Geektature

Jeux vidéo et méchanceté. Super, pas vrai ? Tu ne le sais pas encore, mais tu es déjà fan.

30 octobre 2009

Saquons Saki.

Y a pas à dire, les filles l'ont tranquille, quand même.

Oui, oui, je suis un fervent défenseur de la théorie du "renversement de la balance des sexes", et à moins d'être aveugle, il faut bien se rendre compte que désormais, ce sont les femmes qui ont le pouvoir.

Les exemples ne manquent pas. Prenons le domaine professionel par exemple. Oui, les entreprises n'embauchent pas de femmes, parce qu'elles se retrouvent avec un polichinelle dans le tiroir et prennent des congés de 2 ans, bla bla. Et que les femmes cadres gagnent moins que les hommes cadres parce que trucbiduleallocation.
Oui, bon, ok, mais la fange de population touchée est ridicule (et accessoirement, la France est un pays assez cool pour ce qui est de concilier grossesse et travail par rapport à ses voisins européens). Si on se penche sur la question nettement plus générale des emplois jeunes, il faut bien se rendre compte que la fille a un avantage substantiel : elle peut facilement être hotesse d'accueil.
A l'époque où j'ai connu le chômage (2008, mon année préférée~), j'ai essayé de trouver du travail avec un BAC + 1 sans être pistonné (taux de réussite : inférieur à 10%, je peux le prouver). Parce qu'apparemment, il me fallait 2 ans d'expérience pour garder un hôtel situé dans la zone hautement touristique du 92 Sud. En fait il faut à peu près 2 ou 3 ans d'expérience pour faire à peu près n'importe quel travail qu'un singe un minimum entraîné serait capable d'accomplir.
A quelques exception près.
Dont celui d'hôtesse d'accueil.

Qu'on ne me taxe pas de sexisme gras, je sais qu'il existe aussi des hôtes d'accueil. Mais les proportions n'ont pas lieu d'être discutés. Vous êtes un minimum jolie ? (si vous lisez Geektature, c'est surement le cas) Hop, félicitations, vous allez être payée pour sourire toute la journée et indiquer aux gens où ils doivent aller avec votre doigt. Pendant que je me déboite l'épaule à tamponner des bordereaux de cotisation à côté de collègues de travail qui lisent des revues pornos et qui font des concours de pets.
(Oui, j'ai eu un poste similaire à celui d'hôte d'accueil après, mais je ne devais pas être assez beau pour qu'on me respecte en tant quel tel. Ou je n'avais pas d'assez gros seins, ou d'assez belles joues, de belles fesses ou que sais-je. On m'a souvent insulté en revanche.)

Donc, à même niveau, les femmes gagnent moins que les hommes ? Encore heureux.

Mais évidemment, tout caractérisé par la bonne foi que je suis, je ne vais pas limiter cette analyse au simple monde du travail.
Sentimentalement, par exemple (here we go~). Quelques articles plus bas, je soliloque à grands renforts de dessins sur le fait que la population se geekise de plus en plus. Dans les faits, ça donne des mecs dociles, serviables, cultivés, fidèles (on sait tous très bien qu'on ne peut pas avoir une "good end" avec de l'adultère) et pas trop chiants (un nouveau jeu peut rendre un geek insupportable pendant une semaine ou deux tout au plus, ce qui n'est pas grand-chose par rapport à un championnat de foot ou à des Jeux Olympiques). Comme les geeks sont souvent désespérés, les filles n'ont plus qu'à se pencher pour les ramasser. A plus forte raison, les filles un minimum geeks elles-même, qui sont les impératrices dans leur empire, les reines dans leurs royaumes, les Haruhi Suzumiya dans leur convention. Et si elles ne veulent pas d'un de leurs prétendants, elles peuvent l'envoyer dans les choux en public avant de se pencher sur les 10 soupirants suivants. Et tout passifs qu'on est, on ne s'en formalisera pas plus que ça, parce qu'après tout, on a l'habitude. Je sais de quoi je parle.

Plus généralement, regardons les moeurs. Tout à l'heure, au Virgin Megastore de la Défense, perdu dans ma lecture du dernier Marvel Zombies, j'entendais des filles glousser en lisant des Otomen, ou un autre de ces mangas avec des types déguisés en filles qui font des trucs comme dans Brüno.
De l'autre côté, y avait un gros moustachu qui lisait "Step Up Love Story" en se cachant.
Ais-je besoin de faire un dessin ? D'un côté, vous avez des "otak's dans le vent", et de l'autre, un pervers. Et pourtant, je doute qu'il y ait une grande différence qualitative dans leurs lectures.
Mais non. Aucun mal à dire que vous lisez du yaoi quand vous êtes une fille. Vous pouvez étayer votre argumentation de plein de façon stupides : "Parce que c'est trop stupide, kikoulol, c'est juste parce que ça me fait rire", ou bien "parce que machin est trop beau *bave*, y a pas à dire, l'auteur dessine trop bien les abdominaux", j'en passe et des meilleurs.
En revanche, si vous êtes un mec, allez expliquer que vous allez lire ou regarde quelque oeuvre yuri que ce soit, et ce, sans passer pour un pervers.

. . .

Tout ça pour dire* que j'ai regardé Saki.

saki

J'aime bien le mah-jong. Je l'avais déjà dit à l'époque où j'avais parlé d'Akagi, où je m'étais fait un peu houspiller pour avoir résumer le principe du jeu à une sorte de rami en plus compliqué (dommage que l'âge moyen de mon lectorat soit 40 ans trop bas pour savoir comment jouer au rami). Pour m'y être mis un peu plus sérieusement il y a peu, je dois admettre que la comparaison était un poil trop simple. Ca ressemblerait plus à du poker, sauf qu'on a 15 cartes en main, qu'on joue avec 4 paquets, que c'est pas du Texas Hold'em, et qu'au lieu de 6 ou 7 combinaisons, y en a 88.
Oui bon en gros ça ressemble pas vraiment au poker non plus, mais je commence à manquer de comparaisons possible, et je n'ai pas envie d'en arriver à le comparer au Risk ou au Nain Jaune.

Ordonc, le mah-jong. J'ai eu l'occasion d'y jouer "pour de vrai" lors de Paris-manga, vu que la FFMJ y était présente.
C'est là où j'ai découvert l'existence de Saki. Je faisais une partie avec Le Prélat de Singapour, l'Egerie du projet A.W.E.S.O.M.E., et un type qui, malheureusement, n'aura pas d'autre titre que "fan de Saki".
On plaisantait un peu avec le très sympathique arbitre qui nous expliquait les règles, vu qu'il se foutait de ma gueule parce que j'avais tout appris des jeux vidéos et d'Akagi. Et pendant que je faisais le prosélytisme de ce dernier, Fan_de_Saki ajouta que si j'avais aimé Akagi, fallait que je regarde Saki.

J'ai donc regardé Saki.

Et ce n'est pas bien.

saki_ep8b
In a nutshell.

Non, c'est vraiment pas bien. J'aurais peut-être dû m'y attendre. Cela-dit, je n'aime pas trop croire aux préjugés. Dans l'absolu, je n'avais aucune raison de devenir fan d'Akagi non plus, si on va par là. Comme je suis quand même sûr de bien aimer le mahjong, j'en ai quand même regardé 9 épisodes.

saki31
OH J'ADORE LES BLAGUES DE LA LOLI SUR LES TACOS, JE POURRAIS M'EN INFLIGER PENDANT 3 HEURES ET EN REDEMANDER APRES.

Non, rien à faire.
Le truc, c'est qu'il y a une différence gigantesque entre Akagi et Saki, et pas seulement au niveau de la virilité (qui serait comparable à un passage de Solid Snake vers Raiden).
Akagi, c'est un anime qui parle de mahjong.
Saki, c'est un anime qui parle de filles qui jouent au mahjong.
Ok, Akagi peut être chiant comme la mort si on comprend rien aux règles, et/ou si on n'est pas aspiré par la mise en scène démentielle de manliness (ce qui est une marque de mauvais goût, je pense que c'est important de le préciser.)
Saki, en supposant qu'on soit un béotien du jeu, c'est chiant, mais pas comme la mort. Plutôt comme une grippe ou un rhume. Parce qu'en fait, les personnages ne jouent pas vraiment au mahjong. Elles se contentent de s'asseoir, de remuer des trucs, et de se retrouver soudainement à une tuile près d'une main à 15 trilliards de points, dont on peut deviner qu'elles vont l'avoir ou non selon la musique, chaque personnage important révélant son "pouvoir secret" selon les besoins. Il n'y a que très peu d'emphase sur le jeu en lui-même : dans l'esprit, ça se rapproche plus de Yu-gi-Oh qu'autre chose.

Ensuite elles taillent le bout de gras en rougissant copieusement en moyenne toutes les 2 minutes, avec des innuendos sexuels d'une lourdeur affligeante.

