 1 et de le feuilleter jusqu'au moment où le gérant du magasin aura du se mettre sur la pointe de pieds pour que vous entendiez bien son raclement de gorge désapprobateur. Le héros, bien qu'étant l'équivalent d'un dieu, n'est pas non plus une figure inatteignable, et la découverte de son passé, de sa famille et de ses activités motive toujours à vouloir en savoir plus sur lui.
Il y a d'autres trucs bien dans le label, que je couvrirais peut-être une prochaine fois avant de tripler mes chances de rameuter des nerds. Y : The Last Man, ou Bug Brothers, pour ne citer que ceux que j'ai lu. Parce que les autres, ce seraient déja un peu plus dur.
30 mai 2008
Persona 3 FES - moi encore.
Je viens de dépasser les 100 heures de Persona 3. Je prévois environ, allez, facile, 120 heures cumulées pour mon premier et deuxième playthrough. Et pourtant, je rushe sur ma new game +.
Depuis combien de temps je n'ai pas passé autant de temps sur un rpg ? Les Suikoden, exception faite du 3 et du 4 doivent grosso modo chacun taper dans la centaine d'heure. Peut-être Final Fantasy 7, à l'époque où j'étais jeune et fou, et où je pouvais refaire un jeu même si il n'y avait pas de fin différentes.
. . . Je viens de me rendre compte de ce que j'ai écrit. En rejouant à Persona 3, il est clair que je n'y gagnerais rien au niveau de la façon dont le jeu s'achève. La "deuxième" fin possible du jeu se récupère super facilement en sauvegardant au bon moment, et n'est pas franchement renversante.
Pourquoi recommencer ? Je sais que bidule va mourir, que machin va nous trahir et qu'à la fin, il se passe des trucs. Rien de ce que je fais ne va changer hautement la séquence de fin, si ce n'est que deux ou trois détails guère remarquables.
Un spoiler de la fin de l'article rien que pour vous : c'est ça qui fait que j'aime bien Persona 3. Le scénario est efficace sans être renversant, certains plotkeys étant un peu téléphonés, le système de combat est bien foutu mais un peu en deça d'un Digital Devil... Mais on lui pardonne tout ses défauts grace à son ambiance et sa richesse énorme.

Pour ma part je ne suis évidemment pas du tout comme ça. Porter des lunettes en jouant ? Ah !
En fait, c'est très simple : Le jeu est un Azure Dreams réussi. La remarque me vient de l'ami Coyote (je ne lui ferais pas l'affront de linker le blog de Spider-Jerusalem) lorsque j'expliquais en gros le concept du jeu. Certes, c'est un Azure Dreams, mais avec toute l'amélioration dont ce dernier avait besoin. Ce qui n'est pas peu dire.
Ca peut apparaitre comme une comparaison farfelue, mais il y a plus de sens dans cette idée que ce qu'elle laisse penser. Passons sur tout ce qu'on pourrait dire d'embrassant à propos du scénario d'Azure Dreams. Sur le plan du gameplay, les deux contiennent une grosse dose de génération aléatoire de donjon, fait quand même assez rare dans le domaine du rpg console non Nippon-Ichii-esque. Au niveau des combats, même si ceux d'AZ se déroulent en même temps que l'exploration, dungeon-rpg oblige, et ne sont donc pas vraiment proches d'un RPG, les monstres de P3 sont visibles et attaquent ou fuient le protagoniste selon le niveau. De plus, pour autant que je me souvienne, le jeu de Konami (et oui, Konami) ne permet pas de choisir les actions de sa merde qui nous colle partout, ce qui est aussi le cas dans P3, même si il existe beaucoup de "stratégies" à donner à ses coéquipiers.
On peut aussi passer rapidement sur l'aspect collection, Persona 3 nous offrant un paquet de divinités assez obscures à invoquer et fusionner, de la même façon qu'on peut croiser ensemble des . . . choses dans AZ.
Mais n'oublions pas la partie dating-sim qui donne son cachet atrocement "single otaku wishful thinking". Dans les deux jeux on retrouve cette partie. Assez limité dans Azure Dreams où on se contente d'entasser des gamines (et un mec au cas où) dans sa baraque pour se moucher le phallus de temps à autres, là encore l'aspect est plus poussé dans Persona 3.
Bon je vais arrêter là cette comparaison, qui, je l'avoue, me fait un peu mal au coeur.
Certes, Persona 3 est quand même un jeu sacrément geeky, et c'est dur d'essayer de le faire passer comme autre chose qu'un gouffre dans lequel viennent s'engouffrer les heures de votre vie. Peut-être parce qu'au final, c'est le cas. Le jeu a tellement de petits détails trop futiles pour qu'on en parle sur un blog (c'est dire) à proposer qu'on ne peut pas faire autrement que de s'y attacher fermement. Franchement, grace à quel autre jeu aurais-je pu apprendre ce qu'est le Zoroastrianisme ? Ou entendre parler de superconductivité ?
