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Je pense qu'aborder le piratage des jeux vidéo de façon plus sérieuse et plus approfondie que ce qui avait été rapidement survolé avec le Docteur Watermark s’avérait inévitable pour Geektature. Je rechignais un peu à le faire, parce qu'il faut avouer que souvent, c'est quand même le niveau zéro de la discussion sur Internet, celle où tout le monde est retranché sur ses positions, où les liens douteux et les tableaux magiques fusent de partout, et où le seul argument qui finit par prévaloir sur les autres est l'argument ad hominem, de préférence illustré.

Mais justement, c'est cet état de fait qui m'a décidé. De toute évidence, les gens sont perdus, n'arrivent pas à bien saisir l'impact du piratage sur leur vie de tous les jours et sur celle de Sonic et de Mario, et ils ne savent plus vers qui se tourner. C'est évidemment là où j'interviens, grâce à ma connaissance monstrueuse et la sagesse que j'ai acquise après des années passées à méditer devant des logiciels de peer 2 peer et des boutiques de jeux import.

Les gens ont déjà tous, beaucoup, entendu parler du piratage. Et ont probablement entendu certaines idées, certains arguments, qui sont plus ou moins exacts, à une louche près. La connaissance par ouï-dire étant la pire, je me suis dit que plutôt que de partir "from scratch" et de faire tout un cours sur le sujet, j'allais, à la manière de ce grandiose article sur l'alcool, me contenter de m'attaquer aux idées reçues, et ainsi ébranler les fondements même de tous les mauvais arguments que j'entends sans arrêt, d'un côté comme de l'autre du débat. En route pour un nettoyage intellectuel bien nécessaire.

1 : LE PIRATAGE, C'EST DU VOL

FAUX. Ne croyez pas ce que vous les mauvaises annonces contre le piratage essaient de vous faire croire : elles confondent vraisemblablement "piratage" avec "piraterie".
Je me permets quand même de développer, parce que les débats sur cette question me donnent systématiquement envie de me tirer des balles dans le pied en espérant que cela arrangera les choses par magie : le piratage n'est pas du vol, mais a en gros LES MÊMES EFFETS. Avec plus ou moins d'amplitude, j'y reviendrai après. Mais ne pensez que les termes sont interchangeables. Voler un jeu vidéo dans un magasin, c'est du vol. En télécharger une copie digitale n'en est pas. Il s'agit toujours de "ventes pas faites", de "sous perdus", mais ça n'est pas du vol.

Je me souviens d'un tract reçu à ma fac lors des blocages, qui, entre les habituels demandes de SMIC à 1800€ net et que tous les sans-papiers du monde voient leur situation légalisée et se voient aussi proposer des postes de présidents de la République et de chef de l’ONU, le-dit tract, donc, contenait aussi un paragraphe indiquant qu'empêcher l'accès aux bâtiments ou aux cours n'était pas de la "prise d'otages", expliqué avec les équivalent verbaux de se rouler au sol en hurlant ou de retenir sa respiration jusqu'à ce qu'on obtienne ce qu'on veut. Et dans l'absolu, j'étais parfaitement d'accord avec ce qui était dit, à défaut de l'être avec la façon. Ça n'était pas de la prise d'otages d'un point de vue purement sémantique, juste, ben, juste une grève à la con avec des blocages.*
Pas vraiment un point intéressant donc, mais on pourrait l’éviter si les gens réfléchissaient un peu avant de parler.

2 : LE PIRATAGE FAIT PERDRE DE L'ARGENT AUX DÉVELOPPEURS

VRAI. Bah oui, c'est vrai. Mais le problème, c'est qu'il faut voir à quel point les gens enflent, ou nient, ces pertes. Et il n'y a, malheureusement, aucun moyen vraiment stables de connaître ces chiffres, si ce n'est des évaluations à la louche complètement imprécis comme

2.1 : 5000 SEEDERS POUR UN TORRENT DE MON JEU, C'EST 5000 COPIES VENDUES EN MOINS.

VRAUX. Disons qu'il y a dans le tas des ventes qui se perdent, certes. Mais arrêtons-nous un moment et réfléchissons. Déjà, dans le tas de seeds, il y en a un paquet qui appartiennent aux groupes qui ont mis le torrent en ligne, probablement bien plus qu'il y a de membres, histoire d'accélérer les choses. Ok, c'est probablement négligeable, mais par accumulation, on va pouvoir se rendre compte que cette méthode pour calculer est loin d'être aussi fiable que ça.