Donc désolé, je vais passer pour un gros beauf, et cela me rend très triste, vous devinez bien, mais il faut dire qui est : Saki est un putain d'anime lesbien. De gouinasse, de brouteuse de gazon, de tout ce que vous voulez.
Qu'on ne vienne pas me dire "Mais non Tchako, tu dis ça car des années de jeux vidéo et de masturbation t'ont ôté toute sensibilité et empathie, mais l'amitié chez les filles revet des formes bien plus nombreuses, variées et complexes que chez les garçons et . . ."
BLAH BLAH BLAH. LESBIEN LESBIEN LESBIEN.

saki_ep8c
JUST FUCK ALREADY

Non, il n'y a pas à discuter : le point de vente principal de Saki, c'est pas vraiment le mahjong. C'est un immonde fanservice que j'ai enduré dans l'espoir d'avoir des moments du niveau de "You're a retard, Yagi-san", ou "RON RON RON RON". Le tout sans succès. A la place, j'ai eu droit à des petites filles en jupe, un cast masculin que je préfère même pas commencer à évoquer sous risque de me mettre à m'énerver, et à du fan-service à plus savoir quoi en faire.

Je risque de continuer à regarder en plus, parce qu'après 9 épisodes, autant le finir. Et puis, il y aura peut-être des moments intéressants. Mais quite à regarder un anime plein de sous-entendus lesbiens, autant pousser le vice jusqu'au bout et regarder Kämfper.

sakiakagi

* Un peu comme avec Sengoku Rance, l'expression "Tout ça pour dire que" indique le moment où je sais que la suite du texte ne se retrouvera que de façon très éparpillée dans les commentaires.

Posté par Tchako à 00:31 - Support graphique : Sous-culture nipponne. - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


22 octobre 2009

Episodes 1 Marathon 2 !

Un des plus gros problèmes de Geektature, c'est le manque de filles à gros seins. J'en suis conscient, je fais des efforts, je pose des annonces, je fais de la réclame, j'essaie de sensibiliser le gouvernement, je prends des cours et des hormones, mais rien n'y fait. Le problème demeure entier et dans l'absolu, avec les moyens que j'ai à disposition, je suis dépourvu de moyen pour y remédier.

Un problème moins grave et plus facilement solvable, c'est peut-être le fait que je ne parle pas énormément de mangasse ou d'animes dans mes colonnes. Si on compare aux jeux vidéo, la place que le sujet occupe sur Geektature est quasiment anecdotique, en prenant compte qu'il s'agit quand même d'un élément contre socio-culturel assez important (oui parce que y a encore moins d'articles à propos de ma vie personelle ou de Sans-nom, mais ça, ça n'est pas très grave).
Le truc, c'est que je suis pas un "putain d'otaku". J'achète pas mal de mangas, mais j'en suis pas non plus un fanatique. J'en ai présentément 230 et des poussières dans ma bibliothèque. Aux yeux d'un béotien, c'est énorme, mais la plupart des otak's de longue durée considèrent que les choses deviennent sérieuses quand on en a environ 10 fois plus.
Et pour le côté otaku . . . c'est à peu près tout. Je suis moins d'une dizaine de scans, et pour certains d'entre eux, je serais bien incapable d'expliquer pourquoi. J'imagine que c'est le côté "J'ai commencé, faut que je termine", et pour pouvoir suivre les discussions trollesques sur les forums après. Bleach est très bien pour ça.
Juste pour ça.

1255124210666
Ca me donnerait presque envie de lire Naruto.

Et les animes ? On en revient à un vieil article de Geektature, à l'époque où j'étais jeune et pas foutu d'écrire correctement (depuis, j'ai vieilli, et j'ai gagné en années). Il y a des animes que j'aime vachement, mais que je suis infoutu de regarder jusqu'au bout. Welcome to the NHK par exemple, c'est un peu ma Bible (ou mon Livre des Morts, à la rigueur) mais après quelques épisodes, je me suis arrêté d'un coup, et j'ai jamais pensé à m'y remettre (puis j'ai perdu le dvd où on me les avait gravé aussi, ce qui n'a rien arrangé). De même pour la deuxième saison de Sayonara Zetsubou-sensei : j'avais aucune raison de ne pas les regarder jusqu'au bout, parce que j'aimais bien, et que y a que 12 épisodes ou un truc comme ça. Mais rien à faire, je me suis arrêté à un moment, et je m'y suis jamais remis. Puis j'ai perdu le dvd, aussi. C'est comme un running-gag. Mais pas drôle.

Puis Dieu inventa le streaming. Et soudainement, ce fut comme un grand déblocage pour moi. Finie l'énorme responsabilité d'avoir des tas d'animes qui trainent dans mon répertoire "downloads". D'un seul clic, je peux regarder à peu près n'importe quoi, vieux ou récent, shonen ou shojo, médiocre ou pas bien. Bon évidemment il faut toujours le courage de rester assis 20 minutes et être passif, mais les choses sont désormais bien plus simples qu'avant.
C'est d'ailleurs comme ça que je me suis retrouvé à regarder SEPT EPISODES de Saki, alors que franchement, c'est de la merde. Je pense quand même y consacrer tout un article, car j'ai une bonne idée d'introduction vaguement mysogine, et il n'y a que ça qui marche pour récupérer des commentaires.

Donc, nous y revoilà, une nouvelle fournée d'épisodes 1 et des poussières à chroniquer. Ceci retrace quasiment exhaustivement la liste des animes que j'ai regardé sur le net depuis Detroit Metal City - Akikan. Ce n'est pas si impressionant que ça en a l'air.

Toradora : Ca me semble être un fait avéré que les otakus aiment beaucoup la merde, et à plus fortes raisons, quand ils ont l'occasion de se rouler dedans. Toradora n'a rien d'une preuve qui permettrait de contrer cet état de fait : voir autant de discussions autour d'un anime aussi vain me filait le vertige, et perturbe légèrement mon oreille interne rien qu'à y repenser.
Mais nuançons un peu. Certes, Toradora n'est pas bien. C'est une comédie romantique où les gags ainsi que les situations sont plutôt prévisibles, où il ne se passe pas grand-chose, où la plupart des personnages sont des caricatures, etc.
Mais si tout ce qui n'était pas bien était du niveau de Toradora, le monde serait un endroit sensiblement meilleur. Ok, c'est pas archi-bandant en tant que tel, mais ça reste malgré tout assez rafraichissant. La réalisation globale est plutôt pas mal, et, c'est assez rare que je le remarque, donc j'en conclus qu'il s'agit d'un point assez positif, la bande-son générale est vraiment pas mal. Ca se laisse regarder quoi.
(Pour la bande-son, je ne parle pas de l'opening ou de l'ending évidemment. 99% des génériques d'animes sont de la merde, même si dans le cas de Toradora, cela aura au moins conduit à une "cover" qui n'est rien de mois qu'épique. Oui, j'ai utilisé "épique" alors que je conchie ce mot, c'est pour dire.)
Statut : Regardé 4 ou 5 épisodes je crois. Je devais bien me faire chier.

Sayonara Zetsubou-sensei : Voici un anime assez étonnant. Déjà, je l'ai regardé jusqu'au bout (pas un grand exploit étant donné qu'il n'y a que 12 épisodes) et c'est dommage que ça ne soit pas sorti en 2009, sinon ça aurait été mon anime préféré de cette année.
Pique de rappel pour ceux qui auraient oublié :
Meilleur anime 2005 : Airmaster
2006 : Akagi
2007 : Kaiji
2008 : Detroit Metal City
2009 : ???? (probablement Akikan)
A la base, je voulais consacrer tout un article à SZS (pour faire court) mais au final, je ne vois pas vraiment sur quoi je pourrais épiloguer. SZS me fait un peu penser à Tarantino en fait : j'aime bien, et je trouve ça étonnant que ça marche aussi bien auprès du grand public alors que ce n'est clairement pas le but visé. On me dira que c'est une question de talent, mais certains types talentueux sont proprement ignorés par le péquin moyen, donc il doit y avoir d'autres raisons à cela.
(Cela-dit, il y a moins de scène de torture et de plan fixe sur les pieds dans SZS.)
Que rajouter d'autre ? SZS est stupide, non-sensique, rythmé, drôle. Il y a une grosse tête de japonais qui fait office de censure quand un personnage féminin est exposée de façon subversive, et c'est le genre de détails qui ne me laisse pas indifférent. SZS, c'est en gros la petite soeur un peu allumeuse de Sakikage! Cromartie High School. C'est du compliment ou je m'y connais pas.
Statut : Maté toute la première saison, donc meilleur anime de 2009 même si c'est sorti en 2008. J'ai oublié combien d'épisodes de la deuxième saison j'ai vu.

The Sacred Blacksmith : Anime banal est banal. On m'avait dit que la plupart des animes de cette saison était pourri. Ben c'est pas faux.
Il y a 2 raisons qui m'ont poussé à regarder le premier épisode : 1) Ma liste était quand même vachement courte et 2) Ce passage infameux où un mec avec un katana coupe une épée en deux (a weeaboo's wet dream). Bah voilà je l'ai regardé, et ça s'arrête là. J'aimais bien le chara design qui a un côté vaguement suikodennien, mais il faudra me payer pour que je regarde un truc seulement pour cette raison.
Quand je pense que certaines personnes regardent des animes juste pour les openings.
Statut : Maté un épisode pour les besoins de cet article. Mal parti pour la suite.