Finalement, j'aurais pu résumer tout ce que je viens dire plus haut sur la comparaison avec Azure Dreams d'une façon bien plus simple. Persona 3 fait partie des trop rares jeux qu'on puisse considérer comme ayant une "âme". Ce qui le met trois crans au dessus d'AZ. Et un cran au dessus de la majorité de la production de RPGs actuelle.

Et puis c'est moins weeaboo que certains autres jeux, malgré tout, hein. Merde.
18 mai 2008
Jeu vidéo et affaires sérieuses.
Si vous n'avez pas la chance d'être un sale geek qui passe sa journée devant le pc, vous ratez probablement le meilleur du net. Entendons-nous bien, le terme "meilleur" est fortement sujet au subjectivisime le plus bas. Disons que vous ratez quelque chose qui apporte un peu son cachet à Internet, son glamour, son bagout, que sais-je encore.
Le trolling, il n'y a pas à dire, c'est quelque chose de fascinant. Cette pratique provient de la fameuse équation :un être lambda + l'anonymat + une audience = un relou monstrueux. Rien n'est plus simple que de dire tout et n'importe quoi, tant qu'on est caché derrière son écran. Regardez comme je le fais bien. "Hey, ducon !"
Ordoncques, si il y a bien un sujet fascinant où s'entrechoquent nerdrage, mauvaise foi et insultes, c'est bien la guerre des consoles.
Mais d'où provient une telle hargne presque belliciste ? Qu'est ce qui peut bien causer certaines personnes à ne plus réussir à taper "fuck" sur un forum et à se contenter de laisser la touche F enfoncée puis de juste poster (ne rigolez pas, ça existe) . On ne niera pas le rôle général de l'Internet dans tout ce qui se rapporte à la gigantesque amplification du moindre conflit, mais ce qui fait toute la différence ici, c'est la césure dans cette masse sociale mal-cernée qu'on peut appeler les "joueurs" .

Cette image n'est pas représentative de la vue du webmestre, mais elle résume à sa façon l'esprit de la guerre des consoles dans une coquille de noix.
Tout a commencé avec le core gamer. Le joueur de base, tout simplement. Remettez-vous à l'époque où vous connaissiez (ou bien quand vous étiez) un type qui jouait au jeu vidéo régulièrement, sans vous poser guère de questions, finissant 1 ou 2 jeux tout les mois dans vos périodes de vacances, et plutôt un jeu tout les 1 ou 2 mois après. Voilà, vous ne passez pas 15 heures par jour sur certains jeux, vous n'évoquez pas que des titres intégralement en japonais, vous passiez sciemment à côté des pires geekeries possible, bref, un simple joueur, qui a probablement d'autres intérêts dans sa vie. Je ne parle pas du hardcore gamer qui trouvera toujours ses jeux incroyablement "niche" quelle que soit la console qu'il choisit. Izuna 2 sort bientôt, d'ailleurs, mon brave ami.
Le gros problème, c'est qu'entre le core gamer et le monde des producteurs/éditeurs de jeu vidéo, le courant, après près d'une dizaine de générations de machine, passe moins bien. Les éditeurs invoquent le piratage (laissons-les parler) les joueurs invoquent les suites à répétitions, les copier-collers de fps de guerre mondiale, une focalisation trop importante sur les jeux pour les beaufs à la PES, jeux de tuning et autres, etc. Quel que soit le problème, les joueurs finissaient par bouder leurs consoles. Disons qu'ils achètent un peu moins en général, mais surtout en proportion de ce que les jeux finissent par couter. A défaut des core-gamers, il fallait alors, pour les éditeurs et compagnie, trouver d'autres pigeons pour se remplir les poches.
Cela faisait longtemps que Sony et Nintendo essayaient d'attirer un nouveau public, qui jusque là se contentait souvent de jouer chez des amis et autres, en leur proposant des interfaces plus simples que la manette. Mais ce fut nos amis du "Big N" qui ont accéléré les choses en consacrant cette fois-ci leur (voir même deux, si on compte la DS) machine de cette génération à ces casual-gamers.
