21 juillet 2008
Wapan-expo.
Article surement très mal tapé parce que je l'ai fait en one-shot sans me relire. Parce que je l'avais déja fait avant en fait, mais ça a foiré. Après j'en ai fait un sur l'E3 qu'a foiré aussi. Donc ras-le-cul, donc voilà quoi.
Alors que je m'apprête à taper cet article tant attendu sur la Japan-expo, je me réjouis d'une chose. C'est que le lectorat de ce blog soit déjà suffisemment geek pour savoir ce que c'est que la Japan-expo. Ce qui m'évite donc d'avoir à en expliquer le concept.
Croyez-moi, j'ai du le faire, ce n'était pas facile.
En rentrant chez moi le dimanche, j'étais accompagné d'une bonne platrée de gothiques et autres kawai kikou avec oreilles de chat. Après m'être assis en respectant la distance sanitaire minimale, j'ai remarqué que mon voisin lancait des coups d'oeil étonnés vers l'attroupement japoniaisant au possible.
Ayant remarqué que je venais du même endroit qu'eux, il s'est mis à me poser des questions sur le pourquoi du comment de ces êtres. Je vous met au défie d'expliquer à quelqu'un qui, d'après ses dires, n'a quasiment jamais touché de mangas de sa vie, le concept du cosplay. Ça a été assez long, douloureux, et ça requiérait une concentration assez important de ma part pour que j'évite de placer par mégarde les mots "culture japonaise" à la suite. Imaginez que le gars soit influent, ou quelque chose du style. Il y aurait de quoi ruiner la réputation d'un pays avec ça. Pour faire un peu de démagogie, je sais qu'il y a des cosplayeurs qui font des costumes sympas et originaux (ou même juste awesome, comme ce grand renoi avec un sombrero et un masque de luchador qui jouait comme un possédé à Samba de Amigo), et qu'il y a même des filles qui s'habillent en "elegant gothic lolita" qui parviennent à avoir effectivemment une certaine élégance et une silhouette qui ne les tient pas trop éloignées de la lolita, à l'inverse de la majorité des autres qui correspondraient plutôt à des "obese goth-emo diplodocus".

Etant trop déficient mental pour savoir comment faire passer les photos de mon portable sur le pc, vous n'aurez que des trucs que j'ai trouvé sur 4chan.
Ces questions ne s'arrêtaient pas aux costumes en général, mais à l'ensemble de la convention. Là encore j'ai eu un peu de mal à trouver mes mots. Je suis allé à la Japan-expo pour des raisons assez éparses : une grande présence de gens que je connaissais qui prenaient la peine d'y faire le déplacement pour le premier jour, un tournoi Smash Bros et une place gratuite, grâce en soit rendue au puissant prélat de Singapour Falcam pour celle-ci.
En bref, ce n'était pas vraiment par pur intérêt pour la convention que j'y allais. Parce qu'en gros, qu'est ce qu'il y a à la Japan-expo ?
Il y a les grands distributeurs de dvd/manga qui viennent faire leur promo, en amenant, si possible, des possibles auteurs pour faire des dédicaces. C'était ce qui m'avait motivé il y a 2 ans à y aller. Aki Shimizu et le délicieux Hideki Owada. Même si j'ai raté dame Shimizu, j'ai toujours des paroles japonaises indécodées qui tronent fièrement sur la première page de mon Heaven Eleven par monseigneur Owada.
Cette année il n'y avait pas grand-monde qui m'intéressait, à l'exception peut-être du staff de No-life (fan d'une chaine que je ne reçois pas). Mais je n'ai découvert que le jour même où j'y suis allé qu'ils passaient, et ça me soulait de noter les horaires.
Ordoncques, quoi d'autre sur le stand ? Quelques jeux vidéo, bien sympa, qui m'ont permis de tester Soul Calibur 4. Des fanzines, avec du bon, mais engloutis sous pas mal de mauvais. Des magasins de fringues où je devais me tirer sur les pieds pour pas rire. Des activités avec trop de gens. Et au final pas grand-chose d'autre que de la sous-culture du Japon. Ce qui n'empêche pas la convention de prendre plus de place chaque année, à l'instar des gothiques dans les allées.

Une des bonnes choses du salon, c'est ça qui sortait en DVD chez nous. Un petit pas pour les films uber-ug en France, un grand pas en arrière pour les élitistes prétentieux comme moi.
C'est à ce moment-là que les fans hardcore de Geektature (à savoir Mysterious_man et ma mère) se demandent où est la rage. Où est la haine anti-weeaboo. Comment ça se fait que si cet article soit autant en retard, c'est majoritairement plus la faute à la flemme et à Internet Explorer qu'à un séjour en garde à vue. Pourquoi cette article n'est pas simplement une longue suite de F d'un bout à l'autre.
La rage va venir, je vous rassure.
J'ai parlé plus haut du tournoi Smash Bros. C'était un tournoi Smash Bros Brawl, qui se faisait sur l'après-midi avec diverses sessions, et à la clé, une DS lite collector à gagner.
Moi ça me tentait bien cette DS lite, surtout qu'elle était gratuite. La participation bien sur, mais dans mon cas, c'était comme si la DS l'était aussi. Il était clair que je gagnerais de toute façon, étant donné que je suis complètement imbattable à Smash Bros. Et puis il y aurait aussi le plaisir d'exulter devant une foule en délire. Bref, rien à perdre, tout à gagner.
Après m'être ramené avec mon compère d'infortune embrigadé pour l'occasion à l'heure des inscriptions une première fois et s'être retrouvé face à une foule monstrueuse, nous sommes revenus pour le tournoi d'après, cette-fois ci bien avant, histoire d'être surs d'être là à la bonne heure.
Je sens déjà la haine pure monter en moi.
Nous étions bien sur le devant de la ligne d'inscription lorsque ça a commencé. Reproduisant à merveille un contingent du 3ème Reich, nous levions tous le bras fièrement pour être sélectionné.
Le problème c'est qu'on était BEAUCOUP. Et de ce fait, la fille qui se chargeait de choisir les candidats a du modifier sa méthode de sélection.
Je commence à faire pas mal de fautes là. J'ai le caps lock qui me chatouille, même.
En gros, je la vois former des groupes de 4, dire à tout le monde de se pencher, poser une question, en garder un et dégager les 3 autres. Je commence un peu à baliser. J'attends, j'attends. Mon pote est pris mais est rejetté manu militari. Bah, ça laissera quelqu'un prendre des photos de ma victoire que je pourrais facilement récupérer, je me dis.
La fille me désigne, et je vois mes 3 premiers adversaires. Un type que j'ai déjà massacré tout à l'heure, 2 geeks. Bah, pas trop de problèmes normalement.
La fille se penche, et on se prépare tous pour la question. Pas le droit d'hurler, c'est le premier qui lève la main qui a le droit de parler. On est tous super concentrés, on fixe le sol, et on essaie de se concentrer sur le son de sa voix.
La question part vite, mais pas autant que les mains après. "Donnez 3 couleurs de pikmin d'Olimar". Ma main est déjà levée à la fin d'Olimar, mais un type m'a distancé de peu. Un autre me suit de quelques centièmes de seconde, et le quatrième est largué. Le type qui m'a battu de vitesse répond alors : "bleu, vert et jaune".
Est-ce que vous savez à quoi pourrait ressembler une éjaculation mentale ? Probablement à un truc dégueulasse qui suinte sur le cervelet, ou un truc comme ça, j'imagine. En tout cas c'est probablement ce que j'ai ressenti à ce moment-là. Je résume : je suis le deuxième à avoir levé la main. Le gars qui l'a levé juste avant moi vient d'annoncer au monde qu'il existait des Pikmins verts, ce qui n'a jamais été le cas, ni dans Smash Bros, ni dans aucun des vrais jeux Pikmin. J'exulte littéralement, je sens déjà la
"Ok c'est bon, t'es pris, désolé les autres".
Mon monde s'effondre. Je regarde la fille sans comprendre. Apparemment, elle se foutait pas mal de la réponse, elle aurait aussi bien pu poser comme question "Dites 3 couleurs au hasard". Je dis avec une voix un peu tremblante qu'il n'y a pas de Pikmin vert. Elle dit que si. Je continue à protester. Les deux autres loosers pensent qu'il y en a aussi. La fille regarde déjà dans la foule lesquels seront les 4 prochains à s'entre-tuer pour une question qui n'a pas de sens.
ET LA BON SANG JE SUIS INCROYABLEMENT FURIEUX, JE DIT A MON POTE QUE JE VAIS DEPENSER CE QUI ME RESTE DE FRIC DANS LE YAKITATE ET ME CASSER. JE DIS AU REVOIR A TOUT LE MONDE SANS MANQUER DE BITCHER A PROPOS DE CE QUI M'EST ARRIVE. JE PARS LE POING SERRE ET AVEC LA FURIEUSE ENVIE DE CONTACTER NINTENDO ET DE LEUR DEMANDER DE RETROUVER LA TRACE DE CETTE PETASSE.