G Gundam : G Gundam, ça fait des années que j'en parle. Un robot français piloté par "George de Sand" qui envoie des roses explosives ? Un Gundam néerlandais en forme de moulin ? Un autre mexicain en forme de cactus ? MASTER ASIA, L'INVAINCU DE L'EST, QUI VA TE PUTAIN D'ENVOYER AUX QUATRE VENTS ?!!?
Non seulement j'ai ENFIN eu l'occasion de regarder le premier épisode, mais en plus il était doublé en anglais, ce qui est comme une valeur ajoutée.
Une valeur ajoutée en HORREUR.
Le visionnage du premier épisode était tellement éprouvant pour ma toesterone qu'il va falloir que je repousse un peu celui du deuxième de peur de me découvrir des poils là où j'en avais pas, mais bon sang, ça valait le coup. Personnages non-présentés qui sortent de nul part et font n'importe quoi, torture à base de pizza, super kung-fu, et, bien évidemment, combat de robots géants, tout ça en 20 minutes. Je pense qu'on fait difficilement plus représentatif des nineties.
Statut : JE SUIS MASTER ASIA, L'INVAINCU DE L'EST. JE VAIS VOUS ENVOYER AUX 4 VENTS. THE EAST IS BURNING RED. (je sais pas si je tiendrais 49 épisodes en revanche)

Bakemonogatari : Bakemonogatari (ou le cauchemar des bègues et des dyslexiques) est un des animes assez hypés de ces derniers mois.
Pour parler en images, comparons le visionnage de cet anime à un passage au restaurant. Vous vous asseyez à votre table, le serveur vous demande poliment ce que vous voulez. Vous répondez que vous prendrez le steak du chef.
Quand l'assiette arrive, vous remarquez qu'il y a énormément de garniture, sous la forme de salade et d'autres trucs végétaux. En dessous, il y a le steak, qui n'a pas l'air dégueulasse, il faut bien le dire. Mais quand même, vous vous demandez ce qui leur a pris de mettre autant de salade avec votre viande.
Quoi qu'il en soit, vous commencez à manger. Le steak est plutôt bon. La salade elle, est un peu fade, même si c'est vrai que ça rend le tout assez joli. Vous prenez une bouchée de l'un, une fourchettée de l'autre. C'est un peu long, mais bon, faut bien finir son assiette.
Et pendant que vous mangiez, le cuisinier est monté sur votre table, s'est mis tout nu, et commence à se masturber très lentement. Ca vous met un peu mal à l'aise, mais vous voyez que c'est pareil sur toutes les autres tables, et que personne ne dit rien. Alors vous continuez de manger, en essayant de ne pas regarder au dessus de vous. Le cuisinier continue son activité hédoniste en vous souriant doucement. Des fois, il vous fait un clin d'oeil. Vous partez un peu mal à l'aise, en vous demandant si vous auriez du mettre un pourboire.
Statut : Un épisode. Peut-être un autre plus tard, mais je préfererais avec des frites cette fois.

Kämpfer : J'essaye d'avoir un code moral strict quand je regarde quelque chose : si je regarde un truc jusqu'à la moitié, alors je le regarde jusqu'au bout. La seule fois où j'ai fait un faux bond à cette règle, c'était pendant que je regardais "L'executeur défie l'empire du kung-fu". J'impute la faute au fait que le public confortable de 3 personnes que nous étions est passé à celui plus awkward de 2 quand un de mes amis s'est endormi dans des vapeurs éthyliques après 45 minutes (il restait 40 minutes de film). On s'est arrêté d'un commun accord pour re-regarder Black Lagoon.
Pour Kämpfer ? Je n'ai même pas eu l'occasion de violer mes principes, l'anime ne m'en a pas laissé le temps. Après 7 minutes, avec des transformations d'homme en fille (comme Ranma, mais en terriblement plus malsain), des combats bidons, du fan-service à plus savoir quoi en faire, et la promesse que le scénario n'arriverait pas ce coup-ci, ni probablement les coups d'après, ni jamais, j'ai fait pause, et les bras ballants, j'ai regardé la nuit par la fenêtre.
Je suis sorti par curiosité, et j'ai tourné ma tête vers le ciel, espérant apercevoir les étoiles. Hélas, les nuages les cachaient, et il n'y avait que les lumières artificielles de la ville pour éclairer mon désarroi. Un avion survolait silencieusement le labyrinthe d'immeuble que forment le bassin parisien, et j'ai essayé de deviner où il allait. Le Nord ? Le Danemark peut-être, ou la Russie. Alors qu'un chat m'observait dans l'obscurité, je me suis demandé si les actes que nous accomplissons dans notre vie sont tous vains, ou si ils tous leur importance. La tête entre les mains sur un banc, entouré de fenêtre éteintes, je me demandais à quel moment j'avais échoué en tant qu'être humain.
J'ai ensuite laissé les arrosoirs automatiques de ma ville caresser mon corps nu de leur jets glacés.
Statut : 7 minutes et une grippe.

1255621894288

Posté par Tchako à 22:45 - Support graphique : Sous-culture nipponne. - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

13 juillet 2009

Free Hugs Expo. Pays invité : le Japon.

Oui bon, le titre est pas super. Mais j'avais déjà fait "Wapan-expo" l'année dernière.

Je m'excusais il y a quelques jours de ne rien avoir écrit sur Geektature ces derniers temps, pour la bonne raison que je ne faisais rien de particulièrement remarquable (om nom nom Anno 1404). On est en droit de se demander si la Japan-expo est remarquable en quelque façon que ce soit, mais il me semblerait contre-nature d'y être allé et de ne relater en rien ce que j'y ai vu.

Allons-y en petits bouts de texte aux transitions approximatives.

J'ai passé 3 jours là-bas, ce qui était sensiblement plus que ce que je comptais faire à la base. Même si "à la base" est une expression un peu abusive, étant donné que je n'avais aucune idée de quand je comptais m'y rendre, le problème étant que je n'avais pas vraiment de bonnes excuses pour ne pas y aller. Au niveau des (rares) dédicaces que je souhaitais récupérer par exemple, y aller le jeudi aurait été largement suffisant par exemple. J'ai donc décidé d'appliquer cette logique à l'envers et d'y aller le vendredi, le samedi et le dimanche. Si mon banquier me lit, qu'il se rassure, le samedi j'ai pu y aller gratuitement. Et en dehors des sorties de mangas en avance, je ne me suis rien acheté d'extravagant.

Sur place, j'ai passé la majeure partie de mon temps entre le Prélat de Singapour et une amie de fac qui n'a pas, à ma connaissance, de titre stupide par lequel je pourrais la nommer. Je citais plus haut les dédicaces, une de mes motivations premières à y aller. Je dirais bien "levez la main si vous êtes déjà allé seul à la Japan-expo juste pour chopper des dédicaces" mais j'aurais du mal à taper avec seulement 5 doigts.
J'ai donc pu avoir une signature et un petit mot fort embarassant de la part de Samantha Bailly, l'auteur particulièrement talentueux responsable de la saga "Au delà de l'Oraison", qui signait le premier tome "La langue du Silence" (j'espère que Google appréciera). Vu la teneur du petit mot, je pense qu'elle peut être assurée que je ne prèterais jamais ce bouquin, ce qui fera donc plus de ventes. Théoriquement. Sur place j'ai pu revoir et rencontrer d'autres personnes fort sympathiques qui ne lisent pas ce blog, et sur lesquelles je ne m'attarderais donc pas, tout snob que je suis.

Il y avait aussi Boulet, dont mon amie de fac est une gigantesque fangirl devant l'éternel. J'ai mangé beaucoup de Boulet ces 3 jours en fait. Et ma foi, c'était plutôt bon. J'ai d'abord eu droit à une dédicace le vendredi, (les dédicaces que je demande à Boulet sont pas très complexes mais chiantes, je pense que j'y consacrerais un article une fois que j'en aurais assez), et je l'ai revu dimanche à un stand quasi-désert, où on a pu tailler un peu le bout de gras.
Mais l'apothéose fut le samedi, où j'avais décidé de partir un peu en avance pour éviter le gros du rush. Pour info, il semblait qu'un conducteur de RER s'était fait tabassé le vendredi soir, et pour fêter ça, le staff du RER B avait soudainement décidé de faire la grève. Surement un free-hug qui s'était mal passé ; comme d'habitude (j'y reviendrai). Ce qui laissait peu de choix pour rentrer (en temps normal, revenir en RER en temps de Japan est déjà un véritable sacerdoce, alors avec des grèves par dessus, ça me semblait juste impossible), le principal moyen d'espérer revoir la civilisation étant un bus, le 350, qui fait Parc des Expos - Gare du Nord.
J'ai croisé Boulet par hasard, qui se retrouvait un peu contri face à la masse devant le RER, et à qui j'ai proposé ce plan de rentrer en bus. Ce qui m'a permis de revenir en sa présence, de me retrouver accolé à lui vu la concentration de personnes présentes dans le bus, et même de boire un peu de sa sueur. Je crois que je dessine légèrement mieux depuis, d'ailleurs.
Un très bon souvenir dans l'ensemble. Même si ce n'est pas à la même échelle, Boulet me fait un peu penser à Blair. Il y a ce côté benoît, ce décallage assez important entre leur âge et celui du noyau dur de leur fanbase, et leur capacité à se détacher complètement de ce qu'ils font quand on discute avec eux. D'assez bons modèles je dois dire. Si un jour quelconque, par un miracle que je ne puis imaginer, j'acquérais un peu de célébrité, nul doute que je deviendrais un connard prétentieux imbu de lui-même qui se mettrait à snobber tout ses anciens amis, en plus des personnes qui ne viennent pas sur mon blog.

