22 octobre 2009
Episodes 1 Marathon 2 !
Un des plus gros problèmes de Geektature, c'est le manque de filles à gros seins. J'en suis conscient, je fais des efforts, je pose des annonces, je fais de la réclame, j'essaie de sensibiliser le gouvernement, je prends des cours et des hormones, mais rien n'y fait. Le problème demeure entier et dans l'absolu, avec les moyens que j'ai à disposition, je suis dépourvu de moyen pour y remédier.
Un problème moins grave et plus facilement solvable, c'est peut-être le fait que je ne parle pas énormément de mangasse ou d'animes dans mes colonnes. Si on compare aux jeux vidéo, la place que le sujet occupe sur Geektature est quasiment anecdotique, en prenant compte qu'il s'agit quand même d'un élément contre socio-culturel assez important (oui parce que y a encore moins d'articles à propos de ma vie personelle ou de Sans-nom, mais ça, ça n'est pas très grave).
Le truc, c'est que je suis pas un "putain d'otaku". J'achète pas mal de mangas, mais j'en suis pas non plus un fanatique. J'en ai présentément 230 et des poussières dans ma bibliothèque. Aux yeux d'un béotien, c'est énorme, mais la plupart des otak's de longue durée considèrent que les choses deviennent sérieuses quand on en a environ 10 fois plus.
Et pour le côté otaku . . . c'est à peu près tout. Je suis moins d'une dizaine de scans, et pour certains d'entre eux, je serais bien incapable d'expliquer pourquoi. J'imagine que c'est le côté "J'ai commencé, faut que je termine", et pour pouvoir suivre les discussions trollesques sur les forums après. Bleach est très bien pour ça.
Juste pour ça.

Ca me donnerait presque envie de lire Naruto.
Et les animes ? On en revient à un vieil article de Geektature, à l'époque où j'étais jeune et pas foutu d'écrire correctement (depuis, j'ai vieilli, et j'ai gagné en années). Il y a des animes que j'aime vachement, mais que je suis infoutu de regarder jusqu'au bout. Welcome to the NHK par exemple, c'est un peu ma Bible (ou mon Livre des Morts, à la rigueur) mais après quelques épisodes, je me suis arrêté d'un coup, et j'ai jamais pensé à m'y remettre (puis j'ai perdu le dvd où on me les avait gravé aussi, ce qui n'a rien arrangé). De même pour la deuxième saison de Sayonara Zetsubou-sensei : j'avais aucune raison de ne pas les regarder jusqu'au bout, parce que j'aimais bien, et que y a que 12 épisodes ou un truc comme ça. Mais rien à faire, je me suis arrêté à un moment, et je m'y suis jamais remis. Puis j'ai perdu le dvd, aussi. C'est comme un running-gag. Mais pas drôle.
Puis Dieu inventa le streaming. Et soudainement, ce fut comme un grand déblocage pour moi. Finie l'énorme responsabilité d'avoir des tas d'animes qui trainent dans mon répertoire "downloads". D'un seul clic, je peux regarder à peu près n'importe quoi, vieux ou récent, shonen ou shojo, médiocre ou pas bien. Bon évidemment il faut toujours le courage de rester assis 20 minutes et être passif, mais les choses sont désormais bien plus simples qu'avant.
C'est d'ailleurs comme ça que je me suis retrouvé à regarder SEPT EPISODES de Saki, alors que franchement, c'est de la merde. Je pense quand même y consacrer tout un article, car j'ai une bonne idée d'introduction vaguement mysogine, et il n'y a que ça qui marche pour récupérer des commentaires.
Donc, nous y revoilà, une nouvelle fournée d'épisodes 1 et des poussières à chroniquer. Ceci retrace quasiment exhaustivement la liste des animes que j'ai regardé sur le net depuis Detroit Metal City - Akikan. Ce n'est pas si impressionant que ça en a l'air.
Toradora : Ca me semble être un fait avéré que les otakus aiment beaucoup la merde, et à plus fortes raisons, quand ils ont l'occasion de se rouler dedans. Toradora n'a rien d'une preuve qui permettrait de contrer cet état de fait : voir autant de discussions autour d'un anime aussi vain me filait le vertige, et perturbe légèrement mon oreille interne rien qu'à y repenser.