C'est à ce moment-là qu'il devient difficile de rester objectif. Le fanboyisme et autre petite guéguerre, ça fait longtemps que ça existe. Super Nintendo vs Megadrive, und so weiter. Le problème, c'est que se faire bouder par les core-gamers a provoqué une vague d'irritabilité que Nintendo n'aurait probablement jamais soupconné (même si très franchement, ils s'en foutent probablement) . Pire encore, les-dits core gamers sont soudainement face à leurs faiblesses : les-dits "faux" joueurs achètent en masse la Wii malgré toutes les plaintes que leurs doigts boudinés parviennent à formuler de bien belle manière sur Internet, et tout le monde se rend compte que ces casuals sont bourrés de frics et n'ont aucune idée de comment poser une puce sur leur console, en bref, que faire des vrais jeux pour les vrais joueurs, ça peut encore vaguement marcher, mais qu'il y a tout un nouveau marché à exploiter.
Au final, les électrons libres (comme votre serviteur) s'en fichent. Il suffit d'avoir suffisemment développé de neurones pour se rendre compte que prendre le parti immédiat d'un seul et unique constructeur de consoles n'aboutit au mieux que sur une vague auto-satisfaction minable, ou sur une remise en question forcée de son choix la génération d'après. Les fans de Nintendo eux, se réjouissent. Après 2 générations assez tumultueuses, nos amis Iwata et Miyamoto se retrouvent au top. Ce sont dans les camps opposés qu'on voit apparaitre des sites bourré de nerdrage (qui, amusamment, s'auto-proclament dans la majorité "objectif" et "unbiased") qui ne cherchent même plus à défendre leur console fétiche sérieusement. C'est tellement "5ème génération" comme attitude. Le but est juste d'enfoncer le plus possible les autres. La peur provoquée par le raz-de-marée "casual gaming" fait que l'argument "j'achète un jeu pour m'amuser" ou "pour y jouer en multijoueur" n'est même plus considéré comme valide. On peut alors se poser comme question : qu'est ce que eux, achètent comme jeu ? Ils n'en parlent pas. Ou alors ils citent uniquement des gros titres surs, comme Metal Gear Solid, ou à peu près n'importe quoi qui pourrait ressembler de près ou de loin à un vague (nouveau) fer de lance pour la console. Evidemment, c'est sur qu'en n'achetant rien d'autre, ce n'est pas comme ça que les éditeurs vont se remettre à s'intéresser aux core-gamers. Mais ces contradictions perpétuelles font une grande partie du charme de cette génération.
Finalement, toutes ces batailles repose sur tellement d'idées préconcues qu'on ne peut qu'attendre avec impatience à quoi ressemblera la prochaine génération. Nintendo a bien saisi ce qu'attendait le public de sa Wii, mais les éditeurs tiers se contentent de marcher sur les traces de la grosse firme et de sortir des jeux en third-party absolument risibles (Léa passion kebab etc.) qui doivent probablement se rentabiliser dès le deuxième exemplaire vendu. Sony et Microsoft survivent sans gros problèmes, mais il n'y a pas à douter qu'ils jettent un regard envieux sur les chiffres de vente de la Wii . . . et sur comment ils pourraient essayer eux aussi d'entrer sur le territoire de Nintendo. Il serait amusant qu'à la prochaine génération de consoles, les constructeurs se contentent de n'apporter que peu d'améliorations techniques à leur consoles et mettent l'emphase sur d'autres aspects des jeux vidéo. Ca pourrait apporter des possibilités intéressantes et les fanboys de cette génération, les pires depuis longtemps, fermeraient leur gueule. Allier l'utile à l'agréable, en somme.

La seule image à proposer une vision vraiment claire et objective de la guerre des consoles. La ps3 en protagoniste principal mais assez anecdotique, la Wii en favori de nombreuses personnes, et la X-box 360 qui fait du skate-board.
06 mai 2008
This time, it's Persona.
Difficile de trouver une façon élégante de commencer un article lorsqu'on a quasiment rien publié depuis un mois. Je crois qu'à part pour certaines vacances, je n'avais jamais fait un aussi grand faux-bond à Geektature.
On a qu'a faire comme si rien ne s'était passé.
J'ai toujours vogué entre l'énervement et l'amusement quand il s'agit de la grande majorité des fanboys. Peu de choses me rendent autant atterré que des abrutis qui posent des pavés qui se concluent en général par "si tu n'aime pas, c'est juste que tu ne comprend pas" . D'un autre côté, le cliché du fanboy devant un RPG où des hommes recouverts de ceintures parlent de leur mal de vivre, alors que le joueur se masturbe devant en chuchottant "putain de chef d'oeuvre" m'inspire presque plus de respect pour ce style de vie, cet auto-ostracisme du reste de la planète, et même du reste des gens déjà naturellement ostracisés pour les autres.
. . . de quoi je parlais déjà ?