JE L'ATTACHERAIS, JE LUI DECHIRERAIS SES BOYAUX, J'EN FERAIS DES PIKMINS QUE JE PASSERAIS AU SPRAY VERT ET JE LES LUI FERAIS PUTAIN DE BOUFFER. TOUS. UN PAR UN. ET J'HURLERAIS.
ET TOUT CES GROS OTAKUS DE MERDE QUI M'ONT COLLE PENDANT TOUTE LA JOURNEE, PUTAIN.
04 juillet 2008
J'urine où je veux, et c'est souvent partout.
Jusqu'ici, vous me prenez sûrement tous pour un petit geek inoffensif, pas vrai, hein ? Un grand maigrichon blanchâtre de classe moyenne, qui porte systématiquement des chemises et parfois des lunettes ? Le gars dont les efforts physiques se limitent à jouer à beatmania, à samba de amigo, et à se masturber, c'est ça ?
Bah çe me fait rire que vous me connaissiez aussi mal. Car laissez-moi vous dire que vous vous trompez. Lourdement. Croyez-moi ou pas, ça ne changera rien. Je suis hardcore au max. Je suis PUTAINEMENT MANLY. On m'a prescrit des oestrogènes juste pour éviter que je sois définitivement trop viril. Vous savez pourquoi il n'existe pas de Geektateur facts ? Parce qu'aucun alphabet existant n'est capable de me faire suffisamment honneur.
Je suis l'Homme. Dans sa forme la plus brut. La plus puissante. Les scientifiques m'ont proposé plusieurs fois de construire un émetteur au bout de mon penis pour faire progresser le programme SETI. En fait, je suis tellement manly que le jour où je mourrais, toutes les personnes dans un rayon de 20 kilomètres se feront asperger de ma manliness, et se retrouveront instantément avec une voix incroyablement grave, et tous complètement recouverts de poils. Et de couilles. De couilles poilues, même. Avec des toutes petites testicules au bout de ces poils.
Pour faire simple, quand un mec comme moi se pose devant son PC, il vaut mieux ne pas me faire perdre mon temps. Je suis pas un rigolo. Si un truc m'emmerde, je baille tellement fort que mon voisinage devient sourd pour la prochaine semaine.
Il existe quelques rares personnes qui me donnent foi en la capacité de l'être humain à être encore utterly awesome. L'une d'elle étant un japonais qui tue des taureaux à mains nues, je me suis dit que ce pays aurait surement beaucoup à m'offrir sur le plan du divertissement. C'est comme ça que je me suis retrouvé à lire des mangas, à regarder des animes et à jouer à des jeux vidéo.
Tu parle d'une déception. Rien, queudalle qui soit vraiment capable de m'impressioner. Je finissais par être vraiment désespéré. Pourtant je ne perdais pas foi. Je savais que toute la merde que je me prenais ne servirait qu'à réveler avec encore plus de netteté l'ultimage visage de l'awesome. Quelque chose qui arriverait à me tenir tête sur la manly attitude. Quelque chose qui parviendrait à surpasser Akagi, peut-être.
Puis je l'ai trouvé.
Je ne peux pas franchement dire que l'anime en question soit particulièrement safe. On est tout le temps mis sur le cul par l'effroyable culot du protagoniste principal. Un tel je-m'en-foutisme, et une telle puissance en même temps, qui permet de l'assumer. Je pense que j'avais pas vu ça.
Vous êtes prêts ?
. . .
Je veux dire, ne cliquez pas si vous ne vous en sentez pas les couilles. Y a pas de mal à ça.
. . .
Sur ? Je veux dire, à côté de cet anime, Vinland Saga c'est de la rigolade.
. . .
Bon, alors allons-y.
. . .
Avez-vous déja vu un héros pareil ? Une telle puissance frénétique ? Un charisme aussi effarant ? Evidemment, je ne vous présente qu'une image. Mais la véritable puissance du personnage s'exprime une fois qu'on regarde avec l'attention l'anime.
Le héros, Chi (certains arguent que c'est une femelle, mais ça ne le/la rend que plus manly) perd sa mère au bout de quelques secondes du premier épisode, et n'en a très franchement quasiment rien à foutre passé les premiers moment. Quelques minutes plus tard, il a déja trouvé un plan parfait pour se faire héberger et nourrir avec zéro problèmes. Enorme.
Et vous vous croyez malin parce que vous réussissez à vous amuser vaguement avec vos pauvres consoles ? Avec vos pauvres dvds ? Avec vos pauvres drogues ? Chi n'a pas besoin de tout ces artifices, gros débile accroc à votre réalité virtuelle qui ne sert qu'à vous faire oublier votre quotidient morne et sans aventure. Chi se suffit tellement à lui-même qu'il peut passer sa vie à éjaculer de joie dans du simple putain de PAPIER JOURNAL.
Mais c'est pas tout, évidemment. Chi PISSE PARTOUT sans que ça ne lui pose pas le moindre problème. Plusieurs fois de suite. Chi fonce dans un sac plastique et joue dedans plusieurs minutes sans s'étouffer, alors qu'il n'a que 3 mois. Chi griffe comme le poing de l'Etoile du Nord. Et il se paie même le luxe d'être incroyablement mignon.
En plus de ça, les épisodes ne durent que 3 minutes. 3 minutes, c'est le temps maximum qu'un homme puisse accorder à une oeuvre de fiction en ces temps troublés. 3 minutes c'est le maximum que je puisse déployer pour ma capacité d'attention.
En clair, Chi est parfait.
13 décembre 2007
Kaiji
Un nouvel article au bout d'une semaine ? Qui porte sur un truc récent ? Sur Geektature ? Cela semble plus probable que que ce que vous croyiez.
Ce nez ne vous est peut-être pas inconnu. En effet, la patte du dessinateur de Kaiji (Nobuyuki Fukumoto, mais vous vous en foutez) est très reconnaissable, puisqu'il s'agit du même gars qui a fait Akagi qui est aux commandes de cette nouvelle aventure. Akagi, pour ceux trop flemmards pour cliquer sur un lien hypertexte, était un anime qui traitait du sujet délicat du mahjong. Poussé au paroxysme, l'anime en question parvenait à surprendre par une approche à la fois très intellectuelle de la pratique, mais aussi très "vivante", créant une tension extrême qui se traduisait par une très bonne réalisation globale, et qui parvenait à impressioner même lorsqu'on ne connaissait rien au mahjong. Enfin je dis ça, mais moi je m'y connais un peu. Mais plein d'otakus qui ne savent pas jouer au mahjong sont d'accord avec moi, et 2,5 tonnes de graisse suante ne peuvent pas avoir tort.
Kaiji reprend en gros le même concept, jusqu'au nom qui est éponyme : le héros, Itou Kaiji, est un vrai loser qui passe son temps à perdre de l'argent et à voler des emblèmes de voiture. Un jour, un sémillant membre de la mafia lui rend visite, pour lui annoncer une nouvelle ravissante : un ancien ami de Kaiji qui l'avait imploré de co-signer une reconnaissance de dette pour un prêt a complètement disparu de la circulation, et le poids de cette dette revient à Kaiji. Et quand je dis poids, je dis quelque chose qui ferait passer les tonnes de graisse suante citée plus haut pour pas grand-chose : la dette est passé à 3 850 000 Yens. D'après le premier convertisseur de monnaie trouvé sur google, ça fait quand même 23 000 euros et des brouettes. Ce qui n'est pas rien.
Evidemment, l'incapacité de Kaiji à payer cette dette est tellement importante qu'elle échappe à toute tentative de métaphore ou de comparaison rigolote. Néanmoins, ses usuriers lui proposent un échappatoire : au lieu de passer une vingtaine d'années à la payer, il peut décider de participer à une "soirée spéciale" sur un bateau, remplis de types comme lui. Si il fait partie des "gagnants" au terme de la soirée, il sera libéré de sa dette. Le cas échéant, il devra travailler en qualité d'esclave pendant une année entière. Evidemment, on apprend après qu'en général, le métier d'esclave entraine des complications qui font que la plupart des malheureux contraints de travailler pour la boite qui organise ça n'en reviennent pas. Et je n'entend pas "revenir" dans le sens "être étonné".
Bien obligé d'accepter, Kaiji se retrouve sur le bateau, et la soirée leur est expliquée : après avoir loué une somme d'argent de leur choix (qu'ils seront aussi obligés de rembourser à la fin de la partie) on leur donne 3 étoiles, 12 cartes (4 pierres, 4 ciseaux et 4 papiers) et 4 heures pour se débarasser de leurs cartes en les jouant contre d'autres, le but étant de s'être débarassé de toutes ses cartes, et d'avoir au moins 3 étoiles à la fin du temps imparti, les étoiles qu'on a en trop pouvant être revendu archi-cher à la fin de la partie (d'où le prêt d'argent au début).
