Si il y a bien un point du, erm, "geekdom" que je ne néglige complètement, c'est les comics. Pire que les mangas, pire que les animes, y a que le jdr papier que je réussis à encore plus délaisser. A part un pauvre article qui doit traîner quelque part vers 2008 et qui parle de Sandman et de Transmetropolitan, j'ai pas souvenir d'avoir abordé outre-mesure ce merveilleux medium plein d'hommes arrivés à l'âge adulte qui portent des collants fluorescents.
Qu'à cela ne tienne. Je vais le confesser immédiatement, et c'est bien parce que je tourne de l'oeil à la simple idée de la torture, j'aime bien les hommes adultes portant des collants fluorescents. Certes, ils sont absents de la grande majorité des comics que j'achète. Après tout, il est important que je véhicule une image d'un "homme mature lisant des comics matures pour lecteurs matures comme le sus-mentionné homme mature que je suis" quand je vais faire mes courses à Saint-Michel. Mais en vrai, quand je suis chez moi, vêtu uniquement de chaussettes trouées et dépareillées, et que je me laisse aller à télécharger n'importe quoi sur Internet en guise de doigt d'honneur à Hadopi, je finis souvent par lire des histoires mettant en scène des Américains qui ont des super-pouvoirs et qui se battent contre des aliens, des mutants, des zombies, ou encore des Français.
Ce n'est pas toujours très glorieux, je dois le reconnaître. Et l'intellegentsia de me dénigrer d'un air suffisant en allant lire la quatrième issue de la deuxième saison de Kick-Ass. Mais j'ai bien peur d'avoir à jamais conservé une part d'enfant en moi, un gosse encore plus mal coiffé que maintenant se demander si il doit dépenser ses 30 francs dans 3 volumes de Strange reliés ou dans un cross-over Batman / Daredevil.
Cela-étant dit. Les grandes cultures sont toujours définies par des scissions violentes dans lesquelles le bon sens est persona non grata. Pour les geeks, il y a plein. Nintendo contre Sega. Microsoft contre Apple (moins maintenant lol). Loli contre Milf. Et bien sûr, en l'occurrence, DC contre Marvel.
DC, ça fait des années qu'ils se cassent la gueule. Moi, je m'en fous : j'ai toujours été un Marvel-boy, notamment dû au fait que DC avait nettement moins de présence sur les écrans et dans les étals des libraires frenchy que son concurrent. Et que si tout le monde trouvait que le dessin animé X-Men et Spiderman, c'était trop la classe, on pouvait pas vraiment dire la même chose de DC, à l'exception, bien sûr, de Batman, qui était de fort bonne facture.
Certes. Batman. Et allez, peut-être la série Loïs et Clark, parce qu'à l'époque, Tchernobyl avait instauré dans nos cerveaux un prisme qui faisait qu'on adorait tout ce que les nineties ont pu apporter. Mais cela ne pesait pas lourd face à Spidey et compagnie.
Aujourd'hui encore, ça se vérifie un peu. Peut-être pas nécessairement dans les étals de bouquins, mais sur le grand écran, Marvel écrase complètement son concurrent. Il y a tout juste Batman, une fois encore, qui maintient l'honneur de DC à bout de bras. À part ça, des apparitions sporadiques de Superman pas toujours heureuses (lol Superman 3) et une tentative assez peu réussie de nous faire aimer Green Lantern. Pas terrible hein ?
J'entends quelqu'un crier "JONAH HEX" du fond de la salle, mais il vient probablement d'un monde parallèle où des gens ont entendu parler du film Jonah Hex.
En face, Marvel aligne des X-Men à n'en plus finir, certes à la qualité variable, mais qui rapportent toujours leur pactole. Chacun des films X-men que j'ai vu jusqu'ici valait le coup d'être vu, même si pour l'un d'entre eux, cet intérêt se limitait quasi-intégralement à Vinnie Jones hurlant sur Ellen Page (oups typo, je voulais dire ellen page is so hot lol). De même, les Spiderman 1 et 2 valaient le coup d'oeil, et c'est dommage que les films soient rebootés sans qu'il n'y ait jamais eu de 3. Et cette série d'adaptation correcte perdure encore aujourd'hui avec une myriade de films comme Thor (un divertissement extrêmement regardable et complètement condamnable) et compagnie qui annoncent notamment l'arrivée du très gros "The Avengers" pour 2012 (dont vous avez peut-être vu la bande-annonce, celui qui dure 2h30, qui était payante et qui est sorti en salle sous le nom de "Iron Man 2").
Bref. Tout ça pour dire que c'était pas la grande foire chez DC. Alors la firme de la Justice League a décidé de se tourner vers le côté du comic book. Là, en revanche, pas de surprises, ça se passe bien pour personne en particulier. Marvel comme DC, et je ne parle pas des plus petites franchises qui disparaissent sans laisser de traces ou qui se font absorber par les plus grosses.
Dans un effort d'attirer de nouveaux lecteurs, DC a donc décidé de frapper un grand coup, et de faire un reboot entier d'une bonne partie de ses séries ! Ce qui veut dire 52 titres qui sortent le même mois, tous arborant fièrement un #1 !
L'idée principale étant, bien sûr, de rénover un peu des héros qui étaient là depuis au moins Nixon, voir depuis les années 1930, et ce sans prendre une ride. L'autre étant de se débarasser de toutes ces embarassantes années de continuité, durant lesquelles Darkseid se faisait racketter par des racailles new-yorkaises, ou que Superman affrontait Muhammad Ali à la boxe sur la Lune. Et cette fois-ci, un reboot clair et net, pas de sales blagues, pas de "les histoires des héros racontés avant ne se sont passés que dans des comic books vendus dans l'univers des vrais héros de maintenant, mais en fait ces héros fictifs de fiction existent vraiment dans un univers alternatif, à part Hawkman qui est toujours le même apparemment". Sachez que j'aimerais vraiment que cette longue phrase entre guillemets ne soit qu'une exagération, mais c'est en fait plutôt le contraire.
C'était aussi l'occasion pour DC de mettre sur le devant de la scène tous les héros issus de Wildstorm qu'ils ont récupéré lors de l'achat de la compagnie il y a de ça quelques années, et de les intégrer plus directement dans leur continuité, sans avoir besoin de passer par des cross-over douteux. De même, certains titres qui jusqu'ici étaient du ressort de Vertigo (la partie plus "indé" et "mure" des comics de DC, avec nettement moins de collant et de cape) se voient projetés sur le devant de la scène et vendus avec le reste. De quoi faire grommeler les élitistes lorsqu'ils verront leurs titres tâchés par la curiosité et les doigts gras des philistins ; ce qui est une bonne chose en soi.