Quoi que, j'ai presque touché ça du doigt. J'ai vécu une épiphanie à un moment, en me faisait violemment "hugger" sans rien demander par 2 filles qui ne tenaient pourtant aucun panneau destiné à cet effet. La raison était, semble-t-il, mon t-shirt arborant l'infameux smiley "awesome", qu'elles ont trouvé génial, même si elles appellaient ça "M M Freeze" (ce que j'ai peut-être mal compris à cause du brouhaha ambiant) qualification dont je n'avais jamais ouï dire avant.
Un billet pour la Japan-expo le vendredi : 10€
Du papier transfert : 10€
Un t-shirt Elysol : 1,50€
Avoir deux filles qui te foncent dessus pour te faire un calin à cause de ton t-shirt : ça n'a pas de prix.

Même si ça m'a plus confus qu'autre chose, ça aura assurément été ma plus grande fierté sexuelle de ces derniers mois.

Ce T-shirt m'aura aussi valu un "Awesome" de quelques initiés dans l'assistance (auxquels j'ai répondu par mon plus beau sourire et un thumb-up), nommément Raton-laveur. Peut-être mon passe-droit pour entrer dans la haute sphère otaku française.

Quoi que, en aurais-je vraiment besoin, vu que j'ai enfin rencontré Corti en chair et en os ? (transitions, paf paf t'as vu) Même si ça a été assez court et que ça a été le samedi, donc un jour assez chaotique, l'expérience fut plaisante, et j'espère qu'il y aura l'occasion de la reconduire. J'ai aussi rencontré Kabu , avec qui on a bien rigolé en évoquant mes déboires avec la Nintendo League l'année dernière. J'ai malheureusement raté les tournois qu'ils proposaient, me ramenant trop tard à chaque fois. Et mon plan démoniaque consistant à remporter le prix et à hurler "HA HA JE SUIS LE GEEKTATEUR, SUCEZ MA BITE" en m'enfuyant avec la Wii remportée était un peu compromis par le fait que le jeu était Tatsunoko vs Capcom, auquel j'ai du jouer 2 heures dans ma vie, et jamais en versus.
Mais cela-dit, ça m'a bien fait plaisir de voir les éminences grises derrière le débarquement qu'il y avait eu sur mon blog et les vagues de trollings qui s'en étaient suivis. Je dois aussi dire que toute l'animation sur le stand de la Brigade S.O.S. était plutôt sympa. Je n'arrive plus à détester la fanbase d'Haruhi Suzumiya que je trouvais juste trop envahissante auparavant. Je vais peut-être m'y remettre.

haruhicolo_copie

En bonus, le motif original du t-shirt custom que j'aurais été censé mettre, pour fêter l'anniversaire de ma prise de tête avec la Nintendo-league. Mais comme je me voyais mal justifier de son existence auprès de chaque personne qui m'aurait vu avec, j'ai fini par opter par la facilité. Cela-étant, merci beaucoup à Louvre Sombrelune pour ce dessin.

Puisqu'on est à la web-célébrité, j'ai aussi eu l'occasion de servir de caméraman lors de quelques passages du projet "A.W.E.S.O.M.E." de l'ami Zali. Comme je m'y attendais, le décallage entre les gens qui posaient les questions et les personnes qui y répondaient transformaient par moment les interviews en "projet A.W.K.W.A.R.D." mais Zali avait au moins le mérite de ne pas trop s'attarder dessus. Je pense qu'on perd le côté humiliant que devait revétir la chose, et qu'on y gagne plus sur le plan du micro-trottoir "socio de comptoir". En tout cas, j'attends la version finie avec impatience.

Ces quelques rencontres résument le gros de ce que je fais à la J-E. Au niveau des activités, moins de choses notables : même si la partie jeu vidéo était fort achalandée, je n'avais pas vraiment le courage d'affronter à chaque fois la foule, et je ne déteste pas assez Zali pour l'obliger à patienter avec moi pour essayer Guilty Gear XX 3 Blazblue. J'ai quand même eu l'occasion de me faire dérouiller à Street Fighter 3 Third Strike (stick arcade de malheur, un jour je te maitriserai) et à Street Fighter 4. Plus glorieux, j'ai battu Zali et deux inconnus à Soul Calibur 3 (au stick arcade, encore), un jeu auquel j'ai tellement peu joué sérieusement que j'étais bien incapable de savoir qui prendre pour les versus (parce que de toute évidence, les gens normaux ne choisissent pas immédiatement "création de perso aléatoire"). Un bon point pour les orgas qui étaient là et qui avaient installées des bornes avec des post-its "le perdant laisse sa place". Je ne pourrais pas faire de liste exhaustive, mais il y avait entre autre La Crampe aux Doigts, dont je n'avais entendu que du bien jusqu'ici, et dont toutes ces jolies paroles se voient confirmées. J'ai aussi pu tester le Virtual Boy sur Mario Tennis, et ça m'a permis de rayer un élément de ma liste "les choses que je veux faire avant de mourir".

And that's it. La grande force de la Japan-expo, c'est que même si on a pas grand-chose à y faire, se déplacer prend tellement de temps qu'on finit par revenir le jour d'après, qui est en général encore pire. Mais bon, une fois par an, ça passe encore. On en reparlera à la Chibi-Japan.

Fin.















Vraiment ?

freehurr

atomic_rage

BORDEL DE PUTAIN DE MERDE, MAIS QU'EST CE QUI VOUS POUSSE, BANDE DE DECHETS, A VOUS LEVER LE MATIN ET A VOUS DIRE, PENDANT QUE VOUS BOUFFEZ VOS CEREALES "HEY J'AI UNE SUPER IDEE ! SI AUJOURD'HUI J'ALLAIS ARPENTER LES COULOIRS DE LA JAPAN-EXPO COMME UN ZOMBIE AVEC MON PANNEAU FREE HUGS ?"
OK, LES FREE HUGS C'ETAIT ORIGINAL QUAND CA A ETE INVENTE. NIAH NIAH, DESHUMANISATION DE LA SOCIETE, TOUT EST COMMERCIAL, ALORS ON FAIT DES CALINS GRATUITS SPONTANEMENT DANS LA RUE. EN FAIT C'ETAIT DEJA DEBILE, MAIS VOUS AVEZ REUSSI A DEPASSER LES LIMITES DE L'HUMAINEMENT ABSURDE.
100 DEBILES (POUR UN TOTAL DE 470 CHROMOSOMES) QUI DEFILENT DANS LA J-E EN SCANDANT "FREE HUGS" COMME DES DEMEURES ET QUI FOUTENT UN BORDEL MONSTRE PARTOUT OU ILS VONT, J'AI COMME LA *LEGERE* IMPRESSION QUE LE MESSAGE D'ORIGINE A ETE OUBLIE QUELQUE PART. ET QUAND JE DIS "LEGERE IMPRESSION", C'EST DE L'IRONIE, HEIN. JE PREFERE PRECISER, DE TOUTE EVIDENCE LE FREE-HUGHER MOYEN A LE QI QUI S'ADAPTE A LA TEMPERATURE AMBIANTE, MAIS MALHEUREUSEMENT CE WEEK-END LA IL Y AVAIT LA CLIM.
VOUS VOIR EST DEJA UNE AGRESSION. VOUS TOUCHER EST ENCORE PIRE QUE CA, MAIS DIEU MERCI C'EST EVITABLE. MAIS MAINTENANT EN PLUS IL FAUT QU'ON VOUS ENTENDE ? NON.
NON. CASSEZ-VOUS.
QUANT AUX TYPES QUI RAJOUTENT "FEMALE ONLY" SUR LEURS PANNEAUX FREE HUGS, RAHFGAZ. ADARHGAS. DASGARGEG. FEFSF AFASX RZ. FEFSFXCAASFFEGegGEgdgsgs . . .

rage1wv6

"Poster et publier"

FEELS_GOOD_MAN

Posté par Tchako à 20:32 - Support graphique : Sous-culture nipponne. - Commentaires [7] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

04 juillet 2009

Djapa Nexpo, un avant gout.

Je ne poste rien en ce moment, parce que je suis à la Japan-expo, et que je ferai un beau compte rendu à la fin.

Et pourquoi je n'ai rien posté les 12 jours d'avant ? Hm . . .

