20 juin 2009
Jour de la nunuche : Mai retarded waifu.
La plupart des lecteurs de ce blog le savent peut-être, mais mon compère Zalikun fait une "semaine" de la nunuche, où on est censé parler de ce qui nous fait pleurer, de ce qui nous fait rire stupidement, de petits chats et de peines sentimentales, ou de trucs comme ça.
Je me sens assez peu nunuche dans l'âme, mais j'ai quand même décidé de faire un effort, de prendre sur moi, et de voir si je pouvais parler de quelque chose qui n'implique pas des films à petit budget mais à grosse effusion de sang, ou des jeux vidéo méconnus par la plupart des personnes de moins de 150 kilos. Quelque chose de vaguement nunuche, quoi. Mais pas trop quand même, hein. Sinon, l'égo de Zali va encore plus enfler, et il va continuer de pondre des vidéos blogs où il s'écoute parler mollement à sa webcam pendant un quart d'heure. Du moins j'imagine que ça ressemble à ça, je n'arrive pas à les regarder plus de 10 secondes avant d'être tellement embarassé par le spectacle au point que je doive en fermer la fenêtre et vider mon historique.
Ordonc, de la nunucherie. Comme on est sur Geektature et que donc les visiteurs ici s'attendent quand même à un minimum de qualité, j'allais quand même faire quelque chose qui soit un peu dans le contexte. Donc, parler, par exemple, d'un jeu de drague. Ou dating-sim, ça fait tellement moins vulgaire. Et d'un dating-sim dénué de cul qui plus est.
Oh, ça sonne follement passionant comme entrée en la matière. Mais évidemment, je n'allais pas prendre n'importe lequel.
Introducing Katawa Shoujo.
Avant de commencer par une introduction sauvage et débridée, je vais justifier ce choix. Katawa Shoujo a quand même deux grandes particularités par rapport au reste du "marché" des dating-sims :
- Premier point, il est réalisé par une équipe occidentale. Si je sais bien qu'il y a plein de geeks pas bridés qui vivent dans le sous-sol de la maison de leurs parents et qui passent leur journée à faire des concours de jeu textuel, des "visual novels" occidentaux sont en revanche bien plus rare. Je ne mentirai pas en disant que je serais incapable d'en citer un autre que Katawa Shoujo, ou tout du moins un qui vaille la peine d'être mentionné. Une des raisons qui vaut le "relatif" succès et hype du jeu est que l'équipe provient de 4chan, en grande majorité de la board consacrée aux mangas/animes. Ce qui fait une amusante transition pour la deuxième partie.
- La particularité de Katawa Shoujo est que l'action prend place dans un lycée qui est spécialisé en matière d'élèves handicapés.
Je résume. Grace à des 4channers, vous allez pouvoir draguer des filles handicapées.
Ok, il y a quelque chose d'assez malsain dans cette phrase. Et avouons-le franchement, 4channers ou pas, le simple concept peut mettre mal à l'aise. Je ne sais pas si le concept est plus facilement explicable qu'un wargame WW2 avec des lolis à un non-initié, mais ça demeure assez douteux. En apparence.
Avant de me faire l'avocat du /d/iable, je vais laisser le jeu témoigner pour lui-même et faire un rapide résumé non-commenté de ce que propose la démo.
Tout commence quand Hisao Nakai, le héros, reçoit une lettre pour un rendez-vous. S'y rendant, il y découvre que la personne qui l'y a conviée est une fille, et à plus forte raison une fille qui ne le laissait pas indifférent. A peine la confession commencée, il sent son coeur s'emballer. D'abord dans un sens assez métaphorique, mais, malheureusement, il s'avère que ça devient littéral par la suite. Et c'est dans un joli décor enneigé que le héros tombe dans un profond coma.
Il se réveille à l'hôpital, dans une chambre dans laquelle il va moisir près d'un mois, finissant par être oublié de tous, sauf par ses parents et par les docteurs. Il s'avère que Hisao souffre de "troubles de la condition cardiaque", ou arythmie, pour les intimes. Et que désormais, sa vie va être placée sous le signe de la dépendance médicamenteuse et de l'esquive du moindre choc possible pour son coeur. Joie.
Comme une éducation normale qui se poursuivrait dans un lycée banal risquerait de ne pas pouvoir apporter de solution efficace en cas d'une aggravation de la condition de Hisao, il est donc question de le transférer dans un autre lycée, "spécialisé" dans la scolarisation d'élèves "à difficultés". Une fois sur place, Hisao fera la connaissance d'un assez grand nombre de protagonistes hauts en couleur.
Voilà en gros pour le synopsis. Maintenant, il faut y jouer. Et étrangement . . . c'est bien.
Je ne vois pas vraiment quel mal on pourrait commencer à dire de Katawa Shoujo. En grande partie, parce qu'il n'est pas difficile de réussir un jeu comme ça : il suffit de savoir bien écrire. Et il faut admettre que l'équipe derrière le projet (le studio "Four Leaf") a un certain talent. Evidemment, la question du bon goût de la chose vous tourmente toujours, et vous vous posez plein de questions sur comment est-ce qu'on peut gérer les relations avec des filles handicapées ? Le soft a la présence d'esprit de ne pas vraiment y répondre : au final, le héros n'est guère plus anormal que le joueur (le "mindset" du joueur moyen occidental est bien retranscrit dans le héros, même si l'action se déroule au Japon), et il se pose les même questions que vous. Il ne place pas un quelconque fantasme malsain au centre de ses pensées, il se contente d'être juste relativement mal à l'aise, comme le serait n'importe quel personne confrontée à ce genre de situation.
Tout ça pour dire qu'il ne faut pas s'arrêter à ce simple aspect de la "disability" des filles du jeu. Il semble évident que le studio cherchait uniquement à emprunter une voie pas encore utilisée pour un soft du genre, et que, ma foi, vu que tout a été fait dans ce domaine, l'idée n'est pas plus stupide qu'une autre.
Et ce n'est pas non plus comme si on draguait des filles atteintes de Progéria (si vous ne savez pas ce que c'est, je vous déconseille de Googler). Il y a la sourde/muette, l'aveugle, la fille sans bras, la fille sans jambes, et celle qui se cache le visage à cause de brulures, apparemment. Même si il est évident que leur handicap est visible, elles restent malgré tout relativement "attractives" car le but du jeu est quand même plus ou moins de passer d'agréables moments en leur compagnie.

Amusant de voir que les personnages féminins sont dessinés dans un style qui fait nettement plus "vrai manga" que les persos masculins. Just sayin'.
Et . . . bah j'imagine que c'est à peu près tout. Il n'y a pas grand-chose à commenter sur ce genre de "jeu" : on clique, on clique, on fait un choix, on repart pour un peu de plus de clic, etc. Ca n'a pas la prétention de faire beaucoup plus.
Mais pour rester dans une optique nunuche, je vais quand même en dire tout le bien que j'en pense : Tout d'abord, c'est vraiment très bien écrit. Je n'ai pas l'habitude des Visual Novels, mais du peu que j'en ai vu, le style japonais ne se prête apparemment pas toujours très bien à la traduction en anglais, probablement à cause de la volonté des traducteurs de vouloir trop coller au texte d'origine. Ici, on a un texte originalement en anglais, donc la question ne se pose pas. Qui plus est, chaque personnage a été pensé de façon à ce que son handicap complète agréablement son cliché. Le moment où Shizune (sourde-muette autoritaire "chef de classe", perpétuellement accompagnée par une interprète) se clashe avec Lilly (aveugle "chef de classe" aussi, mais dans le genre calme) est un moment extrêmement bien orchestré et, si on met de côté l'aspect un peu "over-the-top" des dating-sim en général, plutôt réaliste. Au moins pour la gestion de leurs handicaps respectifs à ce moment.
Et il va de même pour chaque perso rencontré. On saisit très vite leur personnalité, que le personnage ait une orientation sérieuse, comme Lilly, justement, ou plutôt décalée, comme Rin. Je dois dire d'ailleurs que j'ai un petit faible pour cette dernière, alors que physiquement ce n'est pas vraiment ma tasse de thé. Mais ses dialogues délicieusement surréalistes et son thème musical benoît ont réussi à me convaincre.