D'expérience (et mon expérience dans le domaine fait autorité, donc merci d'enlever vos écouteurs et de m'écouter), il y a 3 types de pirates.

Le pirate Loyal-Mauvais : Les raisons qui poussent le pirate loyal-mauvais à télécharger peuvent être diverses et variées : 1) Il veut essayer le jeu avant de l'acheter, mais comme maintenant qu'il n'y a pour ainsi dire plus de démos, il n'a pas des masses d'autres choix (n'essayez même pas d'insinuer qu'on peut se fier à des reviews d'articles ou de sites (autre que le mien) pour faire ses achats, on n'est plus en 1993) NB : il finira bien par acheter le jeu si ça lui plait vraiment, mais dans des conditions qui font qu'il peut quand même être considéré comme un pirate. J'y reviendrai. 2) Il télécharge le jeu mais n'a jamais eu la moindre envie de l'acheter. C'est essentiellement pour voir de quoi il retourne quand il s'agit d'un jeu très connu, très plébiscité, ou auquel il a des amis qui jouent et qui lui proposent de venir jouer avec eux (vraisemblablement, des amis qui ont piraté le jeu aussi). Quelqu'un ne paiera clairement pas 70€ par curiosité, à moins d'être vraiment pété de thunes. Notez que, dans les très rares cas où le type serait en fait surpris en très bien par le jeu, il peut se décider à l’acheter, ou au moins à acheter les prochaines productions du studio qui l’a fait, transformant ainsi une absence d’achat en futurs achats potentiels. Mais bon, c’est un poil trop utopique pour qu’on puisse vraiment en faire un argument. 3) Il veut jouer au jeu, et il veut l'acheter, mais le jeu est trop cher pour le moment (ou le gars est trop pauvre) pour qu'il se le paye. Évidemment, si il finit par ne pas l’acheter du tout au final, il risque un alignement shift en Neutre-Mauvais.
Et en bonus, j'ajouterais 4) Le type a acheté ou pré-commandé le jeu, possiblement sous sa forme physique (possiblement pour profiter de bonus vendus avec à la sortie), et il a tellement envie de jouer au jeu qu'il le pirate en attendant de recevoir l'original. Mon dvd de Persona 4 n'a jamais connu que le mode New Game +. C'est ça de mettre une semaine à arriver.

Passons au suivant, le pirate Neutre-Mauvais : C'est le gars qui s'en branle : il veut un jeu, il le télécharge. Il en a absolument rien à foutre de l'éditeur, du bundle qui va avec, de savoir si 1 Franc sera reversé à des organismes de protection des dauphins. La possibilité de payer pour un jeu vidéo ne l'effleure même pas. Il n'a probablement pas mis le pied dans un magasin depuis la sortie de la première puce pour la playstation 1. C'est le premier à se jeter sur le torrent quand il est sorti, et à se foutre de la gueule des gens qui payent le prix fort pour un jeu neuf. Peut-on vraiment lui en vouloir ? Oui, et non, mais là, on va dire oui.
Ce genre de comportement, un poil immature, est celui qu'on retrouve le plus chez des assez jeunes qui découvrent tout juste le téléchargement. Oubliez l'image classe et détaché d'un type froid, calculateur et cynique que ma description pourrait lui conférer. En réalité, les boulets pas foutus de comprendre comme on monte une putain d'iso et qui floodent les commentaires des torrents, ce sont eux. Ils sont, vraisemblablement, les plus visés par les campagnes et les mesures anti-piratage, mais s'en foutent, ou sont probablement tellement à côté de leurs pompes qu'ils ne s'en rendent pas compte, trop occupés à implorer Echelon de cracker le DRM de "Medal of Battlefield Soccer : Warfare Boogaloo 2012" le plus vite possible.

Et enfin, il nous le pirate Chaotique-Mauvais : celui-là télécharge plein de jeux, mais attention : c'est une activité qui est presque à part de son activité vidéo-ludique. Il télécharge plein de jeux non pas parce qu'il les veut vraiment, mais parce qu'il le peut. Il a des centaines d'isos auxquelles il n'a jamais touché, et de temps en temps, il joue à un jeu comme ça, mais sans plus. Il passe sur Steam, voit Arkham Asylum bradé à 5€, et se dit "ouah, tiens, ça me rappelle que je l'ai, je vais l'installer tiens". Puis coupe le torrent de ses 60 jeux en cours pour que ça arrête un peu de ramer. Téléchargeur compulsif, les Chaotiques Mauvais gonflent artificiellement les chiffres du piratage sans qu'on puisse vraiment être sûr qu'ils correspondent tous à une vente perdue pour sûre. Ces types et leurs obscurs rituels de téléchargement sont la cause de la surprise que l'on ressent quand on voit qu'il y a 6000 seeds pour télécharger la dernière version de "Cooking Mama entraîne votre bébé à apprendre l’espagnol 3 : Sponge Bob Boogaloo".
À noter que les soldes Steam ont le pouvoir de transformer n'importe qui pourvu d'un compte paypal en Chaotique-Bon, qui fait exactement la même chose mais en payant : accumuler plein de jeux, et ne jamais y jouer.