Bah parce que je faisais rien d'intéressant, ou qui mérite un article. J'ai acheté Anno 1404, parce qu'il est juste trop chiant à cracker apparemment, et je ne suis pas saisi d'un violent "buyer's remorse", à ma grande surprise : il est extrêmement bien, abouti, complet, beau, optimisé. Je suis bluffé. Ca va surement être un moyen parfaitement efficace de perdre mon temps pour ces longues nuits d'été dénuées de vie sociale. Mais pas de quoi faire un article dessus.

Saints Row 2, aussi dans la foulée. Il est passé à 30€ et des brouettes, et il les vaut largement. Pas dans le même style que GTA IV, mais je ne suis pas loin de dire qu'il est mieux. Ok, le scénario est plat au possible et les personnages sont loin d'être mémorables, mais grands dieux, qu'est ce que c'est drôle. C'est vraiment une excellente surprise, et il ne faut pas se laisser décourager par la présence de Booba sur la jaquette. Mais là non plus rien, de particulièrement notable.

La japan-expo, en revanche, c'est plutôt cool. Donc, hey.

1244234720590

Posté par Tchako à 21:44 - Support graphique : Sous-culture nipponne. - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

11 février 2009

Shintaro Kago : Gore Genius.

Il m'arrive à de rares occasions d'être atteint d'éclairs de lucidité soudains. Je regarde un peu tout ce que je fais au cours d'une semaine, et j'en retire le constat suivant : A chaque heure que je passe sur Internet, je deviens de plus en plus geek. "Spoiler", vous écrierez-vous, levant les bras au ciel et invoquant quelques capitaines ou magiciens de l'évidence. Je vais me permettre de m'expliquer (et vous ne pouvez rien faire pour m'en empêcher, ha ha ha !)

A une partie récente de "Scrabble de geek" (où j'ai pu faire un scrabble avec "lolicon", merci, merci, j'en suis tellement fier que c'est devenu le fond d'écran de mon portable) j'ai placé un peu malgré moi "UGG" en mettant un autre mot ailleurs. Je m'en suis sorti vaguement en invoquant que c'était "l'underground-ground", encore plus underground que l'underground (ça n'a aucun sens, je sais, merci). Ou que c'était un type de fichier utilisant le format "Matruska", au choix. Je passe des soirées saines en compagnie de gens équilibrés.
Encore plus underground que l'underground. Je ne m'attribuerais pas ce qualificatif personellement, et je n'en retirerais pas une certaine fierté si on me le collait. D'autant que je sais bien qu'il y a toujours meilleur/pire que soi. Mais ce qui est indéniable, c'est que plus le temps passe, plus il en faut pour m'étonner.
Et cela se répercute un peu sur le blog, par la même occasion. Fut un temps où je parlais de sortie mangas et de jeux vidéo récents. Pas des trucs archi-connus, évidemment, mais des machins qui sortaient en France. Aujourd'hui, ça me paraitrait un peu bizarre (achetez Ushijima, quand même). Pour taper dans les articles récents, Jojo's Bizarre Adventures est à la fois complètement inconnu de probablement 90% de mon entourage direct (le reste ayant une vague idée de ce que c'est), et je considère pourtant que faire un article sur le sujet représentait déjà un écart par rapport à ma ligne de conduite qui consiste à parler de trucs majoritairement obscurs.

Alors j'ai décidé que j'allais me lacher un peu.

kago_bw

Aimez-vous le guro ? Question bête, bien sur que non. Aucune personne saine n'apprécie le guro, et aucune personne saine qui aimerait le guro s'en vanterait (mais comme précisé juste avant, aucune personne saine n'aime ça de toute façon). Et si vous aimez ça, désolé de vous l'annoncer, bien que vous le saviez probablement déjà, mais vous êtes profondément anormal. Pas anormal dans le sens "cool, edgy, contre-culture" entendons-nous. Plutôt anormal genre "chaise électrique".

Shintaro Kago n'aime pas vraiment le guro non plus. Etonnant quand on voit la quantité incroyable de caca, de sexe utilisant des orifices inhabituels ou de maladies vénériennes qu'on trouve dans ses pages. Et à vrai dire, pour autant que je sache, il ne dessine quasiment que ça. Mais il est malin, et a su se trouver un avantage pour gérer la tare qu'il s'est imposé : c'est un putain de génie.

1175358872359

Kago s'est pour ainsi dire entièrement dévoué aux histoires courtes, très souvent de moins de 20 pages. Sitôt le setting posé, il nous embarque dans sa folie qu'il dessert grace à un style dessin basique mais efficace, assez éloigné du style traditionnel qu'on trouve dans les mangas. La dessin peut parfois sembler assez basique et ne séduira pas tout le monde. En revanche, une chose est sûre de faire l'unanimité: C'est horrible. Pour avoir vu Teeth récemment, je trouvais déjà ça délicieusement immonde. Mais à côté de certaines petites histoire de Kago (Closed Hospital, mon dieu quelle horreur), le film de Mitchell Lichtenstein, aussi riche en longs plans sur des phallus coupés soit-il, c'est "Mon voisin Totoro".

06
Difficile de trouver des images à la fois représentative et aussi présentable. "Can't show this in a centriste blog".

Pourtant, même si chacune des histoires est à même de tuer le moindre semblant de libido que vous auriez pu contracter (hur) avant de commencer à les lire, le constat est bien là : c'est génial. Génial dégoutant, génial horrible, génial vomi. Mais génial quand même.
Shintaro Kago a des concepts fantastiques. Pas des trucs dont on pourrait faire toute une histoire sur une quarantaine de tomes ou même une quarantaine de pages (quoi que, il a quand même fait Korokoro Sushi qui compte au moins 2 volumes si je me base sur les fantrads), non, juste des idées comme ça, que tout le monde pourrait avoir en laissant vagabonder son esprit trop longtemps, qu'un être humain normalement constitué et éduqué aurait honte d'avoir eu et s'empresserait d'oublier. Et dont Kago a décidé de faire son métier.

02

Les délires sont toujours conceptuels, mais aussi parfois visuels. Multitude de petites cases, construction complètement folle, certains de ses travaux finissent par ne plus ressembler du tout à des mangas. "Abstraction", "Labyrinth", "Multiplication" sont autant de ses histoires qui utilisent des procédés d'écriture et de dessin complètement déments et qui offrent un rendu qui suscite à la fois l'amusement et une certaine admiration.
Je pense pouvoir affirmer sans trop me tromper qu'une bonne partie de mon lectorat habituel n'oserait jamais télécharger la moindre histoire de ce monstre, je me permet donc de faire des petits résumés pour vous donner une idée de ce que vous manquez :

04

- Drafting a water Goddess : Des villageois organisent des courses aquatiques de femmes mortes.
- Drunkard Condo Syndrome : Tout les hommes vivant dans un même immeuble rentrent ivres chez eux, se trompent tous d'étage et se retrouvent en face de la femme de leur voisin du dessous.
- Lord of the Ring : Un Sumo trouve un fundoshi qui lui donne des pouvoirs magiques impliquant ses tétons et son pénis.
- Suck It : Un homme tient un album photo où on voit toutes les femmes lui ayant fait une fellation "en action", accompagné de commentaires laconiques sur leur performance.
- Dance ! Kremlin Palace ! : Toute une série de chapitres en fait. Il s'agit de petites histoires mettant en scène une Russie soviétique complètement clichée (des Russes obsédés par la roulette russe, Gorbatchev qui peut révéler les pires secrets des personnes qui l'entourent en criant "Glastnost !" etc.) que Shintaro Kago a admit avoir fait pour se moquer de l'ignorance des Japonais quant aux pays étrangers.

013

Il va de soi qu'on peut avoir quelques regrets que le talent de l'auteur ne soit pas mis au service de quelque chose de plus grand-public (156 fans sur facebook, quand même~). Néanmoins, il ferait partie des rares personnes pour lesquels je considère que la folie qui accompagne ses créations ne soit pas complètement répréhensible. On en revient toujours au guro car c'est ce que les magazines attendent de lui, et ce vers quoi son humour noir à la base l'a naturellement tourné. Mais dans ses interviews, on voit qu'il traite ça sans plus, de façon bien nonchalante, avec aucune prétention, arguant juste que son esprit créatif se déploie avec plus de facilités quand il a certaines contraintes, mais qu'il aimerait bien quand même un jour arrêter de devoir faire des mangas à base de caca et de sang parce que bon, il commence à manquer d'idées, là.

En attendant le jour où quelqu'un le paiera pour qu'il fasse le manga de mécha le plus original de l'univers, ses oeuvres restent une véritable curiosité qui méritent largement le détour. Prenez votre nautamine, vérifiez que vous n'avez rien mangé de trop gras ou indigeste ces 3 dernières heures, et laissez Shintaro Kago vous guider dans un océan de sperme, de défections et de tumeurs.