Mais nuançons un peu. Certes, Toradora n'est pas bien. C'est une comédie romantique où les gags ainsi que les situations sont plutôt prévisibles, où il ne se passe pas grand-chose, où la plupart des personnages sont des caricatures, etc.
Mais si tout ce qui n'était pas bien était du niveau de Toradora, le monde serait un endroit sensiblement meilleur. Ok, c'est pas archi-bandant en tant que tel, mais ça reste malgré tout assez rafraichissant. La réalisation globale est plutôt pas mal, et, c'est assez rare que je le remarque, donc j'en conclus qu'il s'agit d'un point assez positif, la bande-son générale est vraiment pas mal. Ca se laisse regarder quoi.
(Pour la bande-son, je ne parle pas de l'opening ou de l'ending évidemment. 99% des génériques d'animes sont de la merde, même si dans le cas de Toradora, cela aura au moins conduit à une "cover" qui n'est rien de mois qu'épique. Oui, j'ai utilisé "épique" alors que je conchie ce mot, c'est pour dire.)
Statut : Regardé 4 ou 5 épisodes je crois. Je devais bien me faire chier.
Sayonara Zetsubou-sensei : Voici un anime assez étonnant. Déjà, je l'ai regardé jusqu'au bout (pas un grand exploit étant donné qu'il n'y a que 12 épisodes) et c'est dommage que ça ne soit pas sorti en 2009, sinon ça aurait été mon anime préféré de cette année.
Pique de rappel pour ceux qui auraient oublié :
Meilleur anime 2005 : Airmaster
2006 : Akagi
2007 : Kaiji
2008 : Detroit Metal City
2009 : ???? (probablement Akikan)
A la base, je voulais consacrer tout un article à SZS (pour faire court) mais au final, je ne vois pas vraiment sur quoi je pourrais épiloguer. SZS me fait un peu penser à Tarantino en fait : j'aime bien, et je trouve ça étonnant que ça marche aussi bien auprès du grand public alors que ce n'est clairement pas le but visé. On me dira que c'est une question de talent, mais certains types talentueux sont proprement ignorés par le péquin moyen, donc il doit y avoir d'autres raisons à cela.
(Cela-dit, il y a moins de scène de torture et de plan fixe sur les pieds dans SZS.)
Que rajouter d'autre ? SZS est stupide, non-sensique, rythmé, drôle. Il y a une grosse tête de japonais qui fait office de censure quand un personnage féminin est exposée de façon subversive, et c'est le genre de détails qui ne me laisse pas indifférent. SZS, c'est en gros la petite soeur un peu allumeuse de Sakikage! Cromartie High School. C'est du compliment ou je m'y connais pas.
Statut : Maté toute la première saison, donc meilleur anime de 2009 même si c'est sorti en 2008. J'ai oublié combien d'épisodes de la deuxième saison j'ai vu.
The Sacred Blacksmith : Anime banal est banal. On m'avait dit que la plupart des animes de cette saison était pourri. Ben c'est pas faux.
Il y a 2 raisons qui m'ont poussé à regarder le premier épisode : 1) Ma liste était quand même vachement courte et 2) Ce passage infameux où un mec avec un katana coupe une épée en deux (a weeaboo's wet dream). Bah voilà je l'ai regardé, et ça s'arrête là. J'aimais bien le chara design qui a un côté vaguement suikodennien, mais il faudra me payer pour que je regarde un truc seulement pour cette raison.
Quand je pense que certaines personnes regardent des animes juste pour les openings.
Statut : Maté un épisode pour les besoins de cet article. Mal parti pour la suite.
G Gundam : G Gundam, ça fait des années que j'en parle. Un robot français piloté par "George de Sand" qui envoie des roses explosives ? Un Gundam néerlandais en forme de moulin ? Un autre mexicain en forme de cactus ? MASTER ASIA, L'INVAINCU DE L'EST, QUI VA TE PUTAIN D'ENVOYER AUX QUATRE VENTS ?!!?
Non seulement j'ai ENFIN eu l'occasion de regarder le premier épisode, mais en plus il était doublé en anglais, ce qui est comme une valeur ajoutée.
Une valeur ajoutée en HORREUR.
Le visionnage du premier épisode était tellement éprouvant pour ma toesterone qu'il va falloir que je repousse un peu celui du deuxième de peur de me découvrir des poils là où j'en avais pas, mais bon sang, ça valait le coup. Personnages non-présentés qui sortent de nul part et font n'importe quoi, torture à base de pizza, super kung-fu, et, bien évidemment, combat de robots géants, tout ça en 20 minutes. Je pense qu'on fait difficilement plus représentatif des nineties.