En bref, c'est du pierre-papier-ciseau, mais qui se joue par carte. Le gagnant prend une étoile au perdant. Et c'est tout. Simple non ?
Mais l'anime patiente bien 9 épisodes sur ce premier jeu (si on ne compte pas le premier épisode). Et il faut avouer que l'auteur sait être surprenant. C'est l'une des principales forces de Kaiji : Alors qu'Akagi explorait un élément très complexe d'un jeu qui nécessite un certain degré de maitrise que peu d'êtres humains ont, Kaiji, avec un cerveau somme toute plus normal, doit se débrouiller pour trouver des moyens certains de gagner par le biais d'un jeu très simple en apparence.
Car oui, au final, c'est surprenant. L'auteur semble avoir réfléchi à chaque facette qu'un tel jeu pourrait avoir. Bien sur que dans l'absolu, c'est stupide : on joue jusqu'à ce qu'on perde et gagne, et basta. Mais en réalité, imaginez qu'il ne vous reste qu'une carte et que vous ayez 2 étoiles, seriez-vous si pressée d'aller défier le premier venu ?
Le dramatisme est renforcé par toute la mise en scène. Même si elle est parfois assez éhontée, utilisant des allégories assez lourdes (les sables mouvants de la theory of balance !) , ça plonge tout de suite dans l'ambiance. Qui plus est, Kaiji donne moins cette impression d'invulnérabilité qu'avait Akagi. Il est faillible (et faillit à plusieurs fois) et au final il se prend plein de heu, demonis ex artisanat dans la tête (le contraire de deus ex machina), ce qui fait qu'on attend toujours avec impatience de voir si le plan qu'il a préparé pour se rattraper du précédent qui a foiré marche ou pas.
En bref, Kaiji est vraiment une excellente surprise, et est aussi plus facile à saisir pour le grand public qu'Akagi. Si on passe sur la lenteur, surtout dans les premiers épisodes, c'est parti pour être une valeur sure, qu'on ne verra hélas probablement jamais dans nos verte contrées.
22 octobre 2007
Reborn to be wild.
Quelqu'un me l'avait déjà fait remarqué une fois (c'était la grande Lulu_Sensei, il me semble), je suis assez dur envers les animes/mangas que je critique ici. A vrai dire, je ne passe mon temps à les fustiger, mais presque. A soulever que oui, ce point là est bien, mais il reste ce misérable détail infirme qui me gêne, et blah blah blah. C'est vrai que je suis un peu un chieur, probablement. Ou alors peut-être que je suis tellement pétris de fanboyisme envers mes oeuvres préférées que je finis par porter inconsciemment des jugements lourds de mépris envers le reste de la production culturelle graphique japonaise, juste pour ré-hausser encore plus l'intérêt que je porte à d'autres ouvrages comme One Piece, Reborn, ou . . .
Ah tiens, j'en ai un, là ! Oui, un manga que j'apprécie ! Ha ha, je savais qu'un petit paragraphe d'explication futile me permettrait d'en dénicher un ! C'est vrai que je parle rarement de mangas que j'apprécie. Ou, quand j'en parle, j'ai juste l'air de m'extasier devant parce qu'ils sont quand même soit plutôt atypiques, soit parce que je les trouvais délicieusement cheesy. N'y en-a-t'il pas un que je puisse simplement aimer pour ce qu'il est, pour la façon dont l'auteur l'a fait plutôt que pour ma propre interprétation ? Je pense qu'en voilà un qui ira parfaitement.
J'en avais déjà vaguement parlé auparavant, lorsque j'avais acheté le premier tome, à l'époque où j'osais encore faire croire aux gens que j'étais riche et que je pouvais m'acheter autant de mangas que je voulais. Depuis, silence radio, mais ce n'était pas pour autant que j'avais arrêté de les lire, bien au contraire !
A l'heure où je tape ces lignes, nous en sommes au sixième tome de la série en France, et largement plus loin au Japon. Tellement plus loin qu'en fait, même les équipes de trad les plus dynamiques n'ont pas encore rattrapés la parution japonaise. C'est dire.
Il est assez difficile de résumer Reborn, et encore plus quand on a dépassé le tome 7. Pour faire simple, on peut se contenter de dire au début que c'est l'histoire de Tsuna, un looser, qui devient mafieux malgré lui grace aux enseignements d'un bébé surpuissant envoyé d'Italie.
Là où ça devient très difficile, c'est de résumer ce qui se passe à chaque tome. Pour faire très simple, du tome 1 à 7 (compris), il ne se passe rien. Rien du tout de particulièrement marquant, en tout cas. De nouveaux personnages sont introduits, mais à aucun moment il n'y a la moindre trame scénaristique qui se dessine. Les personnages passent leur temps à des futilités, comme faire des batailles de boule de neige, des concours absurdes, des mini-querelles qui n'ont ni queue ni tête . . . Pour tout dire, la première partie fait un peu penser à du Yotsuba fusionné avec du One Piece. Oui bien sur les personnages ont des "pouvoirs" mais ils n'en font absolument rien. C'est du gachis complet et absolu.
Et ce n'est pas pour autant que c'est mauvais ! Très franchement, Reborn, et puisqu'il en ici question, sa première partie est très drôle. Il y a ce petit côté absurde et non-sensique, mais qui n'atterit pas dans des profondeurs indigestes à la Bobobo Bo-bobobo, avec un peu cet aspect à la Yotsuba, où les chapitres sont presques indépendants les uns des autres. A vrai dire, tant qu'on ne s'attend pas à un scénario d'enfer des le début, on se contente de sourire devant les pitreries des personnages, et c'est, avouons-le, assez relaxant.
Mais des le tome 2, on sent qu'il y a quelque chose d'un peu étrange malgré tout. Si tout le manga devait n'être que comme ça, pourquoi introduire des personnages comme Hibari, qui n'ont pas spécialement d'aspect comique mais qui se revélent impressionement bad-ass ? Pourquoi vaguement cock-teaser le lecteur dans le tome 6 avec ses histoires d'Arcobaleno et ses semblants de guerre de gang lorsqu'au final tout se termine par des histoires de mariage avec un robot ?

Shit is going to happen. In a good way.
Et on s'en rend compte au tome 8. Après un dernier petit chapitre dans l'esprit au début du tome, on passe à tout autre chose. Des méchants, des vrais, des classes, qui remplacent ce qui jusqu'ici servait principalement d'une autre façon de coller des gags idiots. Tout les personnages, dont on n'attendait plus grand-chose, si ce n'est une nouvelle façon de parasiter la vie du pauvre Tsuna, deviennent des bad-ass incroyables qui se battent comme des malades, sortent des techniques de leur chapeau comme si c'était la chose la plus naturelle du monde,
Mais, c'est assez étrange, car autant je m'étais accroché aux histoires invraisemblables des 7 premiers tomes, autant le "glissement" vers quelque chose de nettement plus shonen opéré avec la subtilité d'un boeuf ne m'a absolument pas dérangé. Finalement, Akira Amano réussit à prouver qu'elle est hautement douée dans tout les domaines, que ce soit pour faire du "everyday's life" ou tout simplement du shonen bien gras.
Voilà ce qui fait que je n'ai pas laché Reborn comme j'ai laché Bleach, soulé par ces combats à répétition et cet inlassable schéma "400 méchants différents par arc sinon rien". Il s'agit de cette légère touche de folie arrosée de second degré qu'on retrouve aussi dans One Piece et qui fait de ce dernier mon manga favori. Reborn arrive, comme OP, à joindre un certain style mais aussi un certain détachement dans ses combats. Pas de combat de grosses quêquêttes, les affrontements sont un mélange intéressant entre les pouvoirs assez originaux des personnages déjà présentés dans le manga auparavant et un côté un peu plus fouillé que "je te frappe jusqu'à ce que tu meurs", avec souvent des petites stratégies retorses qui ne sont pas sans faire penser à du Hunter X Hunter, en moins alambiqué. C'est vrai que c'est parfois assez invraisemblable (oh mon dieu, les histoires des illusions d'optiques des bombes de Gokudera sont juste géniales) mais comme ça colle à l'ambiance générale, et on s'en accomode plutôt bien.

Excusez-moi, vous vous ne seriez pas trompés de manga ?
En fait, sans vouloir faire de l'analyse artistique de comptoir (oh et puis zut, allons-y gaiement), je pense que ces deux parties hautement distinctes de Reborn contribuent à tout l'intérêt du manga. Finalement, il n'y a pas de meilleur moyens de s'attacher à des personnages qu'en les voyant au quotidien. Mais à la différence des autres mangakas qui rendent ça atrocement chiant (lol Sangoku qui passe son permis, que de Ix Dé), faire passer ça comme une partie introductive et humouristique rend très bien, et lorsque les choses sérieuses commencent vraiment contre Rokudou et sa bande, on a l'impression d'être nettement plus impliqué que si on ne connaissait les personnage que depuis une dizaine de chapitres grace à un flashback.