064

Posté par Tchako à 21:00 - Support graphique : Sous-culture nipponne. - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

30 janvier 2009

Akikan : review en haiku.

vlcsnap_1044527

Je ne savais pas,
Que les larmes deviennent du sang,
Cela est possible.

vlcsnap_1046009

Une histoire pourrie,
Mélant fan-service, drama,
Où trouvent-ils l'argent ?

vlcsnap_1046245

3 fois 20 minutes,
Les 40 premières ça va,
Mais après, putain.

vlcsnap_1045081

Héros tête à claque,
Gigolo m'a fait sourire,
Comme l'animation.

vlcsnap_1046632

C'était mérité,
Mais ce n'était pas assez,
Seulement 2 bombes.

vlcsnap_1048602

Syllabe muette ou pas,
J'étais nul en poésie,
Putain d'haikus.

Posté par Tchako à 23:44 - Support graphique : Sous-culture nipponne. - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

21 janvier 2009

Jojo's Bizarre and Fabulous Adventures

Parfois, un homme n'a plus le choix, et doit se résigner à aller de l'avant. Même quand l'ampleur de la tâche semble impossible, même quand il sait qu'il a plusieurs années de retard et qu'il y a dans le domaine des gens qui en sont bien plus loin que lui, il faut se lever et se relever à chaque chute, faire face à son destin, et se préparer à toute éventualité.

Plutôt que de faire ça et donc réviser ma civilisation allemande, j'ai laissé tomber, et j'ai commencé à lire Jojo's Bizarre Adventures.

jojos_bizarre_adventure

Fort probable que le nom ait déjà atteint vos oreilles : Il s'agit d'un shonen publié dans le fameux Jump, et est bien connu pour avoir engrangé une quantité de volumes assez incroyable : plus de 90. Et pour cause, la série a commencé en 1987, et se poursuit encore aujourd'hui.
M'ayant été présenté comme un poncif du genre depuis un certain temps par des personnes bien, et assez curieux (de par son âge, la série a engendré une certaine quantité de références qu'on peut retrouver un peu partout et sous des formes assez diverses), je me suis dit "tiens, et si je m'enchainais un petit plus d'un demi-milliers de chapitres, là, comme ça, pour le fun ?"

Présentement au chapitre 300, je pense pouvoir faire une vague critique de la série sans qu'on me taxe de pas m'y être interessé assez pour en parler. Très honnêtement : il y a du bon, et du moins bon. Afin de laisser présager un déchainement de haine et de violence qui sera étouffé à la fin par une critique complaisante, je vais commencer par ce qui est bien pour laisser une plus grande place à la critique.

07
INTERNET

Jojo Praising :
- Le manga est vieux. Dans l'absolu, dire ça ne correspond pas vraiment à faire un compliment, sauf si on s'appelle Karnath. Mais il faut comprendre quelque chose, c'est que le manga est contemporain de Dragon Ball Z. Et quand on le lit on a du mal à le croire, tant il est mieux. Je pense qu'on est tous assez objectifs ici pour se rendre compte que l'oeuvre d'Akira Toriyama échappe au trolling en grande partie grace à son incroyable facteur de nostalgie, et qu'essayer de le relire (voir pire, de revoir l'anime) ne se fait pas sans une certaine douleur.
Il est donc assez fascinant de voir que Jojo's Bizarre Adventures, qui est meilleur sur bien des points, n'a jamais connu un succès fulgurant auprès du grand public. Certaines des raisons seront impliqués dans la partie Jojo Bashing. Mais il reste que face à l'age de l'oeuvre original, le respect est quand même un peu forcé.
- Les combats sont originaux. C'est souvent le principal argument des supporters de Jojo, et, vu qu'on parle d'un shonen, c'est en effet assez "relevant". Et c'est vrai que là encore, à côté de DBZ ("Boules de feu et coup de poings ad lib") ou des Chevaliers du Zodiaque ("la même attaque ne touche jamais 9001 fois un Chevalier !") la comparaison pique un peu le cerveau. Même aujourd'hui, ces combats restent appréciables. Difficile d'en parler sans spoiler, mais il me faut bien admettre que la série donne dans la diversité, et ça va de passage à la "gamble manga" à des joutes assez impressionantes, ou à d'autres qui sont plutôt subtiles dans leur déroulement. On note aussi que les méchants se présentent quasiment toujours un par un pour se faire défoncer, ce qui permet d'attribuer tel ou tel combat à tel ou tel second rôle pour varier les plaisirs, afin de changer un peu et ce sans faire passer les combats des personnages secondaires pour du simple filler. Evidemment, le Big Bad Evil Guy est toujours la chasse gardée du héros, mais ça ne choque pas vraiment.
- Une narration originale. Une des grandes spécificités de Jojo, c'est en effet que plutôt que de suivre les aventures du même gars tout le temps, les arcs se passent à chaque fois à des époques différentes avec un cercle de protagonistes souvent renouvelé à 99% (en gardant bien évidemment quelques références nécessaires aux arcs précédents afin que le lecteur ne se sente pas floué). Cela permet de ne pas se taper la même gueule et le même panel des coups du héros à chaque tome, à chaque chapitre, à chaque page, à chaque INSTANT de votre vie. "Kage Bushin No Jutsu".
On notera aussi que l'auteur n'hésite pas (trop) à faire crever ses personnages, parfois de façon peu glorieuse. L'hécatombe qui se produit dans les derniers chapitres de la 3ème partie est assez surprenante sur bien des aspects.

polnareff1a
Ajoutons qu'un des personnages est français, et s'appelle Jean-Pierre Polnareff. La ressemblance est frappante.

Jojo Bashing :
- C'est moche. Ok, "question de gout", tout ça, mais même la page ultra biaisée de Wikipedia sur le manga (sérieusement, Dio a inspiré Hisoka ? Et le pouvoir de Crocodile est inspiré de celui d'Iggy ? Qu'on arrête la presse, Jojo's Bizarre Adventures a inventé les personnages qui se tordent et le concept de pouvoir controler le sable) l'avoue : le style est pas franchement accessible. C'est un peu comme si le dessinateur de Ken le Survivant avait voulu toucher un public homosexuel.
rerorero
- "Le charisme c'est bon pour les tapettes, je met tout en force et en intelligence". Bon, là encore, on s'en remet à de lourdes questions de subjectivité, mais il faut admettre que le style graphique, cumulé avec le côté "roulement de personnages" fait qu'il est assez difficile de trouver les protagonistes et les antagonistes attachants. Je ne dis pas que certains bad guys n'ont pas un certain charisme, mais le gros problème c'est que dès qu'ils arrivent, moins d'une dizaine de chapitres après, ils repartent. Quant aux héros, comme le manga n'est, au final, qu'une longue succession de combats (de bons combats, certes, mais même les fans les plus hardcores avoueront aisément qu'il n'y a absolument rien d'autre) on a du mal à les apprécier pour ce qu'ils sont vraiment. Il est étonnant que Jojo's Bizarre Adventure n'ait pas inspiré plus de jeux de combat (il y en a un, disponible sur le mythique CPS-3, ainsi qu'un autre jeu qui est un beat'em all si ma faible mémoire ne me trompe pas) parce que c'est vraiment l'impression qui ressort du manga.
- "Enjoy tes 100 chapitres de vide." Un autre point sur lequel les fans sont d'accord, c'est que le tout commence à devenir sérieux à partir du 3ème arc, qui voit apparaitre les stands, qui sont des "projections physiques" de l'esprit des personnages, affublés de pouvoirs assez funkys (fuck yeah Echoes) qui donnent leur qualité aux combats.
Et les deux premiers arcs ?
Bah heu, c'est pas très bien. Le deuxième passe encore grace à sa quantité incroyable d'éléments de série B incorporé par l'auteur (des cyborgs nazis, des courses de chevaux zombies, un travestissement, etc.) mais le premier est particulièrement chiant. Et l'un dans l'autre, on se rend compte qu'au final, ce n'est peut-être pas plus mal qu'il n'y ait plus que des combats une fois arrivé au 3ème arc, vu que les deux premiers nous infligent du "daily life" qui est d'un inintérêt total.
La lecture n'est dieu merci pas nécessaire pour tout comprendre, mais en ma qualité de critique, je me sentais quand même obligé de passer par là. Mais je vous conseille de ne pas le faire. La quantité d'information qui échappe au lecteur est franchement négligeable par rapport à la durée des deux arcs, qui font à eux deux 114 chapitres (argh, et les grands méchants du deuxième arc, quel inintérêt abyssal).

top788
Falcoon, le chara designer de KoF depuis le XI et auteur de ce fanart, aime bien Jojo's Bizarre Adventures. Pour ceux qui connaitraient le genre de persos que pond Falcoon, ils s'écrieront "spoiler" en levant les yeux au ciel. Les autres pourront se délecter en tapant "Ash Crimson" sur google.

Mais bon, même si je termine sur cette note un peu "acide", je ne pense pas tromper quelqu'un : On ne lit pas 300 chapitres d'un truc qu'on trouverait vraiment mauvais. Dans l'absolu, si on veut se contenter d'un shonen, Jojo est bon, pourvu qu'on arrive à passer outre les deux premiers arcs et le style graphique qui nous inflige une grosse injection d'homosexualité directement dans la colonne vertébrale à chaque page. Et arrivé au 4ème arc, je me rend même compte que je trouve ça plutôt cool (j'étais un peu déçu par toutes les promesses que semblait contenir le 3ème arc, que j'avais trouvé bon mais sans plus) avec des personnages plutôt bien pensés et bien amenés.
Au final, le manga est divertissant, pas trop bavard mais en même temps pas trop mindless. Cela-dit, la quantité de chapitres sortis et le style général le réserve plutôt à un public qui n'a pas peur de s'investir et d'aimer les situations un peu tordues. Les autres seront surement plus occupés à réviser ou à gagner leur vie.