Et puis, il ne faut pas oublier Kenji, presque une sorte de "self-insert" du 4channer moyen. Complètement timbré, chacune de ses apparitions est un véritable challenge mental pour le héros, confronté à un type de logique complètement perverti. Un simple comic relief, certes, mais malgré tout indispensable, et qui contribue à l'impression général que Katawa Shoujo est un jeu différent de ses protagonistes, à savoir : complet. (ok, c'était simple . . .)
Malgré les apparences, il joue aussi un rôle assez important dans une des fins (la débile) qui conclut la démo.
Voilà donc pour ce que j'en ai vu. La démo est trouvable partout sur le web (j'arrive pas à faire des jolis liens sur firefox, alors tant pis, démerdez-vous), se fait assez vite (assez pour s'occuper une après-midi quoi) et est vraiment révélateur de l'équipe et de son talent. Nul doute que quand la version finale sortira, j'y jouerais en cachette la nuit.
02 juin 2009
E3 jour 2.
Deuxième jour de l'E3, et à vrai dire, second pour moi. Les conférences des développeurs, j'en ai rien à branler, je me contente de prendre du feedback sur les forums et de regarder ce qui a été dévoilé d'intéressant sur gametrailers à côté.
Ordonc, aujourd'hui était un fameux jour vu que c'était celui consacré à Nintendo et Sony.
Ca aurait surement été grandiose si je n'avais pas raté la conférence de Nintendo.
Et hors de question que je me tape 2 heures de vidéo si je n'ai pas un forum ou un chat qui spamme des catchphrases à chaque fois qu'un des présentateurs bute sur un mot ou utilise une tournure syntaxique bizarre. Je suis pas payé pour ça, hein. Donc heu, en gros, un Mario Galaxy 2 (pourquoi pas), un Mario 2D multijoueur, un nouveau Golden Sun (à ma grande surprise, ça a apparemment réussi à intéresser des gens) et, petite surprise, un Metroid réalisé par la Team Ninja. Ces derniers sont responsables des Ninja Gaiden et Dead or Alive, ce qui peut laisser un peu interrogatif. Cela-dit, le "prêt" de F-zero à Sega réalisé à l'époque de la Gamecube avait très bien marché. Pourquoi pas deux fois hein ?
Au niveau du casual market, un truc qui se colle au doigt et qui mesure le stress. La politique marketing de Nintendo me file la migraine, et je n'ai pas assez d'alcool dans le sang pour la commenter maintenant, donc je vais laisser passer et faire comme si rien n'avait été dit.
Cela-dit, c'était apparemment moins embarassant que l'année dernière. Véritable prouesse si il en est.
Et on continue avec la conférence de Sony.
Bonnes surprises : Au niveau personnel, j'ai, en fait, pas vu grand-chose d'intéressant. On peut remettre en question la présentation chez Sony, consistant à faire passer très vite plein de jeux sans préciser leur titre, avec une mise en scène qui fait que la taille des images était réduite à celle d'un timbre poste. J'ai cru voir des RPGs dans le tas, mais je sais même plus si c'était sur ps3 ou sur psp.
Mais bon, allez, God of War 3, malgré ses myriades de QTE, a l'air plutôt sympa, même si, par rapport aux performances censées être proposées par la ps3, il n'était pas si impressionant (peut-être la faute au streaming pourri, cela-dit). Ca fera un bon jeu Platinum à acheter. Idem pour Assassin's Creed 2. Puis pour pas me faire huer par les fanboys du monde entier, le nouveau jeu de la Team Ico (qui ont fait Ico (duh) et Shadow of the Colossus, pour ceux qui sauraient pas) The Last Guardian, et bah heu . . Non en fait je m'en fous, mais bon. Je peux pas être enthousiaste à propos d'un truc qui génère autant de branlette intellectuelle de la part des hardcore gamers autoproclamés, donc je préfère attendre de voir.
On s'en fout : Erp a derp, tant de trucs pour la psp que je sais même pas par où commencer. Et évidemment, tant de trucs qui n'ont pas grand-chose à voir avec des jeux originaux. Portages de Little Big Planet, compatibilité avec un truc à la con pour les vidéos, et tutti quanti.
On va commencer et terminer avec la psp-go, nouvelle mouture, qui semble avoir une prise en main assez mauvaise, et qui surtout, a un écran réduit. Ca me semble assez contre-productif de la part de Sony, mais je n'oserais pas remettre leurs choix en question, après tout ils ont déjà prouvé leur maitrise en matière de consoles portables.
N'est-ce pas.

TWO HUNDRED AND FIFTY US DOLLARS ! Difficile de prendre Kaz Hirai au sérieux quand il parle.
Au niveau des jeux présentés pour la ps3, rien qui m'ait vraiment fait bander, je dois l'admettre. Uncharted 2 a l'air joli, mais si c'est comme le premier, à 10€ l'heure de jeu, j'ai du mal à saisir l'attrait. MAG (mais si, 256 joueurs jouant en même temps sur la même map !) paraissait mou, générique au possible, et enclin à être facilement pourri par la communauté.
Il y aura des dégats sur les voitures dans Gran Turismo V. Ou pas, c'était peut-être juste des trolls, je regardais pas en fait. Mais ça intéressera surement les gens qui y jouent.
Au niveau casual, on retrouvait aussi une wiimote un gode-michet lumineux un biniou avec repérage dans l'espace et tout et tout. La démo apparaissait comme relativement convainquante, mais rien de bandant. Ca faisait même un peu pale figure face au délicieux simulateur de shotacon de Molyneux présenté la veille.
Il y avait aussi un jeu de kart lourdement "inspiré", dirons-nous pour rester polis. Le créateur de circuit semblait pas mal foutu, mais le fait de savoir que des possibilités de créations de niveaux telles resteraient cantonnés à un Mario Kart-like médiocre faisait un peu grincer des dents.
Ce que j'ai raté : Hideo Kojima. ENCORE. J'ai vraiment pas de chances avec lui. Un nouveau MGS qui est prévu sur psp, et qui se passera 10 ans après le 3. Cool story bro.
lolwut : "Et en exclusivité sur ps3, les premières images de Final Fantasy XIV !". What. What. What ? Le XIII n'est même pas sorti, et ils présentent déjà les images du 14 ? Oh bon, ça ressemble pas à un ersatz de Star Wars, on dirait que y a un petit côté Skies of Arcadia, et bon, normalement celui-là l'autre taré de Nomura s'en charge pas, ce sera peut-être bon et . . .
FINAL FANTASY XIV ONLINE.
Bien joué, Square. Bien joué.
Mauvaises surprises : Etrangement, rien. Enfin, si, FF7 sur le playstation network. Mais, non, ça allait en fait.
Je lui donnerais un bon 7,5/10. Ca parlait un peu de jeux vidéo par moment, et à part le passage chiant avec Kaz Hirai et la psp, c'était presque intéressant. Mais bon, comme il n'y a pas eu de baisses de prix annoncé, nul doute que la ps3 se viandera encore en 2009.
En somme, cet E3 était nettement plus intéressant que celui de l'année dernière. Moins de figures de ventes, plus de jeux, et même si la mise en scène reste encore améliorable, on ne passe plus 2 heures avec les mains sur la figure,en regardant timidement les conférences entre ses doigts. Un pas dans la bonne direction pour l'E3 cette année.
01 juin 2009
E3 jour 1 : Hey you Master Chief !
J'aime bien l'E3, ça fait toujours des articles faciles à rédiger. La conférence de Microsoft s'est achevé il y a quelques minutes (un peu plus que ça, mais là je suis en train de retaper cet article à cause de Firefox qui m'a chié dans les mains) et il me suffit d'en rédiger un compte rendu pour me faire un nouvel article. C'était la première conférence Microsoft que je voyais, et, ma foi, j'ai été agréablement surpris. Je pense même pouvoir lui donner un bon 6/10.
