30 octobre 2009
Saquons Saki.
Y a pas à dire, les filles l'ont tranquille, quand même.
Oui, oui, je suis un fervent défenseur de la théorie du "renversement de la balance des sexes", et à moins d'être aveugle, il faut bien se rendre compte que désormais, ce sont les femmes qui ont le pouvoir.
Les exemples ne manquent pas. Prenons le domaine professionel par exemple. Oui, les entreprises n'embauchent pas de femmes, parce qu'elles se retrouvent avec un polichinelle dans le tiroir et prennent des congés de 2 ans, bla bla. Et que les femmes cadres gagnent moins que les hommes cadres parce que trucbiduleallocation.
Oui, bon, ok, mais la fange de population touchée est ridicule (et accessoirement, la France est un pays assez cool pour ce qui est de concilier grossesse et travail par rapport à ses voisins européens). Si on se penche sur la question nettement plus générale des emplois jeunes, il faut bien se rendre compte que la fille a un avantage substantiel : elle peut facilement être hotesse d'accueil.
A l'époque où j'ai connu le chômage (2008, mon année préférée~), j'ai essayé de trouver du travail avec un BAC + 1 sans être pistonné (taux de réussite : inférieur à 10%, je peux le prouver). Parce qu'apparemment, il me fallait 2 ans d'expérience pour garder un hôtel situé dans la zone hautement touristique du 92 Sud. En fait il faut à peu près 2 ou 3 ans d'expérience pour faire à peu près n'importe quel travail qu'un singe un minimum entraîné serait capable d'accomplir.
A quelques exception près.
Dont celui d'hôtesse d'accueil.
Qu'on ne me taxe pas de sexisme gras, je sais qu'il existe aussi des hôtes d'accueil. Mais les proportions n'ont pas lieu d'être discutés. Vous êtes un minimum jolie ? (si vous lisez Geektature, c'est surement le cas) Hop, félicitations, vous allez être payée pour sourire toute la journée et indiquer aux gens où ils doivent aller avec votre doigt. Pendant que je me déboite l'épaule à tamponner des bordereaux de cotisation à côté de collègues de travail qui lisent des revues pornos et qui font des concours de pets.
(Oui, j'ai eu un poste similaire à celui d'hôte d'accueil après, mais je ne devais pas être assez beau pour qu'on me respecte en tant quel tel. Ou je n'avais pas d'assez gros seins, ou d'assez belles joues, de belles fesses ou que sais-je. On m'a souvent insulté en revanche.)
Donc, à même niveau, les femmes gagnent moins que les hommes ? Encore heureux.
Mais évidemment, tout caractérisé par la bonne foi que je suis, je ne vais pas limiter cette analyse au simple monde du travail.
Sentimentalement, par exemple (here we go~). Quelques articles plus bas, je soliloque à grands renforts de dessins sur le fait que la population se geekise de plus en plus. Dans les faits, ça donne des mecs dociles, serviables, cultivés, fidèles (on sait tous très bien qu'on ne peut pas avoir une "good end" avec de l'adultère) et pas trop chiants (un nouveau jeu peut rendre un geek insupportable pendant une semaine ou deux tout au plus, ce qui n'est pas grand-chose par rapport à un championnat de foot ou à des Jeux Olympiques). Comme les geeks sont souvent désespérés, les filles n'ont plus qu'à se pencher pour les ramasser. A plus forte raison, les filles un minimum geeks elles-même, qui sont les impératrices dans leur empire, les reines dans leurs royaumes, les Haruhi Suzumiya dans leur convention. Et si elles ne veulent pas d'un de leurs prétendants, elles peuvent l'envoyer dans les choux en public avant de se pencher sur les 10 soupirants suivants. Et tout passifs qu'on est, on ne s'en formalisera pas plus que ça, parce qu'après tout, on a l'habitude. Je sais de quoi je parle.
Plus généralement, regardons les moeurs. Tout à l'heure, au Virgin Megastore de la Défense, perdu dans ma lecture du dernier Marvel Zombies, j'entendais des filles glousser en lisant des Otomen, ou un autre de ces mangas avec des types déguisés en filles qui font des trucs comme dans Brüno.
De l'autre côté, y avait un gros moustachu qui lisait "Step Up Love Story" en se cachant.
Ais-je besoin de faire un dessin ? D'un côté, vous avez des "otak's dans le vent", et de l'autre, un pervers. Et pourtant, je doute qu'il y ait une grande différence qualitative dans leurs lectures.
Mais non. Aucun mal à dire que vous lisez du yaoi quand vous êtes une fille. Vous pouvez étayer votre argumentation de plein de façon stupides : "Parce que c'est trop stupide, kikoulol, c'est juste parce que ça me fait rire", ou bien "parce que machin est trop beau *bave*, y a pas à dire, l'auteur dessine trop bien les abdominaux", j'en passe et des meilleurs.
En revanche, si vous êtes un mec, allez expliquer que vous allez lire ou regarde quelque oeuvre yuri que ce soit, et ce, sans passer pour un pervers.
. . .
Tout ça pour dire* que j'ai regardé Saki.
J'aime bien le mah-jong. Je l'avais déjà dit à l'époque où j'avais parlé d'Akagi, où je m'étais fait un peu houspiller pour avoir résumer le principe du jeu à une sorte de rami en plus compliqué (dommage que l'âge moyen de mon lectorat soit 40 ans trop bas pour savoir comment jouer au rami). Pour m'y être mis un peu plus sérieusement il y a peu, je dois admettre que la comparaison était un poil trop simple. Ca ressemblerait plus à du poker, sauf qu'on a 15 cartes en main, qu'on joue avec 4 paquets, que c'est pas du Texas Hold'em, et qu'au lieu de 6 ou 7 combinaisons, y en a 88.
Oui bon en gros ça ressemble pas vraiment au poker non plus, mais je commence à manquer de comparaisons possible, et je n'ai pas envie d'en arriver à le comparer au Risk ou au Nain Jaune.
Ordonc, le mah-jong. J'ai eu l'occasion d'y jouer "pour de vrai" lors de Paris-manga, vu que la FFMJ y était présente.
C'est là où j'ai découvert l'existence de Saki. Je faisais une partie avec Le Prélat de Singapour, l'Egerie du projet A.W.E.S.O.M.E., et un type qui, malheureusement, n'aura pas d'autre titre que "fan de Saki".
On plaisantait un peu avec le très sympathique arbitre qui nous expliquait les règles, vu qu'il se foutait de ma gueule parce que j'avais tout appris des jeux vidéos et d'Akagi. Et pendant que je faisais le prosélytisme de ce dernier, Fan_de_Saki ajouta que si j'avais aimé Akagi, fallait que je regarde Saki.
J'ai donc regardé Saki.
Et ce n'est pas bien.

In a nutshell.
Non, c'est vraiment pas bien. J'aurais peut-être dû m'y attendre. Cela-dit, je n'aime pas trop croire aux préjugés. Dans l'absolu, je n'avais aucune raison de devenir fan d'Akagi non plus, si on va par là. Comme je suis quand même sûr de bien aimer le mahjong, j'en ai quand même regardé 9 épisodes.
OH J'ADORE LES BLAGUES DE LA LOLI SUR LES TACOS, JE POURRAIS M'EN INFLIGER PENDANT 3 HEURES ET EN REDEMANDER APRES.
Non, rien à faire.
Le truc, c'est qu'il y a une différence gigantesque entre Akagi et Saki, et pas seulement au niveau de la virilité (qui serait comparable à un passage de Solid Snake vers Raiden).
Akagi, c'est un anime qui parle de mahjong.
Saki, c'est un anime qui parle de filles qui jouent au mahjong.
Ok, Akagi peut être chiant comme la mort si on comprend rien aux règles, et/ou si on n'est pas aspiré par la mise en scène démentielle de manliness (ce qui est une marque de mauvais goût, je pense que c'est important de le préciser.)
Saki, en supposant qu'on soit un béotien du jeu, c'est chiant, mais pas comme la mort. Plutôt comme une grippe ou un rhume. Parce qu'en fait, les personnages ne jouent pas vraiment au mahjong. Elles se contentent de s'asseoir, de remuer des trucs, et de se retrouver soudainement à une tuile près d'une main à 15 trilliards de points, dont on peut deviner qu'elles vont l'avoir ou non selon la musique, chaque personnage important révélant son "pouvoir secret" selon les besoins. Il n'y a que très peu d'emphase sur le jeu en lui-même : dans l'esprit, ça se rapproche plus de Yu-gi-Oh qu'autre chose.
Ensuite elles taillent le bout de gras en rougissant copieusement en moyenne toutes les 2 minutes, avec des innuendos sexuels d'une lourdeur affligeante.
Donc désolé, je vais passer pour un gros beauf, et cela me rend très triste, vous devinez bien, mais il faut dire qui est : Saki est un putain d'anime lesbien. De gouinasse, de brouteuse de gazon, de tout ce que vous voulez.
Qu'on ne vienne pas me dire "Mais non Tchako, tu dis ça car des années de jeux vidéo et de masturbation t'ont ôté toute sensibilité et empathie, mais l'amitié chez les filles revet des formes bien plus nombreuses, variées et complexes que chez les garçons et . . ."
BLAH BLAH BLAH. LESBIEN LESBIEN LESBIEN.

JUST FUCK ALREADY
Non, il n'y a pas à discuter : le point de vente principal de Saki, c'est pas vraiment le mahjong. C'est un immonde fanservice que j'ai enduré dans l'espoir d'avoir des moments du niveau de "You're a retard, Yagi-san", ou "RON RON RON RON". Le tout sans succès. A la place, j'ai eu droit à des petites filles en jupe, un cast masculin que je préfère même pas commencer à évoquer sous risque de me mettre à m'énerver, et à du fan-service à plus savoir quoi en faire.
Je risque de continuer à regarder en plus, parce qu'après 9 épisodes, autant le finir. Et puis, il y aura peut-être des moments intéressants. Mais quite à regarder un anime plein de sous-entendus lesbiens, autant pousser le vice jusqu'au bout et regarder Kämfper.
* Un peu comme avec Sengoku Rance, l'expression "Tout ça pour dire que" indique le moment où je sais que la suite du texte ne se retrouvera que de façon très éparpillée dans les commentaires.
22 octobre 2009
Episodes 1 Marathon 2 !
Un des plus gros problèmes de Geektature, c'est le manque de filles à gros seins. J'en suis conscient, je fais des efforts, je pose des annonces, je fais de la réclame, j'essaie de sensibiliser le gouvernement, je prends des cours et des hormones, mais rien n'y fait. Le problème demeure entier et dans l'absolu, avec les moyens que j'ai à disposition, je suis dépourvu de moyen pour y remédier.
Un problème moins grave et plus facilement solvable, c'est peut-être le fait que je ne parle pas énormément de mangasse ou d'animes dans mes colonnes. Si on compare aux jeux vidéo, la place que le sujet occupe sur Geektature est quasiment anecdotique, en prenant compte qu'il s'agit quand même d'un élément contre socio-culturel assez important (oui parce que y a encore moins d'articles à propos de ma vie personelle ou de Sans-nom, mais ça, ça n'est pas très grave).
Le truc, c'est que je suis pas un "putain d'otaku". J'achète pas mal de mangas, mais j'en suis pas non plus un fanatique. J'en ai présentément 230 et des poussières dans ma bibliothèque. Aux yeux d'un béotien, c'est énorme, mais la plupart des otak's de longue durée considèrent que les choses deviennent sérieuses quand on en a environ 10 fois plus.
Et pour le côté otaku . . . c'est à peu près tout. Je suis moins d'une dizaine de scans, et pour certains d'entre eux, je serais bien incapable d'expliquer pourquoi. J'imagine que c'est le côté "J'ai commencé, faut que je termine", et pour pouvoir suivre les discussions trollesques sur les forums après. Bleach est très bien pour ça.
Juste pour ça.

Ca me donnerait presque envie de lire Naruto.
Et les animes ? On en revient à un vieil article de Geektature, à l'époque où j'étais jeune et pas foutu d'écrire correctement (depuis, j'ai vieilli, et j'ai gagné en années). Il y a des animes que j'aime vachement, mais que je suis infoutu de regarder jusqu'au bout. Welcome to the NHK par exemple, c'est un peu ma Bible (ou mon Livre des Morts, à la rigueur) mais après quelques épisodes, je me suis arrêté d'un coup, et j'ai jamais pensé à m'y remettre (puis j'ai perdu le dvd où on me les avait gravé aussi, ce qui n'a rien arrangé). De même pour la deuxième saison de Sayonara Zetsubou-sensei : j'avais aucune raison de ne pas les regarder jusqu'au bout, parce que j'aimais bien, et que y a que 12 épisodes ou un truc comme ça. Mais rien à faire, je me suis arrêté à un moment, et je m'y suis jamais remis. Puis j'ai perdu le dvd, aussi. C'est comme un running-gag. Mais pas drôle.
Puis Dieu inventa le streaming. Et soudainement, ce fut comme un grand déblocage pour moi. Finie l'énorme responsabilité d'avoir des tas d'animes qui trainent dans mon répertoire "downloads". D'un seul clic, je peux regarder à peu près n'importe quoi, vieux ou récent, shonen ou shojo, médiocre ou pas bien. Bon évidemment il faut toujours le courage de rester assis 20 minutes et être passif, mais les choses sont désormais bien plus simples qu'avant.
C'est d'ailleurs comme ça que je me suis retrouvé à regarder SEPT EPISODES de Saki, alors que franchement, c'est de la merde. Je pense quand même y consacrer tout un article, car j'ai une bonne idée d'introduction vaguement mysogine, et il n'y a que ça qui marche pour récupérer des commentaires.