Bref, oui, tout ça pour introduire Atlus. Atlus est parfaitement le genre de boite à produire ces "putains de chef d'oeuvre" . J'entend par là, ironiquement, des RPGs souvent hyper durs, à la "Vas-y que je te fous des Game Over dans la gueule à tout va" et autres joyeusetés, qui requièrent un investissement hors-norme et qui sont souvent regardés avec grand étonnement par probablement 95% de la planète. A juste titre.
Sauf peut-être dans certains cas. La série Shin Megami Tensei par exemple, est un exemple de série originale et réussie, auquel trop peu de gens daignent jouer. C'est peut-être dans les caractéristiques récurrentes qu'il faut voir les raisons de cet impopularité. Silent protagonist, scénario qui semble ne pas démarrer (probablement parce qu'il n'y a pas de grand méchant indiqué par un panneau lumineux au bout d'un quart d'heure de jeu, duh), et surtout système de combat plus complexe que bourriner à l'attaque pendant tout le jeu. Ca marche peut-être dans un FF, ou même, (je le dis juste pour pas qu'on ne m'accuse pas de m'acharner) dans un Suikoden, mais dans le joyeux monde des ennemis qui ont des magies capables de tuer en un coup le protagoniste et de causer le game over, ça passe moins bien.
Et encore une fois c'est à regret que je dois parler d'un jeu auquel trop peu de monde jouera. Pour éviter qu'il y ait encore moins de personne qui lise ce paragraphe, je vais essayer de synthétiser le plus possible. Persona 3 (Persona 3 FES en l'occurrence, mais qu'importe) a un système de combat bien pensé et dynamique, bien qu'un peu frustrant (vous ne controlez vraiment que les actions du héros et la machine se charge de vos alliés selon les grandes lignes que vous leur donnez : excellent pour le rythme, mais parfois un peu rageant à cause d'attaques que n'importe qui saurait stupide) , un scénario original mais qui souffre peut-être un poil trop du syndrome "Tales of Symphonia" (vous savez, les trois points de suspension puis le "non rien ce n'est pas grave" hyper attention-whorique des personnages) même si il ne succèdera pas à son prédecesseur pour le nom du-dit syndrome ; et enfin, une ambiance juste géniale. L'idée de mélanger dungeon crawler de vingt bazillions d'étages générés aléatoirement la nuit et "dating-sim" dans son collège/lycée le jour, tout en faisant s'imbriquer les deux parties grace au système de relations sociales liées aux Persona, ça implique beaucoup le joueur dans ses choix, et aussi superflu que ça semble être, c'est quelque chose qui manque souvent à la majorité des rpgs japs.

"DESOLE JE N'ENTEND PAS CE QUE VOUS DITES MA BAVE FAIT TROP DE BRUIT"
Alors certes Dungeon Crawler et Dating Sim dans le même jeu, ça fait un petit peu Saint-Graal du geek. Bah voilà, une conclusion qui s'impose d'elle-même. Persona 3 est le Saint-graal du geek. Evidemment si ça confère quelque chose d'éternel, ce ne serait pas tant la vie éternelle que l'acné et la virginité. Mais ça vaut le coup de vendre votre fierté au diable pour cette soixantaine d'heure de plaisir.
11 avril 2008
L'avocat de Nosferatu
Ok, ça fait plusieurs jours que j'ai rien foutu comme article, alors je vais faire du filler, pondre un vieux machin qui me traine dans la tête depuis quelques semaines, et que j'aimerais bien mettre à plat et au propre.
Depuis que je suis petit (oui, voilà un début d'article super prometteur) depuis que je suis petit donc, j'ai toujours trollé. A l'époque évidemment je n'avais aucune idée du terme, mais rétrospectivement, je pense que ça convient parfaitement. Bon peut-être pas toujours. Mais au moins au point de vue des jeux vidéo, j'avais des habitudes que je n'ai toujours pas perdu.
Par exemple, j'ai toujours affirmé dare-dare que Ocarine of Time était chiant à mourir, alors que ça ne fait que tout récemment que je vois des trolls s'aventurer sur ce chemin. D'ailleurs j'ai toujours aussi fait partie de l'avant-garde qui ne classait pas Zelda dans les RPGs. J'ai encore du mal à ne pas comprendre pourquoi ce n'est pas une évidence pour la plupart des gens, mais il est temps de vous le faire entrer dans le crane : ZELDA N'EST PAS UN RPG, PAS PLUS QUE MEGAMAN, DONT LES GAME MECHANICS ONT A CE PROPOS PLUS DE POINTS COMMUNS AVEC ZELDA QUE CELLES DE TOUT AUTRE RPG.