A lire ce texte, on pourrait croire qu'il faut une certaine patience pour que les choses sérieuses dans Reborn commencent. Je dirais oui et non. Oui, car en effet, Reborn est un shonen, et il faut dire qu'on finit par attendre, avec une naïeveté presque touchante, le prochain combat, juste parce qu'on a envie que la storyline progresse. Et que c'est cool, tout simplement.
Mais en même temps, c'est un peu diminuer l'importance de la première partie. Qui n'a aucune importance c'est vrai, mais qui à mon gout, ne représente pas du tout un "passage relou" de Reborn. C'est vrai qu'au bout d'un moment, je me suis demandé si les choses sérieuses allaient commencer un jour (un jugement influencé par Jump Superstars, où il est assez évident que des choses sérieuses commencent un moment ou à un autre) mais avec du recul, maintenant que je suis en plein dans l'action du chapitre 115, toutes ces petites histoires ne m'ont pas eu l'air spécialement gonflantes.
Il faut donc savoir apprécier tout les moments que proposent Reborn. Et c'est ça qui est bon, à mon avis, c'est que tout les moments dedans sont bons, à leur façon.
Voilà pour mon avis sur le manga. En ce qui concerne le reste, je n'ai pas vu l'anime, à part un extrait qui m'a plutôt eu l'air de bonne facture. Mais j'ai un peu de mal à imaginer que l'anime parvienne autant à capter l'attention que le manga. La première partie doit paraitre un peu "longuette" dans l'anime, alors qu'on peut la suivre et l'apprécier à son rythme dans la version papier. Cela-dit, j'ai l'impression qu'elle est peut-être moins écourtée dans l'anime. Enfin, je n'en suis pas sur, donc je n'ai pas grand-chose à dire.
Les jeux vidéo sont assez décevants pour l'instant. Comme je l'ai dit dans mes reviews en une phrase, le jeu de combat sur DS est d'assez mauvais qualité, extrêmement lent et très peu riche. Le Wario-ware s'en sort à peine mieux (il serait nettement plus intéressant si les mini-jeux étaient plus vifs et duraient moins longtemps). Il y a des versions sorties sur Wii et ps2, mais je doute qu'elle soit hautement plus intéressantes.
J'ai été assez surpris de voir dans la "communauté" Reborn un nombre assez effrayant de fangirls qui voient en Reborn une ode au yaoi qui devrait presque contenir des avertissements sur la couverture. J'ai passé une centaine de chapitres à lire et à regarder tout ces bishonens sans me rendre compte au moindre moment qu'il y avait la moindre once d'homosexualité qui se dégageait du manga, mais c'est probablement parce que je suis trop hétérosexuel pour ça.
Dernier petit point intéressant, l'auteur semble éviter l'écueil un peu fatiguant des shonens, à savoir qu'elle fait mourir des personnages. Pas des masses hein, et des méchants, en grande partie, mais il faut admettre que voir un personnage se faire dévorer ou exploser, juste pour qu'il se retrouve avec un bandage sur le nez 5 chapitres plus tard, est quelque chose qui réduit souvent un peu l'aspect dramatique des mangas, et qui a donc le bon gout de ne pas paraitre ici. On aime quand ça saigne, chez nous.
Enfin voilà. J'ai carrément pondu un véritable exposé sur Reborn, j'imagine que ce sera suffisant pour convaincre les gens d'y jeter un coup d'oeil. Si vous avez tout lu de toute façon, vous devez vous dire que vous y jeterez forcémment un coup d'oeil, ne serait-ce que pour rentabiliser le temps perdu à lire cet article. Mission réussie.
12 mars 2007
Dancing Animu.
L'Internet, c'est génial, vraiment. Si, si je le pense.
On a beau dire tout ce qu'on veut sur "l'ère numérique", comme quoi ça met nos pauvres artistes désoeuvrés à la rue, que le CD se meurt et tout ça, on peut prendre le problème dans le sens inverse et dire aussi que n'importe qui, aujourd'hui, peut se permettre d'être un "artiste" , à sa facon. Plus ou moins réussie.
Ainsi, il y a deux types de succès, de nos jours. Il y a ceux qui se chiffrent en argent. Et ceux qui se chiffrent en estime. En général, les gens préfèrent le premier, mais nous n'en sommes qu'à nos premiers pas dans le XXIème siècle, ne leur en demandons pas trop.
Le succès "commercial" , on connait depuis des années. Quelque chose marche, c'est génial, tout le monde en parle, ça rapporte des sous.
Le succès "d'estime" c'est complètement différent. Quelque chose ne marche pas du tout, c'est génial, tout le monde en parle, ça rapporte rien.
Et c'est grace à Internet donc, que se véhicule avec tant d'aisance le succès. Hellsing, cet anime rocambolesque qui passait à des heures indues sur les chaines japonaises, regardé de quasiment personne ? Pouf, des .avi en veux-tu en voilà sur Kazaa (oui, on replace le contexte, quand même) . Des mecs sur youtube en train de jongler avec des hérissons qui n'auraient jamais connu le succès avant ? Malheureusement pour nous, le monde entier et les hopitaux de leur région les connaissent désormais encore mieux que leur propre famille.
Et au final, à quoi cela ressemble-t-il ? C'est très simple. Quand quelque chose de nouveau et semblant vaguement innovant sort, il y a un tout un foin dessus. Tout le foin (la "hype" en anglais, mais il y a une métaphore qui arrive, alors ce sera "foin" pour le moment) qu'on fait autour de l'"oeuvre" se cristallise. Et soit, ça explose, c'est à dire que tout part en miettes au bout d'un moment, et que la hype ne fait plus effet. Soit ça se construit de plus en plus, et au final, on ne retrouve quasiment rien de l'anime, dans cette meule de foin.
Attention, je ne dis pas que l'oeuvre est forcémment surfaite. Mais que l'attachement que lui porte la minorité bruyante dépasse de loin les aspirations prévues par son auteur.
Et comme Geektature ne serait pas Geektature sans un exemple délicieusement trollesque.
Sitôt que vous allez sur un site un tant soit peu "geek" ou "otaku", vous êtes certains à 95% de trouver des éloges, voir même des poêmes d'amours adressés à la brunette figurée sur l'image. Sur 4chan, section "anime", il y a à peu près un thread par page sur notre amie Haruhi, ou une autre de ses copines. Et de toute évidence, ça ne se guérit pas.
Par curiosité, j'ai donc regardé les premiers épisodes. Les 9 premiers, la série en faisant 14.
Et j'ai pu donc constater pourquoi les gens derrière leur ordinateur vouent un tel culte à ces quelques heures d'animation japonaise. Haruhi Suzumiya no Yuutsu, pour parler comme un initié, est un anime qui semble dédié, entièrement et intégralement à un public otaku. Tellement que je n'y trouve au fond guère d'intérêt. Je dirais même que notre copine Haruhi fait tout pour attirer le "mauvais" public otaku, celui qui suinte, qui a des grosses lunettes, et qui tente désespéremment de faire passer discrètement des mots de japonais dans ses phrases, alors qu'il est aussi japonais que je suis colombien.
Le premier point important est que les protagonistes principaux sont principalement des filles (bien que le héros estun homme) qui sont des stéréotypes monstrueux, dont la personnalité archi-simpliste est justifiée par leur place dans une histoire assez originale. C'est habilement pensé. D'un côté, ça permet de satisfaire l'otaku fan des lolis, celui fan des filles complètement "moe" (qui est un terme qui me donne souvent envie de boxer la personne qui le dit, surtout si il n'y a pas de guillemets), comprendre niaisement mignonne, et celui qui est timide et qui se dit qu'il y aurait surement des chances que la dynamique héroine le drague, ou, mieux, le viole.
D'un autre côté, on ne peut pas leur reprocher, parce que oui, le scénario est bien pensé. Il est original. Je conseille de regarder jusqu'à l'épisode 5, avec "la" révélation. Au moins jusqu'à l'épisode 5, bien sur.
Mais est-ce que ça suffit ? Est-ce vraiment le chef d'oeuvre dont on nous rabat tellement les oreilles ? En fait non. Beaucoup parlent de La Mélancolie d'Haruhi Suzumiya comme d'un nouveau "mouvement" de l'anime, qui est une oeuvre révolutionnaire, qui suit les traces d'autres grandes oeuvres révolutionnaires de l'anime, comme Evangelion, même si je pense qu'il faudrait en amputer les 3 derniers épisodes pour arriver à quelque chose de décent.