Donc, nous y revoilà, une nouvelle fournée d'épisodes 1 et des poussières à chroniquer. Ceci retrace quasiment exhaustivement la liste des animes que j'ai regardé sur le net depuis Detroit Metal City - Akikan. Ce n'est pas si impressionant que ça en a l'air.
Toradora : Ca me semble être un fait avéré que les otakus aiment beaucoup la merde, et à plus fortes raisons, quand ils ont l'occasion de se rouler dedans. Toradora n'a rien d'une preuve qui permettrait de contrer cet état de fait : voir autant de discussions autour d'un anime aussi vain me filait le vertige, et perturbe légèrement mon oreille interne rien qu'à y repenser.
Mais nuançons un peu. Certes, Toradora n'est pas bien. C'est une comédie romantique où les gags ainsi que les situations sont plutôt prévisibles, où il ne se passe pas grand-chose, où la plupart des personnages sont des caricatures, etc.
Mais si tout ce qui n'était pas bien était du niveau de Toradora, le monde serait un endroit sensiblement meilleur. Ok, c'est pas archi-bandant en tant que tel, mais ça reste malgré tout assez rafraichissant. La réalisation globale est plutôt pas mal, et, c'est assez rare que je le remarque, donc j'en conclus qu'il s'agit d'un point assez positif, la bande-son générale est vraiment pas mal. Ca se laisse regarder quoi.
(Pour la bande-son, je ne parle pas de l'opening ou de l'ending évidemment. 99% des génériques d'animes sont de la merde, même si dans le cas de Toradora, cela aura au moins conduit à une "cover" qui n'est rien de mois qu'épique. Oui, j'ai utilisé "épique" alors que je conchie ce mot, c'est pour dire.)
Statut : Regardé 4 ou 5 épisodes je crois. Je devais bien me faire chier.
Sayonara Zetsubou-sensei : Voici un anime assez étonnant. Déjà, je l'ai regardé jusqu'au bout (pas un grand exploit étant donné qu'il n'y a que 12 épisodes) et c'est dommage que ça ne soit pas sorti en 2009, sinon ça aurait été mon anime préféré de cette année.
Pique de rappel pour ceux qui auraient oublié :
Meilleur anime 2005 : Airmaster
2006 : Akagi
2007 : Kaiji
2008 : Detroit Metal City
2009 : ???? (probablement Akikan)
A la base, je voulais consacrer tout un article à SZS (pour faire court) mais au final, je ne vois pas vraiment sur quoi je pourrais épiloguer. SZS me fait un peu penser à Tarantino en fait : j'aime bien, et je trouve ça étonnant que ça marche aussi bien auprès du grand public alors que ce n'est clairement pas le but visé. On me dira que c'est une question de talent, mais certains types talentueux sont proprement ignorés par le péquin moyen, donc il doit y avoir d'autres raisons à cela.
(Cela-dit, il y a moins de scène de torture et de plan fixe sur les pieds dans SZS.)
Que rajouter d'autre ? SZS est stupide, non-sensique, rythmé, drôle. Il y a une grosse tête de japonais qui fait office de censure quand un personnage féminin est exposée de façon subversive, et c'est le genre de détails qui ne me laisse pas indifférent. SZS, c'est en gros la petite soeur un peu allumeuse de Sakikage! Cromartie High School. C'est du compliment ou je m'y connais pas.
Statut : Maté toute la première saison, donc meilleur anime de 2009 même si c'est sorti en 2008. J'ai oublié combien d'épisodes de la deuxième saison j'ai vu.
The Sacred Blacksmith : Anime banal est banal. On m'avait dit que la plupart des animes de cette saison était pourri. Ben c'est pas faux.
Il y a 2 raisons qui m'ont poussé à regarder le premier épisode : 1) Ma liste était quand même vachement courte et 2) Ce passage infameux où un mec avec un katana coupe une épée en deux (a weeaboo's wet dream). Bah voilà je l'ai regardé, et ça s'arrête là. J'aimais bien le chara design qui a un côté vaguement suikodennien, mais il faudra me payer pour que je regarde un truc seulement pour cette raison.
Quand je pense que certaines personnes regardent des animes juste pour les openings.
Statut : Maté un épisode pour les besoins de cet article. Mal parti pour la suite.
G Gundam : G Gundam, ça fait des années que j'en parle. Un robot français piloté par "George de Sand" qui envoie des roses explosives ? Un Gundam néerlandais en forme de moulin ? Un autre mexicain en forme de cactus ? MASTER ASIA, L'INVAINCU DE L'EST, QUI VA TE PUTAIN D'ENVOYER AUX QUATRE VENTS ?!!?
Non seulement j'ai ENFIN eu l'occasion de regarder le premier épisode, mais en plus il était doublé en anglais, ce qui est comme une valeur ajoutée.
Une valeur ajoutée en HORREUR.
Le visionnage du premier épisode était tellement éprouvant pour ma toesterone qu'il va falloir que je repousse un peu celui du deuxième de peur de me découvrir des poils là où j'en avais pas, mais bon sang, ça valait le coup. Personnages non-présentés qui sortent de nul part et font n'importe quoi, torture à base de pizza, super kung-fu, et, bien évidemment, combat de robots géants, tout ça en 20 minutes. Je pense qu'on fait difficilement plus représentatif des nineties.
Statut : JE SUIS MASTER ASIA, L'INVAINCU DE L'EST. JE VAIS VOUS ENVOYER AUX 4 VENTS. THE EAST IS BURNING RED. (je sais pas si je tiendrais 49 épisodes en revanche)
Bakemonogatari : Bakemonogatari (ou le cauchemar des bègues et des dyslexiques) est un des animes assez hypés de ces derniers mois.
Pour parler en images, comparons le visionnage de cet anime à un passage au restaurant. Vous vous asseyez à votre table, le serveur vous demande poliment ce que vous voulez. Vous répondez que vous prendrez le steak du chef.
Quand l'assiette arrive, vous remarquez qu'il y a énormément de garniture, sous la forme de salade et d'autres trucs végétaux. En dessous, il y a le steak, qui n'a pas l'air dégueulasse, il faut bien le dire. Mais quand même, vous vous demandez ce qui leur a pris de mettre autant de salade avec votre viande.
Quoi qu'il en soit, vous commencez à manger. Le steak est plutôt bon. La salade elle, est un peu fade, même si c'est vrai que ça rend le tout assez joli. Vous prenez une bouchée de l'un, une fourchettée de l'autre. C'est un peu long, mais bon, faut bien finir son assiette.
Et pendant que vous mangiez, le cuisinier est monté sur votre table, s'est mis tout nu, et commence à se masturber très lentement. Ca vous met un peu mal à l'aise, mais vous voyez que c'est pareil sur toutes les autres tables, et que personne ne dit rien. Alors vous continuez de manger, en essayant de ne pas regarder au dessus de vous. Le cuisinier continue son activité hédoniste en vous souriant doucement. Des fois, il vous fait un clin d'oeil. Vous partez un peu mal à l'aise, en vous demandant si vous auriez du mettre un pourboire.
Statut : Un épisode. Peut-être un autre plus tard, mais je préfererais avec des frites cette fois.
Kämpfer : J'essaye d'avoir un code moral strict quand je regarde quelque chose : si je regarde un truc jusqu'à la moitié, alors je le regarde jusqu'au bout. La seule fois où j'ai fait un faux bond à cette règle, c'était pendant que je regardais "L'executeur défie l'empire du kung-fu". J'impute la faute au fait que le public confortable de 3 personnes que nous étions est passé à celui plus awkward de 2 quand un de mes amis s'est endormi dans des vapeurs éthyliques après 45 minutes (il restait 40 minutes de film). On s'est arrêté d'un commun accord pour re-regarder Black Lagoon.
Pour Kämpfer ? Je n'ai même pas eu l'occasion de violer mes principes, l'anime ne m'en a pas laissé le temps. Après 7 minutes, avec des transformations d'homme en fille (comme Ranma, mais en terriblement plus malsain), des combats bidons, du fan-service à plus savoir quoi en faire, et la promesse que le scénario n'arriverait pas ce coup-ci, ni probablement les coups d'après, ni jamais, j'ai fait pause, et les bras ballants, j'ai regardé la nuit par la fenêtre.
Je suis sorti par curiosité, et j'ai tourné ma tête vers le ciel, espérant apercevoir les étoiles. Hélas, les nuages les cachaient, et il n'y avait que les lumières artificielles de la ville pour éclairer mon désarroi. Un avion survolait silencieusement le labyrinthe d'immeuble que forment le bassin parisien, et j'ai essayé de deviner où il allait. Le Nord ? Le Danemark peut-être, ou la Russie. Alors qu'un chat m'observait dans l'obscurité, je me suis demandé si les actes que nous accomplissons dans notre vie sont tous vains, ou si ils tous leur importance. La tête entre les mains sur un banc, entouré de fenêtre éteintes, je me demandais à quel moment j'avais échoué en tant qu'être humain.
J'ai ensuite laissé les arrosoirs automatiques de ma ville caresser mon corps nu de leur jets glacés.
Statut : 7 minutes et une grippe.
14 octobre 2009
The Impaler : Yes, wiccan.
Il y a encore peu de temps, je présentais les déboires d'un homme politique japonais complètement inexpérimenté, catapulté par son parti en plein dans les élections pour un poste à la mairie d'une ville.
C'était étonnant, touchant, intelligent, à la fois drôle et triste, une sorte de conte moderne, où la morale ne s'imposait pas d'elle-même. En vérité, après avoir vu quelque chose de pareil, je m'imagineais mal retomber sur quelque chose de similaire tant le parcours de cet homme était singulier.
Et pourtant. Nous voici juste quelque mois plus tard, et je tombe sur The Impaler. Documentaire, qui, comme son nom l'indique, suit le temps d'une heure et quelques le quotidien d'un type qui se présente comme candidat pour un poste de gouverneur du Minnesota, avec comme but derrière de devenir président des Etats-Unis.
Jonathon Sharkey est un personnage singulier, ce n'est pas rien de le dire. Diplomé de sciences politiques, ancien catcheur, il se démarque surtout des restes des candidats par le fait qu'il soit un "sanguinarian vampyre", soit un vampire qui se nourrit de sang. Apparemment, il existe d'autres types de régime possible pour les vampires, comme ceux qui se nourissent d'émotion. Il ne développe pas vraiment ce point au cours du documentaire, il faut donc en conclure qu'il s'agit peut-être d'un point un peu taboo, comme le porc pour les musulmans, la vache pour les hindous ou les vitamines pour les végétaliens.

Il est aussi un paquet d'autres trucs assez obscurs.
Ce qui est sûr, c'est qu'en revanche, c'est un homme politique impliqué. Il est tellement impossible de le placer sur un spectre idéologique que le seul moyen serait de prendre un graphique, de le bruler, de l'envoyer dans un trou noir et d'attendre que quelqu'un dans le passé le remplisse pour nous (ce serait probablement Néron qui dirait "il est quand même vachement à droite"). Probablement incapable de se retrouver dans les partis existants, Jonathan Sharkey a du se résigner à faire son propre parti, le VWP, soit Vampires, Witches and Pagans Party (qui existe aussi en France apparemment, ça s'appelle le NPA).
Sa politique ? Et bien, le point principal de son programme consiste à "empaler les terroristes". Nul doute qu'on tient là quelqu'un qui méritait VRAIMENT un prix nobel de la paix. Mais ça ne s'arrète pas là, puisqu'il veut aussi "empaler George Bush", qu'il traite carrément de "communiste" à un moment. Si il considère Bush comme un communiste, je me demande quel mot il doit utiliser pour qualifier Barack Obama. Probablement "Trotsky".
Une bonne partie de sa politique consiste donc à empaler des gens. Ca peut paraitre simpliste dit comme ça, mais le reste du programme est tellement chaotique qu'il faut se raccrocher à ce qu'on peut comprendre. Il veut par exemple retirer les troupes américaines d'Irak. Ok, pourquoi pas, même si ça peut sembler étrange, qu'un candidat soit de gauche ou de droite. Ca le semble moins (ou encore plus) quand il explique qu'il veut les retirer parce qu'il compte raser entièrement le Moyen-Orient. Oui, Jonathan ne porte pas les musulmans dans son coeur. Probablement parce qu'il descend de Dracula.
On a du mal à imaginer qu'on a affaire à un tel psychopate quand on regarde le début du documentaire. Jonathon vit dans une maison somme toute normale, avec des enfants blonds et souriants, et une femme, qui bien que se définissant elle-même comme "Pagan", est en vérité une ancienne chauffeuse de bus scolaire. Jonathan lui-même, bien qu'habillé de façon un peu excentrique et possédant une dentition assez singulière, ne récolterait surement pas plus qu'une poignée de regards étonnés si il devait se promener dans la rue à Paris. J'ai déjà vu un trisomique chier en pleine rue ou un gars regarder dans chaque poubelle verte en disant "On m'a dit qu'en France les gens jetaient des billets de 500€, pourquoi j'en vois pas ?". Alors, un type avec une cape ? Bah.
Puis ça devient un peu bizarre quand il explique qu'il a couché avec sa demi-soeur puis qu'il l'a épousé lors d'un rite païen. Ou quand il passe sur diverses chaînes de télévision, d'une sorte de télé amateur ("The Vampyre Lounge") à carrément la NBC, où il offre sa vision assez bringuebalante du mélange tel qu'il le conçoit entre la politique et le satanisme. Puis vient le moment où il démontre sa véritable "nature vampirique" en se mordant le bras jusqu'à en saigner puis en laissant sa femme boire son sang, avant de présenter ses scarifications avec fierté à la caméra. Etrangement, j'ai beau être assez habitué au "gore", aux "images chocs" et autres types qui élargissent leur anus, il y avait quelque chose d'affreusement malsain qui me mettait bien plus mal à l'aise que tout le simili-snuff que j'avais pu voir sur l'Internet. Comme si la situation, déjà bien bizarre à la base, semblait encore plus déplacée qu'elle ne l'était déjà.