Bonnes surprises : Quelques jeux présentés qui parvenaient à être vaguement intéressants. Nommément, Crackdown 2 et un Metroidvania 2D pour le X-box Live, réalisé d'une main de maitre par Cliffy "What the fuck" Bleszinsky. Alan Wake semble s'en sortir honorablement aussi, même si c'est pas le genre de jeux que j'achèterais.
On s'en fout : Ca couvre une bonne partie des autres jeux présentés, qui n'avaient pas grand chose de surprenant. Un nouveau Splinter Cell, un nouveau Forza (avec l'annonce marquante d'un mode de jeu qui permet de jouer avec un seul bouton . . .), un look-a-like de Call of Duty. Rien de très bandant.
On peut y rajouter 2 spin-off d'Halos. Je m'excuse auprès des fans, mais pour moi, Halo, c'est un peu comme Harry Potter ou Twilight : J'entends les gens en parler tout le temps, en dire du bien, du mal, ou écrire des fanfics yaoi sur le sujet. Mais rien à faire, j'arrive pas à me sentir concerné.
Et évidemment, la parade de trucs qui n'ont rien à voir avec du jeu vidéo, ou qui sont trop orientés "casual", même pour un joueur peu regardant comme moi. Dans cette dernière catégorie entre un jeu de kart dont le gimmick est de pouvoir se jouer avec les horribles avatars du X-box live. Dieu merci, Microsoft n'a pas eu le mauvais gout de vouloir le rendre payant. Sinon, compatibilité du Live avec Twitter, Last.fm et Facebook. Wouhou, je pourrais regarder les photos de la fille dont je suis secrètement amoureux entre deux challenges de Street Fighter 4. Dommage que j'ai pas le Live.
Ce que j'ai raté : Kojima qui annoncait le futur MGS sur 360, les boules putain. Que les actionnaires de Sony se rassurent, il n'était nullement question d'une exclusivité. Mais entre ça et FFXIII l'année dernière, je pense que le pauvre Kaz Hirai perd un paquet d'année d'espérence de vie à chaque E3.
lolwut : Après le LIPS (comprendre "singstar") de l'année dernière, cette année, c'était une présentation d'un "eye-toy" sauce xbox, qui a l'air étrangement convaincant. Pour ce que c'est, j'entends. Et c'est même un peu triste, mais ça semble même plus convaincant que la wiimote. Les deux premières démonstrations étaient un peu laborieuses, mais est arrivé Peter Molyneux, dont la taille de l'encéphale n'a d'égale que celle de ses chevilles. Il a présenté un "jeu" où le joueur interagit de façon non hédoniste avec un jeune garçon. Celui-ci réagit et répond au joueur par le biais de la caméra et du micro (d'où la référence à "Hey You Pikachu" dans le titre de l'article. J'aurais pu faire une référence à Seaman aussi, mais ça aurait été moins bon pour mes stats) et il faut admettre que la démonstration, même si ça sentait le scripté à plein nez, était impressionante. Mais bon, on connait Molyneux maintenant : il promet la Bible, et au final on peut se considérer heureux si on se retrouve avec le Livre de Mormon.
Cela-dit, ça promet beaucoup de bonnes choses pour de futurs jeux pornographiques, et ça aidera sans nul doute la X-box 360 à s'implémenter au Japon.
Mauvaises surprises : Left 4 Dead 2. Ok, ça n'a pas grand-chose à voir avec la X-box 360 (d'ailleurs le jeu ne sortira pas sur ps3, décidemment, Gabe Newell est aussi obstiné que gros, et il est vraiment très obstiné), mais quand même, le voir confirmé, ça m'a fait un peu crisser les dents. Parce que ça veut probablement dire qu'il n'y aura plus rien de prévu pour le Left 4 Dead actuel. Et qu'en gros, faudra se contenter des 4 campagnes actuelles et d'un mode survival. Quand on compare avec tout les ajouts apportés à Team Fortress 2 depuis sa sortie, et ceux qui sont encore à venir, la réputation de Valve en prend un coup.
Si L4D 2 sort dans les mêmes conditions que L4D, ce coup-ci Valve ne pourra pas compter sur ma carte bancaire. Acheter à 50 eurodollars un jeu quasiment fini à la pisse, je l'ai fait une fois parce que j'étais plein d'espoir. Mais ça ne marche qu'une fois.
Ce fut donc une première journée d'E3 satisfaisante. Plus tard ce soir il y aura des conférences d'éditeurs tiers, mais bon. Je suis pas spécialement pressé de voir Mass Effect 2. Je préfère jouer à Tropico.
Et demain, le lourd du lourd : Nintendo et Sony. Accrochez-vous, ça fera mal.
31 mai 2009
Ma façon de lutter contre Hadopi.
Je m'ennuie, et je n'ai pas envie de réviser. Alors j'ai décidé de révolutionner la poésie. Je sais qu'un dénommé Chutney, littéraire de renom, suit mon blog, alors nul doute que ça lui plaira.
Je crois pas vraiment en cette histoire d'Internet 2.0, mais allons-y, essayons quand même. Lisez bien le texte suivant :
Sans bruits,
le nouveau
me terrorise.
J'ai eu
de ceci,
effroi,
sales larmes
aux
joues,
jeûne.
Paranoide,
pas fier,
et lache,
et accusé.
Du silence ?
Par pitié
Evitons-le !
Des bruits !
Que ça !
De partout !
Si il est muet,
le nouveau
me terrorise
Mais en Fa
en Do, ou en Ré
Ma foi, oui,
Ca me va.
Oui, ça ressemble à rien. Mais pourtant, dans le nouveau système poétique que j'ai mis au point, tout ces vers sont des alexandrins.
Le premier qui trouve la combine gagne, heu, le truc de son choix. Je ferais tout ce qu'il me demande, dans la limite de mes moyens et de mon amour-propre. Faut bien s'occuper.
17 mai 2009
Attack Girls' Swim Team versus The Undead
Mes articles sur les films commencent quasiment toujours de la même façon : je m'excuse de n'avoir aucune culture cinématographique. Je ne saurais l'expliquer, il demeure juste qu'il y a des tonnes de films que j'ai l'impression d'être le seul à ne pas avoir vu.
Il y a peu, cette gêne a fini par se transformer en quasi-culpabilité, et même en obsession, et je me suis donc lancé dans de gigantesques sessions de rattrapage, bouffant de la pellicule à tout va, regardant plus de films en un mois que j'en regardais en 6 les années précédentes. Et que des vrais trucs, comme Léon, Reservoir Dogs, True Romance, Incassable (j'en reviens pas de pas aimer Night Shyamalan et d'avoir pourtant vu autant de ses films), Fear and Loathing in Las Vegas, etc.
Puis bon, voilà, au bout d'un moment, j'ai craqué.
Oui. Oui. Bon. Ok.
Difficile de savoir quoi penser de ce genre de films à la vue de l'affiche. Des asiatiques, des zombies, des maillots de bain ? N'importe quel esprit sain peut deviner qu'on se dirige vers une heure et demi de truc qui ne vont PAS être bien, mais il reste à déterminer à quel sauce on va être mangé. Du film du cul vaguement scénarisé avec des morts-vivants en fond ? Du film de zombies vaguement érotisé avec des nichons en fond ? Quelque chose de si mauvais que c'est drôle ? Ou de tellement mal fait que c'est médiocre ?
Attack Girls' Swim Team versus The Undead propose tout ça à la fois. Et bien plus.
Tout commence avec l'arrivée d'une jeune étudiante dans un nouveau lycée. A peine arrivée, elle fait la connaissance d'une autre fille, membre du club de natation. Plaisanteries, confidences et seins s'ensuivent.

Au Japon, une formule traditionelle de salutation est de pousser les gens dans une piscine quand ils sont habillés. Le viol est aussi accepté lorsqu'on a le temps.
CAN'T SHOW TITS IN A CENTRISTE BLOG.