De même j'ai conspué la 3D super tôt, invoquant très vite que ça deviendrait vieux et moche bien plus vite que la 2D. Rebranchez votre playstation, et allez voir à quel point j'ai raison. A vrai dire allez sur un site d'abandonware et saluez ma clarté d'esprit. Certes je n'oserais pas avancer que tous les jeux 2D ont bien vieilli, mais en comparaison des époques, ça ne fait aucun doute.
Bref, tout ça pour dire juste une chose, une seule et unique chose, qui ne me fait plus vraiment honte, car je l'ai assimilé. Elle nourrit ma nerd rage, elle continue de me rendre aigri grace à sa délicieuse ironie qui pèse sur moi comme une malédiction.
FF8 EST MON FINAL FANTASY PREFERE.
Tel le prophète incompris, j'attend d'abord que la foule calme ses éclats de rire, et je reprend d'une voix puissante.
Attention aux termes. Quand je dis que c'est mon "Final Fantasy préféré" il faut déjà y voir le nivellement par le bas que ça implique. Ensuite je ne compte que les épisodes chiffrés, parce que faut pas déconner, Final Fantasy Tactics premier du nom est quand même un jeu largement bien.
En vérité, avant de se demander pourquoi est ce que je l'aime, on va prendre le problème à l'envers (et crier "t'aime ça salope") et se demander, pourquoi est-ce que je ne le déteste pas ? Essayons de mettre tout critère de nostalgie à part, étant donné que c'est à peu près la seule chose qui rende les FFs jouables. Comprenons-nous, les FFs de la playstation. Personne n'a jamais vraiment joué sérieusement aux FFs 8 et 16 bits tant ils sont médiocres.
"L'histoire de FF8 est à chier" : Mon dieu c'est vrai. Certes ça fait vraiment longtemps que je n'y ai plus joué, l'ayant prêté et jamais revu, au même titre que Sonic et Knuckles (rend-le moi Sylvain, j'ai encore tes Streets of Rage), Battle Royale et Warcraft 3 (rends-le moi Mickael, j'ai encore ton Resident Evil) . Mais je dois avouer que le scénario, et bah je sais même plus de quoi il est question. Je crois me souvenir qu'on apprend à un moment qu'Edea n'est pas méchante, et elle vient même dans l'équipe à un moment. Mais après ça je ne sais même plus de quoi parle le scénario. Il y a des trucs en rapport avec le voyage dans le temps, ce qui est TOUJOURS un gage de qualité. Puis heu Seifer. Et Edea qui redevient méchante, ou un truc comme ça. Oulalala, et Ultimécia. Et un pendentif géant. Bref.
Alors certes, le scénario de FF8 peut laisser rêveur. D'un autre côté, c'est un Final Fantasy. Je veux dire, il a au moins le mérite de ne pas vouloir faire illusion. Ce n'est pas comme FF9, qui laisse présager quelque chose de bon au début pour s'effondrer dans les dernières heures de jeu. Ou ce n'est pas comme FF7, qui a l'air heu, incroyablement intriqué et complexe au début, et qui s'avère incroyablement intriqué, complexe, et mal foutu à la fin. Non là c'est du porte - boss - trésor - flash temporel d'un bout à l'autre, et on sait très bien que tout le reste n'a aucune importance. La preuve, tous les personnages sont amnésiques, c'est dire si les types n'ont même pas cherché à en faire quelque chose d'intéressant.

Les points faibles de la chauve-souris sont exposés, mais il s'agit d'un geste réfléchi. En effet, même si il est simple de la prendre, l'adversaire peut la récupérer immédiatement après. Prudence, donc.
Les personnages aussi sont à chier : Ah oui c'est vrai. Certes. D'un autre côté je ne sais pas vraiment. C'est évident que les personnages n'ont pas du tout été pensés ou réfléchis. Mais pourquoi ça ne collerait pas ? Ce n'est pas un raccourci facile que j'essaie de prendre là, mais tous les persos de FF commencent comme des gars super originaux avec un background de folie, mais une demi-heure plus tard on a rêglé la question de leur "recrutement" et on entend plus parler d'eux pendant tout le jeu. Est-ce qui que ce soit peut se souvenir de quelque chose d'intéressant en rapport avec Barrett une fois le passage avec Dyne passé ? Est-ce que qui que ce soit peut se souvenir de quelque chose d'intéressant en rapport avec Steiner une fois que . . . une fois qu'on l'a dans l'équipe ? Non.
Alors à ce niveau, autant faire des personnages "tokens" qui ne servent qu'à remplir une liste de clichés et basta. Et comme je dis, ça ne sont pas des types absolument fantastiques (duur huur je suis le sniper qui n'a jamais tiré sur personne) donc ça légitismise en quelque sorte leur présence ici.