Dans ces mini-reviews, je préciserai à chaque fois à quel "genre" le comic appartient. Certains sont évidents ("Justice League" "Batfamily"), d'autres peut-être un peu moins. "Young Justice" renvoie à des "nouveaux" super-héros, plus jeunes que ceux qu'on trouve dans autres comics ; je dirais bien que c'est pour viser un public jeune, mais j'ai honnêtement du mal à imaginer un âge minimal pour lire "Justice League", donc l'idée me semble un peu vaine. Qu'importe. "Edge" renvoie aux comics qui se veulent plutôt "jeunes adultes", avec son lot de gros mots, de morale ambigüe, de crime, de guerre, d'anti-héros et d'autres choses du même ressort. Enfin "Dark" regroupe les titres plus surnaturels et fantastiques, et sont les plus "Vertigo"-like du lot. 
Ainsi, le grand plongeon dans les 52 nouveaux titres de DC nous attend. Oh garçon, nous y voilà
JLA1
1. Justice League
Genre : Mainstream à fond les ballons.
Justice League, c'est le fer de lance de DC. En gros, ce sont leur Avengers, la super-team de super-héros qui s'occupe de régler tout les super-problèmes, et qui compte plus de sympathisants qu'un stand à saucisse le jour de la fête du village. 
Je n'avais jamais lu de titres de la JLA (Justice League of America), et honnêtement, j'imagineais mal leurs histoires être intéressantes. Je veux dire, que va faire Wonder Woman que Superman ne pourrait pas faire ? Que va faire AQUAMAN que à peu près n'importe qui ne pourrait pas faire ?
Néanmoins, dans le premier titre, il est plus question de la création du groupe, et des balbutiements des super-héros dans le monde qui les entoure que de Superman qui tue tout le monde en les envoyant dans le soleil pendant que les autres membres applaudissent. Ainsi, on voit Batman poursuivre une étrange créature à travers Gotham, avant d'être rejoint par Green Lantern. Les deux forment une alliance un peu branlante pour poursuivre la bestiole qui s'avère être un extraterrestre, finissant par se faire exploser en hurlant "For darkseid" dans une police d'écriture presque aussi effrayante que Papyrus (non, pas Comic Sans). Le tandem fait la liaison "Créature -> Extraterrestre -> Superman", profitant de la première semaine de parution et du fait que le DC-verse ne soit pas encore bourré d'aliens pour éviter d'avoir à tous les faire, et se retrouve donc en face du Kryptonien, qui marrave sa gueule à Green Lantern en moins d'une page avant de se retourner d'un air cocky vers Batman.
Ca donne envie, n'est-ce pas ? Peut-être, en fait. Déjà, il faut apprécier l'effort en terme de dessin, qui est bien léché, clair. Les effets des pouvoirs de Green Lantern me fascinent toujours autant, comme son invocation de CRS pour se protéger des tirs d'un hélicoptère. Il est de bon ton de remarquer que DC se "Marvel"-ise un peu en plaçant ses héros dans un univers où ils ne sont clairement pas les bienvenus, à l'inverse de l'habituelle adoration dont ils font l'objet. Les flics qui poursuivent Batman le reconnaissent à peine, Green Lantern passe apparemment plus de temps à se battre contre l'aviation américaine que contre des aliens, et les deux pages où Superman apparaît le font transparaître comme un petit enculé prétentieux. En somme, des revirements intéressants.
C'est juste dommage qu'on ne voit pas Aquaman.
Avis : A lire, ne serait-ce que parce que bon, c'est quand même LE gros titre de DC, et lire les autres titres sans lire celui-là, ça serait comme lire l'Enfer de Dante sans avoir lu la Bible avant, ou le Seigneur des Anneaux sans avoir lu le Silmarillon avant. 
Oh attends.
Non en fait c'est pas mal. Mais c'est juste dommage qu'on ne voit pas Aquaman.
AC1
2. Action Comics
Genre : Justice League, Superman continue de porter des lunettes pour camoufler sa vraie identité.
Bénéficiant du même traitement de faveur que le JLA#1, à savoir grosso merdo 10 pages de plus pour faire un peu plus avancer le schmilblick que dans les autres releases miséreuses, Action Comics nous présente cette fois les aventures du jeune Superman, qui combat le crime sans même prendre la peine de nous faire voir son slip, mais juste en t-shirt et jean. On le voit commettre divers actes de bonté, comme sauver des squatters, mais quand même avec un poil de cynisme, comme obliger un criminel à avouer ses crimes après lui avoir fait faire du freefall du haut d'un immeuble.
Le reste du comic montre la vie quotidienne de Clark Kent, qui pour le coup fait quand même BEAUCOUP penser à Peter Parker. Et il y a Lex Luthor qui observe Superman en faisant des commentaires sardoniques et en buvant une canette d'une boisson énergétique, ce qui est quand même une bonne raison de lire le comics.
Avis : Cf phrase précédente.
AM1
3. Animal Man
Genre : Dark, 30 millions d'ennemis.
Animal-Man, amoureusement appelé "A-Man" par toutes les personnes qui auraient autrement besoin d'écrire son nom en entier à chaque fois, A-Man, donc, est un super-héro à la retraite, mettant de côté le costume pour se consacrer à la lutte pour la protection des animaux. Un peu tourmenté par ses choix de vie mais sans plus, il vit avec sa femme et ses deux enfants, enfilant de temps en temps le costume pour régler les petits problèmes locaux, tabassant quelques criminels avec la force du rhinocéros ou de n'importe quel animal assez gros et assez africain pour faire mal.
Jusque là, tout va bien, jusqu'à ce que le héros fasse un rêve où des monstres affreux se présentent à lui comme étant les vrais parents de sa fille. Et à son réveil, quel n'est pas sa surprise de voir sa-dite fille dans le jardin entouré d'animaux morts apparemment ramenés à la vie.
Avis : Un des titres les plus hypés du nouveau reboot, Animal Man n'est pas inintéressant, mais part un peu trop vite, comme si il était inquiet d'ennuyer le lectorat. Il se passe beaucoup de choses en peu de pages, mais il y a à parier que l'histoire devrait trouver ses marques et se développer plus lentement dans les prochaines issues. Le tout demeure quand même assez intriguant, et avec des idées graphiques intéressantes . . . pas forcémment desservies par un dessin incroyable en revanche, surtout après la lecture des deux issues "fer-de-lance" précédente. Parfois très sobre et très adapté (comme pour le rêve), le coup de crayon donne parfois un air un peu vide aux pages. Mais on peut pardonner.