Quand vous vous faîtes ridiculiser en live par un type avec un noeud-papillon, il est temps de reconsidérer ce qui a pu mal tourner dans votre vie.
Un peu comme avec Kazuhiko dans "Election ! The Kawasaki Candidate", on est un peu partagé entre un bref dégout pour la personnalité du sujet du documentaire et, quand même, une vague empathie quant au calvaire qu'il traverse, quand bien même il s'y est mis lui-même.
Il faut cependant l'admettre : le réalisateur est très fort. Contrairement à son point de comparaison japonais, l'équipe du tournage n'est pas complètement invisible pendant le documentaire : elle pose des questions, apparait parfois dans le champ, et aide même le candidat à scier ses planches (pour en faire des pieux. véridique.). La présence est discrète (ce n'est pas du Michael Moore) mais importante malgré tout quand on arrive à la deuxième partie du documentaire, plus centralisée sur l'entourage et en particulier la famille de Jonathon.
Et ça change tout. Je ne vais pas entrer dans les détails pour ne pas *trop* spoiler à ceux qui regarderont, mais si Jonathon apparaissait comme un type pathétique mais presque attachant durant la première partie (impression renforcée par la fin de celle-ci), le dialogue avec sa famille révèle sa nature, entre autre, d'attention whore. A l'inverse de la plupart des AWs cela-dit, la folie de Jonathon n'est pas feinte. Son désir immodéré d'attention n'est qu'une facette d'une personnalité désastreuse : folie des grandeurs, déni de réalité . . . Sorti de sa vision, le monde de l'Empaleur fait peine à voir : il ignore complètement les enfants qu'il a eu avec son ex-femme (et qu'il battait du vivant de leur couple), a été déclaré 4 fois comme mort, a sorti des pans entiers de son histoire de nul part. . .
Quand Jonathon revient devant la caméra après, on se rend que le peu de crédibilité que le vampire avait en tant qu'être humain ne prend plus. On se trouve face à une carcasse portée par des illusions, par une personne qui ne vivra jamais rien de réel. L'ancien catcheur s'avère finalement être parti dans un match contre un adversaire invisible qui durera toute sa vie, et son seul but semble de vouloir capter l'attention du public le plus longtemps possible. Et tout ceci à son propre insu, évidemment.
Ca va sonner comme un cliché, mais après avoir vu quelque chose de "réel" qui soit aussi pathétique, je doute qu'une fiction parvienne à me faire ressentir un malaise semblable à celui-là. Aujourd'hui encore, Jonathon Sharkey vit quelque part sur cette planète (probablement dans une prison, d'après sa page wikipedia) et mène une vie peut-être confortable, mais désespérante. La seule chose qu'on puisse en faire, c'est en rire, et se réjouir que ça ne peut pas nous arriver à nous. Le cas de l'Empaleur est tellement pathologique (il faut voir son site, sérieusement) que la critique qui ressort du film ne porte pas sur lui, mais sur les gens qui ont accepté en premier lieu de lui donner son attention. Citation dans le "Times", photoshooting pour des magazines . . . et le type est carrément mentionné durant le Saturday Night Live. Le gars devient une "flavor of the week" pour les magazines, puis retombe dans l'oubli. Quand ça arrive à des pop-stars, ce n'est pas grave, mais quand il s'agit d'un type qui a des enfants qu'il a déjà menacé avec un couteau, on peut se demander si il est sain de le satisfaire puis de le resevrer.
L'un dans l'autre, c'est un visionnage particulièrement intéressant, d'une heure et quart qui vaut amplement le détour. Comme avec "Election !", pas besoin d'être un fin connaisseur de politique pour regarder. Savoir apprécier la misère humaine suffit.
"-What would you like to do for a living, when you get older ?
- Skating . . .
- Skate ? What would be your second option ?
- Being a pastor.
- Be a pastor ? Really ?
- Yeah . . .
- . . . How do you think this'd make your father feel ?
- Like an idiot."
09 octobre 2009
The Basement, by Plato.
Vous adorez les walls of text, pas vrai ? Moi aussi.
Le saviez-vous ? Je suis atteint d'une carence nutritionelle génétique en magnesium (on ne se moque pas, c'est GENETIQUE et INCURABLE, si vous dîtes quelque chose à ce propos ça résultera en poursuites judiciaires et en insultes sur Internet), ce qui entraîne des troubles de la concentration et de la mémoire. C'est entre autres pour ça que mon parcours scolaire est un échec total et que je suis mauvais dans toutes les activités nécessitant un effort intellectuel prolongé, comme par exemple la rédaction d'articles de blog.
De par mes problèmes de mémoire, il y a une chose que j'adore faire, c'est me répéter. Encore et encore, et de préférence quand il s'agit de blagues à propos d'ethnies ou d'orientations sexuelles. Donc, pour commencer cet article, je vais répéter un truc que j'ai déjà du dire des tonnes de fois, mais j'ai peur de ne pas réussir à m'en lasser.
Les oo-oo's (prononcer "ouh-ouhze") est un terme ridicule (mais à défaut, c'est le seul) qui englobe la période entre 2000 et début 2010, et qui donc s'achève d'ici une centaine de jours grosso merdo. Ce qu'on retiendra majoritairement de cette période, est, il va sans dire, la geekisation de la population.
Entendons-nous bien : Geekisation au sens large du terme.
Ce que je veux dire par là, c'est qu'au début de la décennie, avoir un ordinateur et Internet faisait de vous une exception, et tout le monde vous regardait alors avec diligence et respect, en vous implorant humblement de bien vouloir leur graver des cds d'Eminem. Maintenant, c'est l'inverse : c'est si vous n'avez PAS Internet que les gens vous regardent avec un mélange de terreur et de respect, se posant diverses questions à mi-voix sur la façon dont vous opérez pour survivre. En tout cas, moi c'est comme ça que je réagis.
Quoi qu'il passe relativement inaperçu dans la vie de tout les jours, vu qu'on a grandi avec en quelques sortes, le phénomène reste intéressant à étudier, à plus forte raison quand on est un type comme moi, isolé dans sa pièce avec son pc, et que disgresser sur des pécadilles est ce qu'on fait le mieux. Même si "disgresser sur un blog" ressemble fortement à un pléonasme. Mais passons.
Une telle analyse ne peut se faire à la légère évidemment. Pour apporter du poids à son argumentation, le meilleur moyen reste d'insulter des filles de faire quelque chose d'impressionant. L'équivalent pour une performance artistique serait le feu : un mec qui jongle, c'est pas mal, mais un mec qui jongle avec des quilles EN FEU, ça apporte tout de suite quelque chose.
Il en va de même pour toutes activités physiques et spectaculaires, comme le cerceau, les chutes libres et la peinture. Tout est mieux avec du feu.
L'équivalent pour une activité intellectuelle serait d'y incorporer de la philosophie (je présume). Ah, la philosophie ! Ce concept abstrait si cher aux lycéens et qui fait la fierté de la France, à défaut de faire sa fortune. Après une longue réflexion, je me suis dit que la Geekisation pouvait s'expliquer avec simplicité par le biais du fameux réçit de "La Caverne", de Platon.
Je sais très bien que Geektature n'est visitée que par une élite intellectuelle de haut vol, par des gens raffinés aux gouts exquis qui viennent se délecter des quelques gougnaferies que je leur propose à un rythme irrégulier. Dès lors, il pourrait sembler inutile d'expliquer en quoi consiste cette fameuse histoire de Caverne. Néanmoins, si un lycéen devait passer ici lors d'une recherche fébrilement improvisée pour rédiger une explication de texte ou une dissertation à rendre le lendemain (retourne réviser ton bac Tashigi), qu'il ne se sente pas trop floué et qu'il lise ce qu'il suit.
Le texte de la Caverne est facile à comprendre, et même grossier dans ses métaphores, diront certains : Des types sont enchaînés au fond d'une grotte, où ils regardent des ombres sur un mur. Toute la journée. Dit comme ça, ça a l'air con, mais à l'époque, les Grecs avaient plein d'esclaves, donc ils pouvaient se permettre ce genre de passe-temps dilatoire. Les ombres sur le-dit mur sont en fait celles d'objets que des types, les sophistes ("ET SURTOUT LES PUBLICITAIRES" aurait ajouté en hurlant mon ancienne prof de philo, avant de mordre un élève puis de s'étouffer dans sa bave) projettent sur les murs à l'aide d'un feu situé derrière eux, pour s'assurer que les gars enchaînés restent bien là calmement sans se révolter. La raison pour laquelle les sophistes se sentent particulièrement malins m'a toujours un peu échappé, parce que pendant que des types sont confortablement assis à regarder des conneries sur un mur, eux ils passent leur journée à soulever des objets juste à côté d'un feu de camp, tout ça pour projeter des ombres. Dans certaines versions ils portent carrément leurs objets directement sur la tête, ce qui doit rendre le tout encore plus awkward, avec une bande de débiles qui se promènent comme des cons avec leur bras ballants.
En dehors de cette grotte, les philosophes ont capté que la Caverne, ça sert à rien d'y rester, alors ils se sont barrés, et ils vivent dehors, où tout est bien plus cool. Ils font les trucs que les philosophes faisaient à l'époque, à savoir parler pendant des heures du langage, coucher avec des jeunes garçons et se torcher à la cigüe.
"Mais Tchako, comment est-ce que tu peux relier ça à toutes ces histoires de geekisation de la population ?" me demanderez-vous. Ou ne me demanderez-vous pas, tout lymphatique que vous êtes sur votre pc à bouger mollement la molette de votre souris. Et bien, même si les enjeux s'avèrent ne pas être tout à fait les mêmes, c'est simple. Pour bien expliquer, il suffit de faire des dessins.

Oh mon dieu comment ais-je fait cela je ne suis pas très bon avec le crayon papier.
Voici les "nouveaux geeks".
Ce sont eux, qui, il y a 10 ans, n'avaient aucune idée de ce que pouvait bien être une adresse IP , et qui, tenez-vous bien, n'en ont toujours aucune idée. Il s'agit de cette génération "digitale" qui a la vingtaine ou moins, et qui découvre encore les joies et les nouveautés d'Internet.
Vous vous souvenez d'Internet au début ? C'était pas bien hein ? On avait des modems 56k qui faisaient un boucan horrible et qui annihilaient complètement la ligne de téléphone le temps de la connexion (délicieuses factures). Pour aller sur Internet, y avait deux choix : Internet Explorer ou NETSCAPE. NETSCAPE BON SANG, avec son phare horrible et tout. Je ne veux pas me rappeler de ça.
Pour regarder ses mails, il fallait quasiment impérativement passer par Outlook, et se taper ces saloperies d'erreurs de POP3, dont la simple évocation suffit à me glacer le sang et à me faire fermer l'onglet canalblog sans sauvegarder mon texte. Vous voulez des moteurs de recherche performants ? Niggah please. C'était Lycos, et son florilège de publicités, ou Altavista, et son traducteur automatique qui ferait passer celui de Google pour Patrick Couton. Je ne parle même pas des téléchargements, où il fallait fouiner des heures sur Babeloueb pour trouver un .mid du theme de Zed.
Oui, des .mid. Sur des disques durs de 10 Go, les mp3, c'était le format de bourgeois qu'on gardait que pour les "masterpieces", comme One-Winged Angel ou l'intro de Chrono Cross, ou encore les sketchs de François Pérusse (tellement mal encodés qu'ils faisaient en gros 600ko). Après, on se retrouvait avec joie sur un forum pour en discuter. Evidemment, pour le forum, si vous vouliez avoir un compte d'utilisateur, un avatar, des smileys ou tout ces gadgets de bourgeois, le seul moyen, c'était d'apprendre le php. Sinon c'était direction quick-web.
Et quid de ces nouveaux Internautes ? Pfhahaha, ma pauvre dame. Aujourd'hui, les connexions se comptent en Mo, et les disques durs en To. Tout les nouveaux ordinateurs arrivent directement empaquetés avec MSN, et pas le vieux MSN dégueulasse avec les bruits horribles et les discussions limités à 5 par fenêtre, non, non, non. Le beau MSN, joli, où on peut s'envoyer des fichiers de la taille qu'on veut (limitation à 15 Mo, anyone ?) et où les transferts peuvent même être mis en pause et repris après. Plus personne ne sait ce qu'est le midi, parce que maintenant, on est trop occupé à chercher le dernier album de Radiohead encodé en .flac et uploadé sur rapidshare deux mois avant sa sortie officielle.
La liste est longue, et je pourrais continuer à remuer un peu de nostalgie, juste histoire de m'attirer le capital sympathie des vieux : Audiogalaxy, Mygale, Kazaa, et consorts. Mais ce n'est pas le sujet. Le fait est que voilà : ces nouveaux "Geeks" n'arrivent que maintenant, après la bataille, et ne connaitront jamais ces horreurs.
Sont-ils à blamer ?
D'après eux, "oui". Voici les "sophistes", qui correspondent ici aux vieux geeks. Et inutile de le dire, ils ne sont pas contents.
Ils sont un peu ceux qui ont pavé la voie vers l'Internet d'aujourd'hui. Ils ont combattu les chaines de lettres, le spam, et ce worm qui faisait rebooter votre pc après un décompte d'une trentaine de secondes, et qui faisait fureur circa 2004. Grace à eux, on en a fait du chemin. Des nouveaux navigateurs ont fait leur apparition, les sites ont commencé à être fédérés correctement, les ftp se sont développés. Couplés à l'amélioration hardware, au fil du temps, tout devenait de mieux en mieux.