steam

Maintenant, le problème, c'est qu'on ne peut pas simplement diviser tous les chiffres donnés par les éditeurs en 3, et en associer un à chaque pirate, en escomptant qu'un Loyal-Mauvais coûte 0, un Neutre-Mauvais 1 et un Chaotique-Mauvais 0,5 (admettons, même si c’est plus vraisemblablement 0,9). Déjà parce que la division par 3 est impossible vu que c'est un nombre premier, mais aussi parce que là, en revanche, il n'y a aucun, mais alors aucun moyen de sonder quel est la part majoritaire de pirates pour chaque jeu.

Mais cela peut vous donner une piste : Méfiez-vous des chiffres qu'on vous crache sur le nombre de copies piratées d'un jeu.

Un autre twist, que j'ai vu dans un article récent et qui m'a sérieusement donné envie de frapper très fort mon écran avec mon poing avec l’espoir que le rédacteur de l'article en question se le prendrait dans la gueule, c'est de dire que le piratage est très répandu, et de le prouver en disant "dans certains pays, le piratage atteint 95% !" Notez déjà le pourcentage tout droit sorti de l'Institut de recherche de Mon Cul, et confirmé par l'Association des Consommateurs de Mon Pénis, avec ta mère en CEO. En général, les pays qui atteignent ce taux magique sont 1) peuplés par des gens qui n'ont certainement pas de quoi se payer des jeux vidéo neufs et 2) vraisemblablement absolument pas sujets à la moindre distribution légale, ne laissant aucun choix aux joueurs qui y sont. Je ne doute pas que certains Chinois préfèreraient acheter No More Heroes plutôt que No More Gentlemen, ou auraient aimé avoir des souvenirs d'enfance qui ne soient pas liés à des jeux comme Somari, mais ils n'ont pas vraiment le choix. Je ne place le blâme sur personne, j'imagine clairement pas les éditeurs capable de démonter le réseau de jeux piratés qu'il y a dans des coins comme Hong-Kong (à moins d'y lâcher Gabe Newell et de lui dire de manger tout le monde), mais qu'on arrête d'intégrer ces chiffres au piratage "occidental", parce qu'ils n'ont pas lieu de l'être.

3 : LE DRM EST LE MEILLEUR MOYEN D'EMPÊCHER LE PIRATAGE . . .

. . . je dirais, erm, heu, vrai ? Pas en caps lock, parce que bon, dans l'absolu ça fait que délayer le . . .

3.1 : . . . ET D'ASSURER PLUS DE VENTES

. . . Ok, ok, faux, faux, et on arrête tout un moment.

Le DRM a atteint un niveau de haine de la part des joueurs qui reste assez inégalé. Et notez que je précise bien des "joueurs", dans leur intégrité, et pas seulement des pirates. Le DRM, sous quelque forme qu'il soit, même si la plus populaire actuellement reste la "connexion obligatoire à Internet pour jouer à un jeu, même en solo", est une vraie saloperie.