À suivre donc, et cette fois sérieusement, merde.
BG1
4. Batgirl
Genre : Batfamily, Personne ne se souvient d'Alicia Silverstone
 
"Dis-donc, qu'il est consensuel Tchako ! 3 comics de reviewés, dont deux qui sont quand même ultra-mainstreams, et il les recommande tous !"
Batgirl est de la merde.
Vraiment. Le dessin n'a rien de particulier, l'histoire n'est pas spécialement hookante. Contrairement aux fanboys de longue date de DC, je m'en tamponne pas mal que Oracle (la fille de l'inspecteur Gordon, qui s'est faite tiré dessus par le Joker dans le sympathique "Killing Joke" et qui est devenue une nerd coincée sur une chaise roulante depuis) se remette soudainement à mettre le costume de Batgirl et à marcher et sauter partout, donc mon dégout pour le bouquin ne vient pas de là.
Non, c'est surtout que c'est super mal écrit, que les dialogues donnent envie de se tirer une balle. "There you are, you rotten monsters. Found you, didn’t I? Oh yes I did, babies. How sad for you." VRAIMENT ? VRAIMENT BATGIRL ? VENEZ ME VOIR APRÈS LES COURS. Et encore, je vous épargne les termes en gras. La fin aussi vaut son pesant de facepalm, "HUR DUR TU L'AS LAISSE TUER LE TYPE, TU ES ENCORE PIRE QUE LUI, JE VAIS TE METTRE EN JOUE PENDANT QUE LE VRAI MEURTRIER EST TOUJOURS LÀ."
Je vais arrêter là, parce que sinon je vais donner mon avis sur les capacités de l'auteur à écrire une histoire, et on va me taxer de mysoginie.
Avis : Pourra peut-être vous plaire si vous avez pensé que Batman & Robin était un super film. Et que vous ne vous êtes pas fait greffer un cerveau depuis.
Sinon, nope.
BW1
5. Batwing
Genre : Batfamily, I BLESS THE RAINS DOWN IN AFRICA.
Voyons-voir : les aventures d'un Batman black en Afrique. Oh mon dieu, qu'est-ce qui pourrait mal se passer ?
Tellement de choses, et étonnamment, le comic ne s'en sort pas si mal. D'accord, il ne casse pas 3 pattes à un canard, même pas la plus longue, mais si on prend en compte qu'on était parti pour quelque chose de quand même super shaky, à savoir transposer le cliché du super playboy américain blanc sur le continent africain, ça aurait vraiment pu donner n'importe quoi.
Moi par exemple, j'aurais fait un Alfred qui aurait répondu au nom de "Bwana", et qui aurait parlé avec un horrible accent : "Bwavo monsieuw, votre cowecte de fond nous a wappoté plein de noix de coco miam miam". Absolument tous les éléments mécaniques de Batwing auraient été en bois, la batmobile, la batcave, et même sa ceinture. Sa batmobile aurait plutôt été une batmobylette d'ailleurs, avec peut-être la possibilité de la transformer en éléphant-robot. En bois. Le Joker aurait été un type au visage recouvert de suie.
C'est peut-être une bonne chose que je ne vois pas scénariste de comic book.
Comme je l'ai dit, ça n'est pas incroyable, mais ça se laisse lire surprenamment bien. Même si le méchant n'est pas un monstre de charisme, le déroulement de l'intrigue est assez prenant, on ne verse pas dans la caricature, le coup de crayon est bon, et on finit la lecture bien plus vite qu'on ne l'avait pensé.
Avis : Curiosité qui mérite un coup d'oeil. J'espère secrètement que ça sautera le requin et que je pourrais en reparler en remplaçant la référence à Toto par "BINGO BOINGO BANGO I DON'T WANT TO LEAVE THE CONGO".
DC1
6. Detective Comics
Genre : Batfamily, I am the Batman, that's who I am
Detective Comics, c'est du assez gros pour DC. A vrai dire, à moins que je ne confonde avec le susmentionné Adventure Comics, c'est genre, carrément la série de DC qui a eu le plus long run, dépassant allègrement les 800 issues et quelques. Dîtes-vous bien que ce sont des issues qui paraissaient mensuellement, et que si y en a 850, vous avez une série plus vieille que vos parents.
Et devinez pourquoi DC s'appelle "DC".
Detective Comics est aussi la série qui a vu naître Batman, donc autant dire qu'elle n'en est que plus importante. Jamais rebootée malgré les milliards de Crisis trans-dimensionnelles qui ont secoué le monde de la Justice League, il était assez audacieux de refaire partir le schmilblick de zéro après autant de temps. Qu'en est-il donc ?
Pas de mystère, l'histoire commence directement avec Batman, et Batman qui se bat contre rien de moins que le Joker. Ca saute de partout, ça laisse planer le mystère, c'est relativement dark tout du long pour ne pas dire que ça devient absolument gore sur les deux dernières pages.
Peut-être était-on en droit d'en attendre un peu plus ? Je veux pas faire mon vieux con, parce que j'ai genre du lire 4 ou 5 Detective Comics dans toute ma vie, mais pour un magazine dont le nom a autant d'importance pour la compagnie qui le publie, j'ai quand même l'impression que l'histoire qu'on a ici est bien simpliste. Tout repose entièrement sur Batman : pas la moindre trace de sa double vie en tant que Bruce Wayne, et les apparitions d'Alfred et du sergeant Gordon ressemblent plus à des caméos qu'à une vraie présence scénaristique. Cela pourrait passer plus facilement si un minimum d'effort était mis dans les dialogues, qui sont un poil trop cheesy tout du long.
On peut reprocher aux dernières pages le côté gratuitement violent et gore, mais j'ai pourtant envie de dire, et d'espérer, que ce sont des indicateurs qu'au moins, le scénario pourrait partir dans des directions tordues et délicieusement affreuses.
Il n'y a plus qu'à espérer voir Calendar-Man.
Avis : Potentiel moyen, mais mérite peut-être un coup d'oeil intéressé de temps en temps, dans la direction générale, histoire de voir quoi.
GA1
7. Green Arrow
Genre : Justice League, Comment peut-on porter du vert et être roux sans être Irlandais ?