On pouvait extraire les pistes audios de ses CDs en mp3, et plus dans cette infâme .wma. Il devenait raisonnable de vouloir télécharger ses films, télécharger sa musique, et de GRAVER tout ça sans passer par le graveur de Windows Media Player (ne rigolez pas, je l'ai fait).
Mais ces créateurs d'hier froncent les sourcils aujourd'hui. D'où provient leur mécontentement ?
C'est simple. Avant, ce n'était qu'une minorité. Ils correspondaient au stéréotype de ce type un peu flippant au fond de la classe qui ne parle pas beaucoup et qui tape très vite au clavier. Il avaient leurs passions, leurs centres d'intérêts propres, en bref, leurs engouement pour leur machine.
Plus important, ils faisaient partie d'un cercle fermé, ils avaient à sa disposition un deuxième monde dans lequel ils n'avaient guère moins de problème que dans le "vrai", mais où au moins ils les avaient choisi. Tout allait si bien.
Mais sont arrivés ces petits nouveaux. Ils ont marché sur leurs traces, ils ont fait du bruit, ils se sont fait remarquer par le monde extérieur. Le paradoxe du "paradis artificiel intouché" établi par les Vieux allait être mis à mal : les mèmes se retrouvent sur les t-shirts, les gens passent leur temps à dire "epic ouine", les jeux vidéo visent désormais toutes les catégories socio-sexuelles (ce qui était déjà le cas avant, mais c'était le plus souvent des sujets de blagues). Le Geek n'était plus un mot mal défini. Il est devenu une cible commerciale, un nouveau public à aller chercher pour les services marketing, un titre que chacun peut s'approprier sans égard pour ce qu'il veut vraiment dire.
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Non je n'ai pas dessiné ça, la couleur c'est pour les casuals.
La situation actuelle énerve les "anciens". Car chaque effort qu'ils font est repris, une blague ne peut plus être lancée innocemment sans risquer de devenir "culte" (voir l'épisode de South Park avec les "dollars potentiels" récupérés par les stars du web), et comme les "newbies" semble obsédés par leur e-penis, ils font absolument tout pour qu'on entende parler d'eux et qu'ils puissent espérer récupérer des miettes de célébrités.
Voici la situation dans la Caverne. Un groupe qui hait un autre groupe qui lui, l'ignore. Mais qu'est-ce qui se passe donc dehors ?

LALALA CARENCE EN MAGNESIUM CARENCE EN MAGNESIUM, JE N'ENTEND PAS CE QUE VOUS DITES SUR MES CAPACITES A DESSINER.
Bah . . . pas grand-chose en fait. Parce qu'il faut bien l'avouer : on s'en fout un peu.
Je vais faire un parallèle facile, mais qui m'impose de placer d'abord une phrase hautement banale : Je n'ai rien contre les homosexuels. En fait, ce serait même le contraire : les homosexuels que je connais sont tous des gens sympas qui m'ont rendus service dans une certaine mesure, à part un qui m'avait un peu saoulé avec son prosélytisme "niah niah, tout le monde naît bi, tu peux pas savoir tant que t'as pas essayé" (protip : as-tu déjà mangé du caca ?). Mais autrement, je n'ai pas à me plaindre. Me sentant moi-même de plus en plus asexué au fur et à mesure que je m'enfonce dans mon célibat, je me vois mal "dismisser" des gens sur la simple base de leur sexualité. Ou alors juste par jalousie.
Ordonc, la Gay Pride.
Mon reproche à cet évenement est purement terminologique. Et musical à la rigueur, car je ne suis pas fan de techno. Mais dans l'absolu, ça ne passe ni à des heures indues, ni à côté de chez moi, donc je ne vais pas m'en plaindre.
Ok, donc des homosexuels défilent dans la rue, et on se croirait à la Japan-expo avant l'heure. Ca me va, ça égaye mon trajet vers la Fnac / Micromania de Montparnasse une fois par an. Les pensées les plus agressives que j'ai à leur égard sont des sporadiques "putain, quel gâchis", ce qui, je pense, n'est pas attaquable juriquement.
Mais "Pride" ? Le problème est là. Il n'y a pas vraiment de fierté à être gay en cette époque où la moindre remarque envers une classe d'individus nous fait passer immédiatement pour un raciste/homophobe/mysogine/sympathisant de la tribu Ka. Je peux comprendre que les premiers gays aient été très fiers de pouvoir s'afficher, de se libérer des contraintes qu'on leur a fait subir, etc. Ok, ok. Mais c'était y a combien d'années tout ça ? La plupart de ceux qui ont vraiment milité de façon à ce que ça importe ont probablement vu leur libido couler en dehors de leur pores au fur et à mesure des années qui passaient.
Je le répète avant de me faire *encore* houspiller dans les commentaires pour mes prises de position avant-gardiste : La Gay Pride ne me dérange pas. MAIS il n'y a pas plus de raison de tirer de la fierté à être homosexuel qu'à être noir, blanc, grand, petit, rentier, issu de la classe moyenne ou spasmophile.
Ou *suspense* . . . geek.
La troisième catégorie présentée ici est similaire à la deuxième sur bien des points (en fait, ce sont les mêmes), mais dans le cadre de ces débats, il faut bien l'admettre : chez eux, le "on s'en fout" est de rigueur. Il n'y a pas de raisons d'être fier d'être geek et de vouloir défendre son "histoire" ou son "intégrité intellectuelle" : c'est un état de fait, on en arrive là par le biais de ses passions, de son vécu, de son passif. Ceux qui achètent des gadgets "parce que je suis un geek lol kikou" ne valent pas mieux que ceux qui conspuent les-dits gadgets "parce que je suis un vrai geek, snort snort fight the powah." Après tout, geek est un terme plutôt dérogatoire à la base, donc pourquoi s'exciter à vouloir absolument être reconnu comme tel ? A plus forte raison, quand il est rapidement évident qu'on en est un.
Evidemment, en philosophie, personne n'a tort ou raison (à part dans le cas particulier "étudiants vs professeur"), parce que les questions sont bien trop difficiles et chiantes pour qu'il soit possible de sortir un avis auquel on ne puisse objecter. Dieu merci, il existe un être au dessus du plan de l'existence humaine, dont la sagesse n'a aucune limite et dont la capacité de jugement s'avère toujours juste au final. Il suffit de lui demander ce qu'il en pense.

Assis sur son throne en or massif DANS L'ESPACE, le Geektateur contemple avec curiosité les états d'âme des habitants de cette étrange planète.
Bah, je dirais que chaque groupe a des arguments qui se défendent. Enfin pas le premier, car je les présente comme des drônes brainwashés qui se disent otakus "parce que Naruto" ou hardcore gamer "parce que Gears of War". Mais même si les types qui se disent "fier d'être geeks" me font crisser des dents (ce qui est assez paradoxal, car de l'avis général, je pense être un connard élitiste), on ne peut pas nier qu'il y a quand même des conséquences néfastes à la démocratisation généralisée de l'accès au net, et surtout à la démagogie qu'elle entraîne avec elle. Sans vouloir plagier le contenu de web-séries agonisantes, la quantité d'éléments "inutiles" et de "déchets intellectuel" qui apparait chaque jour sur le net est un peu effrayante. Et comme ces habitudes sont encouragées par tout ce qui est "gros distributeur" et uniformisation générale, ça n'ira pas en s'arrangeant (des sites officiels sur SKYBLOG, vous êtes sérieux là ?). Oui, comme tout le monde, j'utilise Firefox et Google sur un ordinateur équipée d'une version piratée de Windows XP. C'est sincèrement dommage, mais pour ça je préfère la facilité.
Il y a de quoi rire de la minorité qui persiste à utiliser des Macs, des ordinateurs équipés de Linux ou d'autres systèmes d'exploitation dont la finalité est en fait de ressembler le plus possible à Windows. Mais il y a aussi quelque chose de noble dans ces croisés de la "liberté geek". Certes, rappellera le 3ème groupe, c'est INUTILE. Mais l'inutile est parfois nécessaire, comme le préconisaient des vieux barbus héllenistes en toges. Être fier d'être geek ou ne pas l'être, il y a quelque chose de malsain à voir l'image qu'on a de soi (ce qui n'a rien à voir avec la fierté) se faire manipuler juste pour amener du profit. Et ce, même sans être profondément antilibéral. Mais que pouvons-nous y faire ?
Pour ma part, je pense que le meilleur moyen serait de relancer Dreamkey 3.0 et de fournir une Dreamcast à tout le monde. Just Sayin'.
02 octobre 2009
"Gahahahaha. Let me show you my ultimate weapon !"
J'avais commencé à rédiger un article prestigieux, fantastique, immense, qui aurait probablement été mon article préféré de Geektature pour 2009 (titre pour l'instant disputé entre l'article à propos du papier sur les minorités dans les jeux vidéo et la review en Haiku de Akikan). Un truc vachement profond sur la condition du geek à l'orée de l'année 2010, qui aurait déclenché des rires, de la réflexion, du trolling, des larmes, et toutes ces choses que les autistes ne ressentent pas. Il y avait même des dessins faits maison pour accompagner ça, dont un dans lequel il était question de "s'étouffer avec un sac de bites".
Je sais que mon père l'a vu, et je tenais à m'en excuser auprès de lui.
Mais ça m'a pêté dans les mains 2 fois, et bordel, tant pis. Pour le moment.
L'autre article que j'avais en tête propose malheureusement un contenu nettement amoindri en terme de matière à réflexion. Mais je vais quand même ajouter une petite introduction pompeuse, histoire de me faire une justification intellectuelle.
Vous avez surement un lieu commun qui vous énerve. Ces expressions toutes faites, balancées comme des vérités incontrables, qu'on nous a tellement ancrées dans le crâne.
Il y a par exemple le fameux "Pense aux centaines de gens plus malheureux que toi" qui semble toujours particulièrement approprié quand quelqu'un déprime. Sauf que non. Il faudrait vraiment être un monstre qui se repaît de la souffrance d'autrui pour trouver le moindre réconfort dans le malheur des autres. Si un être comme ça est déprimé, c'est probablement bien fait pour sa gueule. Il y a aussi ce côté désagréable qui laisse sous-entendre qu'on ne veut rien avoir à faire avec ce malheur. On ne s'implique pas personellement, on laisse des centaines de petits sommaliens le faire à notre place. Ils seront bien au chaud dans l'abcès.
Mais ce n'est pas mon expression "favorite". Il y en a une autre, par laquelle je suis plus souvent visée, et qui n'est peut-être pas la plus impopulaire. C'est le fameux "Si tu faisais des efforts, tu pourrais réussir sans problèmes."
Tellement de choses fausses que ma tête m'implore d'arrêter d'y penser. Evidemment, dit comme ça, c'est très con. Ca laisse présager qu'il y a une sorte d'autorité supérieure qui tient un journal des efforts fournis et qui récompense en mesure de ceux-ci. Une idée pareille fait pleurer le petit Jésus et fait bien rire Nietzsche. C'est bien démago, ça veut faire croire à l'égalité des chances, ça met sur un piédestal ceux qui réussissent et ça repousse discrètement du pied les autres.
Il est aisé de prouver que c'est faux. Vous pouvez passer votre vie à essayer de déplacer des montagnes par votre pensée (personellement, j'ai abandonné au bout de 15 minutes) et la seule chose qu'il vous restera dans votre lit de mort (ou plutôt, votre cairn de mort), ce sera le goût de l'échec. Vous pouvez étudier à fond la neurologie, la géologie, la météorologie, le zoroastrisme, bref, tout ce que vous voulez et qui pourrait vous aider, mais vous n'y arriverez jamais.
C'est un exemple vulgaire, mais il permet de développer quelque chose d'intéressant : les efforts ne sont pas vains. Mais ils n'augmentent pas les chances de réussite, ils les multiplient. Dit comme ça, ça a l'air presque mieux. Mais malheureusement, quelque chose qui a zéro chances d'arriver restera toujours à zéro, quel que soit le taux d'effort qu'on investit dedans pour multiplier ses chances.
Lentement mais surement, on se rapproche du sujet principal de l'article. Il est des achèvements dont la chance de succès ne fait aucun doute. Quelqu'un possédant tout ses os, tout ses nerfs et tout ses sens peut raisonnablement espérer être capable de mettre un pied devant l'autre. Ca va de soi, ça fait quoi, 700 000 ans qu'on s'entraîne ? En revanche, même un optimiste désespéré aura bien du mal à me convaincre qu'en faisant des efforts, je pourrais trouver le boson de Higgs. Et ce n'est pas de la mauvaise volonté, j'adorerais le trouver. Et j'y consacre bien quelques heures par jour.
Cela délimite des seuils assez clairs. Mais ce qui est intéressant, c'est les limites que chaque personne se fixe, et à partir desquelles elles considèrent qu'il est inutile de faire des efforts. Pour moi qui ait cotoyé un certain nombre de personnes issus de milieux sociaux et culturels aux antipodes les uns des autres, je trouve ça même fascinant.
Pour les winners, la barre se situe haut, très haut. En fait, ils ne parlent jamais de ce qu'ils ne pourraient pas faire, parce que ce n'est pas un sujet dans lequel ils sont à l'aise. Quand ils disent "ça, j'y arriverais jamais", ils parlent en général de quelque chose dont vous n'aviez même pas idée de l'existence.
Et plus on descend, moins ça vise haut. Il y a ceux qui visent un boulot en particulier, mais qui savent que ce n'est pas à leur portée. D'autres n'en arrivent même pas là : dans leur cas, ce sont carrément des études qu'ils jugent inacessibles. Evidemment, ça ne se limite pas qu'au parcours professionel. Ca se ressent aussi dans les hobbys (ou au moins une majorité d'entre eux) voir même, dans les grands moments de désespoir, dans la vie privée .