1213348285762

Posté par Tchako à 23:53 - Support graphique : Sous-culture nipponne. - Commentaires [7] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

16 novembre 2008

Est-ce que tu Base, Ball ?

Il y a encore quelques années, si on m'avait demandé de décrire tout les types d'animes que je connais, j'aurais surement pondu une liste assez commune. Shonen, Shojo, Seinen, truc de sport, slice of life, policiers, historiques j'en passe et des meilleurs.

Quel manque de clairvoyance. Je n'arrive pas à croire moi-même que j'ai pu vivre autant d'années sans connaître le "gambling" manga.

oneouts

One outs vient se greffer à cette catégorie, aux côtés de Kaiji, Akagi et Liar Game (à qui il manque un beau lien hypertexte, malheureusement). D'habitude, je ne suis absolument pas l'actualité ou les sorties des animes, n'en regardant qu'une petite quantité et n'aimant pas trop attendre une semaine pour chaque épisode, sans compter d'éventuels délais imposés par les subbers, *tousse*. Pas la peine de monter sur de grands athualpas pour me reprocher de me plaindre de services gratuits, comme j'ai dit, d'habitude j'attend d'avoir une série entière à ma disposition pour la télécharger.

Mais bon, avec One Outs, je ne pouvais pas m'empêcher d'être curieux. Même studio qu'Akagi et Kaiji, c'était rien de moins qu'un gage de qualité. J'attendais avec impatience (une impatience contenue, quand même, n'exagérons rien) qu'un groupe s'attèle à la traduction.

Premier épisode.

vlcsnap_86667

Après l'opening le plus gay fabuleux que j'ai jamais vu, les choses sérieuses commencent.

vlcsnap_90227
AFTER THIS FIRST PITCH, IT'S PRETTY MUCH CHECKMATE.

Putain, mais qu'est ce que c'est chiant. C'est long, il se passe rien, ça traîne en longueur. La patte graphique si typée d'Akagi et de Kaiji est absente (bon ça c'est normal, c'est pas le même auteur, mais il me fallait un autre sujet de plainte), et surtout, surtout, le facteur "incroyables mindgame" est pathétique.

Si il n'y a même plus ça, pourquoi continuer ?  Le facteur qui fait qu'on regarde/lit des gambling mangas, c'est le "WTF". Tout le délice du genre vient de l'acte d'apposer des jeux ou des concepts à la con (Mahjong pour Akagi, trucs divers et variés pour Kaiji et Liar Game) à des esprits supérieurs qui se démerdent pour sortir victorieux de n'importe quelle situation.
Le problème est peut-être là en fait. Le baseball, c'est des types qui frappent des balles et qui courent de bases en bases. Je dis peut-être ça parce que je suis un gros nerd qu'y connait rien, mais si il y a surement du potentiel pour d'autres types de mangas (encore que) ça se marie assez mal avec le genre du gambling. Tout est beaucoup trop forcé, ça fait beaucoup trop psychologie de comptoir. Le Human Dog Race de Kaiji, c'était cool grace à l'incroyable facteur de virilité qu'il y avait, mais au niveau purement intellectuel, c'était un peu faiblard.

Ben voilà, ça résume bien One Outs. Un peu faiblard. Cela-étant, je savais que les premiers épisodes de ce genre d'anime ne sont pas à chier des briques. Ayant trouvé un moyen de les voir en streaming, et ayant une vie morne et vide de sens qu'il me tardait de remplir d'images de joueurs de base-ball, je fis un effort et continua l'aventure.

Cinquième épisode.

vlcsnap_856192
FFFF

C'est un peu mieux, mais il faut vite remettre ses espoirs et ses attentes à niveau : c'est juste un anime de sport sympa. C'est un genre auquel je connais rien, donc j'aurais bien du mal à donner des comparaisons, mais voilà : des types jouent au base-ball, y a des rebondissements de situation, il se passe des trucs, y a des bons sentiments, et point. Les rares phases de "réflexion" sont juste ridicules, et pour être honnête, leur impact sur la série n'est pas franchement remarquable.

Un peu déçu, donc. Mais j'imagine qu'il faudra s'en contenter pour faire passer le temps en attendant la saison 2 de Kaiji.

1222282041613

Posté par Tchako à 17:27 - Support graphique : Sous-culture nipponne. - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

30 septembre 2008

Chatillon Bossa Nova Town

Allez, soyons honnêtes un instant. Asseyons-nous confortablement, commandons un café, et demandons-nous, qu'existe-t'il comme manga/anime humouristique qui soit vraiment drôle ?

La question n'est pas aussi simple qu'elle devrait l'être. Car, très honnêtement, un manga qui se veuille drôle avant d'être autre chose, et qui y parvient, il n'y en a pas tant que ça.

Oh, certes, One Piece est incroyablement drôle, mais ça reste avant tout un shonen. Je suis bien conscient qu'il existe aussi quelques perles comme Genshinken ou Guu, mais ne soyons pas trop indulgent non plus. Pour un Azumanga Daioh, combien de Ichigo 100% ? Combien de Dokuro-chan ?

(Passons rapidement sur les trucs drôles mais qui ne devraient pas l'être. Voilà, c'est fait.)

Dieu merci, la balance karmique de l'humour reprend un peu du poil de la bête grace à Detroit Metal City.

dmc

Au début, j'avoue que j'étais un peu circonspect. Un gros neuneu fan de j-pop mièvreux qui se retrouve on-ne-sait-comment à jouer dans un groupe de métal archi-trash ? Oh oh, ça va être bourré de quiproquos drôlatiques et de réflexions affolés du personnage principal, je sens.

vlcsnap_296346

Et c'était tout à fait ça. Sauf qu'en fait, c'est hilarant.

C'est une tâche difficile d'expliquer pourquoi quelque chose est drôle. On connait tous le succès des phrases qui commencent par "c'est drôle parce que". Néanmoins, n'ayons pas peur des mots (ils ne peuvent pas se défendre) et tentons quand même d'analyser le pourquoi du comment.

- Ce n'est pas long : Si il y a bien un reproche qu'on peut faire à nombre d'oeuvres visuelles qui se veulent comiques, c'est que celles-ci sont trop longues. En noyant le spectateur sous sa diarrhée verbale ou picturale, il est normal que celui-ci finisse par se lasser de ce qu'il lit. Et ça devient encore pire lorsque le gag est prévu par le lecteur alors qu'il n'est qu'à mi-chemin du dénouement, rendant une bonne partie du développement de la blague complètement inutile. En guise d'exemple, une grande partie des oeuvres comiques majeures se content en général d'un minimum de texte et de dessins pour véhiculer au mieux leurs messages.
Il y a un peu de ça dans Detroit Metal City. Un épisode ne dure qu'un quart d'heure, et chaque épisode contient deux parties bien à part l'une de l'autre, ce qui fait qu'une séquence se fait en à peu près 6 ou 7 minutes. Un format idéal qui permet de ne pas ressentir de lassitude au fil de l'épisode (au contraire, de, disons,au hasard, Bobobo Bobobo).

vlcsnap_305335

- C'est drôle : Merde, on en arrive un peu vite au noeud du problème. Ben ouais, DMC est drôle. L'auteur arrive à faire passer son humour en construisant à la-vite un background au personnage principal à chaque fois, un peu à l'arrache. Il n'y a eu, en 5 épisodes jusqu'à présent, pas la moindre trace d'explication de comment le protagoniste a pu se retrouver dans un groupe de metal alors qu'il déteste ça. Mais ça n'en rend le tout que plus surréaliste. Et au final, même si certains gags sont un peu attendus au tournant, tout le côté graphique, assez cheap, rend le tout absolument et délicieusement grotesque.

vlcsnap_307319

Bref, comme je le disais dès le début, pas forcémment facile de parler en bien de quelque chose de drôle sans risquer de gacher l'impact que ça aurait. Je ne peux que vous conseiller d'aller vous les procurer sur le site de The Triad Animation Group, et de regarder. Et de venir me remercier après. Merci.

vlcsnap_309372

Posté par Tchako à 20:01 - Support graphique : Sous-culture nipponne. - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

21 juillet 2008

Wapan-expo.

Article surement très mal tapé parce que je l'ai fait en one-shot sans me relire. Parce que je l'avais déja fait avant en fait, mais ça a foiré. Après j'en ai fait un sur l'E3 qu'a foiré aussi. Donc ras-le-cul, donc voilà quoi.

japanexpo_haut

Alors que je m'apprête à taper cet article tant attendu sur la Japan-expo, je me réjouis d'une chose. C'est que le lectorat de ce blog soit déjà suffisemment geek pour savoir ce que c'est que la Japan-expo. Ce qui m'évite donc d'avoir à en expliquer le concept.