Des rêgles supplémentaires comme "plus" ou "égal" permettent de renverser la situation dans des cas où un des joueurs a des cartes faibles mais un peu de jugeotte. Néanmoins, en trop grand nombre elle transforme la partie en un jeu majoritairement de hasard, où le joueur qui pose la dernière carte gagne à quasi-coup sur.
Une histoire d'amour à chier : Je ne me souviens pas d'un RPG où il y ait une romance qui n'ait pas eu l'air désespéremment forcé et visible à des kilomètres à la ronde. C'est vrai que c'est le point central de FF8 ce qui rend le tout encore plus insupportable. Mais hey, ce n'est pas comme si je défendais le jeu pour son scénario.

Je met des screenshots du Triple Triad parce qu'on est tous d'accord pour dire que c'était quand même sacrément cool.
Le gameplay et le système des G-force est . . .
Stop. Là je dois dire, si il y a un point qui m'a vraiment, et honteusement, plu dans FF8, c'est le Gameplay. Oui je sais ce que les gens en disent. Vol de magie, blah blah, invocs à répétition, blah blah, levels inutiles, et tutti quanti.
Mais, encore une fois, fonctionnons par comparaison.
Le système des matérias de FF7. Aah, le système de matérias. Ne croyez pas que je le trolle de bon coeur, car ça promettait tant de choses bien. Mais au final, les matérias vertes deviennent inutiles pour l'attaque des qu'on a notre première rouge, et inutiles pour le soin des qu'on a "vent machin" en talent ennemi. Les matérias bleues (rien à foutre de comment on accorde les adjectifs de couleur) sont ma plus grande déception, les soit-disants machines à combo étant beaucoup trop gourmandes en place pour être vraiment exploités (feu et absorbe mp, feu et absorbe hp, feu et tout) et deviennent inutiles sorties de Midgard. Les matérias jaunes sont grandement sous-exploités, et au final on se contente de 4x, tabasser tout le monde et talents ennemis (je veux dire, qui gacherait une place pour "sentir" ?) . Reste les matérias violettes qui restent utiles toutes la partie, mais on ne peut pas dire que leur effet soit particulièrement impressionants.
Je ne vais pas m'attarder sur FF9 sinon je vais m'énerver.
FF8 a le mérite de proposer des trucs neufs, ce qui me semble tellement hallucinatoire pour un Final Fantasy que je me met parfois à l'appeler Shin Megami Taisen 8 sans faire attention.
Le levelling inutile ? Une idée de génie. Quite à ce qu'il y ait des combats aléatoires, autant qu'ils demeurent à un niveau à peu près intéressant tout au long de la partie. Un griffon reste toujours aussi chiant à buter que ce soit au niveau 14 ou au niveau 100, et c'est cool. Il y a quelque chose de presque agréable à se faire battre parce qu'on a joué comme un muffle, plutôt que parce qu'on est juste mathématiquement incapable de battre le boss.
Le système permettait aussi de jouer intelligemment en ne gonflant que ses G-Forces en se limitant aux combats contre les boss ou à la rigueur à des combats aléatoires où on n'achevait ses ennemis qu'en les transformant en cartes, refilant de ce fait zéro en XP mais plein de points de G-force. Evidemment pour ça il fallait être capable de réfléchir, ce qui était très dur à l'époque, excepté peut-être pour Karnath qui a eu cet éclair de génie de garder ses persos au niveau 14 toute la partie.
Dans le même ordre d'idée, Nosferatu permettait de sauter tout les combats aléatoires. Je n'ai jamais eu aussi envie d'être sataniste.
J'en entend beaucoup qui se plaignent du système de vol des magies. C'est un peu comme se plaindre de (super spoiler de GTA San Andreas) perdre tout les territoires qu'on a pris aux Ballas juste à cause du scénario. Evidemment, c'est super cool de voler des Brasiers à répétition pendant 2 heures, mais évidemment que si vous vous remettez à la tache des que vous voyez des ennemis avec Brasiers +, LE COMPTEUR SERA BLOQUE SUR 99H DE JEU AU MILIEU DU DEUXIEME CD. Et à la différence de GTA, vous êtes prévenus. Pour les game designers de Square, c'est évident qu'un être normalement constitué ne va pas s'emmerder à farmer des magies en plein milieu de la partie, ce qui pousse donc le joueur à faire des concessions, surtout si ce joueur se limite à certains combats. Dans ce genre de cas, c'est l'approche qui est intéressante.
Après en ce qui concerne les G-Forces qui durent des plombes, je le répête : "Turbo" pour faire passer la première moitié d'Orbital, et on feuillette un truc à côté pour s'occuper. Certes c'est pas super joyeux, mais ce n'est pas non plus la mort, surtout dans un jeu où on peut accentuer son attaque physique (cf le paragraphe précédent). L'ironie étant que j'ai entendu beaucoup plus de plaintes à propos des invocations "avortées" de Final Fantasy 9 que des "à rallonge" de FF8. Allez savoir.