Tiens, je vais faire ma confession : l'article dont je parle un peu plus haut, sans lui faire l'honneur de le citer ou de le linker, portait sur ce type de DRM où la connexion Internet est obligatoire tout au long de la partie, et que le jeu s'arrête automatiquement si vous êtes déconnecté. Notamment, ce type de DRM a été annoncé récemment pour Diablo 3. Et donc, aux lecteurs de profiter de l'auteur se mettant à 4 pattes et faisant le cochon pendant que Blizzard (oups, Blizzard-Activision lol, learn the difference, could save your life) lui déchirait l'arrière-train à grands coups de montures épiques. Plus exactement, le type (PAYÉ POUR PONDRE SON BOUSIN D'ARTICLE, rappelez-moi pourquoi j'envoie des CVs à Macdo déjà ?) disait trouver ridicule la levée de boucliers qu'avait enclenché l'annonce de Diablo 3 requérant une connexion permanente à Internet pour être joué. Parce que "huurr, ce sont des geeks, ils sont tout le temps connectés à Internet, je vois pas le problème".
Ok gros lard, je vais te la faire en 2 : Déjà, c'est un DRM super chiant, qui peut facilement niquer les performances du jeu à cause de son putain d'envoi continu d'informations. J'ai eu droit à ça sur Anno 1404, et si d'un point de vue purement qualitatif, j'ai pas de regret pour mon achat, d'un point de vue éthique, plutôt que de payer du fric à Ubisoft pour devoir sans arrêt bidouiller ma connexion pour que le jeu marche en attendant 2 semaines le patch salvateur, j'aurais appris à me servir d'un compileur pour lui niquer sa petite mère, à ce DRM pourri.
Et en deux, merci Pépita, une connexion Internet continue, tu m'explique comment tu la choppe quand t'es dans un avion. Ou dans les transports, ou n'importe où où tu es pas chez toi. Et je te parle d'une connexion Internet fiable, le freewifi du voisin, il marchera plus lorsqu'il se décidera à télécharger l'intégrale de Katsuni et à faire pêter les gigaoctets en download et les mégaoctets en upload.
Oups, j'imagine que les 50€ (j'ai dit 50 ? Pardon, allez, disons 60, et je me coupe la main) que t'as dépensés te permettent d'avoir un programme de plusieurs trouzaines de Go sur ton PC qui sert à queudalle, à part à jouer une jolie intro et accéder à un chouette menu ? Pas mal, c'est presque mieux que le démineur.

Le DRM, c'est de la daube, tout le monde déteste ça, et devinez quoi : de toute façon, les pirates gagnent toujours à la fin. Ils jouent toujours en second, trouveront toujours une façon de le contourner. Le jeu peut être mis à jour, pas sa protection. En fait, plus le temps passe, plus j'ai l'impression que c'est plus une manière d'empêcher de prêter le jeu à des potes qu'à vraiment empêcher le piratage.

Et c'est le moment pour une des transitions dont j'ai le secret.

4 : LES PIRATES SONT MÉCHANTS, ET SI ILS N'EXISTAIENT PAS, LES DÉVELOPPEURS AURAIENT 100% DE LEUR PROJECTION DE VENTE.

LOL. Oui, c'est là où je mets "VRAI", "FAUX", ou même ce coup de génie qu'était "VRAUX", là j'ai mis lol, et je l'ai mis en Caps Lock.
Les pirates font perdre de l'argent aux développeurs, ok, ok, on peut tous être d'accords dessus. On a le droit de se tirer les cheveux et de se griffer pour savoir dans quelle mesure, pour quelles raisons, si c'est éthique ou pas, yadi-yada, c'est comme les guerres de religions avec un peu moins d'explosions, on aura jamais aucune preuve tangible et tout ne peut se finir qu'avec des barbus recouverts de sang.
Mais le truc, c'est qu'au final, tous ces efforts et ce matraquage contre le piratage, quand on regarde un peu ce qui se fait par derrière, c'est l'arbre pour cacher la forêt. Au risque de sonner comme un amateur de la théorie du complot, avec mon chapeau en papier aluminium et mon dvd de Dieudonné, j'y vois aussi une magnique occasion pour les développeurs de nous entuber.

Laissez-moi vous présenter les deux grands frères du piratage. Ils s'appellent "Prêt" et "Jeux d'occasion". Ils sont tous les deux parfaitement légaux, et partagent comme point commun qu'à aucun moment, ils ne rapportent d'argent au développeur.
Prêt est légal, quoi qu'en dise ces histoires de "usage réserve à un cadre familial blahblah", parce que si il n'était pas légal, ce serait illégal d'offrir un cadeau à quelqu'un. La seule vraie condition, c'est que le prêt ne doit pas être payant si effectué par un particulier. Mais il est légal, gratuit, et vous dispensera au final complètement de l'achat. Imaginez un monde magique où tout le monde est ami et se prête mutuellement des trucs ? Pirate Bay est désormais 100% légal, dans le sens non-sexuel du terme. Accessoirement, délicieuse zone grise quant au fait de prêter des copies de sauvegarde légales à ses copains pour une durée indéterminée.