Mais il faudra m'expliquer en quoi c'est absolument génial, à part les arguments otakus de seconde zone qui utilisent plus de 15 fois le mot "kawaii". Le graphisme est joli, mais pas fantastique. La musique est sympatoche, mais c'est vraiment du fluff. On s'en fout un peu quoi. Le gros problème, c'est que ce n'est même pas vraiment drôle. Il y a des moments "cools", comme la parodie de Phoenix Wright. Et les réflexions du héros, Kyon, sont typiques du lycéen un poil au dessus de la moyenne mais malgré tout relativement beauf, et sont assez marrantes. Mais je ne crois pas avoir explosé de rire à cause d'un moment complètement inatendu et fantastique. On a un vague sourire aux lèvres, rien de plus.
Alors oui, La Mélancolie de Haruhi Suzumiya est original, l'idée de foutre les épisodes dans le désordre est sympathique et pas inintéressante, même si ça nuit un peu au rythme, le scénario est sympa. Mais de là à lui vouer un culte ?
Ne serait-ce pas qu'une façon détournée de se débarasser de sa cutie et d'avouer qu'on est qu'un gros otaku sans attache valable à la vie réelle ? Je le saurais le jour où j'en serais là.

THAT'S SOME SWEET MOE ANIMU KAWAÏÏ SHIT.
28 février 2007
Death Note + Rami = Akagi.
Connaissez-vous le mahjong ? Il s'agit d'un vieux jeu chinois millénaire, les vieux jeux millénaires étant la spécialité des Chinois.
Le jeu existe en 2 versions, la version solitaire et la version à plusieurs. Comme Geektature est un véritable vivier social, nous savons tous que les gens qui viennent ici aiment passer de longues soirées entre amis à discuter de problèmes du monde, et nous allons donc nous attaquer à la version multijoueurs. Snort.

L'autre jour, il m'est arrivé une de ces tuiles.
Pour faire simple : c'est du rami. A peu de choses près. Vous avez un nombre fixe de tuiles dans votre main, le but étant de finir la partie avec une paire de tuiles identiques, et des combinaisons de 3 ou 4 des autres tuiles. En pouvant s'aider des tuiles jetés par l'adversaire pour compléter ses combinaisons, ou en lui prenant une tuile qu'il jette pour remporter la partie en complétant sa main. Cet article va avoir beaucoup de fois le mot "tuile" écrit dedans.
Je vais vous l'avouer : ce n'est pas très intéressant. Vraiment. Je sais à peu près y jouer parce que je suis définitivement irrécupérable. Et malgré tout ce que pourra vous couiner un otaku de passage à ce sujet, le fait que ce soit japonais n'en fait pas quelque chose de définitivement plus passionant que n'importe quel jeu de carte.
Le gros problème consiste que, grossièrement, on peut parfaitement jouer de son côté sans trop se soucier de ce que fait l'adversaire, et que cela ne constitue en rien un malus pour jouer. Une fois qu'on a déclaré "Reach" (qui revient à peu près à dire d'une voix méchante "ha ha ha me reste plus qu'à chopper une tuile pour gagner je vous préviens bande de naze") il y a peu de chances que l'adveraire, même en étudiant votre "défausse", puisse avoir la moindre idée de ce dont vous avez besoin pour gagner, continuera donc à jouer normalement en espérant pouvoir gagner plus vite que vous avec sa main.
A moins que votre adversaire ne soit Akagi.

Mal barré. Vous êtes trèèès mal barré.
Akagi, c'est l'histoire d'Akagi (duh) , un jeune garçon qui se retrouve, complètement par hasard, à jouer au Mahjong, dans des circonstances rocambolesques. Il ne connait rien aux rêgles. Et pourtant, il est voué à devenir l'un des plus grands joueurs de tout les temps.
Ce qu'il faut comprendre avant de critiquer le choix discutable de l'auteur de faire un manga sur un jeu principalement constitué de hasard, c'est que l'anime réussit quelque chose d'incroyable, à savoir restituer parfaitement l'ambiance qui peut se développer au cours d'une partie tendue. La bande-son, par exemple ne tient pas du génie mais retranscrit très bien la tension ou le cours du jeu.
Avant de considérer la technique et le scénario, on va commencer par ce point, probablement le plus intéressant à propos d'Akagi, qui a donné une certaine popularité à l'anime, même auprès de non-puristes du mahjong. Pour peu qu'on ait déjà joué un peu à de simples "jeux" impliquant du papier, des jetons, et autres éléments solides, on reconnait très vite des éléments récurrents dans l'anime, qui ne base pas toutes les actions des personnages uniquement sur de la réflexion pure. Le joueur que rien ne peut stopper et dont la chance ne semble jamais vouloir s'arrêter de lui sourire, jusqu'à ce qu'il s'en rende compte et décide de la pousser trop loin, ou encore un choix qu'on ne parvient pas à faire et qui se termine en avalanche de malchance une fois effectuée . . . Le "flow" d'une partie a sa place dans l'univers d'Akagi, et même si on pourrait accuser cet élément d'apporter une relative facilité à l'enchainement des situations, il serait absurde de s'en passer.
C'est ce qui rend l'anime intéressant, en premier lieu. Son atmosphère. Evidemment, si on ne capte rien, mais alors vraiment rien au mahjong, oui faut avouer, c'est un peu chiant, car tout nous passe sous le nez (ce qui ne risque pas d'arriver aux protagonistes de l'histoire, des nez comme ça, j'en avais pas vu depuis Escaflowne) . Cependant, le jeu n'étant pas très compliqué à comprendre, il serait bête de s'en priver.
Si on s'arrête aux fioritures, on remarque un style de dessin assez étrange, tirant grandement sur des gros traits carrés (peut-être pour coller aux "dalles" ?) et sur des ombrages imaginatifs. Le résultat est assez dépaysant mais finit par être assez agréable à regarder. De toute façon, il n'y a pas de femmes dans Akagi (après 13 épisodes, pas vu l'ombre d'un oeil gigantesque) . Comme je l'ai dit, la musique est un délice . . . à l'exception des openings et endings, qui sont vraiment pas terribles. L'opening étant assez reloue, et l'ending plutôt inadapté.
Mais bon, c'est Akagi quoi. De la même manière qu'un raisonnement de L ou de Raito dans Death Note peut laisser pantois même si au final on a rien compris, il en va de même pour Akagi. Je pense notamment à l'épisode 13 qui consiste en quasiment 15 minutes d'explication d'une stratégie. C'est beau, fantastique, merveilleux, on ne comprend quasiment rien, on nage dans cet intelligence honteusement surévoluée, en barbotant gaiement.
Un délice pour le cerveau.
10 février 2007
Mon manga est mieux que le tien.
Cela ne remonte pas à hier, mais ça fait un certain temps que je travaille sur la question. Voyez-vous, il fut un temps où mon passe-temps principal sur l'Internet consistuait à discuter passionément des derniers chapitres de One Piece paru au Japon. Oui, je sais, gnih, snort, mais que voulez-vous, on ne se refait pas. Et puis c'est toujours des rires bien geekys qui surgissent lorsqu'on ressort nos vieux souvenirs.
Ordoncques, à la grande surprise de tous, moi le premier, il y eut un jour où ce n'étaient pas aux idées décousues et risibles de mes interlocuteurs que s'adressait ma verve impétueuse, mais bien un choix de l'auteur (amis qui suivez la parution française, vous avez tout votre temps avant d'y arriver) , le tout formulé dans mon style inimitable qui donne toujours l'impression à mes interlocuteurs que je tape mon message le visage recouvert de bave et les yeux complètement injectés de sang. Evidemment, ce n'était qu'une critique gratuite car elle ne ferait changer personne d'avis dans l'absolu, et j'ai donc pu écoper de plusieurs équivalences plus ou moins inspirées du "va te faire foutre minable" qui sont généralement assénées aux personnes qui osent critiquer le travail du sacro-saint Oda.
De cet océan de fanboyisme, une remarque qui m'aura bien accroché depuis ce jour est celle émanant de quelque sinistre sire qui aura voulu que je me responsabilise de mes paroles, en me conseillant de "faire un manga si je pouvais faire mieux" .
Je ne veux pas m'attarder sur la valeur dialectique d'un tel argument, bien qu'il y aurait certainement des choses à dire, mais celui-ci ne m'a pas empêché de cogiter. Faire un manga ? Moi ?
J'ai donc commencé à réfléchir futilement à cette idée, sachant bien que je n'aurais jamais les moyens de la réaliser, et je me suis rendu compte que tout les clichés que l'on croisait habituellement dans les shonens étaient facilement contournables, et qu'il serait alors pas si impossible de faire une oeuvre qui n'hérisserait pas le poil de ses lecteurs, en étant d'une profondeur incroyable.