Ce qui est fantastique, c'est que chaque personne est différente, a son propre parcours, eu ses propres expériences, a été influencé par diverses personnes, et surtout, a eu une éducation et des gènes qu'il n'a pas choisi (retirez "et des gènes" si vous jugez ça trop eugéniste). De ce fait, personne n'a tort, personne n'a raison, et il serait prétentieux de vouloir avancer le contraire. Quand on s'adresse à quelqu'un pour lui vanter les mérites des efforts, il ne faut pas perdre de vue qu'il n'y a souvent pas de dénominateur commun entre lui et vous. Vous dîtes qu'il peut le faire, que d'autres y sont arrivés avant lui. D'accord, mais plein d'autres n'y sont pas arrivés. Et si vous faîtes l'apologie de l'effort, cela vous retire aussi d'office le droit de vous plaindre de ne pas réussir. Parce que ça a l'air si simple, quand vous le dîtes.
Evidemment, il faut prendre tout ça avec des pincettes. On parle de gens ici, et donc la généralisation a ses limites. Il y a bien sur des exemples de "génies gachés", même si ils sont probablement plus rares qu'on voudrait le croire. De même, je ne fais pas l'apologie du fatalisme. Comme je l'ai dit au début : les efforts ne sont pas vains. Mais certains objectifs demeurent inatteignables. Que d'autres l'aient fait avant ne les rend pas forcémment plus accessibles pour autant. C'est parfois même l'inverse.
Il faut donc prendre ses précautions. L'empathie est une qualité bien nécessaire, mais même avec, ce n'est pas toujours suffisant. Cela dépend d'autres choses, comme l'irritabilité de l'interlocuteur, son passif, son sens de l'humour. L'un dans l'autre, tout ce qui forme son échelle de valeurs, et nous voilà revenus à ces histoires de limite. En tant qu'être humain, une simple phrase mal placée peut vous rabaisser lourdement dans l'estime de quelqu'un d'autre.
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En tant qu'être humain, une simple phrase mal placée peut vous rabaisser lourdement dans l'estime de quelqu'un d'autre.
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En tant qu'être humain, une simple phrase mal placée peut vous rabaisser lourdement dans l'estime de quelqu'un d'autre.
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Hm.
Tout ça pour dire que j'ai joué à un jeu hentai vachement bien y a pas longtemps.
Sengoku Rance est un jeu de stratégie-RPG développé par Alice Soft. Pour moi qui me targue d'avoir quelques connaissances en matière de jeu vidéo en général, je dois avouer que j'ai des lacunes en ce qui concerne la production de jeux hentai (lacunes que je ne me presse pas vraiment de combler, je l'avoue). En fait, je n'en ai joué qu'à 3. Duel Savior (mes fans les plus hardcore, ils sont facilement une dizaine, se souviendront avec émotion de la review que j'en avais fait sur mon ancien "site" *rires enregistrés*), qui reste probablement un des meilleurs beat'em all auquel j'ai jamais joué. MoeSim1942 (un nom qui fait rêver), un "Hearts of Iron" light AVEC DES LOLIS (je me souviens avoir causé de sacrés mindfucks avec cette déclaration) qui, malgré un gameplay assez simpliste, se laissait jouer (jusqu'au moment du plan Barbarossa, où c'était game over assuré dans les 10 tours qui suivaient), et qui avait le mérite de ne pas abreuver le joueur de séquences H. Et Sengoku Rance, apparemment issu d'une très longue lignée de jeux pornos, bah c'est le troisième.
Je ne compte pas Saya no Uta, que je vois plus comme une VN vraiment bien scénarisée dans laquelle les types ont foutu du sekse juste pour la valeur ajoutée, ou Phoenix Drive, que je vois plus comme une ode à l'engrish dans laquelle le sexe n'est là que pour rajouter au burlesque déjà immense.
Et je n'ai pas honte de l'avouer : j'y ai joué des heures et des heures, à ce bon sang de jeu. Le pitch est simple : Alors qu'ils passent leurs vacances au Japon, Rance et son esclave sexuel, Sill, se retrouvent on-ne-sait-comment à aider Oda Nobunaga à unifier le Japon. Enfin, un Japon légèrement modifié par rapport à celui qu'il y avait à l'époque, mais en gros, le même. Et voilà, les scénaristes peuvent rentrer chez eux s'amuser avec leur fleshlight.
Bon, j'exagère un peu. Il y a une vague histoire de puissance démoniaque à l'oeuvre derrière tout ça, ce qui permet d'accélérer le jeu vers la fin, parce que conquérir tout les territoires un par un, merci bien. (Il y a un super raccourci à ce propos vers le 100ème tour, avec un "Quelque mois plus tard et après des batailles acharnées, la plupart des territoires du seigneur des démons sont passés sous votre contrôle", et vlan, d'un coup d'un seul, vous contrôlez 75% de la carte sans avoir rien fait).
Le principe du jeu en lui-même est simple, et rappelle un peu RotK : Vous avez une carte du Japon, sur laquelle vous pouvez faire diverses actions. Il y en a une quantité assez incroyable : Augmenter les infrastructures de vos régions pour vous permettre de gagner plus d'argent, chercher des donjons à explorer, sympathiser avec vos généraux, déclarer la guerre à des régions avoisinantes, etc. Chaque décision consume un "action fan" quelle que soit le niveau d'importance de celle-ci, et sachant que vous n'avez que 2 éventails au début de votre partie, il faut très vite trouver un rythme correct pour gérer son armée, et ne pas faire de choix précipités.
Il serait assez rébarbatif de faire un compte rendu complet du jeu. Et cette bète phrase n'est pas là que pour justifier ma fainéantise : c'est en fait un aveu. Ce jeu est immensément RICHE. Je n'aurais jamais cru ça d'un jeu hentai, mais le panel de possibilités d'une partie à l'autre est immense. Les pros considèrent qu'il est possible de compléter le jeu à 100% en 4 parties de mode histoire + 1 du mode "free", mais c'est complètement faux, à moins d'être un demi-dieu ou de tout faire avec une FAQ sous le nez. Et encore . . .
Pour débloquer toutes les scènes, les CGs, et surtout, les "character clears" et les niveaux de difficulté, comptez probablement 6 ou 7 parties.
Des exemples des possibilités dans le jeu ? Au début de la partie, vous vous retrouvez très vite attaqué par deux ennemis. Une fois que vous les battez, les généraux principaux se retrouvent dans votre prison, prèts à être recrutés.
On pourrait s'attendre à quelque chose d'équivalent pour chaque adversaire/région que vous affronterez, mais le jeu nous prend vite par surprise. Certains personnages ne sont recrutables qu'au deuxième playthrough, déjà. Mais d'autres variantes entrent en compte, comme les officiers ennemis que vous capturez, le nombre de tours que dure la bataille, les autres pays contre lesquels vous êtes en guerre, etc. Il y a une quantité de variables assez énorme et il est étonnant de voir à quel point les développeurs ont bien ficelé leur truc, de façon à ce que voir l'ensemble des scènes est archi-compliqué. A plus forte raison, sans utiliser de FAQ, mais là on touche carrément au masochisme.
Après, évidemment, le jeu a quand même ses quelques défauts. Je m'extasie sur les choix proposés, mais il y a aussi le contre-coup apporté par ceux-ci : le jeu vous place parfois dans des situations dont il semble quasiment impossible de se tirer. A partir de votre deuxième partie, vous avez la possibilité d'entrer dans des routes IF, où le scénario devient plus centré sur des personnages secondaires que vous avez privilégié. Celui de Yamamoto Isoroku est complètement démentiel, vous mettant soudainement en guerre contre 3 ou 4 ennemis en l'espace de 2 tours, sans préavis. De même, certains personnages qui pourraient sembler protéger par leur importance dans le scénario se font parfois définitivement décalquer, sans possibilité de les récupérer après. On peut recharger la dernière autosave évidemment . . . mais on se sent quand même un peu con. Le nombre de personnages réellement "importants" pour le scénar se compte sur les doigts d'une main, et leur mort sur le champ de bataille revient en fait à un game over (parfois même si vous avez gagné la bataille en question. Je ne vous parle pas de la haine que ça peut occasioner).
Mais ce ne sont que des défauts assez mineurs, qui contribuent à l'ambiance assez hardcore/wrpg du jeu. La plus grosse plainte, surprenamment, est peut-être dû au côté hentai.
Comme je l'ai dit, je n'ai pas beaucoup joué à des jeux hentai. Dans Duel Savior, le nombre de scènes est, j'imagine "dans la moyenne". Dans MoeSim, c'était carrément plus éparse, je n'en ai vu que 2 en tout, et j'y ai pourtant pas mal joué.
Dans Sengoku Rance . . . C'est autre chose. C'est peut-être aussi parce que là, le jeu est traduit intégralement. Mais bon sang, ça n'arrète pas, et même si les CGs ne sont pas si fréquentes, le héros ne parle que de ça, tout le temps. Si vous avez des amis assez dérangés pour vous regarder jouer à un jeu hentai, et qui EN PLUS, sont alcooliques, essayez de faire un jeu à boire où vous devez prendre un shot dès que "Hyper weapon" (une belle image pour désigner le phallus du héros), "Love juice" ou "Imperial Juice" (je ne vous fais pas de dessin) sont utilisés. Vous allez vite finir à l'hosto.
De ce point de vue, c'est d'une lourdeur pas possible. Le côté RPG/Dating-Sim avec ses officiers n'est pas inintéressant, mais il faut avouer que les 3/4 de ces petite scenettes sont réservées à des personnages de sexe féminin. Et que 100% de ces scènes, quasiment, aboutissent sur des scènes pornographiques. Qui sont longues. Tellement longues. C'est seulement au bout de plusieurs heures que j'ai découvert que laisser enfoncer ctrl permettait d'autoskipper toutes les scènes, même celles qui n'avaient pas encore été vues, ce qui est un life-saver.
Et si la majorité est relativement "soft" au niveau du contenu (il y a beaucoup de viol, mais, (un peu à l'instar de la vraie vie), dans les jeux hentai, les filles finissent forcémment par adorer ça) il y a quand même quelques scènes qui bordent, voir touchent carrément au guro (pas extrême, mais pas gentil non plus). Et pour la seule scène vraiment lolicon du jeu, il y ont mis les moyens. Des années passées dans les pires endroits d'Internet m'ont fait perdre suffisemment d'humanité pour pas que je me sente plus choqué que ça, mais pour les néophytes, ça peut légèrement révulser.
Ce lien vers Shintaro Kago plus haut n'est pas complètement anodin. Un peu comme avec lui, je me tuerais à répéter les vertus de Sengoku Rance, mais il y a fort à parier que ce sera ignoré par une grande partie des gens, ne serait-ce que pour le concept de jouer à un jeu Hentai. J'imagine que pour beaucoup de personnes qui ne font pas de concours de waifu sur leurs blogs, c'est une limite qui ne se dépasse pas. C'est dommage.
Mais bon. Ce n'est pas dramatique non plus.
04 septembre 2009
Jet Set en jette.
Être un passioné de jeu vidéo (pour ne pas dire "geek") n'est pas chose facile. Il faut faire nombre de sacrifices, souvent incompris par autrui. "Mais Tchako, pourquoi ? Tu passe la journée enfermé chez toi, et il y a des chaises plus actives sexuellement que toi. Tout ça pour jouer à des jeux vidéo ?"
Ce à quoi je répondrais "Ta gueule salope. Pas n'importe quel jeu vidéo !"
En vérité, je me contenterais surement de juste bafouiller, puis d'aller pleurer dans ma chambre. Mais le fait est que, oui, jouer à Jet Set Radio Future quand on a une xbox 360 n'est pas une tâche facile.
Déjà, il faut le trouver. Oh, quoi de plus simple que d'aller sur eBay, de taper le nom, et de se servir ? En plus c'est pas cher.
Mais il y a un twist. Si vous êtes aussi autiste que votre serviteur, vous saurez que la version la plus commune, bundlée avec je-ne-sais-plus-quel-jeu-de-course (disons que c'est "Street Racer" et arrêtons-nous en là) n'est pas compatible avec le mode 60hz.
Et les gens avec un pénis de ma taille ne jouent pas à des jeux en 50hz.
Une fois mis la main sur la version stand-alone, sensiblement plus rare, il faut mettre la Xbox 360 à jour. Ce qui implique donc de la connecter à Internet. Dans mon cas, ça impliquait soit de trouver une prise éthernet d'une quinzaine de mètre, soit d'acheter un connecteur wifi et de partir dans un enfer de port DNS qui refusent de s'ouvrir, même sous la torture et les reboots.
Ou de trimballer ma 360 dans mon sac chez un pote qui a déjà toute sa connectique à lui de branchée. Bon choix.
Connexion à Internet en cours, cool. "Votre mois d'abonnement Gold gratuit commence . . . MAINTENANT" Non attendez quoi je voulais rester sur le silver pourquoi est-ce oh merde. Après avoir grillé un mois de jeu en ligne gratuit dans le vide, je mets la console à jour. A moi, interface laide et avatar atroce. Comme je ne me reconnais jamais dans les cheveux de ces saloperies, je me retrouve donc avec un personnage dont on dirait qu'on lui a collé des raviolis en grille sur la tête. Et évidemment, il m'a fallu changer mon gamertag, parce que "Tchako" était déjà pris. Comme "Mengo". Comme "Glaxpy". Attendez quoi ? Glaxpy est pris ? Sérieusement ? J'ai donc du m'affubler du sobriquet "Sa Saintete", sans accents dans le texte.
Mais une fois passé outre ce sacerdoce, le jeu m'était enfin disponible. Et avant de dire tout le bien que j'en pense, je vais, sans transitions, dire du mal de Sonic.