Une tradition veut que plus les seins apparaissent tôt dans un film, plus il y a à craindre pour la qualité globale. Si on ne compte pas les tétons qui pointent sous le maillot de bain dans la scène d'introduction, on arrive ici à tenir 8 bonnes minutes. Parfaitement honorable.
Ordonc, l'héroïne, qui tient presque du silent protagonist, se trouve une nouvelle amie en la présence de la plaisantine en question. J'ai oublié le nom de tout les personnages du film, alors appelons l'héroïne Patricia Kaas et son amie Cyril Hanouna.
Pendant que Patricia et Cyril comparent leurs corps nus sous la douche et y trouvent des similarités forts étranges (tache de naissance identique sur le sein, grain de beauté dans le cou, woh mon dieu) le plot essaie vaguement de se mettre en place à côté : le coach de l'équipe de natation s'avère être un gros lourdingue qui maltraite les filles dont il s'occupe, et se fait tuer par une d'elle qu'il la renvoie pour cause qu'elle se sente malade et pas en état de nager dans la compétition qui doit avoir lieu dans les prochains jours. Malade car une voix annonce une épidémie de virus qui s'est déclaré dans le lycée, et que les élèves doivent aller chercher un vaccin.
Virus.
Vaccin.
Zombie. On sent que le scénario commence à aller quelque part.
Le film comporte peu de personnages masculins (4 et demi), mais ils demeurent cependant tous assez mémorables.
Mais revenons-en à Patricia et Cyril. Profitant de la relative agitation qui a cours dans le bâtiment, elles en profitent pour sécher un peu (erp a derp, normal de vouloir sécher après avoir pris une douche, je suis si drôle), sous prétexte que le vaccin, elles s'en foutent. Et elles font bien : les premières personnes vaccinées commencent à présenter des symptomes inquiétants : elles jouent mal et ont plein de mauvais maquillage sur le visage. Typiquement, les symptones des acteurs de film japonais low-cost. Et heu, de zombies, aussi.
Tellement de choses mauvaises et fausses partout que je ne sais même pas par où commencer.
S'ensuit alors une scène absolument dantesque où un des professeurs qui pose une question de mathématiques (qui implique en gros des multiplications de X pommes par tant de yen. Dans un lycée. Bravo l'éducation japonaises) pète un plomb, dit à une des élèves "Tu ne connais pas la réponse ? Alors prenons un exemple. Commencons avec . . . DES POMMES" suite à quoi il jongle avec des règles en fer et coupe la tête d'une autre étudiante en hurlant à nouveau "DES POMMES". Le tout suivi d'un massacre dans les règles de l'art, avec moults jets de sang, dévorements et tutti quanti. Véritable (et pour ainsi dire seul) fou rire, j'ai eu mal aux côtes plusieurs minutes.
Cette séquence incroyable est suivie d'une autre qui mérite aussi son pesant de cacahouètes, où une prof infectée chauffe un de ses collègues, avant de l'attacher à une chaise (grace au miracle de l'élipse) et de commencer à lui couper/arracher diverses parties du corps. Pas la partie la plus drôle, malheureusement. Mais ça reste cependant un beau spectacle.
Elles vous chauffent, puis après elles vous coupent les orteils et vous arrachent les, heu, sinus, j'imagine. Toutes pareilles. Salopes.
L'action continue, et on se rend compte que Patricia Kaas ne partage pas que la personnalité du héros de jrpg de base : elle est aussi spécialiste pour tuer les zombies. Qui ne sont pas vraiment mort dans les faits, mais qu'importe, ce n'est qu'une question de terminologie. Elle commence à essayer de rescaper toutes les personnes non-infectées. Etant donné qu'à ce stade du film il ne reste plus beaucoup de figurants, ça implique en réalité de fuir de 2 lycéennes titubantes et de notre ami fan de pommes. Ce dernier se fait d'ailleurs descendre dans un impressionant showdown contre Patricia dans la cour du lycée.
Une équerre dans le dos ! Ma seule faiblesse !
Bon. Jusque là, on peut se dire que c'est du très bon. Le rythme réussit à ne pas ennuyer. Comme dans toutes les productions japonaises à petit budget, les acteurs jouent TRES mal, et c'est très drôle. Le fanservice est limité à quelques plans sur la poitrine siliconée de Patricia Kaas, ce qui n'est pas très intéressant mais a le mérite de ne pas être trop envahissant.
A ce moment, le réalisateur a du se dire "on manque de porno là, on perd leur attention". Et malheureusement, il s'est dit qu'il allait mettre les petits plats dans les grands. Après un rapide flashback nous expliquant le passé de Patricia Kaas ("J'ETAIS UNE ORPHELINE ON M'A ADOPTE ON A FAIT DE MOI UNE ARME ET JE RÊVE DE NAGER"), Cyril Hanouna commence à lui donner de la soupe. Avec la bouche. Deux fois. C'est long. Puis elles commencent à s'embrasser pour de vrai. On ne cherche pas vraiment le pourquoi du comment, on se dit, voilà, ce genre de films doit forcémment avoir ce genre de scène parce que sinon ce serait pas un vrai mauvais film à petit budget.
Norman_Blairo rend tout mieux.
SAUF QUE C'EST TROP LONG. 20 seconde de sekse lesbien aurait largement suffi pour faire passer le message, mais le réalisateur a jugé bon de faire durer ça pendant 10 interminables minutes. Je ne vais pas cracher sur du sexe lesbien entre deux asiatiques (erp a derp google rank), parce que bon, je n'ai pas la prétention de m'assurer moins pathétique que je ne le suis. Mais dans mon film de zombies qui était tellement mauvais qu'il était drôle, ça ne me plaît pas. Premier moment du film où je regarde combien de temps il me reste avant la fin.
"DIS ISZ DE TOOL FOL UPBLINGING."
Dieu merci, tout revient assez vite à la normale. Par un heureux hasard, les filles découvrent que si elles ne sont pas affectées par le vaccin qui rend fou, c'est parce qu'elles font partie du club de natation, et qu'elles sont parties nager après. En effet, la CHLORINE de la piscine permet d'annuler les effets de la zombification. Behold gentlemen, for this is the power of SCIENCE.
Malheureusement, la chlorine magique ne marche pas sur les professeurs qui ont reçu un "vaccin" plus puissant. Et donc, notre amie professeur d'engrish et mangeuse de sinus est inaffectée par le sceau d'eau que lui ont envoyée les filles. Ces dernières parviennent quand même à la maitriser, et en attendant de trouver une solution, la laisse traîner par terre.
Puis parce que ça faisait bien 6 minutes qu'on avait pas eu droit à un peu de sexe gratuit, le réalisateur juge que c'est le bon moment pour introduire le méchant de l'histoire. Pour l'introduire . . . DANS L'HEROINE ! Ha ha. Je me fais rire moi-même.
Ordonc, flashback. Le grand méchant, qui est derrière tout, est présenté : il s'agit d'un asiatique armé d'une flute magique. Non seulement celle-ci donne furieusement envie à Patricia Kaaas de se masturber quand il en joue, mais en plus, il n'a pas besoin de bouger les doigts pour produire des notes, celles-ci sont automatiquement générées en fond sonore, même quand il arrête de jouer pour copuler. Histoire de montrer qu'il est méchant, il pénètre froidement et sans émotion sa protégée. C'est chiant, mais c'est un peu moins long que le sexe lesbien sus-mentionné.
UTILISE TON KI.
Patricia Kaas décide donc d'aller règler tout ça une bonne fois pour toutes. Elle laisse Cyril Hanouna et les autres derrière. Evidemment, ces dernières n'ont pas envie que leur amie y aille toute seule ; et pour assurer un nombre suffisant de cadavres dans le film, elles décident aussi de sortir dans le lycée pour on-ne-sait-quelle-raison, armée de leur tenue de combat.
Quite à mourir, autant qu'on voit nos fesses !
Celles-ci rencontrent à nouveau la professeur d'engrish qui en tue une grande majorité. Le reste se fait surprendre par le grand méchant joueur de flute (appelons-le Danny) qui était en fait le coach depuis le début. Enfin, pas exactement, mais c'est chiant à expliquer. Voilà, le reste des figurants meurt. On est bientôt tranquille.