Statut : JE SUIS MASTER ASIA, L'INVAINCU DE L'EST. JE VAIS VOUS ENVOYER AUX 4 VENTS. THE EAST IS BURNING RED. (je sais pas si je tiendrais 49 épisodes en revanche)
Bakemonogatari : Bakemonogatari (ou le cauchemar des bègues et des dyslexiques) est un des animes assez hypés de ces derniers mois.
Pour parler en images, comparons le visionnage de cet anime à un passage au restaurant. Vous vous asseyez à votre table, le serveur vous demande poliment ce que vous voulez. Vous répondez que vous prendrez le steak du chef.
Quand l'assiette arrive, vous remarquez qu'il y a énormément de garniture, sous la forme de salade et d'autres trucs végétaux. En dessous, il y a le steak, qui n'a pas l'air dégueulasse, il faut bien le dire. Mais quand même, vous vous demandez ce qui leur a pris de mettre autant de salade avec votre viande.
Quoi qu'il en soit, vous commencez à manger. Le steak est plutôt bon. La salade elle, est un peu fade, même si c'est vrai que ça rend le tout assez joli. Vous prenez une bouchée de l'un, une fourchettée de l'autre. C'est un peu long, mais bon, faut bien finir son assiette.
Et pendant que vous mangiez, le cuisinier est monté sur votre table, s'est mis tout nu, et commence à se masturber très lentement. Ca vous met un peu mal à l'aise, mais vous voyez que c'est pareil sur toutes les autres tables, et que personne ne dit rien. Alors vous continuez de manger, en essayant de ne pas regarder au dessus de vous. Le cuisinier continue son activité hédoniste en vous souriant doucement. Des fois, il vous fait un clin d'oeil. Vous partez un peu mal à l'aise, en vous demandant si vous auriez du mettre un pourboire.
Statut : Un épisode. Peut-être un autre plus tard, mais je préfererais avec des frites cette fois.
Kämpfer : J'essaye d'avoir un code moral strict quand je regarde quelque chose : si je regarde un truc jusqu'à la moitié, alors je le regarde jusqu'au bout. La seule fois où j'ai fait un faux bond à cette règle, c'était pendant que je regardais "L'executeur défie l'empire du kung-fu". J'impute la faute au fait que le public confortable de 3 personnes que nous étions est passé à celui plus awkward de 2 quand un de mes amis s'est endormi dans des vapeurs éthyliques après 45 minutes (il restait 40 minutes de film). On s'est arrêté d'un commun accord pour re-regarder Black Lagoon.
Pour Kämpfer ? Je n'ai même pas eu l'occasion de violer mes principes, l'anime ne m'en a pas laissé le temps. Après 7 minutes, avec des transformations d'homme en fille (comme Ranma, mais en terriblement plus malsain), des combats bidons, du fan-service à plus savoir quoi en faire, et la promesse que le scénario n'arriverait pas ce coup-ci, ni probablement les coups d'après, ni jamais, j'ai fait pause, et les bras ballants, j'ai regardé la nuit par la fenêtre.
Je suis sorti par curiosité, et j'ai tourné ma tête vers le ciel, espérant apercevoir les étoiles. Hélas, les nuages les cachaient, et il n'y avait que les lumières artificielles de la ville pour éclairer mon désarroi. Un avion survolait silencieusement le labyrinthe d'immeuble que forment le bassin parisien, et j'ai essayé de deviner où il allait. Le Nord ? Le Danemark peut-être, ou la Russie. Alors qu'un chat m'observait dans l'obscurité, je me suis demandé si les actes que nous accomplissons dans notre vie sont tous vains, ou si ils tous leur importance. La tête entre les mains sur un banc, entouré de fenêtre éteintes, je me demandais à quel moment j'avais échoué en tant qu'être humain.
J'ai ensuite laissé les arrosoirs automatiques de ma ville caresser mon corps nu de leur jets glacés.
Statut : 7 minutes et une grippe.
Commentaires
sublime. merci.
C'est un de mes articles préférés de 2009.
posté. je peux aller mourir maintenant.
ah non, marketing avant.
c'est mauvais et pas relu. te voilà prévenu. ça t'apprendra.
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