Le saviez-vous ? Il n'y a pas d'hérisson au Japon. Ou peut-être que si, mais je pense que les Japonais ne sont pas au courant.
Mais pas tout de suite. Parce que Sonic, c'était trop cool, quand même. Ca demeure une icone emblématique de la grande époque de la plate-forme, sur les consoles 8 et 16-bits. Une des raisons pour lesquelles Sonic est mieux que Mario* réside dans le level design, avec des maps à explorer extrêmement grandes, qui offrent au joueur un côté vitesse/réflexe sur le plan horizontal, mais aussi un côté exploration sur le vertical.
C'était juste absolument génial. Les 3 premiers opus, et le Sonic & Knuckles demeure des classiques en matière de plate-forme et même de jeu vidéo en général.
Puis est venu la 3D.
Les jeux vidéo, c'est un peu comme les femmes : la 2D c'est mieux.
Je ne parle pas du Sonic 3D : Flicker's Island (même si c'était déjà bien "cheum", pour parler comme des jeunes de province défavorisée) ou des opus Saturn auxquels personne n'a touché (oh mon dieu Sonic the Fighter pourquoi c'était si bien dans ma tête et si mauvais en vrai). Sonic Adventures se défendait encore, même si on sentait qu'il y avait une légère accumulation d'éléments peu intéressants dans le deuxième opus. Puis une demi-heure de Sonic Heroes m'a vite convaincu que le requin avait été sauté, et pas forcémment dans le bon trou. Comme si Sega écoutait mes pensées, ils ont ensuite sorti Shadow The Hedgehog. A partir de ce moment-là, je n'avais même plus envie d'essayer, et je pense pouvoir affirmer sans laisser trop de place au doute que je n'ai pas eu tort [insérer ici une blague en référence à Sonic Riders]. J'ai laissé sa chance à Rush Adventures sur DS, parce que je l'ai piraté eu gratuitement. C'était pas trop mal, mais ça souffrait méchamment du même syndrome qui commencait à se dessiner dans les niveaux de course de Adventures 2, à savoir "Laisse droite enfoncée pour gagner". La partie exploration partait complètement à la trappe, et même si c'était joli à regarder, c'était au final fort peu interactif.
Pourquoi je parle de tout ça ? Parce que Jet Set Radio est en gros ce qu'un Sonic en 3D aurait du être.
Si Falcoon est fan, c'est forcément bien.
Si vous ne connaissez pas Jet Set Radio, c'est probablement que vous avez été élevé par des parents indignes qui refusent de voir leurs enfants heureux. Développé par Smilebit (lire : Sega) d'abord pour la Dreamcast, puis pour la Xbox pour le second opus, Jet Set Radio vous permet d'incarner un jeune "trop dans le vent" qui a pour but de recouvrir les murs de sa ville de tags pour, heu, sauver le monde, ou quelque chose du genre. Desservi par un scénario anecdotique, Jet Set Radio est surtout mémorable pour avoir su créer un véritable nouveau style, au moment où la 3D commencait à rentrer dans les moeurs, en "inventant" le Cel-Shading, cette technique qui donne un aspect hautement "cartoon" à l'image (Fear Effect était half-assed au niveau du cel-shading, pour ça que je le compte pas). Mais il n'y avait pas que ça : pour la maniabilité, le jeu utilisait le principe des jeux de "sensations extrêmes" typé skate ou bmx, popularisé par la série des Tony Hawk's, mais en le replacant dans un contexte complètement différent. Et pour parachever le tout, tout l'aspect artistique, tant visuel que musical, était déjanté, original, inédit, brillant.
Jet Set Radio Future était un des jeux de lancement de la Xbox, et force est de constater qu'il a fort bien vieilli, alors qu'il avance tranquillement sur sa dizaine d'années (je me sens si vieux d'un coup). C'est d'autant plus remarquable quand on connait la qualité moyenne des jeux disponibles aux lancement des consoles (ho ho Blue Stinger, hu hu Fantavision, pff pff Gundam trucmuche sur ps3). Niveau graphique, c'est juste joli, bien qu'on puisse déplorer quelques ralentissements en présence de trop de npcs à l'écran. Au niveau de la musique, c'est toujours assez original, avec des pistes qui peuvent rebuter aux premiers abords mais auxquels on finit par s'habituer (nommément celle où une fille hurle dans le micro qu'elle fait un gateau pour son fils et sa belle-fille, ou encore l'infameux UNDERSTAND UNDERSTAND). On peut noter la présence de quelques "vrais" noms de la musique dedans (de la même façon qu'il y avait Jurassic 5 et Rob Zombie dans le premier Jet Set Radio), nommément 2 des 3 Beastie Boys, ainsi qu'un type qu'on pourrait essayer de prendre pour le chanteur de Soul Coughing en faisant un effort.
Le gameplay reste majoritairement conservé par rapport au premier, à la différence que les tricks sont désormais "serious business" dans le cadre d'obtentions de bonus et ne peuvent plus engranger des quantités complètement absurdes de points juste en sautant de rails en rails en boucle. En contre-partie, le tag a été simplifié et se font juste sur pression d'une gachette, sans avoir besoin de faire des mouvements avec le stick (vu le niveau de rétention anale du premier jet set radio quand on pètait un mm de travers en faisant le tag, ce n'est peut-être pas plus mal).
Dans l'ensemble, c'est du très bon. Le challenge est relevé mais pas trop : On voit rarement l'écran de Game Over, mais ça peut arriver de recommencer des passages un peu corsés pendant un certain temps. A plus forte raison, si on est un perfectionniste et qu'on vise le 100%, il y a de quoi pour bien quelques heures.
Comme dit plus haut, Jet Set Radio a un peu l'esprit Sonic. Une partie du jeu se fait sur la vitesse. En se contentant de rouler, votre personne ne va pas bien vite. En revanche, dès qu'il "grinde" sur des rails, le rythme s'accélère, et que ce soit pour éviter de tomber comme une merde ou rater un tag, il faut être aux abois. Mais parfois, certain bonus et / ou tags se trouvent dans des endroits assez abracadabrants, et il faut redoubler d'ingéniosité pour y arriver. On a toujours une raison d'être stimulé ou motivé quand on joue à Jet Set Radio Future. J'en suis à une vingtaine d'heures de jeu, et je dois l'avouer : je ne les ais pas vu passer.
Là c'est un peu flou, mais en fait c'est vachement bien.
La question qui reste en suspens désormais est : Quid de la suite de la série ? Le problème, c'est que les jeux ont été acclamés par la presse, ont reçu des prix (je ne compte pas l'opus gba dans le tas) et, à l'instar des jeux de Suda51, se voient décerner des vrais cultes sur Internet. Mais ils n'ont pas si bien marché au niveau des ventes. Sega s'est vu proposer des plans pour un Jet Set Radio Wii, mais les a repoussé. Peut-être parce ques les ventes de deux premiers opus les ont refroidis ? C'est probablement le prix à payer pour en avoir sorti un sur Dreamcast, et le deuxième sur Xbox. Mais cela fait un certain temps que Sega chie plus qu'il ne produit ses jeux, et un petit coup de témérité leur ferait surement le plus grand bien.
*Si vous avez scrollé à toute vitesse en vous lêchant les babines en bas de cet article pour consulter cette note de bas-de-page, vous êtes probablement un troll né dans les années 80. Et vous êtes prévisible aussi.
27 août 2009
Le Geektateur viole son enfance : Part 3 : Sweet Lovin' Chameleon
Ca faisait longtemps, tiens. Mais j'aime bien ces articles : je joue une demi-heure à des jeux extrêmement mauvais en émulation, puis je viens m'en plaindre sur mon blog.
Que demande le peuple ? Peut-être des bons jeux, pour changer, je me rends compte. Dire que jusqu'ici, j'ai été déçu par les jeux que je voulais étant petits sans jamais les obtenir est un euphémisme. Le meilleur auquel j'ai du jouer, c'était Greendog, avec peut-être Ecco pas loin. C'est dire.
J'ai donc décidé de prendre les choses en main, et de puiser dans ma nostalgie voir si il n'y avait pas un jeu dans le tas qui pourrait s'avérer plus jouable que la moyenne. Le concurrent le plus intéressant était Kid Chameleon.
Kid Chameleon

Rick Astley en skateboard tente d'échapper à une bande de jeunes déguisés pour Halloween.
1992 messieurs-dames. Grands dieux, peut-être que certains des lecteurs de ce blog n'étaient pas nés quand le jeu est sorti. En tout cas je sais que y en a un paquet qui étaient incapables de faire autre chose que vomir et chier dans leur couche.
Kid Chameleon est un jeu de plate-forme assez classique, à une exception près : le héros peut se transformer en divers personnages hauts en couleur possédant leurs propres capacités. Ce tout petit twist de gameplay qui ne paye pas de mine aux premiers abords apporte pourtant tout son intérêt au jeu.
Car de base, le héros ("Casey") ne peut pas faire grand-chose. En fait, ses capacités se limitent principalement à 1) Sauter et 2) Mourir. Pas super bandant, nous sommes d'accord. Cela-dit, en se fracturant le crâne contre des blocs qui flottent, il est possible de faire apparaître un power-up qui permet de changer d'apparence, de gagner des nouvelles capacités et d'avoir un capital de PV plus élevé.

Ces diamants me rappellent un dauphin, tiens.
Ainsi, Casey peut se transformer en samurai et donner rageusement des coups d'épée, en espèce de Jason-like et envoyer brutalement des haches, en tank-zombie avec un casque subversif qui projette avec irritation des obus, ou en chevalier qui peut grimper les murs avec vélléité, entre autres. Evidemment, selon la situation, telle tenue sera plus appropriée qu'une autre, et sera en général mieux que se promener en simple geek lambda.
Vraiment ? En fait, je n'en sais rien. Le level design de Kid Chameleon alterne le bien-pensé, le sadique, et le "qu'est ce que cela je n'ai même pas". Les premiers niveaux sont assez linéaires et il n'est pas bien dûr de voir quelle transformation utiliser à quel moment. Mais plus ça avance, plus le jeu devient fourbe : les tableaux deviennent énorme ; tel passage ne peut être employé que par l'homme-mouche alors que l'autre n'est valable que si on a le gus avec le casque ; et le temps, qui n'est qu'un vague indicateur de combien de points bonus on récupère à la fin du niveau dans les premiers levels, finit par se faire de plus en plus pressant et stressant au fur et à mesure que l'on progresse à travers les niveaux. En fait, le jeu avoue même ses défauts de fabrication : et en faisant start, vous avez l'option "recommencer le niveau" qui s'affiche, au cas où vous seriez bloqué en forme "humaine" dans un coin où vous n'avez aucune chance de vous en tirer. Ne riez pas : ça arrive plus souvent qu'on le croit.
Mais cela-dit, le jeu reste assez agréable. Les graphismes sont vieillos, mais ne piquent pas les yeux : je dirais même qu'ils sont délicieusement rétros. La musique n'est pas trop agaçante, et la progression, bien que difficile, se fait malgré tout avec un certain plaisir . . . jusqu'à ce qu'on arrive aux niveau les plus durs. Le mur pointu qui nous poursuit durant tout le niveau 9 est un véritable nightmare fuel, et "Sinister Sewers", le niveau 12, est aussi un véritable sacerdoce, au moins le temps de comprendre comment l'homme-mouche se joue. J'ai fini par craquer au niveau 13, fatigué de me faire tuer systématiquement par des PUTAIN DE BOULES DE NEIGE qui tombaient benoitement de l'écran, après plusieurs tentatives couronnées d'échec à essayer de trouver le bon chemin pour la fin du niveau. Niveau 13, donc. Le jeu compte 40 levels.
Mais il ne s'agit pas d'une difficulté "bidon", comme celle qu'on rencontre dans le jeu de combat Tortues Ninja avec son IA atroce, ou dans Global Gladiators et ses déplacements hasardeux. C'est du "Trial and Error" à l'ancienne, qui nécessite de refaire une ou deux le niveau pour savoir précisemment ce qu'on fait. Il s'agit peut-être du premier jeu testé ici que je pourrais regretter de ne pas avoir eu.
Et dire que je l'ai découvert grace à un jeu au dos d'une boîte de Miel Pops.
10 août 2009
Le webmaster de ce blog a peut-être des origines indonésiennes.
J'ai toujours essayé d'être le moins partisan possible quand je m'engage dans quelque chose de nouveau. A l'exception de sujets à propos desquels j'ai des à priori assez forts, comme le gout du caca ou le côté duquel je beurre mes tartines, j'essaie de prendre tout ce qu'on me présente comme un travail sérieux, que je peux analyser avec la confiance que la personne qui en est à l'origine y a passé un certain temps et consacré un certain effort. C'est comme ça que je me suis retrouvé sur les épaules d'un sexagénaire qui me promenait en monocycle dans la gare du Nord.
Mais forcémment, si le sujet me parle un peu, et que j'ai des à priori, j'y injecte tout de suite une certaine dose de scepticisme, ou d'enthousiasme, c'est selon. Lorsque je suis tombé sur un papier qui se présentait comme une étude sociologique quant à la présence de minorités dans les jeux vidéo, nul besoin de dire que je savais que j'étais parti pour un bon moment de franche rigolade.
Si je m'appelais Coyote D. Udésert, je commencerais par dire tout le mal que je pense de la sociologie, ou même du crédit qu'on peut apporter en général aux "sciences" humaines (en guillemet dans le texte). Mais de par ma formation littéraire, je ne peux pas vraiment me lacher sur le sujet. Après tout, j'ai un peu un ancètre commun avec ces personnes spécialistes pour brasser du vent, un peu comme j'en ai un avec les musicologues, les ethnologues ou dieu sait quel filière exotique l'éducation nationale peut produire en temps d'opulence. Nous avons aussi un futur commun qui s'appelle le chômage, mais là n'est pas la question.