Patricia Kaas n'a bien évidemment aucune idée de ce qui se trame, et continue sa ballade dans le lycée. C'est sans compter sur sa rencontre surprise avec Danny au sous-sol. Shock and Horror. Celui-ci essaie de la séduire à nouveau en jouant de la flute. Cette fois, en plus de donner des envie masturbatoires à Patricia et de pouvoir produire des notes différentes sans avoir besoin de bouger les doigts, elle sonne étrangement comme un putain d'ORGUE. Une flute traversière. Ca ne sonne en rien comme un orgue. Stupides japonais.
On en arrive à peu près au dernier quart du film. Et j'ai envie de dire, à la fin du deuxième mouvement. Pour résumer rapidement jusqu'ici.
- 1ère partie : Passage introductif, bien débile, bien mauvais. Zombies hilarants. Pommes. Dure environ 40 minutes.
- 2ème partie : Passage chiant avec du sexe gratuit, des trucs qui n'ont aucun sens et un ennui général. Dure une vingtaine de minutes.
Et la 3ème partie, la fin du film. Qui se traduit par une sorte de "lol wut" monumental.
Tout commence par l'affrontement entre Danny et Patricia. Celle-ci révèle que ses envies hédonistes n'étaient qu'une feinte pour se déshabiller et révèler à grands renforts d'effets de mise en scène ridicule sa combinaison de combat : un maillot de bain. Il ne faut pas décevoir les fétichistes qui ont acheté le film juste pour sa couverture. S'ensuit un combat saisissant, où s'affrontent flute-orgue aphrodisiaques, pince-nez shuriken (wat), palmes-griffes (WAT) et qui se termine avec Danny qui s'injecte sa propre drogue. Deux fois. Sauf que la deuxième fois, ça ne le rend pas plus fort, il se contente d'hurler, de se frapper lui-même, puis de se faire tuer. Oh. Bon.
NOOOOOOOOOOOON.
Une fois Danny battu, Patricia Kaas sort en vitesse et trouve son amie, Cyril, allongée par terre et ligotée. Elle se charge bien évidemment de la libérer et de l'embrasser par la même occasion.
MAUVAISE IDEE. Cyril était en fait un pion de Danny depuis le début. Cette histoire de tache de naissance et de grain de beauté sur le cou (et d'orphelin aussi. Cyril était aussi orphelin) n'était qu'un piège pour se rapprocher de Patricia Kaas et gagner sa confiance. Car comme le dit assez intelligemment Cyril, si elles avaient été soeur jumelles, cela aurait impliqué qu'elles se soient ressemblées. Ce qui n'est pas le cas. Du tout. Erm. Tout ça pour ça, oui.
Piégée donc, Patricia ne s'est pas rendu compte des cachets de "NERVE PARALYSIS" (qui vend ça ?) que Cyril lui a fait avaler. Cette dernière commence donc à savourer sa victoire, menacant de couper les tétons de sa prisonnière, qui ne peut que rester au sol et haleter bruyamment. Mais lorsque Patricia annonce qu'elle est parvenue à tuer Danny, cela sème le doute dans la tête de Cyril. Et alors qu'elle s'apprête à porter le coup fatal, un coup de feu retentit, et Cyril se retrouve avec un point rouge entre les seins. Elle s'éteind, ses dernières paroles étant "Tu vois, il est encore en vie".
Et oui ! Danny n'était pas vraiment mort . . . Sauf qu'en fait, si ! Mais SON FRERE JUMEAU est lui encore en vie. Parce qu'il avait un frère jumeau, grands dieux, cette ficelle scénaristique témoigne d'une véritable témérité du réalisateur. Et même que y en avait un qui baisait les filles pendant que l'autre jouait de la flute. Ce qui est peut-être une façon d'expliquer le fait que les notes soient jouées en décallés. Ou pas, j'en sais rien.
Evidemment, je n'ai pas besoin de préciser que le frère jumeau est joué exactement par le même acteur.
MINDBLOWN
Mais de l'aveu lui-même du frère, il est bien plus faible que le véritable Danny. Et si la fille n'était pas paralysée, nul doute qu'elle lui ferait la peau. Néanmoins, cette dernière parvient à prouver qu'elle a de la ressource, et même complètement dénudée, parvient à utiliser ses dernières ressources pour massacrer Danny 2.
Avec un rayon laser.
Qui sort de son vagin.
Cela a pour effet de faire exploser le méchant Danny 2. Cela a aussi eu comme effet de me laisser complètement bouche bée pendant plusieurs minutes, même après que le film fut fini. Mes sourcils ne pouvaient pas aller plus haut. Mes bras ne pouvaient être plus bringuebalants. Mon espoir et ma confiance en l'espèce humaine n'était désormais plus qu'un lointain souvenir. A ce moment, je n'arrivais plus à penser qu'en mots courts et primitifs. "Que ?" "Quoi ?" "Hein ?" "Putain ?" "Vagin."
Le fait que l'héroine décide d'aller dans une piscine après, et Y CREVE EN GUISE DE FINALE A CAUSE DES MEDICAMENTS QUI DECONSEILLENT D'ALLER SE BAIGNER DANS LES 8 HEURES APRES EN AVOIR PRIS n'a surement rien arrangé à mon sentiment général de "qu'est ce que je viens de regarder bon sang il est 1h du matin et j'ai cours demain je vais rencontrer des personnes normales qui n'ont pas vu ce film et le regarderont jamais pour qui elles vont me prendre".
Quelques heures plus tard, mon esprit avait retrouvé un peu de sa clarté, même si repenser à la fin du film me file encore un peu la migraine et me donne envie de pleurer. Je dirais que finalement, le film vaut peut-être la peine d'être regardé. Peut-être. Dans le cadre d'une soirée légèrement alcoolisée et/ou avec des amis. En fast-forwardant les scènes de sexe. Et en étant avec des amis qui n'ont déjà que peu d'estime pour vous.
Ca représente un sacré paquet de conditions pour le rendre regardable. Et j'aurais beau le déconseiller à toute personne munie d'un minimum de goût, je ne peux m'empêcher malgré tout de laisser une petite partie de mon esprit hurler à la terre entière que, putain, ce film vaut la peine d'être vu. LASER VAGINAL.
11 mai 2009
Internet Aigri : De la mémétique.
Attention : Ca va être chiant.
On arrive à la fin des oo-oo's (prononcer "ou-ouze", même si il vaut mieux éviter de prononcer ça tout court), et on se dirige vers une nouvelle décennie, encore une qui va être chiante à nommer.
Après être passé par des nineties qui étaient plus ou moins une décennie d'expérimentation diverse dans de nombreux domaines, qu'est ce qu'on retiendra de ces années qui vont de 2000 à 2010 ?
Pour moi, c'est simple : Internet.
La population entière s'est geekisée. Comparez la densité d'ordinateurs et de connexions Internet de maintenant par rapport à il y a 10 ans. A l'époque, avoir Internet c'était un luxe, un signe de richesse quasiment. Une rareté même. Je pense avec émotion à Loïc, mon ami qui m'intimait de le laisser seul dans ma chambre pendant que je lui montrais du porn sur ma dreamcast. Que de souvenir et de nostalgie. Espèce de tordu, putain.
Aujourd'hui ? Pour citer un grand auteur-compositeur "je me fais ouij en 5 minutes avec eMule". La particularité, c'est plus d'avoir Internet, c'est de ne pas l'avoir. N'importe qui sait aller sur Internet, sait installer Messenger, et peut lacher ses comms à volonté ou faire profiter le monde entier de sa médiocrité. Magie de la modernité.
Mais pour quelqu'un qui a un blog, ce serait sacrément ironique de se moquer du nivellement par le bas de l'Internet contemporain. Plutôt que de faire ça, je vais plutôt décharger mon aigreur sur un phénomène plus précis et récent, mais qui se développe comme une grippe porcine qui serait vraiment dangereuse : la mémétique.