Imaginez que vous pouvez fusionner deux super-héros de votre choix ! N'importe lesquels ! Vous pouvez prendre les pouvoirs de l'un ou de l'autre et les mélanger, faire pareil avec leur personnalité, leur background, leur costume ! Le ciel est votre limite !
Maintenant, dîtes-vous qu'on a demandé à la personne la plus ennuyeuse du monde de faire ça, et que cette personne ait choisi Iron Man et Hawkeye. Et pam, ça donne Green Arrow.
Si il y avait des fans hardcore de DC français qui débarquaient de la dimension où ils existent et qui tombaient sur ce blog plutôt que d'essayer de rentrer chez eux, je me ferais surement insulter, parce que Green Arrow est un héros bien plus vieux que les deux personnages sus-mentionnés. Et yadi-yada. Ce qui ne change rien à ce que j'ai dit : Green Arrow est un personnage qui, tel qu'il existe dans le New DCU, est un personnage profondément ennuyeux et dont on aurait pu se passer.
Il a le côté richissime et technologique de Tony Stark sans en avoir les défauts de personnalité. Complètement lisse et sans véritables trait de caractère marquant, Green Arrow se contente de sortir des one-liners sur les méchants qu'il aime pas, parce que lui est gentil. Il a le côté archer de Hawkeye, mais c'est pas franchement très intéressant, faut le dire, sauf quand c'est tourné en virtuosité généralisé avec tous types de projectiles, comme Ultimate Hawkeye ou Bullseye, ce qui n'est pas le cas du héros ici
Bref, si l'action ne se passait pas en France, je n'aurais probablement rien retenu de Green Arrow.
Avis : "Arrête !" "Halte !" . Voilà, j'ai bien peur d'avoir spolié la principale raison de lire le comic. À moins que vous n'aimiez beaucoup des shots sur la Tour Eiffel.
HaD1
8. Hawk & Dove
Genre : Young Justice, ARGGH JE SUIS ROB LIEFELD
ARGH JE SUIS ROB LIEFELD
MES PERSONNAGES ONT L'AIR TOUJOURS EN COLÈRE.
IL FAUT METTRE PLEIN DE TRAITS PARTOUT SUR LE VISAGE.
IL N'Y A JAMAIS TROP DE MUSCLES.
WOUHOU C'EST COMME DANS LES NINETIES.
QUI A BESOIN D'UN SCÉNARIO QUAND LE HÉROS A TOUJOURS L'AIR EN COLÈRE COMME ÇA ?
JE VAIS METTRE DEADMAN DEDANS JUSTE POUR FAIRE CHIER TCHAKO
Avis : ARGH NON JE SUIS DOIS DESSINER UN PIED
MON PIRE ENNEMI
JLI1
9. Justice League International
Genre : Justice League, l'ANPE des super-héros
J'ai toujours trouvé, de ma position d'observateur éloigné, le concept de la Justice League International un poil bizarre. De la même façon que j'ai un peu de mal avec toutes ces teams "cheapos" qu'on trouve aussi dans le Marvel-verse, comme les Young Avengers, ou une des six milliards d'équipes de mutants qui traîne quelque part entre Genosha et Apokolips-city.
La différence de la JLI avec la "vraie" Justice League, celle qui est "of America", c'est un peu comme la différence entre le juge de proximité et le Tribunal de Grande Instance. Il y a Darkseid ou Doosmday qui débarque, on va envoyer Green Lantern ou Superman. À peu près n'importe quoi d'autre ? Ben, Booster Gold fera l'affaire, faut croire.
L'idée étant probablement donc d'aligner des seconds couteaux en ayant une liberté d'action un peu plus grande que si on devait manoeuvrer une team faite entière de héros top-tiers. Mais c'est un concept un peu risqué, et qui, vraiment, ne paye pas dès la première issue. Voir une bande d'inconnus se battre contre des bonhommes en cailloux, on se dit que ça n'était peut-être pas la peine de rebooter tout un univers entier juste pour ça.
La présence de Batman, honnêtement, n'aide pas trop. Ça me fait un peu penser à Avengers : The Initiative, où l'auteur semblait vouloir coller systématiquement des gros personnages de l'univers Marvel dedans, comme si il avait peur que les persos crées par l'occasion soient incapables de maintenir l'histoire à eux tout seuls. Compréhensible, mais il vaut mieux éviter de trop forcer sur ce genre "d'avantages". Les personnages choisis pour l'occasion auraient mérité un poil plus de caractérisation, la plupart d'entre eux n'étant absolument pas marquants.
A part peut-être le Russe, qui est un des pires stéréotypes du genre que j'ai vu depuis longtemps. C'est magique, on se croirait dans un comic des années 60.
Avis : Pas fantastique, mais certainement mieux que Rob Liefeld.
MoW1
10. Men at War
Genre : Edge, Pour les Belges y en a plus
Le "comic de guerre" est vieux comme le monde, bien plus vieux que celui qui implique des super-héros. En voir un sortir et être mis sur le devant de la scène en 2011 par une grosse boîte comme DC, ça a de quoi surprendre.
Le truc, c'est que c'est pas hyper intéressant. Du moins, pas pour moi. Men at War contient du jargon militaire, des types qui sautent en parachute, et plein d'arabes qui se font tuer. Le tout début du comic propose un peu de characterization qui n'a pas l'air trop dégueu, mais passe vite à des types qui courent au sol et qui désigne plein de trucs par des acronymes. Tout simplement pas ma tasse de thé. Il y a quand même une légère implication d'un super-bonhomme mystère sur le champ de bataille qui fait qu'on attend la fin du chapitre pour bailler, mais ça n'est pas merveilleux. Il y a une seconde histoire sans rapport directe avec la première qui suit, et honnêtement, elle n'est pas non plus à se rouler par terre, et on aurait pu s'en passer.
Avis : Un comic dont la lecture souffre de T.A.F. (Trop d'Acronymes Fallacieux).
OMAC1
11. OMAC
Genre : Edge, Hulk Smash
Alors c'est un Hulk bleu, avec un iroquois.
Et il arrive dans un bureau, et il pête tout.
Et on a aucune idée de pourquoi ! Qui a besoin d'exposition quand on peut avoir un très gros type tabasser des cyborgs !
Honnêtement, ça ne donne clairement pas l'impression d'être destiné à un public qui n'aurait jamais lu le comic avant. Je ne suis pas fan des explications à outrance, mais un minimum serait, heu . . . le minimum.
Avis : Meh.