Je vous livre donc des mois et des mois de tempête cérébrale sur le sujet. Jeune ami auteur non-inspiré, tu tiens ici ton sauveur suprème. Voilà divers ingrédients qui, regroupés ensemble, t'assureront un succès retentissant :
- Le héros n'est pas un jeune dont l'age se situe entre 13 et 18 ans. Il a 40 ans, vit chez ses parents (qui sont encore vivants, si si), et à leur charge, qui plus est. Il a un métier de merde, mais pas trop non plus, du style quelque chose qui évoque lourdement la bureaucratie la plus somnolente, du style "comptable" ou qui laisse sous-entendre un destin misérable, du style "professeur de collège" . Il n'a aucun rêve, et est entrainé de force dans une histoire dont il essaie à plusieurs reprises d'échapper, sans succès.
- Ses compagnons de route ne sont pas gays pour lui au point de le coller tout le temps et de faire tout ce qui lui plait. Ca leur arrive de partir ou de revenir, car aussi étonnants que cela puisse paraitre, le fait qu'ils soient à ses côtés sur la couverture ne veulent pas forcémment dire qu'ils ne vivent qu'à travers lui, et ils ont aussi une famille. Et oui.
- Les méchants ne sont pas des poseurs, qui expliquent à voix haute leur plan maléfique en faisant de grands rires accompagnés de gestes stupides. Ils ne sont pas non plus complètement manichéens, et ont des objectifs plus variés que les fameuses "4 motivations des méchants à être méchants depuis les années 80" à savoir : vengeance sur le héros, détruire le monde, dominer le monde, capturer la princesse.
- Les gens meurent dans ce manga. Surtout quand ils ont un trou dans le ventre et qu'ils bavent du sang. Ils ne revivent pas systématiquement quelques mois après (DBZ) quelques jours après (Shaman King) ou quelques secondes après (Bleach) , en intervenant comme si c'était un incroyable retournement de situation.
- Les filles ne sont pas les exemples-types de la femme japonaise parfaite qui fait de la magie blanche et qui passe son temps à soigner les autres. Elles détestent ça. De même, il n'est pas dit que la température dans les zones tempérées où se passent habituellement les mangas leur permettent de porter systématiquement des jupes sans attraper froid. Et lorsqu'elles parlent de leurs hobbys, ça n'implique pas de "se faire capturer en couinant à l'aide" deux fois par semaine .
- Tout comme dans la vraie vie, si il y a un personnage dont on a du mal à identifier le sexe, ce n'est pas parce que c'est un séduisant androgyne qui ravira 4chan, c'est parce que c'est une lesbienne moche ou un jeune aux cheveux longs qui ne connait pas encore les hormones.
- Si il y a un personnage qui commence à faire fantasmer les fangirls, expliquer immédiatement qu'il est en effet homosexuel, et montrer que son charment compagnon est un gargantuesque congolais transsexuel. Vous ne voulez pas qu'Asrial vous fasse de la mauvaise publicité sur fanfiction.net.
- Par souci d'équité, les obsédés sexuels se rendront compte que les lesbiennes du manga sont comme celles de la vraie vie. "Penthouse" n'est pas la vraie vie. "Le chène et le roseau" s'en approche plus.
- L'Eglise (avec un grand E) fera des trucs bien dans le manga, et ses membres ne seront pas tous forcémment des moines foux furieux convaincus que tuer tout le monde est une juste cause. Quelqu'un se souvient d'un manga où la moindre religion fait quelque chose de bien ? Exception faite de Yakitate Ja-pan ?
- Il est parfaitement stupide d'attendre le moment le plus critique du combat pour utiliser sa technique ultime. Si elle est ultime, elle doit être fatiguante, si elle est fatiguante, alors pourquoi attendre d'être couvert d'hématomes et haletant pour la lancer ? Autant que les deux lancent leur attaque dès le début, se rendent compte que ça ne marchent pas, et tentent de gagner en utilisant des moyens plus intelligents.
- Ne pas avoir de nourriture, d'argent, ou de toilettes à proximité est un problème bien plus préoccupant dans l'immédiat qu'un type qui va faire une incantation pour invoquer un démon surpuissant.
- Les cheveux longs, noirs ou blancs, les vêtements avec des ceintures partout et des lanières, les yeux inquiétants et séducteurs, les phrases courtes et une fanbase de gothique et d'emo ne témoignent pas d'une force herculéenne, à l'inverse d'un gigantesque tas de muscle d'un bonhomme à l'air idiot aussi large que haut. En somme, le premier a très peu de chance de tenir le deuxième par le bout du bras en proférant des menaces stupides. Les gens gros et musclés sont plus puissants au niveau musculaire que votre gnome bishojo, il faudra vous y faire.
- Donner un pouvoir quelconque à un personnage ne doit pas se résumer à "il tire des boules de feu lawl" ou "il a une épée magique qui fait des vagues d'énergie zomg !" . Ce ne sont que des alternatives simplistes aux coup de poings. Retournez lire Hunter X Hunter. 4 pages d'explication qu'on peut sauter et se faire expliquer plus tard ne refroidira pas les lecteurs.
- A l'inverse de ce que pensent beaucoup de japonais, être noir n'est pas une maladie rare. Il n'est pas inhabituel de croiser des gens dont la couleur de peau est foncé dans la rue. Sauf peut-être dans les rues japonaises, ce qui les a jusqu'ici grandement exclus du mangaverse.
- Si quelqu'un hurle le nom du coup qu'il est en train de porter, alors la continuité voudrait qu'il doive aussi hurler des actions aussi intéressantes que "JE VAIS DECROCHER LE TELEPHONE" ou "J'AI MIS MON BLOG A JOUR" . A choisir, autant qu'il n'hurle rien du tout.
- Les 12 chevaliers du machin. Les 24 capitaines du truc. Les 6 Fantastiques. Lorsqu'un gros groupe de méchants s'apprête à débarquer, il vaut mieux éviter d'expliquer au lecteur qu'il y en aura des tonnes qui feront autant de tomes à 7€50 de plus.
- Si quelqu'un ne dit rien, alors il ne dit rien. Il n'est pas nécessaire de faire un gros plan sur les yeux d'un personnage avec un ". . ." dans la bulle, aussi astucieux le plan de Shikamaru soit-il.
Voilà. Si vous réussissez à mettre tout ça dans un manga, vous tenez déjà un bon début.

Et ainsi, mon premier anime parut.
20 janvier 2007
Ce combat rage.
Aussi incroyable que cela puisse paraitre, je suis parvenu à aller jusqu'à la deuxième saison de Black Lagoon. Ca alors, moi qui ne suis jamais allé plus loin que l'épisode 1 pour 75% des animes que j'ai regardé, j'entame une deuxième saison ! Ca me fait tout drôle dans le ventre.
Bon, ok, le fait qu'il n'y ait eu que 12 épisodes pour la saison 1 a peut-être aidé, mais quand même. Black Lagoon est parvenu à me convaincre sans difficulté grace à ses concepts incroyables, qui sont en passe d'en faire le digne successeur d'Airmaster, la qualité graphique en plus.
Black Lagoon premier du nom, c'était quoi déjà ? Des NAZIS, une MAID DE COMBAT, un très mauvais script (desservi par une mauvaise traduction pour la vostfr) , des combats de vrais poseurs incapable de se loger une balle l'un dans l'autre même en se battant dans une ruelle, en fait, tellement de fromage que ça en devenait délicieux.
Le fait que la série était courte était même une vraie bénédiction, du moins c'est ce que je croyais. Il faut dire que sur les derniers épisodes, même le duo "Ninja de Taiwan qui parle avec un accent à couper au couteau" et "Irlandais cocaïnomane" n'auront pas suffit pour sauver le dernier arc de l'incompréhension totale, où on n'a aucune idée de où les méchant sortent, de ce que les gentils veulent faire. Enfin bref, c'était vraiment la merde.
Quand j'ai entendu dire qu'il y avait une deuxième saison, je me suis dit "tiens, je vais télécharger ça, un jour" . Le temps que je m'y mette, elle était terminée, mais tant mieux ! Je peux donc ingurgiter des kilos de fromage d'un coup, et venir les vomir sur ce blog.
A vrai dire, au début j'y croyais pas trop. Black Lagoon 1 était magique certes. Des nationalités horriblement clichées (la nationalité de TOUT les personnages est précisé carrément, généralement accompagnées de quelques remarques mélant histoire et pop-culture à leur sujet) . Des méchants ridicules. Enfin bref, tout ce que je viens de dire dans le partie ci-dessus. Est-ce que la deuxième saison, appellée "Second Barrage" pour une raison qui doit surement me dépasser, parviendrait à me satisfaire dans mon besoin de bonne lame-ness aussi pleinement que la première ? Avant que je ne commence à regarder les épisodes j'en doutais un peu.
6, ou 7, je sais plus, enfin bref, quelques épisodes après, il n'y a plus le moindre doute. On a eu grosso modo deux arcs jusqu'ici. Et mon dieu, quels arcs.