Si vous venez sur Geektature, il est fort probable que vous saviez ce qu'est un méme. Et, j'ai envie de dire, c'est bien le problème.
J'étais peut-être dans un mauvais jour cette fois-là, mais pour m'être promené un peu dans les hautes blogosphères geeks et otakus françaises, je me suis rendu compte de quelque chose d'horrible : Il n'y a plus d'humour. Il n'y a plus que des memes.
Loin de moi l'envie de me faire délateur et de poster des liens compromettants. Mais c'est une tendance générale. Et même moi, je n'y échappe pas toujours. Mais il demeure que j'ai vu des articles se voulant drôle, et se basant essentiellement sur des mèmes repompés jusqu'à la moelle, sans aucune volonté derrière d'apporter quoi que ce soit. Et, pire, qui partent avec le présupposé que tout le monde comprendra de quoi il est question. Fainéantise néfaste, en somme.
Et tout cela me semble assez surréaliste. Je pense pouvoir nommer à peu près toutes les personnes qui lisent ou ont lu Geektature, étant donné que je n'en fais absolument aucune pub, quasiment. Je pourrais truffer mes articles de private jokes horribles, de références à des évenements de ma vie personelle qui seraient complètement obscurs à toutes ces personnes qui tombent sur mon blog en faisant des recherches indécentes, ou même, et bien, je pourrais faire des articles reposant entièrement sur des mémes. Des memes Palikiriens, que probablement moins d'une dizaine de personnes sur la planète pourraient comprendre, allez, n'ayons peur de rien. La raison pour laquelle je ne le fais pas, c'est que, sur une plate-forme ouverte comme un blog, rendre son texte illisible/incompréhensible à une fange de lecteurs qui n'auraient pas les mêmes références, c'est juste du snobisme.
Ironique n'est-ce pas ? Geektature n'est pas "grand-public", loin s'en faut : Jeux obscurs, Animes pourris, Films médiocres, Sous-culture générale et tutti quanti, peu de choses susceptibles d'intéresser la nunuche qui sort de ses skyblogs. Pourtant, quand j'écris quelque chose, je ne peux m'empêcher d'essayer de rendre le tout un minimum compréhensible, car, si je parle de quelque chose que j'aime bien (ou que je juge digne d'intérêt), j'aime autant que le grand public puisse comprendre un maximum, quand bien même le-dit grand public n'aurait que peu de chances de poser les yeux sur mes articles. Je me plais à rêver parfois de gens qui vont sur mon blog, lisent, apprécient (?) et comprennent chacune de mes paroles à propos d'un jeu, d'un manga ou d'un film même si au final, ils n'iront jamais jusqu'à y jouer ou jusqu'à le regarder. Mon style rédactionnel (?) ne me permet surement pas de me la pêter autant, mais c'est un objectif que je me fixe quand j'écris sur Geektature.
A côté de ça, insérer de l'argot de 4chan à chaque phrase, qu'est ce que ça apporte ? Peut-être des raccourcis intellectuels appréciables pour qui a du mal a former correctement ses idées, mais autrement, ça fait soit rire jaune soit hausser un sourcil. Si je veux reprendre un mini-meme intérieur à Geektature, je préfère essayer d'écrire des trucs que même ma mère comprendrait (oui, en fait, elle ne lit pas vraiment mon blog. Sans blagues).
Et pitié, arrêtez de dire "EPIC".
Alors, oui, vous me direz; on vise quand même un certain public quand on écrit, et tout le monde sait ce qu'est un Rickroll, tout le monde connait les "mdrchats", etc.
Sauf que non. Ce n'est pas du tout le cas. Il y a des gens qui n'ont aucune idée de tout ça. Je me souviens avoir failli m'étouffer quand une fille de ma promotion m'a demandé ce qu'était Smash Bros il y a quelques mois. Est-ce que c'est pour autant qu'on devrait lui interdire l'accès à Internet ? Je ne pense pas.
Quoi qu'il en soit, ces personnes, désormais, arrivent sur un Internet complètement crypté où on leur dit juste d'aller "Lurk Moar". Passe encore sur un forum, un board, ou un chat. Mais sur un blog ? Bon dieu, pour qui nous prenons-nous ?
Je sais que c'est un message lancé à la mer, que moi-même j'utilise souvent un franglais approximatif juste pour le style et que bon, on s'en branle quoi. Il reste que bon. Voilà quoi. Faîtes un effort putain. Vous valez mieux que ça.

ET MAINTENAND CEST LE COMPHLIE.
Non j'aime bien cette image quand même.
02 mai 2009
Trois Royaumes, 300 millions fois plus de Chinois.
Parlons peu, parlons bien. Parlons de jeu de stratégie tour par tour hardcore.
J'admet avec une grande honte ne pas avoir une grande culture générale. Et à ce sujet, mes connaissances historiques sont désespéremment en grand besoin d'être mis à jour, voir même d'être instaurées. Parce que je me rend compte que je connais nettement mieux l'histoire de la période des 3 Royaumes en Chine que l'Histoire de France. Pour une fois oui, on peut dire que ce sera la faute aux jeux vidéo. Si Koei avait mieux fignolé Bladestorm, je serais aussi surement très érudit sur la guerre de 100 ans. Pour le moment, je considère que ça a été un conflit strictement franco-anglais impliquant des chameaux et des magiciens.
Maintenant que Dynasty Warriors 5, Warriors Orochi et Dynasty Warriors 6 n'ont plus vraiment de secret pour moi, je m'étais dit qu'il serait temps d'élargir un peu mes horizons, et de me pencher sur un autre jeu inspiré de la même période historique, mais en changeant ce coup-ci de perspective. Et me voilà à jouer à Romance of The Three Kingdoms XI.
J'avais eu un avant-goût de ce à quoi ressemblait la série avec le dixième opus sur ps2. Sauf que ce dernier était assez particulier, l'action étant centrée uniquement sur un personnage plutôt que sur une nation entière. Autant dire qu'on se faisait quand même pas mal chier une fois qu'on avait rempli les quotats exigés par le grand patron quand on jouait un bête vassal (même si il y avait un certain accent sur le côté exploration). Et qu'on était vite débordés lorsqu'on devait expliquer à l'IA ce qu'on attendait d'elle quand on jouait le grand patron en question. Entre les deux, il y avait quand même de quoi s'amuser, cela-dit. Mais pour le XIème, cette prise de position de gameplay est passé à l'oubliette, et on en revient à de la stratégie bien plus basique. Koei ne peut pas se permettre de faire trop original à chaque fois, quand même.
Plutôt que de faire une description détaillée du gameplay, je vais juste expliquer la raison pour laquelle ce jeu est HARDCORE (un type sur un forum en parlait comme un des jeux de stratégie les plus durs qui soit). Parce que le HARDCORE, c'est ça qui nous intéresse, nous les autres vrais joueurs, dont la vie ne se résume qu'à des screenshots comparatifs de X-men Origins et des tableaux de vente.
- No officers, no life : Tout le gameplay de RotK repose sur les officiers. Ils font TOUT pour vous, et une ville sans officiers est juste bonne à moisir et à se faire attaquer par des brigands. Comptez-en au moins une dizaine par ville pour espérer la faire tourner convenablement, 4 ou 5 en garnison une fois qu'elle est développée pour qu'elle ait encore une chance de produire quelque chose d'utile d'ici la fin de la partie. Evidemment, quand on commence avec des gros balaises typés Cao Cao ou Sun Jian, les officiers talentueux, ce n'est pas ce qu'il manque. Mais prenez Meng Huo et sa bande d'abrutis qui mettent 10 tours à construire une ferme là où des officiers normaux en prennent 2 et vous allez vite comprendre que sans bons officiers, votre partie va se trainer lamentablement. Surtout quand ils se cassent chez l'ennemi dès que leur Loyalty descend un peu trop.