SSh1
12. Static Shock
Genre : Young Justice, Fichus aimants, comment diable fonctionnent-ils ?
Donc.
C'est un jeune black, qui s'appelle "Virgin Ovid Hawkins", qui se bat avec des aimants en expliquant longuement comment il utilise la SCIENCE pour battre ses adversaires ? Je suis désolé, je suis génétiquement programmé pour être relativement sympathique avec ce comic.
Plus sérieusement, Static Shock n'a rien d'outrageusement marquant, mais reste une petite lecture sympathique. Là encore, on grince un peu des dents quand on est un nouveau lecteur pas du tout au courant du personnage (c'est via des recherches sur Internet que j'ai appris que le perso n'était même pas du DcU à la base) et qu'on est projeté immédiatement dans sa vie de famille, sa vie de super-héros, et tutti quanti. Mais pourtant, ça passe à peu près.
À peu près, parce qu'il faut dire qu'on se sent quand même un peu inondé par la quantité de personnages qui surgissent ici et là à la lecture, et qu'on a du mal à savoir à quoi s'attendre pour le prochain numéro. De ce fait, on oublie un peu vite ce comic qui est, pourtant, pas complètement antipathique.
Avis : Pas un prix Pullitzer, mais pour un truc qui a commencé comme n'étant qu'une réponse à Spiderman avec plus de minorité ethnique dedans, ça n'est pas si mal. Dommage que Spiderman soit black maintenant~
SW1
13. Stormwatch
Genre : Edge, Postmodernisme
Troisième "team-book" dont il est question ici, Stormwatch pourrait se révéler potentiellement le plus intéressant. Stormwatch (à ne pas confondre avec Stormfront) est une organisation chargée de lutter contre les extraterrestres, le tout en gardant un low-profile.
Pas facile de résumer le premier volume, car il souffre un peu du syndrome présent dans les autres bouquins du reboot : plutôt que de s'adresser à des néophytes complets, il s'attend quand même à ce que le lecteur ait déjà de vagues bases et idées sur les personnages et les concepts présents. Or, quand on parle d'un putain de comic qui sort légèrement de nul part (lire "qui sort légèrement de Wildstorm"), on ne peut pas non plus se permettre de sur-estimer les connaissances du public.
A vrai dire, les pages où une partie de l'équipe aux pouvoirs chelous part à la recherche d'une sorte de "Superman"-like pour le faire rentrer de force dans le crew aurait suffit à pondre un petit comics bien sympa et pas trop piqué des vers. On aurait pu se passer du gars qui se bat contre la Lune ou du tandem qui cherche un oesophage(qui se prononce "ésophage", bande de gougnafiers) dans l'Himalaya.
Avis : Un type qui contrôle la ville et une fille qui contrôle les médias, c'est toujours mieux que 2 abrutis dont les seuls super-pouvoirs sont de voler et de cogner, et dont la super-faiblesse est d'être dessinés par un gars qui ne sait pas faire les pieds.
ST1
14. Swamp Thing
Genre : Dark, Nature & Découvertes
Le nom du personnage principal est Holland et son père était fleuriste.
Avis : Must-read.
. . . ok, ok.
The Swamp Thing, à la base, c'est un super vieux comic sur un bonhomme tout vert, et je dois dire que ça me faisait pas trop envie, même si il parait que c'est bien.
Pourtant ça va. Là encore, ça n'est pas non plus un truc à se rouler par terre, mais le premier bouquin reste quand même assez encourageant. Le fait que le héros, ait, encore une fois, déjà un passif au moment où la première issue prend place dérange moins que dans les autres bouquins du reboot : on sait juste qu'il a été le Swamp Thing pendant 6 mois, dans des circonstances qui sont expliquées, mais qu'il n'en a retenu quasiment aucune mémoire. Ce qui en fait un point de départ correct.
Si je devrais adresser une critique, ça serait une critique complètement à l'inverse de celles que j'ai adressé à tous les autres bouquins jusqu'ici (ne m'en voulez pas, c'est mon côté féminin) : il ne se passe pas assez de choses. C'est probablement parce que le type a trouvé la façon la plus satisfaisante d'expliquer les origines du héros qu'il était possible de trouver en l'occurrence, mais au final, on a l'impression qu'il y a pas mal de pages pour pas grand-chose. C'est mieux que l'inverse, cela-dit ; et de ce fait, le comic est quand même un poil au dessus de tous les autres.
Avis : Le personnage principal s'appelle Holland est son père est fleuriste, bon sang !
BAR1
15. Batman & Robin
Genre : Batfamily, Adam West aurait été un meilleur père
Dans la grande famille de la Batfamily, il ne faut pas oublier qu'il y a eu une longue lignée de Robin. Si ce dernier est absent de toutes les autres moutures de Batman présentes dans le reboot, c'est probablement pour qu'il se retrouve sous les projecteurs ici. En vaut-il la peine ?
Plutôt. Le Robin d'ici n'est pas un des Robin bien dociles qu'on a tous connu via les films ou autres dessins animés. Le Robin dont il est question est Damian Wayne, le fils biologique de Bruce Wayne, qu'il a eu avec la fille de son pire ennemi, Talia Al Ghul (Ras Al Ghul étant le ninja du Bouthan qui rendait la fin de "Batman Begins" nettement moins intéressante que sa première moitié) et qu'il a récupéré après que celui-ci ait passé 10 ans d'entraînement chez les ninjas, pour en devenir un gosse prodige et complètement imbu de lui-même.
Tout cela n'est pas vraiment indiqué noir sur blanc dans le comic, mais il s'avère que le scénariste ne s'en sort pas si mal pour distiller suffisamment d'informations aux nouveaux-lecteurs en permettant à des types ayant quand même lu quelques comics de remonter un peu le puzzle avec ce qu'ils savent. Le focus ici est donc sur la relation entre Damian et son père, en tant que super-héros et super-associé.
Pour un titre de départ, j'aurais envie de dire que c'est pas trop mal. On peut reprocher que la relation soit encore un peu half-assed : Batman laisse définitivement trop pisser, et Damian ouvre beaucoup trop sa gueule ; pourtant, on peut garder espoir qu'elle se développe de meilleure façon par la suite. Dans le même ordre idée de suite prometteuse, le méchant est un type mystérieux qui commence sa vendetta contre Batman en Russie, ce qui, ma foi, n'est pas une plus mauvaise façon de commencer qu'une autre.