Puis enfin, le système de limites, et bien, pour angliciser, il délivre. Evidemment que c'est pas drôle d'avoir un perso dans le jaune pour avoir une chance de placer ses furies. Mais d'un côté, ça met une tension qui est la bienvenue. Choisir la puissance ou la sureté, c'est un système qui manque cruellement aux autres FFs (surtout au 9 et à son système de limite ragisant au possible).
Donc oui. FF8 est incroyablement conspué à cause de son scénario de merde, et c'est amplement mérité. Reste que son gameplay est probablement le seul correct de la série. Evidemment, je n'ai quasiment pas joué au X, et à vrai dire à aucun autre que les 3 de la Playstation.
Mais on est sur Internet, bordel.
22 mars 2008
Non plus héros.
Je dois avouer que j'ai un peu honte. Non pas d'avoir laissé ce blog sans messages pendant plus d'une dizaine de jours. Je veux dire, il est grand maintenant, il devrait être capable de voler de ses propres ailes. Non j'ai un peu honte de tout le mal que j'ai pu dire des otakus qui se complaisaient dans des animes comme Lucky Star.
Non pas que j'ai quelque chose de particulier contre Lucky Star. Pour ceux qui ont une vie sociale et qui se sentiraient à juste titre honteux de connaitre une telle production, Lucky Star est un anime typé "slice of life" (genre des bouts de vie sans grand intérêt profonds) mettant en scène diverses "étudiantes" (collégiennes ou lycéennes je ne sais plus, de toutes façon elles ressemblent toutes à des maternelles) avec leurs problèmes, leurs questions existentielles, leur façon de manger de la glace etc.
Ce n'est pas tant avec le principe que j'avais du mal, mais plus avec les réactions du public. Mince, c'est un peu comme Final Fantasy 7. J'aurais presque pu en garder un bon souvenir si la fanbase du jeu n'était pas aussi détestable. Pour Lucky Star, bien que, de ce que j'en sais, l'anime soit sympathique, tout avait été tellement fait pour faire plaisir à l'otaku baveux que ce dernier a fini par porter le truc au rang d'oeuvre, de truc culte, de machin que t'es trop has been si tu l'as pas regardé et que si tu l'as regardé mais que tu n'es pas devenu fou de joie tu n'as vraiment rien compris. Ce n'est pas sans me rappeler quelque chose. Ce qui en soit est normal vu que les créateurs sont les mêmes.
Bref, je dénigrais le-dit anime, plus par trolling que par réelle conscience artistique. J'avoue moi-même que l'opening opère sur moi une sorte de fascination malsaine, tout comme ses variantes. Mais je dois me rendre compte de quelque chose. C'est que quand un produit appelle à une certaine catégorie de personnes, et que les mecs derrière sachent parfaitement ce qu'il y a dans la tête de leur cible, souvent, ça fait très, très mal.
Vision d'un joueur normal :
Hm, enfin un jeu un peu original sur la Wii, ça ne fait pas de mal. Ca a fait un flop au Japon il parait. Le créateur s'est plaint du manque d'hardcore gamers sur la Wii qui expliquerait les faibles ventes du jeu, mais c'est probablement surtout du flan, vu que les jeux de Suda 51, aussi bons soient-ils, ne se vendent jamais, quelque soit le support. Tu te souviens de Killer 7 Suda ? Tu te souviens de ton idée géniale de "trahir" Nintendo ? Je doute que ça t'ait rapporté beaucoup.
Bref. J'y ai joué un peu. Le jeu en soit est sympathique, et, comme on l'attend d'un jeu de Grasshopper, original. L'ambiance est bien délurée, le jeu a beaucoup d'humour. Ca se sent dès le début, avec le héros qui s'appelle Travis Touchdown et qui habite à Santa Destroy.
Le problème en fait c'est qu'il n'y a rien de vraiment transcendant au niveau du gameplay. Le jeu est hyper répétitif, et consiste principalement à "chercher du fric pour payer le prochain match contre un boss - mini donjon - boss - rechercher du fric" . Et ce jusqu'à la fin du jeu. Les moyens de gagner du frics sont pas hyper variés, qui plus est. Outre les jobs qui sont des mini-jeux vraiment vite-fait et qui utilisent très peu les fonctionnalités de la Wii, la grosse part de la manne provient des mini-missions de "tuerie" qui ne sont que des combats avec quelques variantes. C'est regrettable, surtout que pour pouvoir tout acheter requière de faire ou de refaire plusieurs fois les missions.