Le premier relate un massacre sans nom perpêtré par deux gosses. Les termes suivants plairont aux initiés parmi les plus dangereux, et risquent bien d'atomiser tout les résultats google pour Geektature.
Après une courte inspiration :
Le couple de méchant est un coupe loli-shota twincestueux reverse trap. Rien que ça. Je viens de faire un monstrueux spoiler aux habitués de 4chan, mais ils ne méritent pas mieux.
Le tout est assez jouissif, c'est du grand n'importe quoi, shota qui démembre les gens avec une hachette, qui est bien évidemment l'arme de proximité la plus utile du monde au XXIème siècle, et loli avec une gigantesque sulfateuse. Et ça tue un peu tout et n'importe quoi pour des raisons archi-scabreuses. Mais le problème étant que le scénariste a tellement voulu donner dans le malsain qu'au final on arrive plus vraiment à être choqué, étant donné que c'est juste beaucoup trop. Au vu tout ce que subissent les gamins (essayez d'imaginer la phrase tirant le plus en longueur contenant les mots "pornographie" "inceste" "orphelins" "snuff movie" "pédophile" et "viols" et vous devriez vous approcher) on se demande comment ils ont réussi à apprendre le japonais en étant âgés de 12 ans et d'origine étrangère (un indice : DRACULA LAWL) alors que ça fait longtemps que leur cerveau auraient du s'enfuir à toute jambe de sa boite cranienne.
Après un tel hymne à 4chan, c'était difficile d'imaginer qu'est ce qui pourrait être de ce niveau dans la deuxième partie, mais pas de problème, ils s'en sortent bien. Là ce coup-ci ça fait un peu "tournoi" , à savoir que plein de personnages qui ne risquent pas vraiment d'aller plus loin que cet arc-là apparaissent, alors autant mettre tout ce qu'il y a de possible et d'imaginable.
Nos amis du Black Lagoon devront donc affronter un cow-boy, une autiste qui parle comme le pote de l'oncle de Stan dans South Park, avec un truc sur la gorge là, un poseur tellement absurde que même les gens de Black Lagoon le trouvent ridicule, et un mormon pyromane. Sans parler d'éventuels comebacks !!!~1
L'histoire est là encore joyeusement absurde, oh salut je suis une indienne blonde archi-geeky qui est spécialisée dans la falsification de billets, je suis poursuivi parce que je suis en retard pour donner des faux billets, j'ai une culotte et vous feriez mieux de bien l'apprécier vu que vous n'allez voir que ça, kyaah j'ai été bousculée et je suis maintenant dans une position rigolote avec un type qui a le nez collé contre mes fesses ^_~. Il s'agit probablement du personnage féminin parmi les plus déprimants qui existent.
Je n'ai pas encore regardé le prochain épisode ("Gangsta Paradaise", delicious engrish) , mais il y a aura apparemment des samuraïs dedans, et Dieu sait que faire intervenir des Samuraïs hors-contexte sont la preuve que l'inspiration d'un créateur est au mieux. Merci Dieu pour Black Lagoon, d'ailleurs.
07 janvier 2007
Quelle guigne, ta marraine.
Désolé, mais bien trop dur de faire un jeu de mot sur Gintama (oh shi-)
Dans le cadre de mes bonnes résolutions, si si, j'ai commencé à regarder du Gintama. Pas un seul épisode, comme je l'ai fait pour des chiées d'animes, non, mais les 4 premiers . Et oui, Geektature ça ne rigole plus.
Pour simplifier la chose quand je parle d'un anime, je vais instaurer, désormais, l'échelle qui s'appelle le "Geektateur's Attribution : Sexy / Psycho" J'espère que ça deviendra vite la norme et que ce sera instauré sur tout les sites de sales otakus qui alternent les animes de mecha et de fan-service. Explication.
1 = Sexy Commando -> 2 = Keishicho 24 -> 3 = One Piece -> 4 = Bleach -> 5 = MPD Psycho.
Voilà l'échelle du GASP, donc. Elle représente à peu près le taux de rapport humour - sérieux qu'on peut trouver dans un manga.
One Piece est le parfait mélange des deux, c'est le niveau 3 sur l'échelle de GASP. Des éléments complètement incroyables et absolument ridicules viennent se greffer de manière sérieuse à la trame. Les choses stupides parviennent à être classes. Les choses classes n'ont pas de problème à devenir stupides. Cela-dit, elles ne viennent jamais réellement influencer grandement l'histoire, qui suit un déroulement relativement normal. On peut par exemple caser GTO là-dedans.
Keishicho 24 est le niveau 2. C'est clairement, l'archétype même du "manga stupide et drôle" où on suit les pérégrinations complètement débiles et jouissives du héros. Le scénario est plutôt un prétexte à un enchainement de gags de plus ou moins bon gout, selon la confiance qu'a l'auteur dans la fidélité du lectorat. On pourrait aussi caser Reborn! dans cette catégorie (du moins pour l'instant, en attendant un éventuel scénario . . . )
Bleach est le niveau 4. C'est le niveau habituel de la plupart des mangas "normaux" (j'ai mis Bleach à défaut de mieux) si on entre dans le cadre du Shonen. L'histoire, la trame, les évenements dramatiques sont "normaux" et n'entrent jamais dans des schémas qui inclueraient trop d'humour et qui risqueraient de choquer le lecteur moyen de par l'aspect absurde. Il y a bien sur, des ressorts comiques mais qui s'intègrent plus dans le cadre d'un personnage récurrent qui vient faire le mariole pour amuser le lecteur que dans l'ambiance générale. "Comic Side-kick", exactement.
Sexy Commando est le niveau 1. Il n'y a pas de scénario, ou alors il est tellement nébuleux qu'il tient plutôt du domaine astronomique. Tout se construit autour de la stupidité ambiante de l'ensemble, les gags s'enchainent à un rythme quasi-indigeste qui font qu'en général le grand public, qui tente un minimum de vouloir voir le temps qu'il investi dans un manga récompensé par des moments de bravoure et d'extase artistique, évite ces oeuvres absurdes où des types passent tout un épisode à prendre des poses, faire des dessins, et des chansons stupides. Ou alors ne les comprenne pas et ne s'embarasse pas de plus de 10 minutes de visionnage. Sexy Commando est réellement l'extrême dans cette catégorie, cela-dit Bobobo, bien qu'ayant une miniscule ossature de scénario est tout autant inaccessible pour le commun des mortels.
MPD Psycho est l'inverse même, le niveau 5. Il n'y a pas, ou alors vraiment très peu d'humour dedans, les éléments comiques sont clairement recallés au second plan, et on a rarement l'occasion de sourire plus d'une fois par chapitre. C'est un manga qui se veut plus sérieux, en général plus mature. A partir de là on trouve plutôt des seinens, comme Berserk, par exemple. Ou même certains Shonens, comme Death Note.
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Donc, Gintama. Série que j'ai connu via Jump Ultimate Stars. C'est marrant que, de toutes les séries qui sont dans le jump et que je ne connais pas (comme cet incroyable manga de tiercé où le cheval a des narines de la taille de ses yeux, et nous parlons des yeux d'un personnage de manga) j'ai choisi Gintama. Probablement parce que c'est une série relativement récente. Peut-être parce qu'au fond, dans les séries récentes, il n'y a que Gintama dont je ne sache vraiment rien. Et surement parce que je trouvais les personnages marrants à jouer. Enfin bref, me voilà donc lancé dans le fabuleux download des épisodes de la série.
C'est assez étrange, l'impression que ça donne de se forcer à regarder un manga. Comprendre que je me "force" pas vraiment. L'anime est agréable à suivre. Le dessin n'est pas désagréable (pas super joli, mais pas hideux non plus) . Le contexte est plutôt original. Il y a de l'humour, oui, pas mal. Suffisamment pour me faire rire au moins quelque fois par épisode, ce qui n'est jamais désagréable. Les personnages sont plutôt sympatoches, certes pas monstrueusement originaux, mais sortent au moins un peu des clichés.
Le gros problème, c'est qu'on a un peu l'impression que tout ça est moins généré par un scénariste imaginatif que par un programme créeant automatiquement des mangas à partir d'une étude de marché. Etudions ça point par point.
L'histoire se passe à l'époque des Samuraïs (lawl histoire) lorsque la capitale était Edo. L'anime se passe probablement dans un monde alternatif, ou alors je viens de me figurer un horrible spoiler qui laisse sous-entendre que c'est un manga super compliqué qui part dans des Time Paradox de fous. Ordoncques, alors que les samuraïs se faisaient joyeusement seppuku à droite à gauche, des extraterrestres ont débarqués, ont rendu le port du sabre illégal, et ont commencé à archi-moderniser la Terre et à en faire une sorte de colonie extraterrestre.