Avis : Certainement pas le pire choix de Robin pour ce qui aurait pu s'annoncer comme quelque chose de monstrueusement cheesy. Et la filiation père-fils limite un peu l'aspect pédéraste de la relation, quand même. Si vous pensez que ça n'est pas le cas, consultez.
BTW
16. Batwoman
Genre : Batfamily, Scenery Porn
Toujours de la Batfamily. Après Batgirl, on aurait pu avoir peur mais . . .
Mais si Batwoman n'est pas incroyablement génial, on est loin d'un truc affreux pour autant. Disons qu'en fait, le comic souffre d'un coup de crayon nettement trop bon. C'est, d'un point de vue graphique, probablement le plus léché des 52 releases, et de ce fait, l'histoire, qui semble vouloir se jouer un peu plus fantastique que dans les autres bat-titres, passe un peu au dessus de notre tête. 
Je ne sais donc pas trop quoi en dire, si ce n'est que c'est joli.
Avis : On touche avec ses yeux.
DS1
17. Deathstroke
Genre : Edge, Deadpool is the best at what he does
Les fanas de Marvel seront peut-être un peu perturbés à la découverte de Deathstroke. On tient là un mercenaire qui s'appelle "Wilson", qui se bat avec un attirail d'armes, soit à feu, soit blanches, avec un léger facteur auto-guérissant, et qui arbore une tenue bicolore.
N'est-ce pas ? Cependant, là encore, je ne ferais pas apparaître la poule avant l'oeuf, vu que monsieur Stroke est plus vieux que son petit cousin Marvel-ien d'une dizaine d'années.
Le problème, c'est que la poule a surpassé l'oeuf. Deathstroke n'a pas grand-chose que son rival n'ait pas, notamment le sens de l'humour. Il est présenté comme une sorte de "bad-ass" ultime, mais guère plus. En fait, même moins, la storyline étant apparemment qu'il est désormais tellement sous-estimé que plus personne ne veut faire appel à lui ; ce qui ne l'empêche pas de tuer à peu près tout les personnages du bouquin.
Et là encore, il ne s'agit pas d'un bouquin sur les "Origins", donc on découvrira pas grand-chose d'intéressant sur le bonhomme. Sa personnalité est à peine exposée, et on douterait presque qu'il y en a une. Aucune trace de grand méchant, de grande histoire en vue. Bref, un bouquin un peu vide, mais qui ravira peut-être les fans d'action. Néanmoins, un anti-héros gagne à être un minimum creusé pour être autre chose qu'un quasi-silent protagonist qui tue des gens. Ca viendra peut-être, mais vu que le deuxième numéro est présenté comme étant un CARMAGEDDON où Deathstroke se bat contre des voitures vivantes, on fait soit un pas dans la mauvaise direction, soit un pas dans la bonne direction en se trompant de chemin, tout nu, et sur les mains.
Avis : Pas assez de "BUDDHA BUDDHA BUDDHA" quand il y a des tirs d'armes à feu.
DK1
18. Demon Knights
Genre : Dark, 2000 ans d'histoire
Une critique que je pourrais peut-être adresser au reboot dans sa globalité, c'est que d'un point de vue chronologique, c'est un poil shaky. Bien sûr, ça n'est pas la peine non plus d'avoir un calendrier pour savoir que Green Arrow se passe le 20 avril et que Static Shock se passe le 30, mais, prenons Batman par exemple : quand est-ce que Batman et Robin se passe par rapport à Detective Comics ? Dans certains cas, les personnages parlent d'événements (genre la création de la Justice League) comme si ça existait depuis super longtemps, mais quand on a le comic en question dans les mains, on assiste à la génèse du truc.
Au moins, avec Demon Knights, on se passe de tout ça. Le truc commence à la période Arthurienne, et se passe dans une sorte de Moyen-âge fantasy ultra-batardisé. Comme la plupart des comics qui tombent dans la catégorie "Dark", Demon Knights est relativement éloigné des autres titres, et donc il n'y a que peu d'éléments de continuité qui viennent se greffer à l'histoire.
Tout un tas de bons points en soi pour un nouveau lecteur. Cela étant, je n'attendais pas grand-chose pour autant de Demon Knights, mais il s'est avéré que c'était une lecture nettement plus divertissante qu'elle n'aurait du l'être. Même si il y a un passage avec des dragons (qui semble presque être du second degré), le tout se laisse lire avec un certain plaisir. On ne voit pas grand-chose des personnages principaux, apparemment tous des sortes d'immortels, mais ceux-ci sont hauts en couleur et assez attachants pour ce qu'on en voit, allant d'une sorte de super homme de Cro-Magnon à un Celte androgyne hautain. Le couple / triangle amoureux des personnages principaux est aussi assez original, et donne envie d'en voir plus.
En somme, une plutôt bonne surprise.
Avis : "We find the source of our problems . . . AND WE THROW DRAGONS AT IT"
FAS1
19. Frankenstein : Agent of SHADE
Genre : Dark, Darkstalkers même
Je dois dire que de cette liste, les titres qui m'apparaissaient immédiatement comme étant les plus intéressants étaient ceux qui entraient dans la catégorie "dark". Non pas parce que je suis moi-même quelqu'un d'extrêmement dark et tourmenté, mais tout simplement parce qu'au final, ce sont les titres qui resteront le plus contenus dans leur propre continuité, qui seront les moins sujets aux changement éditoriaux violents, et autres problèmes qui ravagent régulièrement le monde du comic mainstream.
Sauf que Frankenstein, ben il est un peu là comme un cheveu dans la soupe. Le comic est essentiellement Frankenstein qui whine parce que sa waifu a disparu en combattant des monstres ou dieu sait quoi, et il est donc décidé d'aller rusher le village où tout s'est passé avec toute une équipe d'autres monstres. Dont une mystérieuse momie. Je dois dire que c'est assez culotté quand même, au XXIème siècle, d'intégrer une momie dans une histoire, en espérant que ça n'ait pas l'air totalement ridicule (spoiler).
Frankenstein n'est clairement pas une lecture très intéressante ou prenante. Ce sont des monstres qui tabassent des zombies, et y a plein d'explication inutiles avant. Et c'est pas très bien dessiné.
Avis : Une momie. Une MOMIE.
GL1
20. Green Lantern
Genre : Green Lantern, faut pas prendre des vessies pour des lanternes
Ah. Je n'allais pas y couper.