Au niveau des combats le jeu est plutôt simple, on frappe avec le bouton A, la façon de tenir la wiimote (vers le haut ou le bas) modifie les coups du perso si les adversaires parent les coups (ce qu'ils ne font quasiment jamais) et on les termine avec un mouvement dans une direction indiquée par une flèche sur l'écran avec la wiimote. Le système de combat manque cruellement d'intérêt, il s'agit en général de juste slasher comme un malade, ou éventuellement d'utiliser la touche d'attaque à mains nues si un adversaire ne veut pas baisser sa guarde.
Au final on s'ennuie vite. L'idée de faire une ville à la GTA aurait été très bien si le créateur du jeu n'avait pas décidé de retirer toute interaction possible avec l'environnement, à part des petites chasses au trésor franchement peu passionantes. Le scénario ne décolle qu'à la fin, et de la façon la plus improbable qui soit. L'un dans l'autre, le jeu est drôle, mais sa lourdeur et son manque de diversité sont loin d'en faire un classique.
Vision du motherfucking Geektateur of the North Star :
OH MON DIEU. Si ma déontologie m'interdit de taper tout un article en caps lock, je n'y résiste que de très peu. Difficilement de communiquer autrement ma joie, mon bonheur, mon orgasme ludique à contrôler ce monstre de classe qu'est Travis Touchdown.
Travis Touchdown est plus qu'un simple personnage, il s'agit d'un concept, d'un idéal de vie pour les geeks looseux. Il vit seul dans un motel 3 pièces uniquement accompagné de son chat, de sa télé, de VHS (alors qu'il est clair que le jeu se déroule à l'époque du DVD) de masques de Luchadors, de figurines d'animes et d'autres signes ostentatoire de vie sociale inexistante. Il faut le voir, ce bel homme, qui pue le "bogosse puceau attitude" en train d'embrasser un poster d'un anime de magical-girl-mecha au titre dérangeant ("Pure White Love Bizarre Jelly") avant de se tourner vers la caméra et de dire "Moe". "Moe" étant le terme qu'utilisent les pédophiles personnes attirées par les petites filles pour exprimer leur admiration envers ces dernières, probablement parce que ça va plus vite à écrire que "mignon" qui a exactement le même sens.
Mais sa vie de looser n'est pas tout ce qui fait son charme. Travis Touchdown est avant tout un tueur, grace en soit fait à son sabre laser dégotté sur eBay. S'en étant servi pour tuer un type super classe qui n'apparait que dans l'intro, il entre dans le top classement des assassins, débutant 11ème, et coaché par la sulfureuse Sylvia Christel, une française à l'accent horrible (qui tire parfois plus vers le russe que le "dis iz ze propeurty . . ." ) . Et il s'agit désormais de grimper les échelons pour arriver au stade de "meilleur assassin du monde" . Evidemment, il peut être un peu pénible de se taper les mini-missions nécessaires au paiement des frais d'inscription du match contre le grade prochain. Mais de mon point de vue ces petits combats servent juste à montrer à quel point Travis et les boss du jeu sont puissants.
Les boss constituent le véritable intérêt du soft, et dieu merci, il y en a un bon paquet. Ceux-ci sont résistants, ont plus d'une technique dans leur sac et j'aurais presque envie de dire que ça vaut parfois le coup de se prendre leur "one-hit kill" juste pour assister à la cinématique où ils nous achèvent en beauté. Et je ne dis pas du tout ça parce que quasiment chaque boss me l'a infligé à mon insu. Pas du tout.
Mais là où les combats normaux parviennent à se rattraper c'est juste dans la quantité monstrueuse de sang présent . . . uniquement dans la version américaine. Je ne peux pas imaginer No More Heroes sans gore, tant le jeu joue dessus. Coupés en deux, décapités, voir pire avec certains power-ups, ça a le mérite de surprendre, surtout sur la Wii.
Pour finir, si le scénario ne semble pas décoller du tout durant tout le jeu, il faut bien se rendre que d'une, on est pas venus pour ça (les combats contre les boss sont quand même anthologiques, ça vaut tout les plotkeys du monde) et de deux, et bien si on veut, il finir par décoller à la fin du jeu. Complètement. Dans tous les sens. Et c'est extrêmement bon.
De toute façon, les gens qui ont joué à No More Heroes sont obligés d'aimer, sinon c'est qu'ils y comprennent rien et qu'ils devraient retourner jouer à Call of Duty, l'ole.

Pas de screenshots du jeu pour que je puisse poster l'article avant minuit, comme ça il ne deviendra pas écailleux et méchant.