- Diplomatie dans la Chine du IIIème siècle ? Nigga please : Le but du jeu dans RotK, quelle que soit la faction, c'est unifier la Chine. Ce qui se traduit en fait par "tout pêter". La diplomatie permet en gros de temporaliser, les alliances permettant à la rigueur de requérir de l'aide pour défoncer certaines puissances. Mais vers la fin, même un allié en "Trusted" avec qui vous avez formé une alliance officielle va immédiatement passer en hostile si il voit que vous êtes un peu trop gros, quelle que soit la quantité d'argent que vous avez envoyé dans sa direction générale. Victoire diplomatique ? Non, désolé, vous êtes trois siècles trop tôt pour la démocratie.
- Transport de troupes ? Clandestino ! Centralisation ? Illegal ! : Le côté qui tue tout, c'est que dans RotK, vos ressources ne sont pas centralisées. Chaque ville doit se gérer indépendamment sa bouffe, ses troupes, son or, ses réserves d'armes, et évidemment ses officiers. Le transport de ces derniers est le seul qui se fait relativement vite : pour le reste, il faut compter sur des chariots de transports qui se trainent lamentablement le long de la map.
C'est probablement le point qui rend le jeu si dur. Vous venez de prendre une ville ? Félicitations : d'office, les 3/4 de ses infrastructures vont pêter. Donc il faut reconstruire en grande partie à partir de rien. Vous comptez faire un gros steamroll avec votre cinquantaine de milliers d'homme sur-armés ? Lol non. Ou alors il vous faudra beaucoup plus de bouffe qu'une ville ne peut en contenir. Ou tenter d'attaquer des villes lorsque c'est la famine dans vos rangs, mais je doute que le facteur humouristique de la chose compense la futilité de la tentative. Donc il faut les mettre en garnison dans la ville prise nouvellement. Et attendre de récupérer assez de bouffe pour repartir, ce qui est un objectif quasiment inatteignable sans soutien de vos ville à l'arrière du front. Qui feront partir de la bouffe certes, mais à quelle vitesse ? etc.
Ca fait qu'en fait, le jeu n'est JAMAIS rapide. 3 siècles trop tôt pour la démocratie, 17 pour la Blitzkrieg. Même si vers la fin, quand on déplace ses officiers par paquet de 90 et que toutes nos villes à l'arrière sont laissées aux bons soins de l'IA, on a de quoi faire démarrer les villes assez vite.
- Shit is so historical : Non, évidemment, historiquement le jeu devient caduque dès que le joueur s'en mèle (comme en atteste mon LU BU RUSH sur le pauvre Cao Cao que j'ai enculé à sec quand je jouais Dong Zhuo). Mais les quelques éléments en question rendent le tout assez infernal : le côté "partage en couilles" qui est commun à la plupart des dynasties chinoises en fin de carrière, avec ses cortèges de paysans qui se révoltent (ce qui se traduit par l'apparition de camp de brigands près des villes où le "Order" est trop bas), ainsi que les tribus locales ou étrangères qui viennent foutre leur merde, etc. Le pire étant la durée de vie des officiers, qui, en mode "historical", dépasse rarement la quarantaine. La mort des officiers est une véritable saloperie vu qu'ils sont centraux, comme expliqués en point 1. Surtout que rien ne les empêche de crever en plein milieu d'une bataille, ce qui vous réduit d'un coup les capacités de votre unité. Et même si on est en général prévenu un peu à l'avance par notre stratégiste . . . Loin de moi l'idée de colporter un message xénophobe, mais lorsque vous avez 40 officiers et qu'ils ont tous des noms outrageusement chinois, vous allez avoir du mal à vous souvenir de tous ces avertissements. Surtout qu'après être passés, ils ne sont plus consultables.
(Pour info, à l'époque où je faisais anglais - chinois, un camarade asiatique s'étonnait de ma capacité à me souvenir du nom des empereurs et autres figures importantes de l'époque en cours de civilisation, parce que c'était des noms chinois. Et que lui n'y arrivait pas. Lui qui est asiatique. Je continue d'insister lourdement ou c'est bon ?)
Il demeure que tout ceci n'est pas vraiment un reproche. Il n'y a rien de particulièrement choquant, ou qui semblerait complètement anachronique dans la façon de jouer. C'est un jeu où on joue un seigneur de guerre chinois du IIIème siècle, évidemment qu'on va en chier pour unifier tout un putain de pays. Les seules vraies reproches à la rigueur pourraient concerner la faiblesses des technologies à rechercher, qui ont en gros toutes à voir avec le boum-boum-je-te-pête-la-gueule-avec-mes-chevaux. On peut aussi reprocher le faible nombre de scénarios "preset" (le nombre JOUABLE de scénarios preset, parce que Meng Huo merci) qui oblige le joueur à se tourner vers le mode "free" qui est assez intimidant vu qu'on ne comprend rien à ce qu'on est censé faire. Ou alors le côté assez simplistes des batailles qui se font toutes sur la carte générale du monde, alors que les anciens jeux proposaient des terrains à part et plus à l'échelle.
Mais tout ça, c'est du pinaillage car RotK reste un jeu extrêmement valorisant. Chopper une quinzaine d'officiers en faisant tomber le dernier bastion d'un seigneur est toujours hautement plaisant. Surtout que niveau officiers, on ne se fout pas de notre gueule, il y en a facile entre 600 et 700 (la littérature chinoise adore foutre plein de persos dans les histoires, alors si en plus on a des sources historiques, on ne s'arrête plus) et c'est toujours agréable d'en récupérer un nouveau, de mater ses stats, sa bio, ses family ties, etc. La lenteur générale du jeu fait qu'on en est d'autant plus impliqué. Et même si on n'est pas capable de retenir qui est cet officier si doué pour produire des chevaux, on finit quand même par avoir ses petits favoris sur le champ du bataille. Oui, j'ai eu un petit pincement au coeur quand Guo Jia m'a dit sur son lit de mort qu'il aurait bien aimé me voir finir mes conquêtes.
En revanche, il faut bien admettre que si vous n'aimez pas les jeux de stratégie prise de tête, bourrés de micro-management, ben c'est pas RotK qui vous les fera aimer. Mais pour les autres (sup Zali) il s'agit vraiment d'un bon plan, histoire de tuer quelques heures. Et quelques millions de Chinois qui ont choisi la mauvaise couleur d'uniforme.
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Et là, vous ratez le passage où elle(?) dit qu'elle va se convertir au bouddhisme. Pour faire comme Genghis Khan. Genghis Khan, ce fameux bouddhiste. Putain.
29 avril 2009
Gamer guy.
Plus de jeux vidéo que d'amis ? HA ! Bien sûr. Nettement plus. J'ai des tonnes de jeux. Des tonnes et des tonnes. Je serais incapable de faire une estimation de leur nombre. Ils sont répandus partout à travers ma chambre, voir à travers le pays. Certains qui sont égarés, et qui accumulent à chaque instant toujours plus de poussière au sein de leurs rayures. D'autres qui ne se promènent plus que par troupeau, entassés les uns sur les autres, même quand rien ne semble les relier logiquement. Si ce n'est la période de temps à laquelle j'y jouais.
J'ai bien plus de jeux que d'amis. J'ai bien plus de jeux que de connaissances amicales. Mince, même si on prend toutes les personnes avec qui j'ai parlé au moins une demi-heure, je ne suis pas sûr qu'on puisse dépasser le nombre de jeux auxquels j'ai joué. Je pense que le Président a moins de personnes dans son carnet d'adresses que j'ai de putains de cds, cartouches ou tas d'octets collés ensemble qui traînent partout.
Rassurez-vous, bande de sales gays. Geektature revient bientôt.
02 avril 2009
Dragon Ball Evolution : Shit was cash. Roughly 7,50€
Ok, ok.
Bon. Bien. Je reprend mon souffle. Je prend mes calmants. Ouf. Du calme. Du calme. Il me faut un moment pour remettre mes pensées en place. Pour me remettre de cette bouffée gigantesque d'endorphine.
Je l'ai vu.
Bien, bien.