Je vais le dire de suite, mais j'ai pas souvenir d'avoir déjà été intéressé par la moindre histoire "cosmique" dans le cadre de Marvel. Je suis sûr qu'en cherchant un peu dans le tas de comic où figure le Silver Surfer et cet espèce de clone de Thor qui a une tête de cheval, on doit trouver des trucs pas trop mal, mais je m'y suis jamais risqué. Aussi primaire est-elle, l'idée d'un mec aux super-pouvoirs qui interagit avec le monde "normal" qui l'entoure, c'est plus ou moins tout ce qui fait l'intérêt des super-héros, et ce depuis le début des années 1940 (d'aucuns argueraient même que c'est le cas depuis que la fiction en elle-même existe, mais bon, 8/20 en littérature en bac tout ça, je vais m'arrêter là).
Donc bon.
Ajoutons à cela le fait que la partie Green Lantern n'est, en fait, pas un reboot, dixit Wikipedia. Grands dieux. Ce qui explique en gros le fait que je n'ai pas compris grand-chose à la lecture, comme si j'avais pris n'importe quel volume au hasard pour le feuilleter. Ce qui n'explique pas pourquoi Green Lantern est traité comme étant rebooté dans Justice League of America. Je suis confusion.
Mais heureusement, une bonne partie de l'histoire, pour peu qu'on puisse dire ça, tourne autour de Hal Jordan qui est pauvre et relativement attardé, ce qui a immédiatement joué sur ma corde sensible, et me l'a fait apprécier.
Ca aurait été mieux avec un reboot, quand même.
Avis : Ca va être génial d'écrire 4 fois le même avis pour chaque titre de Green Lantern, dis donc.
GR1
21. Grifter
Genre : Edge, Sondes anales
Grifter est probablement le personnage issu de Wildstorm que les gens reconnaitraient le plus facilement. Déjà, c'était le rigolo du dessin animé de Wildcats qui est même passé à la télé en France, il a eu un cross-over avec The Mask et . . . ma foi, et c'est déjà pas mal. Sachant que pour le reste des éditions Wildstorm, on s'en souviendra surtout comme "The Authority là, le truc écrit par Ennis. Ou Ellis, je confonds toujours" et "Gen 13, y avait des seins dedans".
Grifter, donc, est un ancien arnaqueur mis à la retraite de façon plus ou moins forcé quand il se fait capturer par des extraterrestres. Ces aliens ont apparemment le but d'infiltrer la Terre en remplaçant ou en s'introduisant dans des humains, surement d'une façon horrible qui implique du matériel de ferme ou ce genre de trucs. Mais comme apparemment, leur modus operandi consiste juste à taper très fort sur la tête d'un gars pour qu'il tombe dans les vappes avant de "l'infiltrer", leur plan tombe à l'eau quand le héros se réveille, tabasse un gars avec une barre à mine (bien joué la sécurité) et se casse.
Malheureusement, comme il est pourchassé en permanence en raison d'un traçage psychique, il passe assez vite pour un criminel aux yeux des humains, vu que dans l'absolu, de notre point de vue, il ressemble essentiellement à un type qui casse aléatoirement la gueule à des gens. Ce qui est assez drôle. Pas pour lui hélas, qui vit désormais derrière un masque. Mais personne n'a jamais dit que ça devait être facile.
Avis : Ben, heu. Après la première issue, c'est pas vraiment facile à dire. Grifter se promène et tabasse des gens. Son frère va devoir l'arrêter, parce qu'il fait partie de l'armée. Lire ou pas, tout dépend de votre charité et de votre confiance en l'auteur pour pondre une histoire correcte sur ça. Dans mon cas, ça s'arrêtera à "bof".
LL1
22. Legion Lost
Genre : Young Justice, Dans le futur, tout le monde est un personnage token
Legion Lost ne m'inspirait pas beaucoup. La couverture est laide. Ca parle d'une équipe que je connais pas, que j'ai jamais vu avant, pas le moindre membre, queudalle. Ca parle de voyage dans le temps.
Bah j'étais bien inspiré de ne pas l'être. Le dessin est pas très beau, on est présenté à une tonne de personnages qui sortent de nul part et on a un peu de mal à ressentir le moindre intérêt, surtout quand le plus gros de leurs problèmes semble être leur ange pute-à-frange qui vomit à cause de l'air du XXIème siècle. Le méchant passe son temps à crier et à ne pas avoir l'air très méchant.
Et enfin, ça n'est pas très bien écrit. Je suis définitivement tout sauf fan donc. Même si j'adore le moment où, alors qu'un camion s'écrase un côté d'une voiture de police, un des policiers s'exclame "THAT WAS A FLYING TRUCK". Merci Captain Obvious, je croyais juste avoir roulé sur un écureil. Et cet emploi du préterit, bon sang. "C'ÉTAIT UN CAMION VOLANT !" Maintenant, ça ne l'est plus, c'est du passé, il est temps qu'il se reprenne et qu'il trouve quelque chose de nouveau.
Avis : "We find the source of our problems . . . AND WE THROW FLYING TRUCKS AT IT"
MisterT1
23. Mister Terrific
Genre : Justice League, Pity da fool
Mélangez ma review de Green Arrow avec celle de Static Shock.
Non, sérieusement, c'est ça. Mister Terrific, c'est Tony Stark en black, qui se bat avec de la science (comprendre : des ions). Sauf qu'il est pas vraiment aussi intéressant que Tony Stark. Il n'est pas alcoolique, ne couche pas à droite ou à gauche. Il est noir, mais honnêtement, il est trop riche pour que ça soit un problème. Le passage où il y a une embrouille entre sa copine (Power Girl, insérez nerd-rage ici) et une black quelconque est en revanche un moment de grand-guignolesque, qui serait passé pour absolument "try-hard" si ça avait été écrit par un blanc, et qui laisse assez pantois quand on sait que l'auteur est noir.
Un personnage principal pas très intéressant donc, ce qui est rarement une bonne idée. En revanche, je dois avouer que j'ai bien aimé l'antagoniste, un average joe qui se retrouve soudainement ultra-intelligent. J'aurais donc le regret de ne jamais le revoir, vu que je doute fort lire un jour la suite.
Avis : En me basant sur les avis des fanboys et sur 4 ou 5 extraits rigolos, je rejoins les rangs de ceux qui pensent que ça aurait été mieux d'avoir Power Girl comme héroïne d'une des 52 issues plutôt que Mister Terrific. Ou même pas forcément à sa place hein, on pourrait peut-être remplacer, je sais pas moi, au hasard, Hawk & Dove.
RL1
24. Red Lanterns
Genre : Green Lantern, RAGER MAC ANGRY
Je ne devrais pas aimer ça.