En bref, un mélange à la fois de passé et de futur qui ressemble diablement au présent. C'est imaginatif, mais je trouve que c'est en faire un peu trop. Au final, l'histoire pourrait parfaitement se dérouler dans un présent colonisé par les extraterrestres. La présence extraterrestre justifie l'apparition de nouvelles technologies utilisée par des types en kimonos, ce qui est certes rigolo, masi le concept ne pousse pas plus loin dans le trip d'adapter le passé au présent. Tellement qu'il y a même des yakuzas habilés à la mode 20ème siècle. L'idée de base était donc, peut-être pas excellente, mais au moins originale et rafraichissante, mais on dirait que l'auteur n'a pas cherché à aller plus loin. D'ailleurs, le choix esthétique qui en résulte, à savoir pagodes et route non-pavés à côté de gratte-ciels n'est pas très agréable.
Le héros est Gintoki, qui est chargé d'une agence de "mercenaires" (le nom japonais m'échappe, et n'intéressera que les otakus baveux de toute façon) à qui on peut donner n'importe quelle mission, qu'ils se chargeront d'effectuer en échange, bien évidemment, d'argent. Le héros n'est pas seul, et est accompagné de Shinpachi, un jeune apprenti samuraï et Kagura, une extraterrestre à l'apparence humaine, la seule différence étant sa force supérieure et son teint très clair.
Là aussi, je suis un peu déchiré. Sakata Gintoki n'est pas le héros de shonen de base. Ce n'est pas possible de lui fixer un âge, mais on lui donnerait plus de la vingtaine, soit 2 fois plus qu'un héros normal. Il a des cheveux un peu bleus-blancs bouclés (des mauvaises boucles, du genre que je connais bien) , est plutôt désintéressé de ce qui l'entoure et de ce qu'on lui dit, voir même de ce que lui dit, ce qui lui permet de sortir des conneries avec un flegme qui en devient terrifiant. Il se bat uniquement avec un sabre en bois, un souvenir rapporté d'un voyage scolaire d'après ses dires, et est, et ça, c'est bien la première fois que je vois ça dans un manga, diabétique. Il n'a pas de pouvoirs, du moins pas de connus actuellement, il se contente juste d'être particulièrement fort, sans pour autant tomber dans la démesure. Il n'est pas un jeune héros qui ne connait rien de la vie et qui en découvre au fur et à mesure. En ce sens, il est aussi assez original.
Mais, aussi stupide que ce soit, un petit détail qui dérange un peu à son sujet, c'est qu'il lit le Jump. Oui, oui, le Shonen Jump. Donc, on trouve pas mal de références à d'autres mangas dans l'anime, dont Prince Of Tennis, Full Metal Alchemist, Bleach (qui a l'air d'être plus ou moins la série qui "parraine" Gintama) . . . Mais on ne sait pas trop où l'auteur veut en venir avec ça, à part placer des références pas forcémment très subtiles, et à faire de la pub pour le Jump . . .
Son job aussi n'est pas follement original, d'ailleurs, on apprend vite que sa première mission est de retrouver un chat, ce qui est quand même un grand lieu-commun dans les mangas. A croire que les japonais sont incapables de garder leurs chats chez eux.
Des deux compagnons de Gintoki, seuls Kimura est assez originale, même si elle ne révolutionnera pas le monde de l'anime. Elle remplit le rôle de la force brute et de la goinfre, en restant une fille mignonne mais pas spécialement orientée vers le fan-service (sa robe fendue de l'épisode 3 qui est un flashback est remplacé par un pyjama pas hyper classe dans les autres épisodes). En soit, ça ne paye pas vraiment de mine. Après, en comparant avec les autres mangas, on a probablement là le concept le plus révolutionnaire qui existe pour une fille (même si ça n'a rien d'impressionant). Quant à Shinpachi, c'est un Fuumin. Il est l'archétype même du "personnage normal qui passe son temps à hurler pour souligner à quel point ce qui se passe est bizarre" , un type de personnage assez fatiguant (cf aussi le gars de Guu, ou Beauty dans Bobobo Bobobo) . Cela-dit, après 4 épisodes, il est probablement encore un peu trop tôt pour vraiment dire que les choses ne bougeront pas, surtout après la preview de l'épisode 5.
Les personnages secondaires sont assez amusants. Seulement, seuls les personnages récurrents (les espèces de flics ou la ninja) ont hérité d'un design correct, les autres ont vraiment des sales gueules.
Au niveau du scénario, après avoir vu seulement 4 épisodes dont 2 flash-backs, je ne saurais pas dire grand chose. Il apparait que l'anime peut être côté à 2 sur l'échelle du GASP. Ce n'est qu'un prétexte, et l'anime semble bien plus orienté vers l'humour que l'action. Donc, probablement pas de tournois (lol tournoi des Genins) ou d'enchainement en accéléré de méchants de plus en plus fort (lol Soul Society) des le dixième épisode, roh zut alors.
En bref, il s'agit d'un anime pas insupportable, même plutôt sympa. Mais dont on a l'impression qu'il ne donnera pas grand-chose en fin de compte. Cela-dit, comme il se laisse suivre facilement, je me dis que ça peut valoir le chandelle de tout mater en attendant un éventuel moment où il s'avérera que c'est le meilleur anime du monde, et où je pourrais clamer à qui veut l'entendre que je l'ai découvert y a longtemps ha ha bande de noobs. Mon dieu, qu'est ce que l'égo peut nous pousser à être geeky.
15 décembre 2006
Requesting Chinese Manga.
Vous n'êtes pas sans savoir (ou si, vous l'êtes peut-être bien) que votre serviteur est présentement en étude d'anglais-chinois. LEA ouais. Voilà.
Donc voilà, un jour que je pensais à ce fantastique pays qu'est la Chine, je me suis mis à me poser plusieurs questions sur le quotidien de ces gens. A quoi joue les chinois ? Que lisent les chinois ? Etc.
Les réponses ne furent pas incroyablement abondantes. Contrairement à ce que laissait croire la culture populaire, les chinois ne passent pas leurs temps à jouer au Chinchorin (lawl Suikoden) , aux bras de fer ou aux fléchettes (lawl Shenmue II) . Mais la réponse n'était pas super exotique non plus. Ouais, Mahjong, ouais, Go, etc. Enfin bref, on s'en fout.
C'était surtout pour les bandes dessinées chinoises que ça m'intéressait. Ben oui, on connait le manga, le manwha (ou dieu sait comment ça s'épelle) , les mangas français, américains (did someone say Serenity ?) . Mais pour la Chine ? Le seul semi-natif à qui j'ai posé cette question n'a pas paru très convaincu par la question.
Puis, grace à 4chan (Consonne - Voyelle - Consonne rare - Consonne) j'ai découvert, pa pam, un manga chinois.
http://www.those-days.com/lfm/index2.html
Je n'ai pas trouvé grand-chose de plus, et pourtant, le peu qu'on en voit, c'est génial.
Déjà, apparemment, le manga compte 1400 quelques chose. Je dis quelque chose en espérant vaguement que ce soit des chapitres. Mais apparemment, il s'agirait plutôt de volumes. 1400 volumes. Déjà, 1400 chapitres, ce serait inquiétant. Mais 1400 volumes ? Oh mon dieu. (C'est la couverture de chacun de ces volumes que l'on peut voir ici. Enfin pas tous. mais une bonne partie)
Ma faible connaissance du chinois ("JE SUIS FRANCAIS IDIOT BIBLIOTHEQUE FEU TOIT RRRRR HOLLANDE") ne me permet alas pas de comprendre le moindre élément scénaristique, mais la simple vue des couvertures permet de comprendre.

Et oui, en 400 chapitres, le style a déjà eu le temps de changer.

SO MANLY ! MY DICK IS GOING TO EXPLODE !
Je ne sais pas trop quoi en penser. La série a une chance approchant du zéro absolu d'être un jour traduite parce que la traduction Chinois - Francais est parait-il peu évidente, et que je pense pas que quiconque ait envie de traduire tout ça.
Mais c'est surtout l'intérêt, en fait. Ces 3 couvertures sont entièrement représentatives de l'intégralité de l'oeuvre. Du moins à vue de covers. Des mecs. De la baston. Une quantité risible (dans le sens "énorme") de sang dans les premières parutions (les premières couvertures sont de vraies régals) . Et heu voilà. A aucun moment je crois discerner de l'humour. Que du catch. Des poils. Du muscle.
On pourrait se poser des questions. Comment un truc de 1400 chapitres a pu marcher aussi longtemps ? Pour que ça aille aussi loin, des tonnes de gens ont du l'acheter, non ? Qui irait s'abrutir à acheter autant de concentrés de combat violent, bourrin, gratuit ?
Oh bah. L'équivalent occidental du fan de Dragon Ball.




