Puis y a Jeux d'occasion, et alors lui c'est mon préféré, parce qu'il est légal ET implique de l'argent, et ce sans en rapporter le moindre au développeur. Fut un temps où ce dernier était prêt à concéder la partie, et se contentait en gros de limiter selon son désir les capacités en ligne du jeu d'occaz. Malheureusement, le marché veut de plus en plus enterrer cette habitude de la revente, quel que soit le moyen qu'ils trouvent (ou même, les raisons, parce que celles-ci sont floues et majoritairement sans fondements, et même l'industrie est prête à le reconnaître).
Le plus drôle, c'est que techniquement, il serait possible de l'interdire. Vous savez, de la même manière que certains boitiers de jeux ont parfois "Not for sale" sur la couverture ? Ou "Interdit à la vente" quand c'est traduit dans la langue de Philippe Gildas. Évidemment, ça n'empêche pas les magasins de les vendre quand même ; mais il serait techniquement légal que chaque éditeur annone qu'il est désormais interdit de "reprendre" les jeux (ou plus exactement, vraiment illégal de les revendre), et plus applicable, vu qu'un avocat pourrait s'en donner à coeur joie dès son entrée dans un Micromania. Ça serait, aussi, en réalité, une shitstorm judiciaire absolue dès les premières amendes, et qui ferait probablement plus le ménage dans l'industrie actuelle que E.T. ne l'avait fait en 1983.

Ça donnerait envie, en fait, presque.

Tout ça pour dire que ces deux méthodes perdurent, resteront là à jamais, parce qu’il n’y a aucun moyen vraiment efficace de lutter contre ; et que les efforts des développeurs finissent par faire chier les gens qui jouent aux jeux dans ces conditions-ci, qui sont pourtant parfaitement dans la légalité.
S’échiner à lutter contre le piratage est, au final, bien plus dispensable que ce que les éditeurs veulent nous faire croire.

Dès lors, on peut en arriver à la conclusion qui est, sous une forme d'ultime question :

ÉPILOGUE : LE PIRATAGE COÛTE TRÈS CHER À L'INDUSTRIE

Vrai. Hélas, vrai. Il coûte très cher parce que des millions de dollars sont engouffrés dans des technologies de DRMs foireuses qui tiendront pas 1 semaine contre une bande de hackers russes qui ne font que ça de leurs journées. Il coûte très cher parce que les boîtes ne veulent plus faire que des jeux "sûrs" qui assurent une certaine marge en terme de vente, mais que le public brainless visé est, ironiquement, aussi celui qui les piratera le plus. Comme tout ça coûte cher, les prix montent, et les gens achètent de moins en moins de jeux neufs. Ils se tournent vers l'occasion ou les "je l'ai acheté, ergo je te le prêterai", qui rapporte moitié moins. Effet amusant de la chose ? En ayant le jeu que pour une durée limitée via le prêt, ou sans possibilité d'explorer le mode en ligne pour l'occaze pour l’occasion, le joueur n'explorera pas plus que nécessaire ; en somme, les DLC, souvent synonymes de reskins d'armes et cartes supplémentaires vendues 10€ tombent dans un porte-monnaie de moins.
Ce qui n'empêchera pas le gamin brainless de se le payer avec le compte Paypal de son grand frère. Et vu que le DLC ne coûte rien à produire, ça devient la manne principale pour les développeurs, ce qui les fait d'autant plus rager que des gens se rabattent sur l'occasion. Et au final, la triste conclusion à ce serpent qui se mord son carnet de chèques, ce sont des boîtes autrefois respectables qui se transforment en véritable blagues.

Oh, et j'imagine qu'il y a des pirates qui ne payent pas leur jeu, effectivement. Quelle bande de connards.

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*Les lecteurs de gauche les plus engagés de Geektature commenceront surement à me suspecter de Pétainisme, vu le nombre d'occurrence où je semble m'acharner sur la Gauche et ses valeurs, comme les syndicats étudiants, ou les cursus d'arts du spectacle. Je tiens à vous rassurer, camarades, il n'en est rien. Je reste purement et absolument complètement inintéressé par la politique, et il s'avère juste que je suis enclin à dire du mal de ce que je vois autour de moi, ne lisant pas le journal, ne regardant pas la télé, et limitant les passages sur Google Actus aux stages ou aux cours ennuyeux où je ne veux pas que la fille mignonne derrière moi voit que je joue à Urban Rivals ou que je lis des mangas guro. Et après plusieurs années passées à Nanterre, et une passée à la fac de lettres de Montpellier, je n'ai pas souvenir d'avoir vu d'occurrence de Droite jamais faire quoi que ce soit qui aurait pu m'irriter.
Il y a surement un univers parallèle où un Tchako possédant le même engagement à ne pas être engagé s'est retrouvé en école de commerce, et où il passe mon temps à rire de l'UNI et de toutes autres associations politisées fleurant bon l'ex-RPR. J'aimerais bien lire son blog.