Je ne devrais pas. Mais Red Lanterns me prend par les sentiments. Ou plus moins par UN sentiment. LA COLÈRE.
Le héros s'appelle ATROCITUS. Il a un CHAT QUI TUE DES GENS (et fait partie des Red Lanterns, apparemment). Sur sa planète, les Red Lanterns SAVENT À PEINE PARLER, et PASSENT LEUR TEMPS À SE BATTRE. Il y en a notamment un qui ressemble furieusement à MODOK. Les Red Lanterns n'ont même pas le pouvoir de former ce qu'ils veulent avec leur anneau comme Green Lantern, non, leur pouvoir c'est de VOMIR DE LA RAGE sur leurs adversaires.
Sérieusement, qu'est-ce que vous voulez que je fasse ? Non seulement, ce côté rend le comic effroyablement attrayant à lire, mais, heu, bah même le reste n'est pas si mauvais. Le flashback d'Atrocitus (pardon, "ATROCITUS D:<") confère au comic le côté "Origins" qu'il faut quand on vend un truc avec un #1 sur la couverture. J'ai juste un peu de mal à voir où l'auteur veut en venir avec ces passages sur des êtres humains en colère parce que INJUSTICE sur la Terre, mais je peux bien me permettre de pas tout comprendre pour le coup.
J'ai honte de recommander ça, je sais. Mais il y a un CHAT QUI TUE DES GENS. 
UN CHAT. 
ET IL TUE DES GENS.
Avis : Assurément mon comic Green Lantern préféré, et même pas dans le sens "ce qui veut dire qu'il est juste pas affreusement mauvais/chiant".
RM1
25. Resurrection Man
Genre : Dark, N'est pas le pire ennemi de Deadman
Le héros de Resurrection Man n'a pas la vie facile. A chaque fois qu'il meurt, comme son (très mauvais) nom de super-héros le laisse présager, il revit. A chaque fois, avec un pouvoir différent, et un "but" qu'il se sent de devoir remplir, même si il ne sait pas comment. Même si il en crève à chaque fois.
Et évidemment, quand on meurt jamais, on finit un peu par énerver toutes les grandes puissances d'en haut et d'en bas, qui finissent par vouloir venir se servir elles-même.
Resurrection Man est dans l'ensemble, un comic plutôt cool. Même si je me contredis encore une fois, le fait que le héros soit là un peu "par défaut" et n'ait pas vraiment de but (ou du moins, de but dont il serait lui-même au courant) rend la lecture assez agréable, et contourne astucieusement la question du côté "Origins", puisqu'après tout, un type qui meurt tout le temps ne peut pas se permettre d'avoir beaucoup d'attaches.
Le coup de crayon a un côté assez vieillos, mais qui colle assez bien avec le ressenti plutôt "Vertigo-ish" qui se dégage de l'histoire. Le rythme est plutôt bon, avec un bon équilibre entre la présentation du héros, la séquence "action" et les présentations des antagonistes. Une des meilleures surprises du reboot.
Avis : Mérite définitivement une lecture. Même si il y a un peu trop de pantsu dans la deuxième issue, la qualité demeure relativement intacte.
SS1
26. Suicide Squad
Genre : Edge, N'est pas le meilleur ami de Resurrection Man
Il faut que je fasse mon coming out, mais je ne peux pas vraiment reviewer Suicide Squad aussi benoîtement et innocemment que je ne l'ai fait pour les 25 comics précédents.
J'ai lu tout Suicide Squad. Tout. La mini-série des 00's. La douzaine d'issues des 90's. Et même, accrochez-vous à vos sièges, les 66 issues des 80s. 66 oui, et j'ai lu chacune d'entre elles. Là où je n'ai lu qu'une poignée de Batman, et "Superman : Red Son", j'ai écumé des centaines de page de Suicide Squad.
J'aime bien Suicide Squad. J'en parlerai peut-être un jour.
Ordonc. Le concept de Suicide Squad est d'avoir une équipe constitué de "bad guys" petites frappes du monde de DC qui doivent remplir des missions absolument folles, en sachant que de toute façon, si ils meurent, c'est pas très grave. L'idée étant, qu'en échange, ils réduisent monstrueusement le temps qu'ils doivent passer en prison.
La communauté n'était pas très enthousiaste à l'annonce du reboot de la franchise, en raison de son cult following qui se voyait menacé par un scénariste n'ayant pas une réputation incroyable. La première issue, n'était pourtant pas abominable, offrant une façon originale de présenter l'équipe même si peut-être un poil trop "hardcore juste pour être hardcore". Comme vous l'aurez peut-être deviné après 26 putain de reviews, j'ai un certain faible quand un minimum est fait pour que les nouveaux lecteurs ne soient pas paumés, et là au moins, l'idée est vaguement respectée. Ce n'est clairement pas du grand comic, mais j'ai pas trouvé la lecture si désagréable, nonobstant les dialogues parfois un poil trop over-the-top même pour un comic comme ça (notamment pour Harley Quinn, dont la performance n'est pas sans me rappeler une actrice dont le nom finit par "lol")
En revanche, là, pour le coup, j'ai eu ma crise de fanboy quand Amanda Waller a été révélée. Oh, sainte-mère de Dieu, préservez-moi d'en parler. Mais je dois me mettre à la place de quelqu'un qui n'a aucune idée de qui c'est, et donc conserver le fanboy rampage en moi.
Dur, tellement dur. C'était tellement un mauvais choix.
Ca m'a fait sentir tellement Red Lanterns.
Avis : Pas aussi affreux qu'on vous le dira, mais pas génial non plus. Cool si vous aimez les méchants qui se font charcuter par d'autres méchants.
À SUIVRE, parce que 26 reviews, même mini-reviews, ça vous vide de votre énergie et ça ne laisse de vous qu'une coquille creuse inspirant la mort à toutes personnes qui auraient le malheur de poser leurs yeux sur vous.
Dans le prochain article :
- Le meilleur comic du reboot (spoiler, ça n'est pas Legion of Super-Heroes)
- Des seins, des NIBARDS, DU BOULE, DE LA MEUF QU'EST CHAUDE, T'AS VU.
- Presque 2 fois moins de comics Batman que dans la 1ère partie (*presque*)
- Quelques bonnes surprises.
- Plein de trucs qu'ont l'air tellement nazes que j'ai même pas eu envie de les lire et que je vais devoir quand même lire, mon Dieu.
- Aquaman. AQUAMAN !
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