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Et bien, ce n'est pas brillant.

J'adore Suikoden. C'est indubitablement ma saga de RPG préférée. Si on excepte le Gensosuikogaiden 2, j'ai joué à tout ce qui a pu sortir qui avait un rapport de prêt ou de loin avec la série. Et j'ai fini tout les opus "numérotés" au moins 2 fois (une dizaine de fois pour les deux premiers). Pas les spin-offs, parce que voilà quoi, à part Card Stories c'est pas la joie.

Ordonc, Suikoden Tierkreis. Le dernier en date, sorti sur DS. Ca faisait très longtemps qu'on attendait des nouvelles de Suikoden VI (en développement, d'après une interview du gars qui s'occupe de la saga. lolilol, bien sûr, délicieux 2006) et voilà qu'en dehors du bleu sort un spin-off. Disponible demain en Europe d'après le monsieur du Micromania, j'ai usé de ma machine à avancer dans le temps (aussi appelé "l'Internet") pour y jouer avec quelques heures d'avance. Oui, parce que je compte l'acheter. Ou je comptais l'acheter, je sais pas encore.

Il faut que je vous avoue 2 choses avant de fournir mes 1ères impressions sur Tierkreis :

1) Je le sentais pas. Ca puait le RPG bateau sur lequel on avait collé le nom "Suikoden" pour . . . pour quoi au juste ? Pour faire vendre ? Au Japon, le Suikoden le plus vendu était le 3ème (comprendra qui voudra) à peu près à égalité avec le 4ème (alors là vous pouvez essayer de comprendre mais vous y arriverez pas) avec quelques 300 000 unités et des poussières. C'est déjà pas mal certes. Sauf que si le titre était vendeur, ça se saurait : cf le mini-four du 5ème (au moins par rapport à ses 2 prédecesseurs, il a fait en gros deux fois moins). Donc heu ouais, ok. Suikoden. Soit.
Mais un Suikoden sans Runes ? Un Suikoden avec des MPs ? Un Suikoden sans forgeron ? Sans Viki et Jeane ? Avec 4 personnages par combat (haha Suikoden IV) ? Qui se déroule dans un monde parallèle ?
Non, je le sentais pas. La force des Suikoden, c'est que chaque épisode s'inscrit dans un monde déjà établi par les précédents, sans pour autant en subir trop de contraintes, mais quand même assez pour les empêcher de faire n'importe quoi. C'est aussi d'avoir une action centrée à l'échelle d'un ou deux pays en guerre : pas de monde à sauver d'un émo cloné alien cyborg, tout est nettement plus réaliste, plus subtil et foutrement plus intéressant que le plot du Jrpg de base.
Rien de tout ça ne semblait vraiment annoncé dans le Tierkreis. D'habitude, pour les jeux vidéo, je suis relativement optimiste, et bon public. Si j'ai des craintes, c'est que ça risque de pas être super.

Deuxième aveu.

2) Le Geektateur a toujours raison. Au moins quand il s'agit de jeux vidéo. Je n'y peux rien, mes arguments sont imparables et font nécessairement autorité. Et bah j'avais raison : Tierkreis, c'est pas super.
J'essaie hein. J'y ai joué environ 4 heures. Je sais que le début des Suikoden, y a rarement de quoi devoir se changer le calecon. Je sais que ça devient mieux au bout d'un moment.
Mais rien à faire, c'est chiant. Si le jeu était addictif, je serais pas en train de taper ce message. Si il était addictif, je n'aurais pas regarder la rediff de "Sacré Graal" sur Arte. Il n'est pas dûr d'expliquer pourquoi.
- Fréquence des combats. C'est atroce. Non pas que le laps de temps entre un combat et le suivant soit particulièrement long. C'est surtout que le héros est archi-lent, et se traîne le long de couloirs interminables dans des donjons qui n'en finissent pas. Digital Devil m'a donné un certain goût au backtracking. Avec Tierkreis, revenir sur ses pas pour voir si on a pas râté un coffre ou deux, c'est du masochisme.
D'autant que les combats sont chiants. Auto auto auto. L'utilisation de la magie n'est plus soumises aux contraintes des anciens opus vu que les MPs se regagnent au max à chaque niveau gagné. Et qu'ils descendent pas vite de toute façon. Et que sans rune slots etc. il n'y a plus beaucoup de réflexion à apporter à la préparation pré-combat.
- Histoire chiante. Pour chaque bonne idée qui semble surgir dans le scénario, il y a 45 trucs lames qui se passent dans l'histoire principale. Et vas-y que les mondes parallèles on en rentre et on en ressorte comme dans du beurre, et vas-y que l'empire du machin de la prédetermination de mes couilles il est très très méchant. On sent qu'il y a surement quelque chose de bien derrière, mais c'est tellement mal mis en scène, mal présenté que ça donne pas envie d'avoir la révélation finale.

Mais bon, ne soyons pas *trop* négatifs. Je compte bien y rejouer encore un peu. Dans le meilleur des cas, le jeu va faire un incroyable virage, me prendre à sec et enculer mes préjugés bien profonds. Sinon, et bien.

Et bien ce sera toujours un clone de Final Fantasy plutôt sympathique.

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