En général, je les laisse faire ce qu'ils veulent, et, mince, je suis prèt à reconnaitre le bien-fondé de certains trucs qu'ils peuvent pondre, comme la Uncanny Valley ou dieu sait quoi d'autre. Mais si ils touchent aux jeux vidéo, j'ai un peu de mal à laisser passer ce qu'ils racontent. Surtout quand il s'agit d'un tas de connerie.
L'article en question ne fait que 21 pages, mais est un véritable sacerdoce à lire. D'autant plus que tout le contenu est effroyablement prévisible : les blancs et asiats' sont sur-représentés par rapport aux blacks, aux hispanos et aux indiens natifs (le texte est très américano-centré) ; une grosse majorité d'adultes mâles en tant que personnages principaux, yadi-yada, pourquoi le noir meurt toujours au début, pourquoi Tara Reid avec des lunettes, pourquoi Rush Hour.
Pas vraiment besoin de s'attarder là-dessus : c'est des lieux-communs qu'on entend tout les jours à propos de la politique, de la télévision, et de plein d'autres trucs. Ce qui est intéressant, c'est de voir pourquoi tout est erroné. En 3 points.
Méthode : Déjà, on peut se permettre d'élever des doutes sur la qualité de l'étude en elle-même. Il est indiqué dans l'article que 150 jeux ont été "testés". Sur une année, il s'agit d'un chiffre honorable, admettons.
Mais dans quelle condition ont-ils été testés ? Ha ha. Réponse : "Pendant une demi-heure".
Vous saisissez le problème. On peut avoir une vague idée d'un "panel ethnique" de personnages si on joue une demi-heure à un jeu de combat. Mais dans un rpg ? Vous verrez peut-être une dizaine de personnages différents en une demi-heure de Suikoden V, alors qu'il y en a facilement plus de 150 dans le jeu. Et une demi-heure de Metal Gear Solid ? Je ne suis même pas sur que ça laisse le temps de finir de voir la séquence d'introduction.
J'imagine que dans les faits, on me rétorquera qu'il est impossible, évidemment, de jouer aux jeux du début à la fin si on veut en avoir un échantillon conséquent et quand même pouvoir finir l'étude avant la fonte de la couche d'ozone. Ce à quoi je rétorquerais que, impossible ou pas, c'est le seul moyen de rendre l'enquète valable, ce qui est une des raisons pour lesquelles l'idée de faire une étude de ce type est complètement stupide en premier lieu.
Japon, ou "Filthy Black Gaijin" : Une grosse partie de la production vidéo-ludique provient du Japon. Ce n'est peut-être plus autant le cas que dans les 90's, mais on ne va pas nier leur importance sur le marché.
Et le twist, c'est que les Japonais sont quand même bien plus racistes que nous, et n'en ont absolument rien à curer de concept comme la "discrimination positive" (ce qui est, je vais le dire pour faire mon troll, tout à leur honneur). Est-ce que vous pensez vraiment que le Japonais de base a la moindre idée de ce à quoi peut ressembler un Africain ? Regardez des personnages noirs types de jeux vidéo, ils ressemblent plus à des blancs qu'on a laissé tremper trop longtemps dans du thé qu'à un véritable Somalien ou Kenyan. Un développeur de chez Konami a à peu près autant de chances de savoir ce qu'est un Tutsi qu'un Nigérian en a de pouvoir énoncer le nom des N séries de Gundam. Le gouffre entre ces deux cultures fait que l'incorporation de minorités ethniques dans un jeu japonais va forcémment paraitre moins "nécessaire" et naturel que dans des jeux issus d'autres pays.
Roles : C'était un des points qui me dérangeait un peu durant ma lecture, et que j'ai vu mentionné vers la fin, sans que cela n'ait eu de toute évidence le moindre impact sur les statistiques . . . A savoir : Quel rôle ONT les minorités dans les jeux ? A quoi bon se délecter d'une grande présence d'hispaniques et de noirs dans un jeu si c'est un FPS sponsorié par Supreme M Rap se déroulant à Los Angeles en 1992 ? Si Under Siege est politiquement correct vu qu'on y joue des arabes, comment ça se fait qu'un fourgon du FBI soit garé devant ma maison depuis que je l'ai téléchargé ?
Pour pousser la réflexion plus loin, il faut se demander "Quel est l'intérêt de faire un personnage principal qui soit une femme si au final elle agit comme un peu comme un homme à qui on aurait retroussé le penis vers l'intérieur comme un gant de toilette ?" (google stats ahoy). Je ne dis pas que l'homme blanc est à la base de tout et que ça devrait toujours être le personnage par défaut dans tout les jeux, mais juste que faire des personnages différents n'est intéressant que si la différence en elle-même est rentranscrite de façon judicieuse. Si vous remplacez Lara Croft par un homme, bah ça ne choque pas. Ca donne Uncharted.
Il y a très peu de jeux où la différence en terme d'ethnie et/ou de sexe du protagoniste principal peut se justifier. De tête, j'en citerais juste deux en fait : GTA : San Andreas et Valkyrie Profile. Oh, j'en oublie surement, mais ces deux-là sont des bons exemples. Un CJ blanc donnerait probablement envie de se frapper la tête contre les murs, et je n'ai jamais vu de Valkyries avec un pénis ailleurs que dans les cauchemars que j'ai pendant mes crises de spasmophilie.
Pour en revenir à l'étude, le sexe, la couleur de peau ou l'âge du héros ne va pas forcémment influencer l'acheteur. Pour le sexe, ce sera souvent même le contraire : je doute que les créateurs de Rumble Roses ou de X-Blades ait bati leur jeu sur l'espoir attirer un public féminin.
(On peut citer "50 cent : Bulletproof" comme exemple aussi j'imagine, mais là il ne s'agira pas de justifier la nationalité du héros, mais le bien-fondé de l'existence du jeu en lui-même)
Il y a tout ça. Il y a aussi le fait que de plus en plus de jeux proposent des possibilités de créations de personnages fort complètes, et que ce qui en ressort, c'est que les gens vont plutôt jouer ce qu'ils veulent jouer que ce qu'ils sont eux-même. Si mon personnage dans Oblivion est bel et bien un elfe blanc de classe moyenne, mon personnage de Saints Row 2 est une asiatique dominatrice sexy. J'ai bien rigolé en prenant la peau de Gérard Baste dans Def Jam : Fight for New York, mais je n'ai pas retenté l'expérience dans Fallout 3. Etc. etc.
Pour terminer cet article sur une ouverture qui ne sera pas sans rappeler vos meilleures dissertations de philosophie, le jeu vidéo est avant tout un loisir, plus qu'un art. Il s'agit d'un medium moins soumis à la véhiculation d'idéologie que ne l'est la télé ou les livres, et cela en rend l'étude un peu vaine. Certes, il y a des clichés, des stéréotypes, mais les analyser n'en vaut vraiment pas la peine.
Cela n'est que mon opinion, bien évidemment. Mais comme je sais qu'il n'y a que des jeunes adultes blancs de classe moyenne qui viennent sur mon blog, nul doute qu'ils seront d'accord avec moi.
27 juillet 2009
Election !
Je suis bien malheureux de ne pas poster cette myriade d'articles extrêmement pompeux et relous que j'ai en tête, mais il me faut bien m'adapter à mon Zeitgeist, et mon Zeitgeist du moment, c'est le projet A.W.E.S.O.M.E. de l'affreux Zali. Plutôt que de faire de la masturbation intellectuelle, j'ai décidé donc de plutôt faire un article à haute teneur culturelle.
Why Democracy ? Non, non, j'ai dit "rien de pompeux", donc je ne vais pas faire une réponse digne d'un homme qui a eu un 15 à son bac de philosophie. Why Democracy est simplement le nom d'une émission diffusée circa octobre 2007 dans le pays de la Fox. Celle-ci a comme aspiration de présenter des "élections", sous diverses formes, dans des pays aussi variés que la Chine, le Danemark, la Bolivie, etc. En tant que weeaboo, féru de culture japonaise, troll, no-life un peu tout ça, je me suis jeté sur le lien qui me permettait de télécharger l'opus se déroulant au Japon, et qui présentait un mini-film jap intitulé : Campaign ! The Kawasaki Candidate.
Histoire vraie et touchante, le document nous présente Kazuhiko Yamauchi, 40 piges, chargé par le LDP (Liberal Democratic Party, le parti de Koizumi, premier ministre à l'époque) de chopper une place qui s'est libérée dans le "City Council" (mon inexpérience politique m'empèche de trouver une traduction correcte au terme) de Kawasaki, ville d'un poil plus d'un million d'habitants, dans la région de Tokyo.
Mais il y a un twist : Kazuhiko est autant un homme politique que votre serviteur. Il n'a aucune expérience, personne ne le connaît, et les raisons pour sa nomination pour cette tâche demeurent un mystère. Les deux seules indices donnés sont que 1) Il a fait Todai et 2) personne d'autre ne voulait faire cette campagne à cause du prix.
Le documentaire est filmé à la Strip-tease. Je ne fais nullement référence au film avec Demi-Moore ou quoi que ce soit, mais plutôt de l'émission de France 3, où un type caméra à l'épaule suit des "average joe" malgré tout quelque peu loufoques, en se faisant le plus discret possible, sans interventions orales ou physiques de sa part. Une sorte de real-tv avant l'heure, qui étrangement, donne un rendu nettement plus réaliste que les Big Brother et apparenté. Et pourtant j'adore Big Brother, c'est néerlandais, un peu comme moi. Et comme l'apartheid.
On reste donc derrière notre ami Yamauchi qui parcourt la ville avec son bandeau sur l'épaule en tentant de grapiller autant de votes que faire se peut. On passe aussi à son QG dans la ville, sa maison, les diverses réunions qu'il fait. Et il y a une chose qui frappe : c'est horrible.
Attention, loin de moi l'idée de vouloir faire une critique de la culture Japonaise. Je sais très bien que "l'écharde dans l'oeil de la crémière est plus grosse qu'à la fin elle se brise", ou quelque chose du style. Et je suis bien conscient qu'un documentaire sur les déboires de nos partis à nous (le PS en tête) aurait surement de quoi faire rire la planète toute entière. Si Max Pécas est encore vivant, il pourrait faire un super film sur le sujet, je pense.
Avant de commencer à faire une description de cette élection quasiment élégiaque, il faut bien évidemment essayer de nuancer : ce qui a duré plusieurs jours est ici concentré en une heure, donc forcémment, il y a une accentuation sur les points les plus "horribles". Il faut aussi noter que le documentaire a été réalisé par un Japonais, et que même lui a choisi ces passages, donc qu'il est bien conscient que le parcours de Yamauchi sort de l'ordinaire, et que ce n'est pas de la "monnaie courante" pour eux non plus.
Maintenant que tout ceci a été dit, nous pouvons, en toute éthique, être répulsé par le documentaire.
On peut facilement résumer la campagne de Yamauchi par une seule phrase, voir un seul verbe : crier. Crier son nom dans la rue. Crier son nom à la sortie du métro. Et se faire crier dessus quand quelque chose va mal. Quand on n'a rien sur son CV politique, pour que les gens se souviennent de soi, il n'y a pas 36 moyens : on leur gueule dans les oreilles qu'on s'appelle Yamauchi Kazuhiko, qu'on adore Koizumi, qu'on soutient sa réforme. Comme expliqué d'une façon très détachée par un des supérieurs de la LDP, les gens n'écouteront jamais ce qu'on leur dit pendant plus de 3 secondes. Il faut donc y mettre le principal : le nom, et l'orientation politique.
Dès les premières secondes du reportage, on a un peu mal pour le pauvre "protagoniste". Un type de 40 ans, vétu d'un costume et d'un bandeau "soutenu par Jun'ichiro Koizumi" qui se promène dans les rues de la ville avec un mégaphone et des tracts, et qui répète inlassablement la même phrase à la sortie du métro. Ce qui est douloureux, c'est d'entendre sa voix, plus rauque que la plupart des chanteurs de metal japonais que je connaisse, à force de crier son nom comme un demeuré aux moments les plus froids de la journée.
Et le gus est un membre du parti politique le plus influent de sa ville. On sait que les types qui veulent se faire élire maire font parfois des choses ridicules (Balladur sur le marché, etc.) mais jamais à ce point, et surtout pas quand ils sont censés être soutenus par le parti majoritaire de leur pays. Sérieusement, vous imaginez Delanoé à la sortie des escaliers à Chatelet, qui hurle dans un mégaphone "Bertrand Delanoé, votez pour moi pour plus de vélibs" en boucle, avec sa banderole "soutenu par Martine Aubry" par dessus son costume ? Moi non plus.
Mais avec du recul, c'est peut-être encore le moins pire. En fait, Yamauchi vit dans un délicieux paradoxe : il doit gagner une place très importante pour son parti, mais personne, y compris dans ceux censés le soutenir, ne semble vraiment l'aimer. Déjà parce que, comme indiqué dans le documentaire, il y aura des élections pour le maire 2 ans plus tard, et que les types du LDP seront donc obligés de se mettre sur la gueule à l'occasion (le passage où Yamauchi participe à un dîner "d'anciens" du parti qui se foutent de sa gueule en disant qu'ils voteront pour lui plutôt que pour le leader actuel si il fait des bons résultats, avant de partir dans des grands éclats de rire gras m'a presque vraiment mis mal à l'aise, impression accentuée par le rire forcé et les courbettes du pauvre Yamauchi pendant tout ce temps).