Par où commencer ? Il y a tellement de choses mauvaises qui méritent d'être abordées. Tant de détails atroces qui méritent explication. Tant de grossièreté cinématographique qui m'a été catapultée en pleine face.
Et j'ai payé pour ça.

(Mon appareil photo numérique n'avait plus de pile, donc c'était soit le scanner, soit faire une vidéo fascinante où je tiendrais le ticket prendant 3 minutes et la mettre sur dailymotion. lawl)
7,50€. De quoi me payer à manger pendant toute une semaine à la fac (NB : je ne mange plus le midi à la fac depuis février parce que je suis trop pauvre). Sur ces 7,50€ que j'ai dépensé, une partie sera directement comptabilisée dans les bénéfices faits par le film. J'ai, à mon échelle, apporté à cette grande production une petite partie de son bénéfice. C'est un grand pas pour le Miramax, et un petit pas pour le budget alloué à la suite.
Ah, la suite . . . Mais je m'emballe. Reprenons du début.
Sur une planète où les continents sont agencés comme sur la Terre même si les endroits n'ont pas le même nom (dur hur hur) la race humaine a été menacée d'extermination par un gigantesque démon, Piccolo (premiers rires dans la salle) accompagné de son compagnon, un gros monstre appelé Oozaru (merci imdb). Dieu merci, 7 sages ont réussi à l'enfermer grace à une magie dont je ne retrouve pas le nom sur Internet. Mais houu, ivre de vengeance, Piccolo a réussi a en sortir, et se met en quête des 7 boules de crystal parce que parce que.
Pendant ce temps, Goku, joué par un illustre inconnu qui a figuré dans 1 épisode de Lost et 2 de Smallville, s'entraîne aux arts martiaux avec son "grand-père", Gohan (joué par un type encore plus obscur) dans une petite cabane reculée dans la forêt. Amusamment, "San Goku" est encore moins asiatique que moi (origine néerlandaise donc Indonésie, forcémment), et ce patronyme de débile mental, accordé à sa tronche, est probablement une des raisons pour lesquels il se fait tant tabasser dans son lycée. Oui, parce que Sangoku va au lycée, exactement comme dans le manga.
PENDANT 1H24 BORDEL.
Mais je m'égare. Brimé au lycée, et se retenant d'utiliser la violence contre les petites frappes qui le maltraitent et cassent son vélo, on ne peut pas dire que Sangoku ait la vie facile. Heureusement, il y a Chichi, une de ses camarades de classe (comment j'ai facepalmé putain) qui lui donne le courage de continuer à venir prendre des cours sur "par quoi sont causé les éclipses ?". Au lycée.
Ah, les éclipses. Transition.
Malheureusement, toutes ces petites amourettes lycéennes, et les entraînements où Gohan encourage son petit fils à utiliser son "kiiiiiiiiiiii" ne pouvaient pas durer éternellement. Piccolo (joué par l'acteur qui joue . . . Spike, dans Buffy. Ca explique tellement de choses) accompagné d'une paire de seins qui peut tirer des shurikens et donner des coups de pied, est de retour, n'est pas content, et veut donc les Dragon Balls. Il s'avère que San Gohan en a une, qu'il a donné à Sangoku pour son 18ème anniversaire. Fort contrit de ne pas la trouver dans la demeure du vieux, il tue ce dernier histoire de, afin de donner au héros une raison de lui en vouloir.
GRAAAND-PERE DUEEUHHHEUHH POURQUOOOOWA.
Revenant d'une petite sauterie organisée par Chichi, Sangoku voit le bordel qu'a laissé Piccolo derrière lui et crie vengeance, puis suivant les dernières paroles de son mentor, part à la rencontre de Maître Roshi afin qu'il l'aide à réunir les boules de crystal, avant la prochaine éclipse, sinon trop tard, Piccolo, qui se plaint d'avoir eu ses "atomes comprimés" pendant 2000 ans, va tout pêter dans sa frustration.
A partir de là je fast-forwarde, ça commence à m'emmerder : Sangoku prend sa propre paire de seins de compagnie au passage (Bulma, qui est un "docteur en dynamique appliquée spécialiste des armes tactiles". Allez-le voir avec un ami physicien ce film, vous allez voir, c'est priceless), choppe ensuite Master Roshi, joué par Chow-Yun Fat, qui réussit presque à être bien les 2 premières minutes où on le voit, puis enfin Yamcha, qui parvient à être encore plus inutile que dans le manga. Je ne plaisante pas, en plus de ressembler à rien, il ne sert vraiment à rien. Ce qui n'empêche pas Bulma de tomber amoureuse de lui. Characterisation en béton, vous dis-je. Notre héros au coeur vaillant retombe complètement par hasard sur la Chichi sus-mentionnée dans la foulée, histoire de lui coller un love interest, probablement pour voir jusqu'où le réalisateur pouvait s'enfiler le manga original au bout de sa rigueur virile.
HUHUH CHICHI HUHUHUHU.
S'ensuit diverses minutes de filler avec des sujets divers et variés, tels que combats contre des sbires de Piccolo complètement mauvais (et invisibles, merci le cadreur et les gars qui s'occupent de la lumière dans cette séquence), ou encore évocation d'un quelconque "plan B qu'on va devoir faire parce que le petit est pas assez fort mais en fait non qu'est ce que cela je n'ai même pas, Namaste Namaste Namaste", puis Piccolo pique les boules de crystal, puis SPOILER Sangoku était en fait Oozaru depuis le début et sa vraie personnalité se réveille pendant l'éclipse, mais grace à la quantité de fromage indécente à propos de "Croire en soi" "Crois en qui tu es vraiment" et apparenté, les deux parviennent à cohabiter, et foutent une branlée à Piccolo dans une scène qui m'évoquait vraiment un épisode de Power Rangers, plein d'effets flashy de mauvaise facture.
Piccolo meurt (?)(en fait non), la paire de seins qui l'accompagnait se fait shooter dans le dos par Yamcha (dur hur), on se sert des boules de crystal pour ressuciter Chow-Yun Fat (si quelqu'un a l'équivalent pour le ressuciter après son suicide cinématographique, il doit être preneur) qui était mort en se battant contre Oozaru, générique, applaudissement, séquence qui laisse supposer d'une suite, vraie générique. Fin.
Et tout ça était pas bien à un point exceptionnel. Dragon Ball, même si ça bercé mon enfance, je reconnais que ça a plutôt mal vieilli. Et qu'il aurait été risqué d'essayer de faire une adaptation fidèle (je n'ai pas vu la première adaptation d'ailleurs, mais ça avait l'air bien pourri aussi). Mais là, je n'ai aucune idée de la teneur de la démarche intellectuelle qui a motivé ce film. En sortant, mes compagnons parlaient d'un "nanard grand budget", pourtant, la quantité de fromage, le *relatif* sérieux des acteurs et les quelques tentatives d'insérer des blagues censées faire rire au premier degré me laissent plutôt supposer qu'on tient bien là un de ces navets, de ces trop rares navets, ceux qui parviennent à être tellement mauvais qu'ils en sont drôles.
Nul doute que j'achèterai le dvd.
Je ne peux que vous conseiller d'aller voir le film, et de vous répèter à vous-même les phrases suivantes pendant le visionnage afin d'en profiter pleinement :
"Sangoku"
"Yamcha"
"Sangoku fantasme sur Chichi"
"Chow-Yun Fat"
"La technique du Loup"
Et, surtout, la phrase la plus drôle, qui décuple le potentiel comique du film par au moins 8000 :
"7 euros 50".
29 mars 2009
Pourquoi le Geektateur ne fait rien.
Bon.
Il y a toujours Luigi_Crocodile qui veut que je parle de Sayonara Zetsubou-sensei.
Il y a eu un concert de Blair et je suis sûr qu'il y a au moins 2 personnes, moi compris, qui attendent avec impatience un compte rendu.
J'ai des jeux bizarres dont je pourrais parler, aussi.
Mais impossible de me concentrer, je suis trop excité.
1ER AVRIL MOTHERFUCKER.
