Croyez-moi, j'ai du le faire, ce n'était pas facile.

En rentrant chez moi le dimanche, j'étais accompagné d'une bonne platrée de gothiques et autres kawai kikou avec oreilles de chat. Après m'être assis en respectant la distance sanitaire minimale, j'ai remarqué que mon voisin lancait des coups d'oeil étonnés vers l'attroupement japoniaisant au possible.

Ayant remarqué que je venais du même endroit qu'eux, il s'est mis à me poser des questions sur le pourquoi du comment de ces êtres. Je vous met au défie d'expliquer à quelqu'un qui, d'après ses dires, n'a quasiment jamais touché de mangas de sa vie, le concept du cosplay. Ça a été assez long, douloureux, et ça requiérait une concentration assez important de ma part pour que j'évite de placer par mégarde les mots "culture japonaise" à la suite. Imaginez que le gars soit influent, ou quelque chose du style. Il y aurait de quoi ruiner la réputation d'un pays avec ça. Pour faire un peu de démagogie, je sais qu'il y a des cosplayeurs qui font des costumes sympas et originaux (ou même juste awesome, comme ce grand renoi avec un sombrero et un masque de luchador qui jouait comme un possédé à Samba de Amigo), et qu'il y a même des filles qui s'habillent en "elegant gothic lolita" qui parviennent à avoir effectivemment une certaine élégance et une silhouette qui ne les tient pas trop éloignées de la lolita, à l'inverse de la majorité des autres qui correspondraient plutôt à des "obese goth-emo diplodocus".

1215699472849
Etant trop déficient mental pour savoir comment faire passer les photos de mon portable sur le pc, vous n'aurez que des trucs que j'ai trouvé sur 4chan.

Ces questions ne s'arrêtaient pas aux costumes en général, mais à l'ensemble de la convention. Là encore j'ai eu un peu de mal à trouver mes mots. Je suis allé à la Japan-expo pour des raisons assez éparses : une grande présence de gens que je connaissais qui prenaient la peine d'y faire le déplacement pour le premier jour, un tournoi Smash Bros et une place gratuite, grâce en soit rendue au puissant prélat de Singapour Falcam pour celle-ci.
En bref, ce n'était pas vraiment par pur intérêt pour la convention que j'y allais. Parce qu'en gros, qu'est ce qu'il y a à la Japan-expo ?

Il y a les grands distributeurs de dvd/manga qui viennent faire leur promo, en amenant, si possible, des possibles auteurs pour faire des dédicaces. C'était ce qui m'avait motivé il y a 2 ans à y aller. Aki Shimizu et le délicieux Hideki Owada. Même si j'ai raté dame Shimizu, j'ai toujours des paroles japonaises indécodées qui tronent fièrement sur la première page de mon Heaven Eleven par monseigneur Owada.

Cette année il n'y avait pas grand-monde qui m'intéressait, à l'exception peut-être du staff de No-life (fan d'une chaine que je ne reçois pas). Mais je n'ai découvert que le jour même où j'y suis allé qu'ils passaient, et ça me soulait de noter les horaires.

Ordoncques, quoi d'autre sur le stand ? Quelques jeux vidéo, bien sympa, qui m'ont permis de tester Soul Calibur 4. Des fanzines, avec du bon, mais engloutis sous pas mal de mauvais. Des magasins de fringues où je devais me tirer sur les pieds pour pas rire. Des activités avec trop de gens. Et au final pas grand-chose d'autre que de la sous-culture du Japon. Ce qui n'empêche pas la convention de prendre plus de place chaque année, à l'instar des gothiques dans les allées.

calamari_wrestler
Une des bonnes choses du salon, c'est ça qui sortait en DVD chez nous. Un petit pas pour les films uber-ug en France, un grand pas en arrière pour les élitistes prétentieux comme moi.

C'est à ce moment-là que les fans hardcore de Geektature (à savoir Mysterious_man et ma mère) se demandent où est la rage. Où est la haine anti-weeaboo. Comment ça se fait que si cet article soit autant en retard, c'est majoritairement plus la faute à la flemme et à Internet Explorer qu'à un séjour en garde à vue. Pourquoi cette article n'est pas simplement une longue suite de F d'un bout à l'autre.

La rage va venir, je vous rassure.

J'ai parlé plus haut du tournoi Smash Bros. C'était un tournoi Smash Bros Brawl, qui se faisait sur l'après-midi avec diverses sessions, et à la clé, une DS lite collector à gagner.

Moi ça me tentait bien cette DS lite, surtout qu'elle était gratuite. La participation bien sur, mais dans mon cas, c'était comme si la DS l'était aussi. Il était clair que je gagnerais de toute façon, étant donné que je suis complètement imbattable à Smash Bros. Et puis il y aurait aussi le plaisir d'exulter devant une foule en délire. Bref, rien à perdre, tout à gagner.

Après m'être ramené avec mon compère d'infortune embrigadé pour l'occasion à l'heure des inscriptions une première fois et s'être retrouvé face à une foule monstrueuse, nous sommes revenus pour le tournoi d'après, cette-fois ci bien avant, histoire d'être surs d'être là à la bonne heure.

Je sens déjà la haine pure monter en moi.

Nous étions bien sur le devant de la ligne d'inscription lorsque ça a commencé. Reproduisant à merveille un contingent du 3ème Reich, nous levions tous le bras fièrement pour être sélectionné.

Le problème c'est qu'on était BEAUCOUP. Et de ce fait, la fille qui se chargeait de choisir les candidats a du modifier sa méthode de sélection.

Je commence à faire pas mal de fautes là. J'ai le caps lock qui me chatouille, même.

En gros, je la vois former des groupes de 4, dire à tout le monde de se pencher, poser une question, en garder un et dégager les 3 autres. Je commence un peu à baliser. J'attends, j'attends. Mon pote est pris mais est rejetté manu militari. Bah, ça laissera quelqu'un prendre des photos de ma victoire que je pourrais facilement récupérer, je me dis.

La fille me désigne, et je vois mes 3 premiers adversaires. Un type que j'ai déjà massacré tout à l'heure, 2 geeks. Bah, pas trop de problèmes normalement.

La fille se penche, et on se prépare tous pour la question. Pas le droit d'hurler, c'est le premier qui lève la main qui a le droit de parler. On est tous super concentrés, on fixe le sol, et on essaie de se concentrer sur le son de sa voix.

La question part vite, mais pas autant que les mains après. "Donnez 3 couleurs de pikmin d'Olimar". Ma main est déjà levée à la fin d'Olimar, mais un type m'a distancé de peu. Un autre me suit de quelques centièmes de seconde, et le quatrième est largué. Le type qui m'a battu de vitesse répond alors : "bleu, vert et jaune".

Est-ce que vous savez à quoi pourrait ressembler une éjaculation mentale ? Probablement à un truc dégueulasse qui suinte sur le cervelet, ou un truc comme ça, j'imagine. En tout cas c'est probablement ce que j'ai ressenti à ce moment-là. Je résume : je suis le deuxième à avoir levé la main. Le gars qui l'a levé juste avant moi vient d'annoncer au monde qu'il existait des Pikmins verts, ce qui n'a jamais été le cas, ni dans Smash Bros, ni dans aucun des vrais jeux Pikmin. J'exulte littéralement, je sens déjà la

"Ok c'est bon, t'es pris, désolé les autres".

Mon monde s'effondre. Je regarde la fille sans comprendre. Apparemment, elle se foutait pas mal de la réponse, elle aurait aussi bien pu poser comme question "Dites 3 couleurs au hasard". Je dis avec une voix un peu tremblante qu'il n'y a pas de Pikmin vert. Elle dit que si. Je continue à protester. Les deux autres loosers pensent qu'il y en a aussi. La fille regarde déjà dans la foule lesquels seront les 4 prochains à s'entre-tuer pour une question qui n'a pas de sens.

rage1wv6

ET LA BON SANG JE SUIS INCROYABLEMENT FURIEUX, JE DIT A MON POTE QUE JE VAIS DEPENSER CE QUI ME RESTE DE FRIC DANS LE YAKITATE ET ME CASSER. JE DIS AU REVOIR A TOUT LE MONDE SANS MANQUER DE BITCHER A PROPOS DE CE QUI M'EST ARRIVE. JE PARS LE POING SERRE ET AVEC LA FURIEUSE ENVIE DE CONTACTER NINTENDO ET DE LEUR DEMANDER DE RETROUVER LA TRACE DE CETTE PETASSE.

JE L'ATTACHERAIS, JE LUI DECHIRERAIS SES BOYAUX, J'EN FERAIS DES PIKMINS QUE JE PASSERAIS AU SPRAY VERT ET JE LES LUI FERAIS PUTAIN DE BOUFFER. TOUS. UN PAR UN. ET J'HURLERAIS.

ET TOUT CES GROS OTAKUS DE MERDE QUI M'ONT COLLE PENDANT TOUTE LA JOURNEE, PUTAIN.

1215814581271

Posté par Tchako à 01:32 - Support graphique : Sous-culture nipponne. - Commentaires [52] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
« Accueil  1  2  3   Page suivante »