Mais aussi parce que le type débarque vraiment de nul part, et n'a aucune expérience. Pas étonnant pour un type désigné d'office pour être envoyé au casse-pipe, mais apparemment, ça n'excuse rien. Yamauchi va donc de brimade en reproche, en passant par les déceptions, les engueulades, etc. Le tout en gardant le sourire, en faisant des courbettes, et j'en passe. Comme des images valent mieux qu'un long discours, je vais agrémenter cet articles de quelques screenshots représentatifs du documentaire. Futurs hommes politiques japonais (ils sont nombreux à lire Geektature, je le sais) s'abstenir.
Et voilà. J'en passe et des meilleurs, comme le type qui se fait donner des leçons de politique par l'épicière, les débats sur la façon dont sa femme doit se présenter aux électeurs (qui doit utiliser "housewife" au lieu de "wife") etc. Le documentaire est tellement bien fait que ça en devient presque difficile de s'attacher à Kazuhiko. Même si il est au centre des brimades et des reproches, comme tout bon Japonais, il se contente de les subir avec force courbettes et sourires forcés, et il y a quelque chose d'agacant à avoir a subir sa voix enrouée sans arrêt.
Même avec tout ça, le final reste quand même presque touchant. Campaign ! The Kawasaki Candidate est un très bon documentaire, même si comme moi, vous n'avez ni culture ni grand intérêt pour la politique. Assurément, un film à montrer aux waponais pour calmer leurs ardeurs.
13 juillet 2009
Free Hugs Expo. Pays invité : le Japon.
Oui bon, le titre est pas super. Mais j'avais déjà fait "Wapan-expo" l'année dernière.
Je m'excusais il y a quelques jours de ne rien avoir écrit sur Geektature ces derniers temps, pour la bonne raison que je ne faisais rien de particulièrement remarquable (om nom nom Anno 1404). On est en droit de se demander si la Japan-expo est remarquable en quelque façon que ce soit, mais il me semblerait contre-nature d'y être allé et de ne relater en rien ce que j'y ai vu.
Allons-y en petits bouts de texte aux transitions approximatives.
J'ai passé 3 jours là-bas, ce qui était sensiblement plus que ce que je comptais faire à la base. Même si "à la base" est une expression un peu abusive, étant donné que je n'avais aucune idée de quand je comptais m'y rendre, le problème étant que je n'avais pas vraiment de bonnes excuses pour ne pas y aller. Au niveau des (rares) dédicaces que je souhaitais récupérer par exemple, y aller le jeudi aurait été largement suffisant par exemple. J'ai donc décidé d'appliquer cette logique à l'envers et d'y aller le vendredi, le samedi et le dimanche. Si mon banquier me lit, qu'il se rassure, le samedi j'ai pu y aller gratuitement. Et en dehors des sorties de mangas en avance, je ne me suis rien acheté d'extravagant.
Sur place, j'ai passé la majeure partie de mon temps entre le Prélat de Singapour et une amie de fac qui n'a pas, à ma connaissance, de titre stupide par lequel je pourrais la nommer. Je citais plus haut les dédicaces, une de mes motivations premières à y aller. Je dirais bien "levez la main si vous êtes déjà allé seul à la Japan-expo juste pour chopper des dédicaces" mais j'aurais du mal à taper avec seulement 5 doigts.
J'ai donc pu avoir une signature et un petit mot fort embarassant de la part de Samantha Bailly, l'auteur particulièrement talentueux responsable de la saga "Au delà de l'Oraison", qui signait le premier tome "La langue du Silence" (j'espère que Google appréciera). Vu la teneur du petit mot, je pense qu'elle peut être assurée que je ne prèterais jamais ce bouquin, ce qui fera donc plus de ventes. Théoriquement. Sur place j'ai pu revoir et rencontrer d'autres personnes fort sympathiques qui ne lisent pas ce blog, et sur lesquelles je ne m'attarderais donc pas, tout snob que je suis.
Il y avait aussi Boulet, dont mon amie de fac est une gigantesque fangirl devant l'éternel. J'ai mangé beaucoup de Boulet ces 3 jours en fait. Et ma foi, c'était plutôt bon. J'ai d'abord eu droit à une dédicace le vendredi, (les dédicaces que je demande à Boulet sont pas très complexes mais chiantes, je pense que j'y consacrerais un article une fois que j'en aurais assez), et je l'ai revu dimanche à un stand quasi-désert, où on a pu tailler un peu le bout de gras.
Mais l'apothéose fut le samedi, où j'avais décidé de partir un peu en avance pour éviter le gros du rush. Pour info, il semblait qu'un conducteur de RER s'était fait tabassé le vendredi soir, et pour fêter ça, le staff du RER B avait soudainement décidé de faire la grève. Surement un free-hug qui s'était mal passé ; comme d'habitude (j'y reviendrai). Ce qui laissait peu de choix pour rentrer (en temps normal, revenir en RER en temps de Japan est déjà un véritable sacerdoce, alors avec des grèves par dessus, ça me semblait juste impossible), le principal moyen d'espérer revoir la civilisation étant un bus, le 350, qui fait Parc des Expos - Gare du Nord.
J'ai croisé Boulet par hasard, qui se retrouvait un peu contri face à la masse devant le RER, et à qui j'ai proposé ce plan de rentrer en bus. Ce qui m'a permis de revenir en sa présence, de me retrouver accolé à lui vu la concentration de personnes présentes dans le bus, et même de boire un peu de sa sueur. Je crois que je dessine légèrement mieux depuis, d'ailleurs.
Un très bon souvenir dans l'ensemble. Même si ce n'est pas à la même échelle, Boulet me fait un peu penser à Blair. Il y a ce côté benoît, ce décallage assez important entre leur âge et celui du noyau dur de leur fanbase, et leur capacité à se détacher complètement de ce qu'ils font quand on discute avec eux. D'assez bons modèles je dois dire. Si un jour quelconque, par un miracle que je ne puis imaginer, j'acquérais un peu de célébrité, nul doute que je deviendrais un connard prétentieux imbu de lui-même qui se mettrait à snobber tout ses anciens amis, en plus des personnes qui ne viennent pas sur mon blog.
Quoi que, j'ai presque touché ça du doigt. J'ai vécu une épiphanie à un moment, en me faisait violemment "hugger" sans rien demander par 2 filles qui ne tenaient pourtant aucun panneau destiné à cet effet. La raison était, semble-t-il, mon t-shirt arborant l'infameux smiley "awesome", qu'elles ont trouvé génial, même si elles appellaient ça "M M Freeze" (ce que j'ai peut-être mal compris à cause du brouhaha ambiant) qualification dont je n'avais jamais ouï dire avant.
Un billet pour la Japan-expo le vendredi : 10€
Du papier transfert : 10€
Un t-shirt Elysol : 1,50€
Avoir deux filles qui te foncent dessus pour te faire un calin à cause de ton t-shirt : ça n'a pas de prix.
Même si ça m'a plus confus qu'autre chose, ça aura assurément été ma plus grande fierté sexuelle de ces derniers mois.
Ce T-shirt m'aura aussi valu un "Awesome" de quelques initiés dans l'assistance (auxquels j'ai répondu par mon plus beau sourire et un thumb-up), nommément Raton-laveur. Peut-être mon passe-droit pour entrer dans la haute sphère otaku française.
Quoi que, en aurais-je vraiment besoin, vu que j'ai enfin rencontré Corti en chair et en os ? (transitions, paf paf t'as vu) Même si ça a été assez court et que ça a été le samedi, donc un jour assez chaotique, l'expérience fut plaisante, et j'espère qu'il y aura l'occasion de la reconduire. J'ai aussi rencontré Kabu , avec qui on a bien rigolé en évoquant mes déboires avec la Nintendo League l'année dernière. J'ai malheureusement raté les tournois qu'ils proposaient, me ramenant trop tard à chaque fois. Et mon plan démoniaque consistant à remporter le prix et à hurler "HA HA JE SUIS LE GEEKTATEUR, SUCEZ MA BITE" en m'enfuyant avec la Wii remportée était un peu compromis par le fait que le jeu était Tatsunoko vs Capcom, auquel j'ai du jouer 2 heures dans ma vie, et jamais en versus.
Mais cela-dit, ça m'a bien fait plaisir de voir les éminences grises derrière le débarquement qu'il y avait eu sur mon blog et les vagues de trollings qui s'en étaient suivis. Je dois aussi dire que toute l'animation sur le stand de la Brigade S.O.S. était plutôt sympa. Je n'arrive plus à détester la fanbase d'Haruhi Suzumiya que je trouvais juste trop envahissante auparavant. Je vais peut-être m'y remettre.
En bonus, le motif original du t-shirt custom que j'aurais été censé mettre, pour fêter l'anniversaire de ma prise de tête avec la Nintendo-league. Mais comme je me voyais mal justifier de son existence auprès de chaque personne qui m'aurait vu avec, j'ai fini par opter par la facilité. Cela-étant, merci beaucoup à Louvre Sombrelune pour ce dessin.
Puisqu'on est à la web-célébrité, j'ai aussi eu l'occasion de servir de caméraman lors de quelques passages du projet "A.W.E.S.O.M.E." de l'ami Zali. Comme je m'y attendais, le décallage entre les gens qui posaient les questions et les personnes qui y répondaient transformaient par moment les interviews en "projet A.W.K.W.A.R.D." mais Zali avait au moins le mérite de ne pas trop s'attarder dessus. Je pense qu'on perd le côté humiliant que devait revétir la chose, et qu'on y gagne plus sur le plan du micro-trottoir "socio de comptoir". En tout cas, j'attends la version finie avec impatience.
Ces quelques rencontres résument le gros de ce que je fais à la J-E. Au niveau des activités, moins de choses notables : même si la partie jeu vidéo était fort achalandée, je n'avais pas vraiment le courage d'affronter à chaque fois la foule, et je ne déteste pas assez Zali pour l'obliger à patienter avec moi pour essayer Guilty Gear XX 3 Blazblue. J'ai quand même eu l'occasion de me faire dérouiller à Street Fighter 3 Third Strike (stick arcade de malheur, un jour je te maitriserai) et à Street Fighter 4. Plus glorieux, j'ai battu Zali et deux inconnus à Soul Calibur 3 (au stick arcade, encore), un jeu auquel j'ai tellement peu joué sérieusement que j'étais bien incapable de savoir qui prendre pour les versus (parce que de toute évidence, les gens normaux ne choisissent pas immédiatement "création de perso aléatoire"). Un bon point pour les orgas qui étaient là et qui avaient installées des bornes avec des post-its "le perdant laisse sa place". Je ne pourrais pas faire de liste exhaustive, mais il y avait entre autre La Crampe aux Doigts, dont je n'avais entendu que du bien jusqu'ici, et dont toutes ces jolies paroles se voient confirmées. J'ai aussi pu tester le Virtual Boy sur Mario Tennis, et ça m'a permis de rayer un élément de ma liste "les choses que je veux faire avant de mourir".
And that's it. La grande force de la Japan-expo, c'est que même si on a pas grand-chose à y faire, se déplacer prend tellement de temps qu'on finit par revenir le jour d'après, qui est en général encore pire. Mais bon, une fois par an, ça passe encore. On en reparlera à la Chibi-Japan.
Fin.
Vraiment ?
BORDEL DE PUTAIN DE MERDE, MAIS QU'EST CE QUI VOUS POUSSE, BANDE DE DECHETS, A VOUS LEVER LE MATIN ET A VOUS DIRE, PENDANT QUE VOUS BOUFFEZ VOS CEREALES "HEY J'AI UNE SUPER IDEE ! SI AUJOURD'HUI J'ALLAIS ARPENTER LES COULOIRS DE LA JAPAN-EXPO COMME UN ZOMBIE AVEC MON PANNEAU FREE HUGS ?"
OK, LES FREE HUGS C'ETAIT ORIGINAL QUAND CA A ETE INVENTE. NIAH NIAH, DESHUMANISATION DE LA SOCIETE, TOUT EST COMMERCIAL, ALORS ON FAIT DES CALINS GRATUITS SPONTANEMENT DANS LA RUE. EN FAIT C'ETAIT DEJA DEBILE, MAIS VOUS AVEZ REUSSI A DEPASSER LES LIMITES DE L'HUMAINEMENT ABSURDE.
100 DEBILES (POUR UN TOTAL DE 470 CHROMOSOMES) QUI DEFILENT DANS LA J-E EN SCANDANT "FREE HUGS" COMME DES DEMEURES ET QUI FOUTENT UN BORDEL MONSTRE PARTOUT OU ILS VONT, J'AI COMME LA *LEGERE* IMPRESSION QUE LE MESSAGE D'ORIGINE A ETE OUBLIE QUELQUE PART. ET QUAND JE DIS "LEGERE IMPRESSION", C'EST DE L'IRONIE, HEIN. JE PREFERE PRECISER, DE TOUTE EVIDENCE LE FREE-HUGHER MOYEN A LE QI QUI S'ADAPTE A LA TEMPERATURE AMBIANTE, MAIS MALHEUREUSEMENT CE WEEK-END LA IL Y AVAIT LA CLIM.
VOUS VOIR EST DEJA UNE AGRESSION. VOUS TOUCHER EST ENCORE PIRE QUE CA, MAIS DIEU MERCI C'EST EVITABLE. MAIS MAINTENANT EN PLUS IL FAUT QU'ON VOUS ENTENDE ? NON.
NON. CASSEZ-VOUS.
QUANT AUX TYPES QUI RAJOUTENT "FEMALE ONLY" SUR LEURS PANNEAUX FREE HUGS, RAHFGAZ. ADARHGAS. DASGARGEG. FEFSF AFASX RZ. FEFSFXCAASFFEGegGEgdgsgs . . .
"Poster et publier"

































